L'Express

VIVRE VITE

PAR BRIGITTE GIRAUD.

FLAMMARION, 208 P., 20 €.

UNE PART DE BRIGITTE GIRAUD restera toujours bloquée au 22 juin 1999 : ce jour-là, alors qu’elle est en déplacement à Paris et son mari Claude, chez eux à Lyon,. Elle a publié depuis une dizaine de livres et obtenu une large reconnaissance critique, avec en prime le Goncourt de la nouvelle pour . Mais pendant toutes ces années, il manquait une pièce, qu’elle donne ici avec . Elle a mis en exergue cette phrase de Patrick Autréaux : « Ecrire, c’est être mené à ce lieu qu’on voudrait éviter. » Ce lieu, ou cette date. Quel enchaînement de circonstances a rendu possible le 22 juin 1999 ? Avec la distance offerte par le temps, Brigitte Giraud décortique les événements. Le suicide de son grand-père, qui lui donne les moyens de déménager. La lubie qui la prend d’acheter une maison. Dans laquelle il y a un garage. Où son frère pourrait ranger sa moto, une Honda 900 CBR Fireblade qui atteint les 270 kilomètres-heure et ne peut que tenter un esprit aventurier… Ah, si elle n’était pas allée à Paris, elle aurait dit à Claude d’être plus prudent. S’il avait fait mauvais temps, il n’aurait pas emprunté la bécane de son beau-frère.

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