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Tai Ping, un tapis nommé désir

utrefois spot de la mode, la place des Victoires et la rue Étienne-Marcel se tournent désormais vers la déco. Après Maison de la Literie, Toiles de Mayenne, AM. PM., et Maison Sarah Lavoine, c’est la qui se déploient sur deux étages offrent un bel espace, à la mesure des immenses tapis de la marque hongkongaise. Tai Ping a confié au décorateur américain Elliott Barnes (qui a collaboré durant dix-sept ans avec l’architecte française Andrée Putman) la réalisation de ce showroom très lumineux, imaginé comme une galerie d’art, avec trois vitrines. Au sol, un parquet teinté noir, créé sur mesure par le designer, et, aux murs, des cimaises ingénieuses pour accrocher les tapis, qui ainsi semblent léviter.   souligne Elliott Barnes. Des mises en scène qui correspondent aux dimensions parfois spectaculaires des tapis (certains pouvant atteindre 4 x 3 mètres) dont la préciosité tranche avec un mobilier d’apparence brute. L’architecte a en effet dessiné stèles, étagères et meubles en plaques de ciment: À la rentrée, la marque exposera les tapis de la superstar du design chinois Jamy Yang, un fidèle collaborateur de la maison. Sa collection « Transcendent » évoque à la fois la science, l’art et la physique. Des thèmes exprimés par des motifs marbrés, des lignes déformées et des camaïeux qui font ressortir les distorsions graphiques et le tuftage à la main. Car c’est aussi le savoir-faire de la manufacture qui est révélé à l’étage du showroom. Boucle ou velours, tapis de soie, de laine ou de lin, un espace a été imaginé pour montrer aux professionnnels comme aux particuliers les différentes techniques qui permettent d’exploiter au mieux les jeux de couleurs et de textures. Des modèles exposés sous un éclairage muséal, pensé par Elliott Barnes, qui livrera en janvier sa propre collection de tapis tuftés.

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