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Islamo-gauchisme : ah, la belle tartuferie !

a ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a marché sur un nid de guêpes. Lorsque nous l’avions rencontrée, il y a deux ans, elle semblait pourtant relativiser l’existence même de ces guêpes. L’enquête de Clément Pétreault parue du 14 janvier sur la propagation dans certaines universités de discours radicaux, racialistes, décolonialistes et intersectionnels, lui a peut-être fait prendre conscience de l’ampleur du problème. La ministre souhaite désormais un . Les signataires de la pétition exigeant sa démission défendent la liberté de la recherche, certes fondamentale et intouchable, mais agissent en opposants politiques. Quelle tartuferie ! Si quelqu’un menace cette liberté fondamentale, ainsi que la liberté d’expression et de création dans notre pays, ce sont bien les thuriféraires de la « cancel culture ». Ceux-là mêmes qui censurent les conférences, empêchent la représentation de certains spectacles. Si « l’enquête » diligentée par la ministre ne cède pas au « pasdevaguisme », cette calamité de nos temps lâches, elle établira un fait incontestable : il y a bien une idéologie islamo-gauchiste à l’oeuvre dans le monde de la recherche en sciences sociales en France. Celles-ci sont depuis longtemps noyautées politiquement. Leur idéologie a simplement muté. Dans les années 1960 et 1970, Pierre Bourdieu analysait le rôle décisif du déterminisme social, de l’, dans l’inégalité des chances et la reproduction sociale. Selon ce prisme déterministe, l’individu n’est pas perçu comme un acteur rationnel, autonome et responsable, mais il agit sous emprise : ses réflexes et ses décisions sont conditionnés. Non seulement par sa classe sociale, mais, désormais, bien davantage par sa race, ses origines ethniques, sa religion. Ainsi, les musulmans seraient devenus le nouveau prolétariat à défendre. Ces courants racialistes, intersectionnels et décolonialistes veulent oeuvrer à l’émancipation. En réalité, ils produisent les arguments intellectuels justifiant l’assignation à résidence des jeunes, des immigrés et des malchanceux qui ne sont pas nés au bon endroit. Ceux-là mêmes qui font la queue pour se nourrir depuis la crise du Covid. Frédérique Vidal n’a peut-être pas choisi le bon moment pour mettre la question de l’islamo-gauchisme sur la place publique. Nous sommes à l’heure d’hiver et du virus. Mais quand nous passerons à l’heure d’été et au déconfinement intellectuel, on se rendra peut-être compte que la fameuse université française est victime d’un gros coup de chaud et que les guêpes sont de sortie

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