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Beatles de A à Z: L'encyclopédie Beatles

Beatles de A à Z: L'encyclopédie Beatles

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Beatles de A à Z: L'encyclopédie Beatles

Longueur:
320 pages
22 heures
Sortie:
19 mars 2013
ISBN:
9791091410137
Format:
Livre

Description

Dictionnaire Beatles.

De 'Abbey Road' à 'Yesterday', l'histoire des chansons, des albums, des grands événements de la vie du groupe.

Par leurs propos, par leurs extravagances musicales, ces quatre garçons bravent les codes en vigueur. Les Beatles se font l'écho de la contre-culture de leur temps mais ils en restituent le message par le biais de mélodies imparables, d'instantanés de jouissance.

Un mot d'ordre est dans l'air : liberté ! Ils le transposent dans leurs chansons en s'autorisant toutes les expériences. A day in the life s'apparente à un mini-film traversé de scènes disparates, Yellow submarine est mis en valeur par de savants bruitages, Hey Jude se prolonge sur 7 minutes de pure extase...

Les hits se succèdent, sans laisser l'ombre d'un répit aux fans. Ticket to ride, Help, Yesterday, Day Tripper, We can work it out, Michelle s'enchaînent sur une durée de neuf mois ! Comme terrassé, le public accroche à l'immense flot d'esthétique déversé sur les ondes.

La musique des Beatles ne leur appartient plus. Elle est entrée dans l'Eternité.

Sortie:
19 mars 2013
ISBN:
9791091410137
Format:
Livre

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Beatles de A à Z - Daniel Ichbiah

The Beatles de A à Z

  L’encyclopédie Beatles

           Daniel Ichbiah

©2012, 2013, 2020

Musicbook (2005)

DanicArt Publ. (2012)

Musicbook (2005)

DanicArt Publ. (2012)

Copyright Daniel Ichbiah 2013

Ce livre est l’adaptation de Beatles de A à Z, paru chez Musicbook en 2005 et dont la publication a cessé en 2009. Ce dictionnaire Beatles a été intégralement revu et enrichi par l’auteur.

Note : Ce dictionnaire a été écrit par un fan sans réserve du groupe, donc, vous le trouverez peut-être un peu dithyrambique par endroits. Il se trouve que j’adore les Beatles à un point qui dépasse l’entendement. Avec un peu de chance, nous passerons donc un bon moment ensemble entre fans irréductibles de John, Paul, George & Ringo. Quoiqu’il en soit :

‘a splendid time is garanteed for all’

Si vous découvrez la moindre erreur dans ce livre, je vous serais reconnaissant de me la signaler en m’écrivant à l’adresse daniel@ichbiah.com

License Notes

Cover photograph / Photo de couverture : Provided by EMI France to me as a journalist. Image de couverture issue du film Yellow Submarine, fournie par le service de presse de EMI France.

Montage réalisé à partir des photos suivantes :

5099963572551-MF

5099963519952-MF

Credit Information for packshot: ICP5099963572551 / 5099963519952

Title: Yellow Submarine (Songtrack Version)

Artist: The Beatles

Release: Yellow Submarine

Date: 4 Jun 2012

Copyright: (P) 1999 The copyright in this sound recording is owned by Subafilms Ltd under exclusive licence to EMI Records Ltd

