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LE VOCABLE DU MOIS

Tout comme le train, un débat peut en cacher un autre. N’allons pas courir le risque du ridicule en mettant les deux sur lepour le vulgum pecus des manifestants (qu’a dû décomplexer un peu plus le « Navigo » voulu par Valérie Pécresse) comme pour l’immense majorité des médias censés rendre compte de leur mouvement (chaînes d’information en continu, stations de radio, quasi-totalité de la presse quotidienne régionale à la notable exception de ) ; pour quelques grands titres de la presse écrite nationale (et en tête), lesquels ont saisi là l’occasion de prendre leurs distances à l’égard de l’anglomanie ambiante ! L’Académie a volé au secours de ces irréductibles, au début du mois de juillet, en confirmant que « le nom [était] un anglicisme à proscrire ». Ce n’est apparemment pas gagné, d’autant que, détail navrant entre tous, la communication gouvernementale, jusques et y compris sur le site officiel du chef de l’État, a opté pour . Si la langue officielle de la République n’est plus même défendue par ceux qui sont censés l’incarner et si le protecteur de ladite Académie lui-même ne parvient pas à faire respecter les avis de cette dernière…

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