Science & Vie

À quoi rêvent les bêtes ?

Le chat se lèche, pourchasse une proie imaginaire, se bat… Et pourtant, il dort. Dans son laboratoire lyonnais, au début des années 1960, le neurobiologiste Michel Jouvet a trouvé le moyen de lui faire incarner ses rêves. Pour voir le chat bouger en pleine fantaisie onirique, inconscient du monde extérieur mais possédé par son imaginaire, ce pionnier des études sur le sommeil l’a simplement privé d’une zone cérébrale précise, le pont, situé à la jonction entre l’encéphale et la moelle épinière. Puis il en a déduit que c’est elle qui verrouille habituellement les mouvements quand l’activité onirique s’empare du cerveau. Découvrant au passage ce qui animait les rêves de l’animal.

Quelques années plus tard, la même équipe frappe encore plus fort. Elle affirme avoir observé cette phase de sommeil paradoxal chez des poules, des poulets et des pigeons! Battant en brèche l’idée alors dominante que seuls quelques mammifères ont accès au monde des rêves. Idée elle-même subversive, qui prête aux animaux une vie imaginaire, celle-là même qui inspire les poètes… Fallait-il croire désormais que le rêve, signe d’une cognition supérieure, perçu comme un accès à une vie spirituelle ou à un inconscient foisonnant, pouvait habiter

Vous lisez un aperçu, inscrivez-vous pour en lire plus.

Plus de Science & Vie

Science & Vie6 min de lecture
Antimatière La Piste Des Antiétoiles
Vues de loin, elles ressembleraient trait pour trait à des étoiles standard. Mais à y regarder de plus près, elles seraient en réalité… leur exact opposé ! Les antiétoiles sont des mondes hypothétiques où toutes les charges électriques sont inversées
Science & Vie4 min de lecture
En Pratique
Et pas qu’un peu : ceux qui apprécient de se lever une heure plus tôt ont 23 % de risque de dépression en moins. Le chiffre est issu des travaux de Céline Vetter, professeur à l’université du Colorado, et d’une équipe du MIT à Cambridge. On savait qu
Science & Vie1 min de lecture
Le Prêtre Momifié Était… Une Femme Enceinte!
Une momie peut en cacher… deux. Donnée en 1826 à l’université de Varsovie, en Pologne, cette momie égyptienne, censée être celle d’un prêtre des dieux Horus et Thoth, originaire de Thèbes, prenait la poussière depuis presque deux siècles avant qu’une