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L'amour ne dure qu'un instant

L'amour ne dure qu'un instant

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L'amour ne dure qu'un instant

Longueur:
183 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
Feb 4, 2015
ISBN:
9782890926752
Format:
Livre

Description

Que répondriez-vous à un adolescent qui vous annoncerait que son objectif de carrière est de travailler pendant vingt ans au même endroit? Vous lui diriez que le monde du travail est bien différent aujourd’hui et qu’il changera probablement cinq ou six fois d’employeur et possiblement de fonctions durant sa vie active. Votre message serait direct : Adapte-toi! Il en va de même pour la vie en couple. Il fut un temps où on se mariait et on le restait. Mariage heureux ou pas ! Comme pour les emplois de nos jours, plusieurs facteurs sont venus brouiller les cartes. Vous changerez de conjoint cinq ou six fois pendant votre vie. Alors, autant vous y préparer! Adaptez-vous en modernisant votre vision de la vie amoureuse. Qu’est-ce qui a changé? Quels en sont les impacts? Comment tirer parti de la nouvelle donne en matière de pratiques amoureuses ? Ce livre vous aidera à faire du ménage dans vos croyances et, peut-être aussi, dans votre vie à deux.
Éditeur:
Sortie:
Feb 4, 2015
ISBN:
9782890926752
Format:
Livre

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Aperçu du livre

L'amour ne dure qu'un instant - Samson Alain

Alain Samson

Comment vous épanouir

tout en suivant

les nouvelles règles du jeu

Réalisation de la couverture : Christian Campana - www.christiancampana.com

Illustrations intérieures et de la couverture : Sybiline - www.sybiline.ca

Conversion au format ePub : Studio C1C4

Tous droits réservés

© 2014, BÉLIVEAU Éditeur

Dépôt légal : 3e trimestre 2014

Bibliothèque et Archives nationales du Québec

Bibliothèque et Archives Canada

ISBN ePub 978-2-89092-675-2

www.beliveauediteur.com

admin@beliveauediteur.com

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Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour nos activités d’édition.

Reproduire une partie quelconque de ce livre sans l’autorisation de la maison d’édition est illégal. Toute reproduction de cette publication, par quelque procédé que ce soit, sera considérée comme une violation du copyright.

Remerciements

À toutes les filles que j’ai aimées avant

Qui sont devenues femmes maintenant

À leurs volcans de larmes

À leurs torrents de charme

Je suis resté adolescent

– Félix GRAY¹

Un livre comme celui-ci ne s’écrit pas de la même manière à 20 ans et à 50 ans. Il est le fruit de toutes nos expériences passées, que celles-ci aient été agréables ou pas. Nous sommes le fruit de ce que nous étions à la naissance, des gens que nous avons rencontrés chemin faisant et de ce que nous avons vécu. Je m’en voudrais donc de ne pas débuter sans quelques remerciements.

Premièrement, à toutes les femmes que j’ai aimées, merci. Sans égard à ce qui a conduit à la fin de chaque relation, merci pour ce que vous m’avez fait vivre et ce que vous m’avez enseigné. Vous m’avez fait grandir. J’espère que j’aurai également apporté une contribution positive dans vos vies.

Et, en passant, je n’ai jamais dit Je t’aime sans le penser vraiment.

Deuxièmement, à toutes mes inspiratrices, merci. Je vous ai croisées au fil des rencontres, du travail et des vacances. Merci à Josée et à Suzanne, qui se trouvaient à Cuba pendant que j’écrivais la première version de ce texte et qui m’ont permis, souvent sans le savoir, de confirmer mes hypothèses.

Merci à ma muse, celle qui m’a inspiré ce livre de la première à la dernière page. Elle se reconnaîtra tellement je parle d’elle tout au long du texte qui suit.

À tous ceux qui rendent ce livre possible, merci également. À Mathieu Béliveau et à son équipe. Merci à Marthe, à Sylvie et à Diane. À Sybiline pour les illustrations. À Lyne Roy pour la première correction du manuscrit.

Finalement, à la prochaine femme de ma vie, merci. J’espère que mes expériences antérieures et le regard que j’ai posé sur le processus amoureux m’amèneront à ne pas répéter mes erreurs et à faire mentir le titre de ce livre.

And I… will always love you, ooh

Will always love you.

– Whitney HOUSTON²

Q ue ce soit en français ou en anglais, les mots amour et toujours sont associés depuis des siècles. Il en va ainsi dans les autres langues. C’est comme si l’amour véritable, pour qu’il puisse être qualifié ainsi, devait être en mesure de résister à tous les assauts du temps. Comme s’il devait être éternel.

Ces rimes sont-elles encore d’actualité ? Vaudrait-il mieux leur ajouter une mise en garde ou une date de péremption ? Ces questions seront abordées dans cet ouvrage. Car l’amour éternel, même s’il reste une belle utopie, est depuis longtemps disparu de nos écrans radar. Plusieurs facteurs l’expliquent.