Table des matières

PERLES IMMORTELLES – UNE BRÈVE HISTOIRE DES BEATLES 9

A 31

Abbey Road 31

A Hard day’s night 42

All you need is love 48

Anthology 1, 2, 3 50

Apple Records 54

Arias, Olivia 56

Asher, Jane 57

Aspinall, Neil 59

B 62

Bach, Barbara 62

Beach Boys 63

Beatlemania 68

Beatles for sale 72

Beetles 75

Best, Pete 75

Boyd, Patti 77

Butcher cover 80

C 83

Can’t buy me love 83

Capitol Records 84

Cavern Club 86

Coupe de cheveux Beatles 88

Cox Maureen 89

D 92

Decca 92

Dylan (Bob) 93

E 98

Eastman, Linda 98

Ed Sullivan Show 101

Eleanor Rigby 103

Epstein, Brian 104

Evans (Mal) 109

F 114

From me to you 114

G 116

Get back 116

H 120

Hambourg 120

Harrison, Georges (carrière solo) 121

Hello goodbye / I am the walrus 126

Help ! 128

Hey Jude 132

How I won the war 134

Humour 135

I 139

I am the Walrus 139

I feel fine 139

Imagine 140

In His Own Write 144

I want to hold your hand 145

J 148

Jésus (plus populaires que Jésus) 148

K 154

Kirchherr, Astrid 154

Klein, Allen 155

L 160

Lady Madonna 160

Lennon, John (carrière solo) 160

Lennon - McCartney 166

Let it be 168

Live at the BBC 177

Love me do 177

M 181

McCartney, Paul (carrière solo) 181

Magical Mystery Tour 187

Maharishi Mahesh Yogi 193

Martin, George 195

Member of British Empire 199

Michelle 202

Mills, Heather 202

O 206

Ono, Yoko 206

P 214

Paperback writer 214

Paul is dead 215

Penny Lane / Strawberry Fields Forever 219

Please, please me 223

Powell, Cynthia 227

Presley, Elvis 228

Q 233

Quarrymen 233

R 237

Revolver 237

Rolling Stones 247

Rubber Soul 249

S 264

Sgt Pepper’s Lonely Hearts Club Band 264

Shankar, Ravi 274

She loves you 276

Sheridan, Tony 277

Something / Come together 278

Spaniard in the Works (a) 282

Spector, Phil 283

Starr, Ringo (carrière solo) 286

Strawberry Fields Forever 287

Sutcliffe, Stuart 287

T 292

Taylor (Derek) 292

The Long and Winding Road 294

Ticket to Ride 295

V 298

Voorman, Klaus 298

W 302

We Can Work It Out / Day Tripper 302

White album (album blanc) 303

With the Beatles 315

Y 321

Yellow Submarine / Eleanor Rigby 321

Yesterday 327

Sources 331

Perles immortelles – une brève histoire des Beatles

Si courte et pourtant si riche… La carrière des Beatles paraît stupéfiante lorsque l’on la regarde avec le recul des années. Il ne leur a fallu que quelques mois pour connaître une popularité comme aucun groupe n’en avait jamais eu en Grande Bretagne, puis aux Etats-Unis et dans le reste du monde. À partir de là, les productions se sont enchaînées, qu’il s’agisse de disques ou de films. L’aventure s’est terminée huit ans plus tard, une durée courte par comparaison avec des groupes tels que Genesis, U2 ou les Rolling Stones.

La production musicale des Beatles s’est étalée entre l’audition du 6 juin 1962 qui a convaincu George Martin de les prendre sous contrat et la séance du 4 janvier 1970, date à laquelle ont été apportées les touches finales à l’album Let it be. Entre ces deux dates, le groupe a bâti une œuvre d’une incroyable richesse au niveau mélodique, instrumentale et aussi sur le plan de l’innovation. Il est courant d’entendre que la matrice des trente années qui ont suivi a été gravées sur les albums et singles publiés en 1962 et 1970. Plus étonnant encore est le fait que les œuvres majeures ont été créées sur une période plus resserrée encore, entre le milieu de 1965 et le milieu de l’année 1969, soit une durée de quatre ans environ.

Les cinq albums essentiels du groupe, Rubber Soul, Revolver, Sgt Pepper’s, White Album et Abbey Road et la plupart des singles mythiques (Hey Jude, Yesterday, All you need is love, Penny Lane/Strawberry Fields Forever…) sont apparus sur cette période relativement brève. Une telle créativité sur un temps aussi court n’a pas été égalée depuis.

Pour prendre la mesure d’un tel impact, il peut être bon de consulter la liste des « 500 meilleurs albums de tous les temps » édictée par le magazine Rolling Stone en 2012. Les 5 albums précités figurent tous dans le Top 15 :

. Sgt Pepper’s est n°1,

. Revolver n°3,

. Rubber Soul n°5,

. le White Album (Album blanc) n°10

. Abbey Road n°14.

C’est un phénomène unique…

Certes, lors d’un classement mis à jour en 2020 du même magazine Rolling Stone, seul Abbey Road est demeuré dans ce Top 10 et seulement à la position n°5 (Revolver a été placé n°11), mais il est probable que, si l’on observe ce même classement en 2030 ou 2040, plusieurs albums des Beatles y figureront toujours et qu’ils auront peut-être gagné des places. Ce « son » s’est inscrit dans l’éternité de notre culture.

