Afrique Magazine

Amin Sidi-Boumédiène

« Pendant cette période, on ne savaitplus si l’on baignait dans un cauchemar ou la réalité. »

Né en 1982, Amin Sidi-Boumédiène grandit à Alger. Si les salles de cinéma font défaut, il est un cinéphile en herbe grâce aux cassettes VHS louées au vidéoclub ou prêtées par de Stanley Kubrick. Après son bac, il suit des études de chimie en France à Paris, en 2000. «Des années d’apprentissage. Je vivais enfin la jeunesse que la décennie noire en Algérie nous avait volée», confie-t-il. Licence en poche, décidé à suivre sa propre voie, il s’inscrit au Conservatoire libre du cinéma français. Et renforce sa culture cinématographique. «Plus je regardais des films, plus j’avais envie d’en faire.» Esprit critique mais ouvert, il est notamment marqué par le surréalisme de Buñuel, les cinémas européens, américains, japonais des années 1960 et 1970, les films coréens contemporains. Lui qui écrit depuis l’enfance s’abreuve aussi de littérature allemande ou sud-américaine. «Comme beaucoup d’Algériens, le réalisme magique, l’irruption du fantastique dans le réel me touchent.»

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