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Vous côtoyez des psychopathes

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Vous côtoyez des psychopathes

évaluations:
2/5 (1 évaluation)
Longueur:
144 pages
2 heures
Sortie:
21 mai 2010
ISBN:
9782922592122
Format:
Livre

Description

À partir de l’analyse de la carrière criminelle d’une centaine de tueurs en série, Philippe Riboty, vous convie à découvrir, dans le présent guide pratique, les comportements et attitudes qui permettent au FBI, aux profileurs et aux psys de repérer les psychopathes parmi la population.

Philippe Riboty est l’un des rares spécialistes du comportement criminel en Amérique du Nord.

Sortie:
21 mai 2010
ISBN:
9782922592122
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Livre

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Vous côtoyez des psychopathes - Philippe Riboty

Introduction

L’enfance

La famille

La vision sociale

La sexualité

L’organisation mentale

Le milieu de travail

La carrière criminelle

Conclusion

Test de détection de comportements psychopathiques d’un individu observé à partir d’éléments détectables

Bibliographie

Index des criminels cités

Table des matières

Avant-propos

Afin d’être bien en mesure de comprendre la nature des psychopathes, il importe d’assimiler les notions de base relativement à la définition d’une personnalité psychopathique de même que les éléments déclencheurs qui peuvent mener l’individu psychopathique à devenir un psychopathe, voire même un tueur en série. Ces notions sont résumées ci-après.

Qu’est-ce que la personnalité ?

La personnalité, c’est la structure psychologique intrinsèque qui module la manière d’être, la perception et les réactions d’un individu avant même sa socialisation et son apprentissage dans le monde extérieur.

La quasi-totalité des tueurs en série, des violeurs et des agresseurs sont nés avec une personnalité psychopathique.

Comment se définit une personnalité psychopathique ?

La personnalité psychopathique consiste principalement en une inaptitude à s’adapter à son milieu. Cette personnalité est qualifiée d’antisociale, de sociopathique ou de dyssociale.

S’il ne dispose pas d’un environnement adéquat durant ses stades de développement psychoreproducteur, de l’enfance à l’âge adulte, l’individu psychopathique sera atteint de divers troubles de personnalité tels que la paranoïa, la schizoïdie, le narcissisme, l’obsession compulsive, etc. Ces troubles influeront fortement sur ses façons d’agir.

Comment reconnaître une personnalité psychopathique ?

L’individu doté d’une personnalité psychopathique est instable, impulsif et manifeste des comportements antisociaux. Il est replié sur lui-même, fuit le contact avec ses semblables qu’il méprise et construit sa propre morale. Il juge sévèrement les autres, mais déteste être jugé.

L’individu psychopathique est axé sur ses propres fantasmes. Il est manipulateur, froid et se montre incapable d’empathie. Il ne considère ses pairs que comme des spécimens à exploiter, étant lui-même le seul à éprouver des besoins. Son intelligence est strictement académique et il est incapable de lier sa sexualité à sa fonction reproductrice.

D’où proviennent les personnalités psychopathiques ?

À ce jour, la science n’a pas encore résolu le problème de la provenance de la personnalité psychopathique, mais, d’après moi, elle est attribuable à une aberration génétique héréditaire qui affecte le développement du cerveau de l’embryon à son dernier stade. D’ailleurs, le fait que les électro-encéphalogrammes mesurés chez des prisonniers psychopathes sont anormaux pour 50 % d’entre eux, contre 15 % pour l’ensemble de la population, vient à l’appui de cette hypothèse. De plus, il est admis que le psychopathe est issu d’une famille où au moins un des deux parents est psychopathique. Récemment, on aurait découvert le gène du sport extrême ou suicidaire violent. Je ne serais pas surpris qu’il s’agisse plutôt du gène de la psychopathie.

Souvent hyperactif depuis son enfance, l’individu psychopathique ne supporte pas l’ennui et la nostalgie, et cache une profonde tendance à la dépression derrière des activités sociales et sportives prenantes qui lui évitent de se remettre en question. À l’instar des accros des sports extrêmes, la personnalité psychopathique qui passe à l’acte, soit le psychopathe, le fait pour satisfaire des fantasmes chimériques, inutiles à sa survie, qui menacent sa sécurité et sa vie, et dont il ne tire aucun bénéfice réel.

