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Perdu sous la banquise: Parcs Canada découvre le HMS Investigator

Perdu sous la banquise: Parcs Canada découvre le HMS Investigator

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Perdu sous la banquise: Parcs Canada découvre le HMS Investigator

Longueur:
114 pages
56 minutes
Éditeur:
Sortie:
23 déc. 2013
ISBN:
9781459719644
Format:
Livre

Description

L’histoire de l’équipée du HMS Investigator et de la récente découverte de son épave par une équipe d’archéologues subaquatiques de Parcs Canada.

En 1850, le capitaine Robert McClure et l’équipage du HMS Investigator furent dépêchés à la recherche de survivants de l’expédition de sir John Franklin partie cinq ans plus tôt. Ils ne parvinrent pas à retrouver les navires perdus, mais réussirent à identifier la dernière portion du passage du Nord-Ouest à la conquête duquel s’était lancé Franklin. Après avoir essuyé maints revers, échappé de peu au scorbut et failli mourir de faim, l’équipage fut rescapé par un détachement d’hommes de la Marine royale partis du HMS Resolute en traîneaux. L’Investigator fut abandonné à la baie de la Miséricorde en 1853.



En 2010, Parcs Canada chargea une équipe d’archéologues de retrouver les restes de l’épave. Cent soixante ans plus tard, malgré de spectaculaires avancées technologiques, une mission dans l’Arctique constituait toujours un formidable défi. Parcs Canada réussit néanmoins à retrouver l’Investigator, dont l’épave fut découverte en excellent état au fond de la baie de la Miséricorde, au large de ce qui est aujourd’hui le parc national Aulavik.



Perdu sous la banquise relate la fascinante et tragique équipée de Robert McClure tout en faisant la part belle à l’histoire de l’exploration moderne de l’Arctique canadien. Richement illustré, l’ouvrage présente des gravures d’époque des expéditions de Franklin et de McClure ainsi que les premières images sous-marines du HMS Investigator et des artéfacts entourant l’épave, iconographie où passé et présent se répondent.

Éditeur:
Sortie:
23 déc. 2013
ISBN:
9781459719644
Format:
Livre

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Perdu sous la banquise - Andrew Cohen

Datée du 8 octobre 1850, cette spectaculaire peinture du lieutenant Samuel Gurney Cresswell montre le HMS Investigator prisonnier des glaces, minuscule au milieu d’énormes floes.

S O M M A I R E

Première partie : Disparition de l’Investigator

Prisonnier des glaces

L’ère de l’exploration de l’Arctique

Le voyage du HMS Investigator

Cap sur l’Arctique

Pris au piège

Le retour

Deuxième partie : L’Investigator retrouvé

La découverte

Un examen plus détaillé

Bibliographie

Images d’époque

Images contemporaines

Sources

P R E M I È R E   P A R T I E

DISPARITION DE L’INVESTIGATOR

PRISONNIER DES GLACES

9 SEPTEMBRE 1852. C’ÉTAIT TOUJOURS L’ÉTÉ, l’automne ne s’était pas encore installé ; pourtant la banquise – cette satanée banquise, atroce, inaltérable – n’avait pas cédé, n’avait pas relâché son étreinte, ne s’était pas retirée. Il y avait un an qu’elle retenait le HMS Investigator dans son étau. La décence aurait voulu qu’elle eût libéré depuis un certain temps le vaisseau de Sa Majesté et les soixante-six âmes qui y étaient assiégées. Si la nature en avait décidé ainsi, ils seraient aujourd’hui rentrés en Angleterre, l’île formidablement verte quittée deux ans, huit mois et onze jours plus tôt.

Au lieu de quoi ils étaient toujours là, immobilisés dans les glaces, inertes, impuissants, à l’endroit exact où ils se trouvaient au mois de septembre l’année précédente. Pendant douze pénibles mois, ils étaient demeurés captifs sur les rives de la mer polaire par 74 degrés de latitude nord et 117,54 degrés de longitude ouest. Quand ils avaient gagné cette anse protégée où le capitaine Robert McClure avait décidé de passer l’hiver (décision remise en question par ses officiers de l’époque et par les historiens d’aujourd’hui), celui-ci l’avait baptisée : Mercy Bay ou baie de la Miséricorde de Dieu « en signe de gratitude pour l’aide merveilleuse accordée par Notre Seigneur ».

Il est vrai que la baie Mercy, comme on en viendrait à l’appeler, les avait sauvés des dangers de la banquise meurtrière en haute mer. Mais un an plus tard, rares étaient ceux qui voyaient cette empreinte d’eau gelée morne et grise, avec son long banc de sable, comme pleine de miséricorde. Elle présentait plutôt un cruel paradoxe. Alexander Armstrong, chirurgien du navire, se rappelle avec amertume : « Ç’aurait été une miséricorde si nous n’y étions jamais entrés. » En septembre 1852, l’Investigator était paralysé depuis une année entière, et il devenait évident – compte tenu des jours qui passaient, du froid qui s’installait, de la banquise qui gagnait en importance – qu’il y resterait un autre hiver. Baie de la Miséricorde? Pour ce malheureux navire, ce qui devait être un refuge s’était transformé en prison. Maintenant, entre les mâchoires d’un nouveau froid intense, la prison menaçait de devenir tombeau.

Pour le capitaine McClure et son équipage, il s’agissait d’un moment décisif de ce long voyage sans précédent dans l’océan Arctique. Après l’hivernage, au cours duquel ils avaient enduré les interminables jours noirs et froids sans trop perdre le moral, ils s’étaient attendus à voir la glace se fendre et la mer s’ouvrir pour leur permettre de mettre le cap vers l’est. C’était là une attente raisonnable, même dans l’Arctique. Même ici, l’hiver cède la place au printemps (bien qu’un peu à contrecœur), et après le printemps vient l’été – le plus souvent.

À la fin du mois de juin 1852, alors que la température atteignait deux degrés Celsius, les choses ne se passaient cependant pas comme elles l’auraient dû. La banquise faisait deux mètres quinze d’épaisseur, c’est-à-dire huit centimètres de plus qu’un mois plus tôt. L’année précédente, elle mesurait soixante centimètres de moins. En juillet, la température atteignait enfin deux degrés au-dessus de zéro, et la neige qui tombait fondait au sol. La terre détrempée était parcourue par un réseau de chutes, de flaques et de ruisselets. Le 31 juillet, Johann Miertsching, le missionnaire, nota dans son journal que « le temps est constamment mauvais et très brumeux; au cours des mois d’hiver, sombres et froids, nous avions toujours un ciel sans nuages; désormais, à l’été, nous avons la plupart du temps des nuages impénétrables au-dessus de nos têtes plutôt que le soleil ; aussi, le jour, une vapeur épaisse monte de la terre ».

Cela signifiait qu’à la fin de l’été il n’y avait pas eu de véritable dégel, et les marins continuaient à attendre désespérément leur libération. Tous les jours, un homme d’équipage grimpait la falaise voisine, haute de deux cent cinquante mètres, pour observer le détroit du vicomte Melville et étudier la mer à la recherche d’eaux libres. Tous les jours, il livrait le même sombre rapport : « Pas de brèche. Pas de mouvement dans la glace. » À bord de l’Investigator, les conditions de vie se détérioraient. Les hommes désœuvrés étaient en proie à l’ennui. Il restait peu d’animaux sauvages à chasser : tous étaient partis hormis les oiseaux. Affaiblis

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