Ce qui étonne le plus est le nombre de facteurs inespérés qui ont contribué à rendre cette oeuvre possible.

Il y a d’abord eu deux immenses compositeurs réunis dans un même groupe. Et oui… Il a fallu la rencontre de deux des grands mélodistes de l'époque, John Lennon et Paul McCartney pour que 'prenne' une certaine alchimie. Ces deux créatifs auraient certainement percés, chacun de leur côté, si leurs chemins ne s'étaient pas croisés. Toutefois, une fois ensemble, la création en commun leur a donné des ailes. Chacun pouvait compléter l'embryon de chanson esquissée par l'autre. Et le challenge permanent (à savoir qui allait être le créateur du prochain single) les a constamment poussés dans leurs retranchements, les invitant à explorer, surprendre, se dépasser. Bonus du destin : leurs voix se mariaient à merveille.

Toutefois, pour épauler ces deux magiciens, il fallait un troisième larron qui puisse supporter d'être à l'ombre de ces créateurs. Il devait disposer d'une personnalité agréable, mais aussi se montrer capable d'apporter aux œuvres de Lennon et McCartney, des contrepoints inventifs et mélodieux. Ce fut le guitariste George Harrison ; et lui aussi avait une voix qui se combinait superbement à celle de John et Paul.

Il fallait enfin, pour compléter le lot, un batteur facile à vivre et discret, mais imaginatif. Pour tenir la batterie d'un tel trio, il fallait effectivement un individu capable d'assurer le tempo sans en faire de trop. Un garçon sans histoire mais à même de tenir les baguettes avec précision et aussi d'être à la hauteur du défi musical de Lennon et McCartney. De nos jours, de très grands batteurs saluent spontanément le travail de Ringo sur des compositions telles que « A Day in the life ».

Par ailleurs, les Beatles ont eu la chance d'être épaulés par un producteur hors pair, George Martin.

Ayant eu une formation classique, Martin était en mesure de transformer les souhaits de Lennon & McCartney en orchestrations d'une haute sophistication : quatuor à cordes, formation de jazz… Si George Martin n'avait pas été aux commandes, il est peu probable qu'une telle alchimie aurait eu lieu.

La fortune a également voulu qu'ils aient pour manager un garçon fort ambitieux, Brian Epstein, qui est parvenu à exposer leur musique bien au-delà du seul royaume britannique, allant jusqu'à en faire des stars aux USA - du jamais vu pour l'époque.

Autre opportunité étonnante : les studios de Abbey Road où ils ont enregistré bénéficiaient d'une acoustique et de conditions d'enregistrements rares. Si la musique des Beatles a survécu telle qu'elle a été enregistrée - quitte à être remixée - et n'a pas pris une ride, c'est en partie grâce à l'acoustique propre à Abbey Road.

En comparaison, les œuvres de groupes britanniques de la même époque tels que les Kinks ont mal supporté le passage du temps, faute de conditions d'enregistrement à la hauteur. Quant aux morceaux enregistrés par les chanteurs français durant la même période, ils prêtent souvent à sourire en comparaison, de par leur faible qualité sonore.

Là n’est pas tout. Les années 60, durant lesquelles ils ont été le groupe phare ont représenté l'écrin parfait pour qu'une telle bande ait loisir de s'exprimer à foison. C'était une décennie de remise en question, où l'on se plaisait à briser les tabous, à briser les frontières artistiques. Un environnement de choix pour un petit groupe de rock'n'roll qui très vite, a choisi de s'émanciper de ce format restrictif pour se lancer dans les expérimentations musicales, intégrant des violons, du sitar indien, des cuivres, du synthétiseur… Et révolutionnant la forme de ce que l'on appelait une chanson, transformant certaines en mini-films, intégrant des bruitages, des bandes jouées à l'envers, allongeant la durée, enchaînant deux morceaux disparates…