Ainsi, John Wayne Gacy, tueur en série de Chicago, était clown bénévole pour les fêtes d’enfants du voisinage, ainsi qu’à l’hôpital local. Il était de plus un membre respecté de la Chambre de commerce locale et porte-parole pour le Parti démocrate.

De même, le tueur en série Ted Bundy a été bénévole dans un centre d’écoute téléphonique pour la prévention du suicide. Il s’est également investi dans l’action politique, se gagnant ainsi l’attention de personnes en vue.

Comment un individu né avec une personnalité psychopathique devient-il un criminel psychopathe ?

Un individu qui naît avec une personnalité psychopathique ne devient pas forcément un psychopathe, bien qu’il entretienne des mauvais desseins envers autrui. S’il est bien traité durant l’enfance et qu’on lui inculque une morale basée sur les fondements de notre réalité animale, il ne passera cependant pas à l’acte car, comme il est essentiellement centré sur lui-même, il craindra pour sa propre personne. Il est conscient que, s’il le faisait, il mettrait son bien-être en péril. Son côté narcissique prend alors le pas sur ses composantes psychopathiques et il devient un citoyen extrêmement orgueilleux ou passif agressif, mais moins délinquant.

En revanche, tous les psychopathes sont nés avec une telle personnalité. Ce qui les distingue, c’est qu’ils considèrent qu’ils ont déjà tout subi. Ils ne craignent donc plus l’autorité ni les conséquences potentielles des désirs criminels qui couvent en eux. Au premier élément déclencheur, ils passeront à l’acte et deviendront ainsi des criminels psychopathes.

Pourquoi un psychopathe se transforme-t-il en tueur en série ?

Comme l’Homme se sert de l’homme pour modifier la nature de son environnement, l’individu exploité se sert de sa sexualité de façon dénaturée pour accepter qu’il soit lui-même un objet au service d’un autre. La soumission de son intégrité psychique à une hiérarchie contre-nature, le manque de respect du rôle social viril de l’homme et du rôle social maternel de la femme, la surpopulation ainsi que la répression de l’expression des comportements de meneur dans la collectivité sont autant de facteurs qui ont provoqué une régression comportementale de l’espèce humaine en regard de ses méthodes de reproduction et qui la conduisent à adopter différentes formes de déviances sexuelles. Des actes sexuels sans finalité de reproductrice sont pratiqués quotidiennement pour revivre un plaisir d’un stade de développement enfantin ou, la plupart du temps, pour évacuer l’angoisse due à une situation traumatisante du milieu de travail. Ces actes sexuels cherchent à compenser le manque d’équité et d’équilibre d’une société composée d’individus qui n’endossent pas les rôles instinctifs dévolus à chacun des sexes. La sexualité devient alors un exutoire nocif et déviant où l’individu canalise son énergie libidinale dans un surinvestissement des comportements sexuels. L’Homme peut ainsi continuer à accepter de vivre dans une société dénaturée, inhibitrice, cruelle et amorale.

Notre système social engendre donc lui-même ses psychopathes. Bien sûr, le tueur en série naît avec une personnalité psychopathique, mais ce sont les mauvais traitements qui feront de lui un psychopathe. Il est important ici de souligner que le passage à l’acte est toujours, absolument toujours, précédé par un événement déclencheur.

Ainsi, Edmund Emil Kemper, tueur en série américain, tua sa première victime après une violente dispute avec sa mère qui l’accusait de ses déboires sentimentaux. Il sortit ce jour-là en claquant la porte et en se promettant qu’il tuerait la première belle femme qu’il croiserait.

Paul Bernardo, tueur en série canadien, bien qu’il eût déjà violé plusieurs innocentes jeunes filles, ne se mit à tuer qu’après s’être allié à Karla Homolka en compagnie de qui il viola et tortura trois jeunes filles. De même, Stewart Wilken, tueur en série qui sévissait en Afrique du Sud, molestait les jeunes enfants depuis toujours. Pourtant, il ne devint un meurtrier qu’après avoir appris que sa femme le trompait.

