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Rêve...
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Rêve...
Livre électronique65 pages40 minutes

Rêve...

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À propos de ce livre électronique

Une suite de mots née d'une paire de poèmes à fleur de peau, sauvée de l'oubli une froide nuit de nouvelle lune. Belle muse au coeur inaccessible - éphémère devenue immortelle.
L'inspiration enivrée de vague à l'âme, les souvenirs envahissants, l'héroïne se perd entre rêve et réalité... quand celle qui hante ses rêves, une nuit, vient frapper à la porte.

Première citation extraite de Rêve... :
"Je ne sais pas comment aborder cette histoire ni quoi en penser.
Une histoire qui n'a pas commencé un jour d'été.
Une histoire qui s'est achevée un jour d'hiver."

Seconde citation extraite de Rêve... :
"Mes pensées sont ailleurs.
Un ailleurs imaginaire.
Un ailleurs avec elle.
Un ailleurs où un "nous" est possible."

LangueFrançais
Date de sortie1 nov. 2015
ISBN9781310525582
Rêve...
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Auteur

Byam Jinx Oxymoron

[Fr]Je suis tombée amoureuse de la langue de Baudelaire à mes 16 ans, et depuis quelques années, ma plume lui fait des infidélités éhontées avec celle de Byron. Mes Suites de mots épousent souvent la forme d'un poème ou d'une nouvelle, quand elles ne flirtent pas avec les deux à la fois.¤[En]I fell in love with French, my Mother-tongue, at age 16 and for a few years now, my pen has been committing brazen infidelities to her with English, my "Heart-tongue". My Series of words often hug the shape of a poem or of a short story, when they're not flirting with both at once.

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    Aperçu du livre

    Rêve... - Byam Jinx Oxymoron

    A toi que mon amour effraye tant...

    « La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve

    Et vous aurez vécu si vous avez aimé. »

    Alfred de Musset

    *****

    Je suis dans mon salon, assise sur le canapé, jambes étendues en appui sur la table basse. Bloc. Stylo. J'écris. Ecriture rapide et penchée. Caractères aux formes atrophiées et étirées. Désespoir d'une femme qui se jette sur l'écrit pour se libérer. Des mots jetés sur le papier pour extérioriser. Ma nervosité est palpable.

    Je finis ma phrase et fais tourner le stylo entre mes doigts.

    Enième relecture de ce début de texte.

    Soupir de frustration.

    Nul !

    C'est nul !

    C'est complètement nul !

    J'arrache la feuille noircie d'annotations, la froisse et la jette d'un geste rageur contre le mur en face de moi. Encore une !

    Je regarde la boule de papier venir s'ajouter au tas qui s'amoncelle à côté de la bibliothèque.

    Je n'arrive même plus à aligner deux phrases potables !

    Je prends un temps, ferme les yeux et tente de me calmer – profonde inspiration.

    Inutile de persister, je n'arriverai à rien ce soir. Ce soir encore. Ce soir comme tous ceux qui ont précédé. Enième tentative. Pourquoi s'acharner à vouloir écrire cette histoire alors que rien de décent ne sort sous mon stylo, la réponse est toujours la même : j'en ai besoin.

    Sourire amer.

    J'en ai besoin pour avancer et tourner la page. Et je me dis que je n'ai jamais pris autant de temps pour tourner une foutue page. C'en est presque risible.

    J'essaye de me focaliser sur ma respiration.

    Penser à autre chose. Ne plus penser à elle. Ne plus penser à cette journée. Cette unique journée avec elle – poings fermés contre le front – se focaliser. Contenir cette frustration. Ne pas la laisser explos…

    MERDE !

    Un cri.

    Il m’a échappé.

    Je n'ai pas pu le contrôler.

    Cela devait sortir.

    Ne pas le garder au fond de moi.

    Il fallait que cela sorte.

    Chute vertigineuse – impression de perdre pied.

    Je perds pied.

    Je ne sais plus du tout où j'en suis.

    Je me bats entre raison et sentiments. Mais ce combat est inégal. La première est écrasée, elle peine à se relever, elle peine à s'imposer aux seconds. Lutte de tous les instants. Lutte acharnée que je mène depuis cette nuit-là. Lutter pour ne pas tomber. Lutter pour accepter... Enfin.

    Je repense à ce poème que je t'ai écrit, à la dernière partie :

    « [...] Guerre froide qui échauffe les esprits.

    Je dois me faire une raison et occulter ces sentiments.

    Je dois faire face à la réalité et tourner le dos à cette folie. [...] »

    Cinq mois que ces mots ont été jetés sur le papier. Cinq mois...

    Six mois que je la connais.

    Deux mois que tout est fini.

    Mains agrippées à des cheveux en bataille – bouée de sauvetage – j’ai le regard fixe, vide.

    Faut que ça s’arrête, le plus tôt serait le mieux.

    Je me lève brusquement. Paquet de cigarettes. Briquet. Je sors sur le palier, m'assieds sur les quelques marches de l'entrée – pierres froides.

    Cigarette allumée. Paquet, briquet posés sur la pierre. Coudes sur les genoux. Automatisme plus si nouveau et bien ancré – mécanique.

    C'est l'hiver.

    Il fait nuit.

    Je

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