Côté Ouest

CULTURES EN TERRASSES

Côté rue, deux lions en pierre gardent la maison victorienne, dont les briques rouges arborent une rusticité simili Tudor. Proche de ce quartier enraciné dans la Cité de Westminster, bien nommé St John’s Wood, l’agitation de King’s Road est imperceptible, mise en sourdine par les feuillages résidentiels. Sculptantajoute à cette note de bienvenue. C’est bien dans un autre monde qu’invite Shalini Misra, architecte multiprimée, y compris pour son design d’intérieur dont son agence, qui porte son nom, s’est fait une spécialité. Banquier de métier, à la tête du conseil d’administration de SoftBank et prési dent de son fonds de placement Vision, son mari, Rajeev, n’est pas étranger à cette magie atmosphérique. Marié depuis une trentaine d’années, partageant trois enfants dont la plus jeune vit encore dans le nid familial, le couple natif d’Inde se passionne pour l’art, mais aussi la méditation, deux piliers de leur sens du beau et du bien-être. Testament de ces dispositions sensibles qui ne vont pas l’une sans l’autre, une œuvre américaine fait impression dans le hall avec son désinvolte « Blah, Blah, Blah », voisinant harmonieusement avec des abstractions colorées de Ram Kumar ou encore la photographie d’une star de l’école de Düsseldorf, donnant la pleine mesure d’une bibliothèque florentine vidée de ses visiteurs.  explique la talentueuse maîtresse de maison, qui vénère également l’artisanat d’art. Entre un sol provenant d’une vieille église italienne, pavant aujourd’hui un couloir, et celui d’un palais indien séculaire, grimpé désormais au plafond, place est faite aux signatures britanniques, historiques comme contemporaines. Sur la porte de l’ascenseur, un motif de dentelle, presque aussi antique que la technique du verre églomisé en contrepoint; sur la rampe qui court autour de la mezzanine, du cuir cousu main, adjoint pendant la rénovation il y a dix-sept ans. , apprécie l’experte, au gré de larges volumes qui décloisonnent l’aménagement d’antan. Mettant en pratique le principe sanscrit du , qui architecture chemins d’accès comme orientation pour laisser respirer la maison, cette férue de nature a aussi tiré le meilleur parti du jardin foisonnant, qui a légitimé cette acquisition londonienne. Comme tombées du ciel, deux terrasses sont venues fertiliser son art de vivre en famille et entre amis, réchauffés d’une cheminée pour profiter du grand air malgré les frimas du printemps ou de l’automne. conclut cette nomade, qui cultive l’ancrage corporel et spirituel où qu’elle soit.

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