L'Express

Colson Whitehead : du rififi à Harlem

L A TOUJOURS SES DREADLOCKS. On s’en inquiétait, avec les honneurs dus à son double Pulitzer (un doublé que seuls trois auteurs, dont Faulkner et Updike, ont réalisé avant lui), agrémenté d’un National Book Award, la nouvelle gloire des lettres américaines avait-elle changé ? Colson Whitehead avait-il gardé la tête froide ? « Je suis toujours le même, nous affirme-t-il d’emblée avec une voix de stentor qui résonne dans le bureau vitré de a glané plus d’un million de lecteurs dans les seuls Etats- Unis], mais ce qui compte c’est d’écrire ce que j’ai envie d’écrire. Et les deux Pulitzer n’ont pas changé grand-chose, je suis le même type déprimé que j’ai toujours été. » A croire qu’il cache bien son jeu, « le conteur de l’Amérique » – comme l’affichait à sa Une en juillet 2019 – tout sourire lors de son passage à Paris, jonglant entre ses multiples interviews audiovisuelles, sollicitation rare pour les auteurs non francophones.

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