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Un ado qu'on aime

Émilien paye en francs, lit des livres dont vous êtes le héros, rêve d’avoir un magnétoscope. Et sa mère s’appelle Sylvie! Bienvenue: un héros sympa, faillible et incarnant à merveille l’autodérision des adolescents. « . » Bien sûr, des ressorts expliquant le succès sont là, et la pâte Marie-Aude Murail se définit certainement par quelques ingrédients tels que le quotidien contemporain - Émilien vit seul avec sa mère -, du rythme, une galerie de personnages, des dialogues nombreux, d’un humour et d’une repartie parfois cinglants… Mais il y a surtout ce petit plus indéfinissable qui émane probablement de l’amour que porte la romancière à son personnage. Elle aime son Émilien et son récit à la première personne du singulier témoigne de sa proximité, de sa connexion avec lui. Et avec ses lecteurs.

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