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Jean-Christophe Grangé LES PROMISES

C’est à la « compréhension du mal sous toutes ses formes » que s’attache Jean-Christophe Grangé depuis toujours. Le premier thriller historique de l’auteur ne déroge pas à la règle. Les Promises a pour toile de fond le régime nazi, ses plus hautes figures, ses polices et tous ses services. Les frontières morales et même physiques de l’horrible y sont plusieurs fois dépassées. Nous sommes à Berlin, peu avant le début de la Seconde Guerre mondiale. Simon Krauss est un « psychiatre, sans doute l’un des meilleurs de sa génération, mais il préférait se présenter comme un psychanalyste ». Or la discipline est désormais proscrite par le Reich hitlérien… et une patiente de Krauss est retrouvée morte. Quelques autres suivent, dans une mise en scène semblable : le tueur poursuit, avant de les mutiler, des dames de la haute société berlinoise. Les fameuses « promises ». À quoi le sont-elles? La Gestapo se voit confier l’enquête. Plus précisément l’officier Franz Beewen, imposant colosse à qui l’on fait comprendre l’urgence de résoudre l’affaire : « L’idée qu’un élément monstrueux puisse agir à sa guise au sein du Reich est impossible. Nous sommes une nation forte, parfaite. » Troisième personnage de l’intrigue, Minna von Hassel, riche héritière et directrice d’un asile psychiatrique. Une intrigue savamment corsée, qui balade et chamboule, plongeant le lecteur dans cette folie individuelle et collective qu’est la perpétuation de la « race pure ».

I LES RÊVEURS

1.

— Tout se passe à la campagne. Elle arrive un matin d’hiver.

— Vous avez identifié la région ?

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