Paris Match

LE COVID–19 MONTRE QUE LA MACHINE ÉCONOMIQUE PEUT ÊTRE ARRÊTÉE. NOUS NE CHEVAUCHONS PAS UNE BÊTE INCONTRÔLABLE. DES CHANGEMENTS PROFONDS SONT POSSIBLES

«Arrêtez le monde, je voudrais descendre.» Quand le dramaturge René de Obaldia a écrit cette phrase, il la concevait comme un trait d’humour misanthrope. Or voici qu’aujourd’hui, alors qu’il a fêté ses 101 ans, l’écrivain toujours bien vivant voit en effet le monde s’arrêter. Littéralement et non plus littérairement.

Les villes sont désertes, les plus grands monuments, d’ordinaire entourés de foules, se livrent dans leur nudité, dépouillés de leur grouillante étoffe de touristes bariolés, surpris et comme outragés par cet abandon. Le Duomo de Milan n’est plus contemplé que par des pigeons affamés. LArc de Triomphe pleure les casoars et les fourragères. Il en viendrait presque à regretter l’attention que lui portaient naguère les gilets jaunes… Plus un être humain ne se penche sur les bassins du Taj Mahal. Big Ben ne sonne pour personne et les pyramides, sans perspective humaine, ne sont plus que de gros cailloux jetés sur un sol

Vous lisez un aperçu, inscrivez-vous pour en lire plus.

Plus de Paris Match

Paris Match1 min de lecture
Polar À Sensations
L’ignoble sociopathe Jacob Ness aurait-il fait des émules ? C’est la question qui hante DD Warren, Flora Dane et l’agent du FBI Kimberly Quincy qui se rendent dans les montagnes de Géorgie où un charnier a été découvert, puis bientôt un deuxième. Les
Paris Match2 min de lecture
Le Louvre Abu Dhabi Aux Couleurs De Bollywood
Une exposition Bollywood au Louvre… il y a de quoi être surpris ! Mais beaucoup moins lorsqu’elle se tient au Louvre Abu Dhabi dont les visiteurs indiens sont nombreux, comme ils le sont dans cet émirat où la culture occupe aujourd’hui une place part
Paris Match2 min de lecture
M. Night Shyamalan Apocalypse Now
Il était devenu comme une marque, avec ses films aux confins du fantastique, ses twists brillants répétés à l’envi. Ça, c’était avant. Certes « Knock at the Cabin » est toujours hitchcockien en diable, mais porté par une écriture dépouillée, sans fig