ELLE France

“ON ATTEND DES POLITIQUES QU’ILS SOIENT EXEMPLAIRES”

signée Steve McCurry, une coupelle de Carambar… Dans le bureau de Matignon, où Élisabeth Borne s’est installée le 16 mai, rien (ou presque) n’indique qu’elle est la première femme à avoir pris possession des lieux depuis Édith Cresson, en 1991. Une nomination contestée de toutes parts, des rangs de l’opposition jusque dans le camp de la majorité présidentielle. « Trop techno », « Pas assez politique », « Trop fade », « Pas assez adaptée »... Ni son élection aux législatives dans le Calvados, le 19 juin, ni sa confirmation au poste de Première ministre par Emmanuel Macron n’ont calmé ces attaques. Malgré ce contexte politique inflammable, en pleine préparation du remaniement, elle semble sereine. Ā peine sa nette propension à tirer nerveusement sur sa cigarette électronique laisse-t-elle transparaître un peu de tension. Les dossiers épineux sont nombreux. Il y a les affaires Abad et Zacharopoulou (le ministre des Solidarités est accusé d’agressions sexuelles et de viol, la gynécologue, nommée secrétaire d’État à la Francophonie, fait l’objet de plaintes pour viol et violences obstétricales), une majorité difficile à construire… et ce Président si omniprésent qui n’a pas même cité son nom lors de sa dernière allocution. Quelle peut être sa marge de manœuvre ? Quelle Première ministre compte-t-elle être ?

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