Moto verte

DES EXPATRIÉS AU TOP!

vec cinquante points d’avance sur Ken Roczen en arrivant au départ de l’épreuve de Pala, avant-dernier round du championnat Promotocross, la mission de Dylan Ferrandis était claire. Pour s’assurer du titre, l’officiel Yamaha Star Racing Monster devait marquer un petit point de plus que son rival allemand. Pas besoin de sortir la calculatrice, de multiplier les hypothèses et les scénarios. Avec 47 unités contre 35 pour son adversaire, Dylan a fait le job sans sourciller. C’est sur la piste californienne, du classement), DF14 s’est présenté au départ de l’outdoor en confiance et avec quelques certitudes. En phase avec le team Star Racing et ses techniciens, la mise au point de son YZ-F a pris quelques mois avant d’arriver au parfait compromis. Quinze ans après Langston (2007), le Français a permis à Yamaha de retrouver la plus haute marche du podium final. Depuis l’avènement des 4T au milieu des années 2000, il est seulement le quatrième pilote non-américain à remporter ce championnat après Langston (Afrique-du-Sud), Reed (Australie, 2009) et Roczen (Allemagne, 2014/16). Notez aussi que, comme Dungey en 2010, Ferrandis a réussi l’exploit de gagner en 450 lors de son année de rookie, onze mois après son sacre 250. Pour revivre son incroyable saison, nous vous invitons à lire son interview exclusive dans ce numéro. Ses deux principaux rivaux cette année se nomment donc Roczen et Tomac. Après Pala et une course délicate dans la chaleur (3/6), l’Allemand s’apprêtait à aborder la finale avec neuf points d’avance sur ET3. Vainqueur à Ironman (2/1) et Pala (2/1), le futur ex-pilote Kawasaki Monster se trouvait dans une meilleure dynamique. Et comme il avait su le faire l’an passé en chipant la troisième marche du podium final à Musquin à l’issue de la finale, Tomac pouvait toujours croire à la place de vice-champion. Derrière ce trio de choc, Barcia (vainqueur d’une course) a longtemps tenu la cadence puis s’est blessé juste après Washougal. Très bon lui aussi, Sexton s’est offert une belle saison avant de manquer les deux dernières courses, affaibli par un virus. C’est finalement Webb qui était le mieux placé pour terminer quatrième. Longtemps décevant, pas loin du burn-out à mi-championnat, le champion SX s’est refait une santé pour bien finir l’année avec des podiums à Ironman et Pala. Notez aussi que Musquin était revenu dans le top cinq après Budds Creek avant de manquer la fin du championnat pour cause de Covid. Longtemps dans le coup lui aussi, Plessinger s’est offert ses premiers podiums en 450 MX, mais s’est blessé à Unadilla. On notera pour finir la bonne saison de Craig, bien revenu après sa blessure en SX et la déception d’avoir manqué le titre 250 de peu.

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