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Le grand roman des Kurdes

’est l’histoire de deux combattantes kurdes dont la tragédie personnelle fait briller la tragédie collective d’un peuple aussi brave que délaissé. C’est un roman de guerre, mais c’est un roman sur la guerre, surtout., comme disait Conrad, la guerre peut être le lieu paradoxal de la beauté et de la lumière. C’est ce que raconte . Ou comment des êtres humains, précipités dans l’enfer, deviennent des héros. où le Rojava (le Kurdistan syrien) a disparu, englouti par la Turquie, une journaliste australienne enquête sur Tékochine et Gulistan, deux combattantes mortes lors de l’ offensive turque – réelle – d’octobre 2019 (une dernière offensive, qui n’a pas encore eu lieu « en vrai » mais est plus que redoutée, aurait donc, dans le récit, eu raison de la résistance kurde). Leur histoire n’est ni un conte épique ni un scénario de film qui opposerait, d’un côté, des femmes belles et fortes et, de l’autre, des bêtes fascistes qui bâtissent leur empire obscur. Leur histoire d’amitié est folle, inhumaine, mais que dire alors de celle, avec son grand « H », dans laquelle elles ont vu le jour? Tékochine et Gulistan sont d’un peuple, d’une guerre et d’une révolution niés, oubliés de tous. Mortes ou vives, de chair ou de papier, ce sont des héroïnes qui se sont battues contre ceux qui voulaient éradiquer leur rêve de liberté. Jusqu’à la fin et même après. dit le slogan kurde. En voilà deux magnifiques, confiées aux mots de Franceschi, pour toujours, au creux de ses pages

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