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Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde

Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde

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Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde

Longueur:
735 pages
7 heures
Éditeur:
Sortie:
Nov 4, 2016
ISBN:
9781934271964
Format:
Livre

Description

Cette Šuvre érudite unique du Maulana Abdul Haq Vidyarthi, entièrement révisée et remodelée, présente les prophéties à propos de l'avènement du Saint Prophète Muhammad dans les diverses Saintes Ecritures du monde. L'auteur prouve que les Ecritures de toutes les nations prédisent l'avènement du Saint Prophète. Il a traité des Ecritures hindouistes, bouddhistes, hébraïques et chrétiennes séparément. La traduction littérale du texte a été réalisée par des savants de la religion en question. Le premier tome de cette nouvelle édition traite des prophéties à propos du Saint Prophète Muhammad dans la Bible. Le second tome, consacré aux prophéties en lien avec le Saint Prophète dans les Ecritures hindouistes, bouddhistes et zoroastriennes sera publié ultérieurement.
Éditeur:
Sortie:
Nov 4, 2016
ISBN:
9781934271964
Format:
Livre

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Aperçu du livre

Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde - Maulana Abdul Haq Vidyarthi

1940

AVANT-PROPOS

par Mirza Masum Beg

²

Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde est le titre d’un livre merveilleux écrit par Maulana Abdul Haq Vidyarthi de Lahore, dans lequel l’érudit auteur, après une recherche assidue s’étendant sur plus d’un demi siècle, a colligé depuis les Ecritures sacrées des différentes religions, des prophéties relatives à l’avènement du Saint Prophète Muhammad (puissent la paix et la bénédiction de Dieu être sur lui).

Maulana Abdul Haq Vidyarthi est un éminent savant et chercheur de l’époque moderne dans le domaine de la religion, lettré et cultivé dans le domaine des langues classiques, le sanskrit, l’hébreu, l’arabe, etc. Il prêcha et diffusa l’Islam tout au long de sa vie, jeta l’effroi et la terreur de par ses arguments invincibles dans les esprits des prédicateurs arya-samajistes et des pères chrétiens. Pour faire une estimation de sa vaste connaissance du savoir védique, l’on peut rappeler que lorsque les Arya-samajistes et les Hindous du Sanatan Dharma arrivèrent à une impasse concernant l’interprétation d’un Veda mantra, les deux parties approchèrent le maulana pour qu’il arbitre leur dispute. Il soumit son jugement, lequel fut, bien entendu, toujours appuyé par de solides arguments.

Mithaq al-Nabiyyin

Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde est un exposé exquis du verset qur’anique référant au Mithaq al-Nabiyyin (l’Alliance des Prophètes), l’équivalent duquel, peut-il être remarqué de manière sûre, n’a pas été écrit durant les quatorze derniers siècles. Le verset sacré se lit ainsi :

« Et quand Allah a fait une alliance par l’intermédiaire des prophètes : Certainement ce que Je vous ai donné du Livre et de la Sagesse — ensuite un Messager viendra à vous pour vérifier ce qui est avec vous, vous croirez en lui, et vous l’aiderez. Il dit : Est-ce que vous affirmez et acceptez ma charte à ce sujet ? Ils dirent : Nous l’affirmons. Il dit : Alors rendez témoignage, et Je suis aussi parmi ceux qui rendent témoignage avec vous. »³

Dieu le Très-Haut a esquissé et dépeint dans ce verset une représentation d’une scène du monde spirituel, lorsqu’Il donna la bonne nouvelle de l’avènement d’un Prophète Mondial, le plus grand Précepteur de l’humanité, et scella alliance avec toutes les nations du monde par l’intermédiaire de leurs prophètes respectifs, qu’ils le recevront à bras ouverts lorsqu’il fera son apparition sur scène. La caractéristique distinctive du grand Prophète, leur fut-il dit, sera qu’alors que chacun des prophètes précédents aura donné à son peuple la bonne nouvelle de son avènement, le grand Prophète, de son côté, se portera garant de la véridicité de tous les prophètes précurseurs, et fera de la croyance de ses disciples en eux un principe cardinal de la foi.

