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Et si la dépression avait un sens ?

Et si la dépression avait un sens ?

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Et si la dépression avait un sens ?

Longueur:
61 pages
45 minutes
Sortie:
Apr 3, 2016
ISBN:
9781524238179
Format:
Livre

Description

Et si dépression, aujourd'hui considérée comme « une vraie maladie qui se soigne », était tout autre chose ? Et si elle était une expérience humaine, pleinement humaine ? Et si elle avait un sens ?

Lucia Canovi attaque tous les lieux communs qui tendent à faire de la souffrance morale une anomalie ou une faute, déculpabilisant la tristesse et l'inscrivant dans le cadre philosophique qui lui convient le mieux. Avec humour, franchise et vigueur, elle rend au bon sens la place qui lui revient dans l'approche du mal-être, et dénonce au passage six illusions romantiques qui idéalisent la souffrance.

Que vous soyez légèrement déprimé, gravement dépressif, ou juste curieux de mieux comprendre vos émotions, ce livre vous ouvrira les yeux et vous aidera à traverser plus vite les passages à vide qui font partie intégrante de la condition humaine.

Sortie:
Apr 3, 2016
ISBN:
9781524238179
Format:
Livre

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Et si la dépression avait un sens ? - Lucia Canovi

Notes

Lucia Canovi

Et si la dépression avait un sens ?

© lucia-canovi.com, 2016.

Tous droits de traduction, d'adaptation et de reproduction par tous procédés, réservés pour tout pays.

La loi du 11 mars 1957 n'autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l'article 41, d'une part, que « les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d'autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d'exemple et d'utilisation, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle, faite sans le consentement de l'auteur ou de ses ayants droits ou ayant cause, est illicite » (alinéa 1er de l'article 40). Cette représentation, ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.

Introduction

Qu'on ait la joue gonflée par un abcès, qu'on se soit pris une vitre trop propre en pleine poire ou qu'on soit hanté par des idées à ailes noires, petites sœurs de Dracula, on a mal. La dépression est une souffrance parmi d'autres.

C'est pourquoi la manière dont on envisage la douleur a d'importantes conséquences sur la manière dont on supporte la dépression – ou dont on ne la supporte pas – ainsi que sur les solutions qu'on lui cherche – ou qu'on ne lui cherche pas.

Les pages suivantes sont essentielles ; lisez-les sans vous départir de la bonne humeur qui fait le fond de votre caractère, car si vous vous sentez actuellement déprimé, cette émotion-là est superficielle : la joie et le désir de vivre qu'elle cache ont plus de profondeur et de réalité.

En tout cas, c'est ce que je m'imagine, et pourquoi ne le supposeriez-vous pas, vous aussi ? Si vous le croyez, c'est que c'est vrai... ou que ça le deviendra.

Un scandale ?

Qu'est-ce que la souffrance ?

D'après un point de vue assez répandu, un scandale et rien d'autre.

Qu'est-ce qu'un « scandale » ?

« Ce qui paraît incompréhensible et qui, à ce titre, pose problème à la conscience et déroute la raison. » Un scandale est ce qui arrive, alors que ça ne devrait pas arriver.

Dans cette perspective, nous ne serions pas censés souffrir. Jamais. Toute douleur serait une déviation pathologique et absurde par rapport à la norme. Toute souffrance serait inutile.

Voici comment un partisan de cette approche (Jean Thuillier, psychiatre), s'insurge contre la douleur :

« Pour moi la douleur […] abaisse, humilie, porte à blasphémer ; la tolérer, c'est presque accepter qu'on la donne aux autres par l'attentat, le crime ou la guerre. »

C'est parce qu'ils voient les choses de cette manière que beaucoup de docteurs distribuent les antidépresseurs à pleines mains, comme si c'était Noël et qu'ils étaient le père Noël.

Une souffrance supplémentaire

Il faut bien reconnaître que cette manière d'envisager les choses n'apporte aucun réconfort quand on souffre. Pire : elle aggrave le mal-être en lui ajoutant une touche d'amertume qui est comme le goût de l'absurde. Souffrir en s'imaginant que sa souffrance n'a aucune utilité et aucun sens est bien pire que souffrir, sans plus.

Qui plus est, la définition de la souffrance comme scandale justifie indirectement le suicide : si la souffrance est inacceptable, et qu'on ne parvient à la faire cesser par aucun moyen, le meurtre de soi ne devient-il pas légitime ?

Mais ce n'est pas seulement à cause de ses effets que cette définition de la souffrance comme scandale pose problème... d'un point de vue

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