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UN KOH-LANTA BIEN-PENSANT

ommençons cette chronique par un souvenir personnel, doublé d'un appel à l'aide. Il y avait, dans le grenier grand-paternel, au temps de ma jeunesse, un vieux - je ne me rappelle plus si c'était un volume hebdomadaire ou l'un des recueils de la série -, daté de la fin des années 1970 célèbre roman du pasteur suisse Johann David Wyss. Ce récit ressort aujourd'hui en poche, dans la belle collection «Le temps retrouvé» du Mercure de France; je me suis donc mis en tête de remettre la main sur la vieille BD de mon enfance, quitte à fouiller les recoins des sites bédéphiles sur Internet. Las! En dépit de mes efforts, impossible de retrouver les références. Un lecteur de aura-t-il plus de réussite que moi? En attendant, je me suis plongé avec curiosité dans le roman de Wyss, sorti en 1812. Largement inspiré du de Defoe, ce livre a connu un succès au long cours: non seulement il a été traduit dans plusieurs langues, avec des fins chaque fois différentes (le texte original de Wyss était inachevé), mais il a aussi été adapté à diverses reprises, en BD - de la mystérieuse version du celle d'Alex Baladi, en 2019 - ainsi que dans deux feuilletons télévisés américains au milieu des années 1970, époque où le thème de la robinsonnade résonnait bien avec l'idéal proto-écologiste en rupture avec la société marchande et de vie dans la nature.

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