Moult grands de ce monde naissent avec une personnalité psychopathique. Nous en connaissons tous. Ils sont vulgaires, méchants, misogynes, divisent les gens en classes sociales et manifestent des comportements agressifs envers les membres de leur propre famille et de leur milieu de travail. Mais leur statut social fait que peu d’entre eux en viendront à tuer, car ils auraient trop à perdre. Par contre, les individus dotés de la même personnalité, mais qui ne jouissent pas de privilèges sociaux pour apaiser le mal qui les habite, ne se contenteront pas d’exprimer verbalement leur violence. Les plus dérangés le feront physiquement ; ils frapperont et traiteront leurs semblables en esclaves. Enfin, les complètement détraqués le seront au point de violer, torturer, assassiner, voire même dévorer leurs congénères. Tous ces gens naissent avec la même structure psychopathique qui se manifeste dès l’enfance. Notre société ne les considérera pourtant pas tous comme des malades, mais ils le sont tous.

L’importance du passage à l’acte chez le psychopathe se mesure aux possibilités qui lui sont offertes de traduire ses frustrations sociales dans sa sexualité. L’individu fixé à des stades de développement enfantin dû à des mauvais traitements régressera, à l’âge adulte, à des comportements ontogénétiques ou phylogénétiques de l’évolution. Le tueur en série a simplement besoin d’une sexualité de plus en plus violente pour s’autosatisfaire sexuellement et continuer d’accepter une société artificielle qui l’a toujours considéré comme un être normal, malgré la structure pathologique de sa personnalité et les sévices qu’il a subis.

C’est pourquoi la façon d’élever un enfant est primordiale. Une mère froide ou un père autoritaire qui insulte sans cesse la mère de ses enfants, enclenchent le processus d’agression psychique. Le parent qui valorise les mauvais comportements, punit sans raison, favorise un de ses enfants au détriment d’un autre, utilise la violence ou la menace soi-disant pour éduquer, inflige autant de mauvais traitements qui produisent des êtres perturbés. La rigidité parentale et les traumatismes causés par les interdits religieux et sociaux provoquent, à l’âge adulte, un éclatement de la répression, et l’érotisme à tout prix devient le but de la sexualité. Il est surprenant de constater que, dans les ouvrages spécialisés sur le profilage des tueurs en série, on invoque les mauvais traitements comme point de départ de la pathologie, mais que, dans ces mêmes ouvrages, on demeure muet sur la nécessité de bien soigner les enfants. Ils ne suggèrent pas non plus d’établir le profilage des parents qui produisent de tels monstres. C’est capturer Frankenstein et laisser le Dr Henry Frankenstein poursuivre son œuvre diabolique dans son château.

Une récente étude atteste que les enfants qui portent des prénoms hors du commun ou mal assortis au nom de famille obtiennent de moins bons résultats scolaires. Cette étude démontre que ces mal-nommés sont évalués plus sévèrement par leurs enseignants et sont rejetés par les autres enfants qui s’amusent à inventer des jeux de mots avec leurs noms pour les ridiculiser. D’ailleurs, vous remarquerez tout au long de cet ouvrage que les tueurs en série portent souvent des noms hors du commun comme :

Gwendolyn Gail Graham, Judias Buenoano, Genene Jones, John Wayne Gacy, John Wayne Glover, Joe Ball, etc. C’est pourquoi dès son enfance, Hamilton Fish, un tueur en série des années 1930, décida de substituer son prénom à celui d’Albert, car les enfants se moquaient de lui avec le sobriquet « Ham and egg ». Le prénom tant haï conjugué à son

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Avis

Ce que les gens pensent de Vous côtoyez des psychopathes

2.0
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Avis des lecteurs

  • (2/5)
    Ce livre contient quelques données intéressantes, et autant d'anecdotes sordides. Les interprétations psychanalytiques de l'auteur sont sujettes à caution.