Il faut tout de même ajouter un dernier point à cette énumération. Individuellement, les Beatles étaient dotés de personnalités sympathiques. Il est assez remarquable de constater qu’à aucun moment, ils n’ont eu la grosse tête. Denis O’Deil qui avait été désigné comme producteur associé de A Hard Day’s Night les a rencontré sur le plateau du film au printemps 1964 aura ces mots :

« Les Beatles et Brian Epstein figurent, c’est indiscutable,  parmi les personnes les plus charmantes que j’aie jamais rencontrées. Certes, ils faisaient des traits d’esprits et manifestaient l’humour pince-sans-rire auquel leurs interviews m’avaient habitué, mais je fus vraiment surprise de voir le détachement avec lequel ils appréhendaient leur célébrité. Si l’on considère la popularité dont ils jouissaient, ils étaient remarquablement équilibrés, ce qui rendait sympathiques non seulement à leurs fans mais aussi à tous ceux qui travaillaient avec eux ».

C’est le 9 octobre 1940, alors que l’Angleterre résiste vaillamment aux assauts nazis, que naît John Winston Lennon. Liverpool n’a alors rien de glamour, et durant les années 50, la ville porte encore les séquelles du conflit mondial. Dès son plus jeune âge, John, garçon attachant mais frondeur doit faire face aux absences prolongées de son père Freddie, un personnage volage et inconsistant. De guerre lasse, alors qu’il n’a que cinq ans, sa mère Julia confie John à sa tante Mimi. Se sentant rejeté, il vit cet abandon comme un traumatisme ; d’autant que sa tante l’éduque à la dure.

A l'âge de seize ans, à l’écoute de « Heartbreak Hotel » d’Elvis Presley, John a une révélation. Il aura plus tard ces mots : « Avant Elvis, il n’y avait rien ». Dès lors, il se trouve une motivation et dès le printemps 1957, il fonde son premier groupe, les Quarrymen.

Le 6 juillet 1957, la formation se produit à l’église St Peters à l’occasion de la fête communale de son école. Dans l’assistance, un jeune homme de bonne famille, Paul McCartney, est interpellé par l’audace de John avec sa chemise à carreaux et ses cheveux légèrement bouclés : quand il oublie son texte, il est capable d’improviser des paroles sur le tas. Lors d’une pause, le gaucher McCartney attrape sa guitare et fait la démonstration de ses talents sur quelques standards de rock. Le constat s’impose : Paul est jugé digne d’intégrer les Quarrymen.

Né le 18 juin 1942 d’un père représentant en coton mais aussi musicien de jazz à ses heures, McCartney a été à bonne école. Très vite, Lennon découvre que ce garçon écrit de fort belles chansons. L’idée d’un duo d’écriture fait son chemin. La « pâte » Lennon-McCartney prend forme et ensemble, les deux garçons élaborent peu à peu un répertoire de chansons marquées par de suaves mélodies et le mariage envoûtant de leurs voix.

McCartney recommande alors à Lennon un guitariste de son lycée, George Harrison. Né le 25 février 1943, ce jeunot a reçu sa première guitare à l’âge de 13 ans et entamé une pratique assidue, étudiant les morceaux des bluesmen et rockers pour les reproduire fidèlement. D’abord ennuyé par son jeune âge, John l'accepte finalement dans les Quarrymen : sa virtuosité compense son immaturité.

Le 7 août 1957, les Quarrymen donnent un concert dans un nouveau club de Liverpool : la Cavern. Soir après soir, ils y font leurs premières armes. Et puis au début des années 60, un bassiste et recrue éphémère, Stuart Sutcliffe suggère à Lennon de changer le nom du groupe et d’adopter celui de Beetles (scarabées) en référence aux Crickets (criquets) qui accompagnent le chanteur Buddy Holly. A l’été 1960, John a l’idée d’un changement d’orthographe : il intègre le mot « beat » (battement), alors à la mode. Les Beatles sont nés !

La première prestation du groupe sous le nom des Beatles a lieu le 17 décembre 1960 au Casbah Coffee Club de Liverpool.

