Pianiste

La MASTERCLASSE de Claire Désert

R. Schumann Albumblätter op. 124, Elfe

☞ NIVEAU MOYEN / CD PLAGE 9

L’univers du du conte, du surnaturel, traverse l’œuvre de Schumann. Est-ce là pour lui une porte d’entrée vers un au-delà, une rêverie…? En voici une trace dans la petite pièce extraite des Les et sont deux recueils jumeaux, constitués de pièces éparses écrites entre 1832 et 1849 et souvent écartées par le compositeur des grands cycles déjà publiés. Ces « fonds de tiroir » recèlent de véritables joyaux, malheureusement souvent oubliés des interprètes. est la dix-septième pièce de l’op. 124. On peut voir dans l’écriture agile, virevoltant sur la portée et le clavier, la description de ces petites créatures aériennes issues de la littérature scandinave. Cette pièce qui jaillit et passe comme en coup de vent se traduit au piano par un seul rythme (deux doubles, croche) aux deux mains et en mouvement contraire. Schumann suggère : (« aussi vite que possible »). Il faut être attentif à ce que le « possible » ne soit pas envisagé uniquement sous l’angle du geste technique et veiller à ce que le discours reste compréhensible, ludique et malicieux. Ne pas viser uniquement la rapidité mais chercher plutôt le caractère qui doit rester souriant, imprévisible et non précipité. On peut travailler ensur les croches de la main droite et de la main gauche doit s’entendre comme de légers petits accents qui forment une mélodie en pointillé. Schumann recommande l’usage de la pédale sans la préciser. Des petits « coups » de pédale, très courts, impatients, peuvent être envisagés par harmonie.

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