L’espérance de vie

Il était facile de rester fidèle à l’amour de sa vie quand l’espérance de vie était de 28 ans. C’était le cas en France en 1775. Cent ans plus tard, elle se situait déjà à 40 ans chez les hommes et à 43 ans chez les femmes. Le temps d’élever quelques enfants et c’en était fini de leur passage sur la planète.

Au Québec, entre 1951 et 2005, l’espérance de vie des hommes est passée de 64,4 ans à 77,6 ans et celle des femmes est passée de 78,6 à 82,7³. On prévoit même qu’un garçon né au Québec en 2013 vivra 78,8 ans et une femme, 83,4 ans. Quelle évolution en quelques années ! Le temps arrive où il y aura sur la Terre plus de gens centenaires que la planète n’en a jamais portés depuis l’apparition de l’humanité.

C’était bien beau, il y a 500 ans, de dire à quelqu’un qu’on l’attendrait toute sa vie. Mais avec la croissance de l’espérance de vie, cette attente devient de plus en plus longue et les occasions d’oublier un serment risquent de se faire de plus en plus nombreuses. Le constat est évident : une plus longue espérance de vie constitue une menace pour l’amour tel qu’on le communique encore dans la culture populaire. Le monde a changé mais, malheureusement, les mythes demeurent.

Cette plus longue espérance de vie a de nombreux impacts. Premièrement, elle fait maintenant en sorte que la vie d’une personne dépasse largement le nombre d’années où ses enfants ont besoin d’elle. Celle-ci a en effet le temps de se refaire une vie une fois qu’ils ont quitté le nid familial.

De plus, quand arrive ce moment, on est souvent encore en pleine santé. Il n’y a pas si longtemps, les gens devenaient usés rapidement. Le travail était dur. Les tâches étaient éreintantes. Rêver à un avenir meilleur, c’était souvent rêver de se bercer près du poêle à bois à la retraite. Aujourd’hui, on reste en forme plus longtemps et bien capables de profiter de la vie au lieu de nous résigner à la voir se flétrir.

Deuxièmement, vivre plus longtemps suppose qu’on aura plus souvent l’occasion de nous remettre en question, de nous demander si on fait les bons choix et si on ne devrait pas redresser le cours de notre vie. Tant d’occasions peuvent être à l’origine d’un questionnement existentiel, comme les anniversaires (spécialement ceux qui se terminent par 0), la maladie, le décès d’un proche, etc., et inciter toute personne à donner un coup de barre pour repartir sa vie dans une nouvelle direction.

LE CAS DE MARTINE

Lorsque leur seule fille, Lisa, est partie vivre à Mont--réal afin de poursuivre des études universitaires, Martine s’est remise en question. Ça y était : le destin de leur seule enfant était décidé-tracé. Martine pouvait maintenant penser à elle et déterminer comment elle aborderait le reste de sa vie. Deux semaines plus tard, elle annonçait à son mari qu’elle mettait un terme à leur mariage de vingt ans.

Finalement, il semble peut-être plus facile de nous résigner à maintenir une union qui ne nous anime plus quand il ne reste que quelques années devant soi. Or, dans un monde où on vit de plus en plus longtemps, rester dans un couple mal assorti devient une prison.

Une plus longue espérance de vie change actuellement notre monde. Elle change le rôle de l’État. Elle change les attentes des futurs retraités. Elle oblige à tirer un trait sur les mirages de la Liberté 55. Elle fait remettre en question les acquis de la prospérité d’après-guerre. Pas étonnant qu’elle vienne également bouleverser la vie amoureuse. Nous y reviendrons…

Le déclin de l’Église

La mainmise de l’Église sur la population québécoise a déjà été telle que des comportements normaux du point de vue biologique devaient être réprimés sous peine des plus grands châtiments. À l’époque, le mariage constituait un sacrement, c’est-à-dire un signe visible du don gratuit de Dieu. Qui oserait remettre cela en question sans encourir les foudres éternelles ? D’autant plus qu’il était presque impossible de se remarier religieusement après un divorce.

L’Église imposait également ses vues sur la régulation des naissances. Pas question de contraception. La sexualité était procréatrice. Pas question d’y prendre du plaisir et gare à celles qui osaient ne pas avoir d’enfant pendant l’année. Elles devaient s’en confesser à un prêtre pas toujours compréhensif.

Bref, un mariage religieux était un mariage pour la vie et il était destiné à la procréation.

Les gens se sont rebiffés. Les artistes se sont mis à l’œuvre. Reggiani, par exemple, a chanté La maumariée (la mal mariée) qui s’était suicidée pour échapper à une union insupportable :

Maumariée, oh maumariée

Quand ils t’ont trouvée

Si blanche et dorée

Blonde blonde blonde

Maumariée, oh maumariée

Quand ils t’ont trouvée noyée

Dans le courant

Entre tes draps de mousse

Dans le courant

Les yeux fermés si douce

Comme un jardin de fleurs

Comme un jardin

Saccagé par l’orage

Comme un jardin

Comme une fleur sauvage

Tu fuyais ton malheur

Entre deux eaux

Entre deux eaux

Plus tard, La Rue Kétanou a fait de même avec une chanson intitulée La fiancée de l’eau qui reprend le même thème sur un air bohème :

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