Peu après, leur destin connait un tournant. Un manager venu de Hambourg est en quête de groupes pour jouer dans les clubs dont il est propriétaire. Les Beatles débarquent dans cette ville portuaire allemande le 17 août 1961 et prennent leur service au Indra Club, situé au milieu de sex-shops surmontés de néons, et de boîtes de strip-tease ! Les Beatles s’adaptent tant bien que mal à la clientèle de buveurs de bière et donnent un show où ils se déchaînent sans réserve pour séduire les consommateurs. Ils doivent jouer sept à huit heures d'affilée, interrompues par trois pauses d’une demi-heure. C’est là que le groupe devient soudé, vif et allègre.

Lorsqu’ils reviennent à Liverpool et se produisent à nouveau au Cavern Club (où ils se produiront près de 300 fois), le groupe acquiert une popularité marquante. Fin 1961, un disquaire local, Brian Epstein vient les écouter et il lui semble d’emblée évident que ce groupe est appelé à devenir énorme ! Il plaque tout pour devenir leur manager. Epstein commence par modifier leur apparence. Adieu les blousons de cuir. Le groupe va désormais se produire habillé en costume, avec chemises blanches et cravates.

Lorsque les Beatles sont présentés en 1962 à George Martin par leur manager, Brian Epstein, ils sont déjà devenus, à force de centaines de concerts des héros dans leur ville natale, Liverpool. Ils ont fait leurs armes à Hambourg, se produisant huit heures d’affilée dans des conditions particulièrement dures. Les Beatles sont donc habitués à séduire un public. Toutefois, comment pourraient-ils imaginer l’ampleur que va connaître leur popularité quelques mois après la sortie de « Love me do » ? Dès la fin de 1962 et sur toute l’année qui suit, l’Angleterre vibre au son de la Beatlemania, et la télévision retransmet les images de foules en furie, composées pour la plupart d’adolescentes qui dès l’apparition des quatre garçons hurlent à s’époumoner. Avec des singles tels que « She loves you » puis « I want to hold your hand », l’année 1963 asseit leur triomphe au Royaume Uni.

Lorsqu’un reporter britannique demande le 10 décembre 1963 à George ce qu’il compte faire lorsque « tout cela sera terminé, », le guitariste se hasarde à croire que cela « devrait durer encore au moins deux ans ». À cette époque, les Beatles ignorent encore qu’ils vont demeurer indétrônables jusqu’à leur séparation en 1970. De fait, ils n’ont encore rien vu…

En janvier 1964, un an après leurs débuts, les Beatles ont déjà vendu 6 millions de disques et leur réputation commence à franchir les frontières de l’Angleterre. I want to hold your hand est entré directement à la première place des charts d’Australie. Il reste à séduire la plus grande population anglo-saxonne, de l’autre côté de l’Atlantique. Le zélé Brian Epstein veille au grain : la conquête de l’Amérique est au programme…

Juste avant de franchir l’Atlantique, les 4 garçons honorent un contrat qu’ils ont passé bien avant d’être devenus aussi énormes. Ils se produisent donc durant deux semaines à l’Olympia de Paris, faisant suite à la chanteuse Sylvie Vartan, qui a le plus grand mal à assurer sa prestation. Surpris, les Beatles découvrent une audience composée principalement de garçons qui s’abstiennent de crier durant leurs chansons. Un soir, un photographe présent dans leur hôtel, Harry Benson va capturer un cliché mémorable : une épique bataille de polochons entre les quatre garçons.

Les Fab Four débarquent à New York en février, alors que leurs disques ont déjà commencé à conquérir les charts américains. La Beatlemania commence à toucher les Etats-Unis et les foules de teenagers se bousculent déjà sur leur passage. Ce n’est qu’un début. À la faveur de trois passages au Ed Sullivan Show, le groupe est vu par 73 millions de spectateurs. Une star de la boxe telle que Cassius Clay (Mohammed Ali) insiste pour les rencontrer.

Le magazine Newsweek livre une critique acerbe de cette formation de jeunes britanniques :

« Visuellement, c’est un cauchemar. Des costumes de beatniks serrés, d’une élégance outrancé et des coiffures évoquant des bols de pudding. Musicalement, nous sommes proches du désastre avec des guitares et une batterie qui assènent un beat sans sophistication. Leurs paroles, ponctuées de cris de type yeah yeah yeah, sont une catastrophe, un mélange confus de sentiments idiots de carte de Saint Valentin ».

Pourtant, ce jugement est ultra isolé. La jeunesse d’Amérique a adopté les

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