Le Journal du dimanche

« On est puceau de l’horreur comme on l’est de la volupté »

Le village c’était réservé rien que pour l’Étatmajor, ses chevaux, ses cantines, ses valises, et aussi pour ce saligaud de commandant. Il s’appelait Pinçon ce salaud-là, le commandant Pinçon. J’espère qu’à l’heure actuelle il est bien crevé (et pas d’une mort pépère). Mais à ce moment-là, dont je parle, il était encore salement vivant le Pinçon. Il nous réunissait chaque soir les hommes de la liaison et puis alors il nous engueulait un bon coup pour nous remettre dans la ligne et pour essayer de réveiller nos ardeurs. Il nous envoyait à tous les diables, nous qui avions traîné toute la journée derrière le général. Pied à terre ! À cheval ! Repied à terre ! Comme ça à lui porter ses ordres, de-ci, de-là. On aurait aussi bien fait de nous noyer quand c’était fini. C’eût été plus pratique pour tout le monde.

« Allez-vous-en tous ! Allez rejoindre vos régiments ! Et vivement

You’re reading a preview, subscribe to read more.

More from Le Journal du dimanche

Le Journal du dimanche2 min read
Château La Coste UNE RÔTISSERIE À L’AUBERGE
À quelques kilomètres du village du Puy-Sainte-Réparade dans les Bouches-du-Rhône et au cœur de 200 hectares de vignoble bio, on découvre la nouvelle Auberge La Coste. Proche du centre d’art, du château et du palace, elle propose 76 chambres et suite
Le Journal du dimanche1 min read
Sudoku
Solution
Le Journal du dimanche2 min read
À Voir
FRANCE TV SLASH Anéantie par le meurtre de son petit ami Bruno, un policier infiltré dans un groupuscule d’extrême droite, Leïla, 19 ans, cherche un nouveau sens à sa vie et lâche ses études de droit pour se consacrer au théâtre. Après avoir assisté

Related Books & Audiobooks