Le Prophète d’Arabie

L’histoire du monde confirme de manière tangible qu’il n’y a qu’un Prophète et qu’un seul qui réponde de façon complète à cette description : le Saint Prophète Muhammad. Le Saint Qur’an est rempli de versets enseignant une croyance en tous les prophètes du monde, sans distinction de classe, de couleur ou de région. En revanche, Jésus-Christ est rapporté avoir dit :

« En vérité, en vérité je vous le dis, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des brigands. »

Moïse, David, Salomon, Isaïe, Jérémie, Daniel, Zacharie — pour ne nommer qu’un peu des prophètes de son propre peuple, les Enfants d’Israël — furent-ils tous des voleurs et des brigands ?

Fragments de vérité

Malgré le fait que les anciennes Ecritures aient, au cours des âges, souffert de contamination des mains de leurs gardiens, des fragments de vérité s’y trouvent encore. Il revenait aux Musulmans d’investiguer les anciennes Ecritures, et de rechercher ces prophéties relatives à l’avènement du grand Prophète Muhammad et d’inviter les nations du monde à l’accepter et à croire en lui. Mais il est fort regrettable qu’ils n’eurent point pris d’intérêt en cette affaire des plus essentielles et primordiales. Qu’Allah fasse pleuvoir Ses bénédictions sur Maulana Abdul Haq Vidyarthi, qui fit le tour du globe en trois occasions différentes et visita les grandes bibliothèques des Etats-Unis, de Grande-Bretagne, des Pays-Bas et d’autres nations, et examina minutieusement les Ecritures sacrées des différentes religions, et collecta ces prophéties, puis les publia dans son livre magnifique, Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde. Il a étudié de façon intensive les Védas et autres Sâstras des Hindouistes d’Inde, le Zend Avesta et le Dasatir des Parsis, les Ecritures antiques d’Egypte et de Babylone, les cahiers du Bouddhisme et les manuscrits anciens de la Bible, et a donné dans son livre des facsimilés des textes originaux en sanskrit, en hébreu et en grec, donnant la bonne nouvelle de la venue du grand Prophète Mondial d’Arabie.

Le OM des Hindous

Il est tout simplement fascinant de voir comment l’érudit auteur analyse chaque prophétie et l’amène à témoigner du Saint Prophète d’une manière merveilleuse. L’auteur de ces mots fut ravi par un gai émerveillement lorsqu’il lut le commentaire du Maulana sur la signification de la formule hindoue OM. Il existe, comme dans d’autres langages, des abréviations en arabe également. Le Saint Qur’an a fait usage de 29 de ces abréviations, alif, lam, mim étant l’une d’entre elles. Mais malheureusement les maulvis (enseignants religieux) mal dégrossis enseignèrent au monde de manière erronée qu’il s’agissait là de lettres énigmatiques et indéchiffrables, et les laissèrent sans les traduire. Les Arya-samajistes saisirent cette opportunité et lancèrent l’attaque selon laquelle il s’agissait de la forme corrompue de l’OM hindou. Les maulvis furent déconcertés et sans voix. En raison de leur propre décret idiot, un sceau fut posé sur leurs lèvres. Ce fut au Maulana Abdul Haq Vidyarthi de s’avancer et de repousser l’attaque. Il dit, argumentant ad hominem : si alif, lam, mim est la forme corrompue de OM, alors cherchons et voyons ce que représente OM et ce que cela signifie. Le Maulana se mit alors à analyser OM dans ces parties composantes, et oh ! en sortit une prophétie prédisant l’avènement du Saint Prophète Muhammad.

Bhavisha Purâna

Les Hindouistes ont tenté de considérer les Musulmans comme un peuple de basse caste. Mais leurs Ecritures sacrées, les Védas et les Purânas, parlent du Prophète de l’Islam et de ses disciples en des termes de grand honneur et de haute estime. Ouvrons le Bhavisha Purâna, compilé par le fameux voyant et saint, Maha Rishi Vyâsa. Une traduction libre en est donnée ci-après :

« Un précepteur spirituel viendra d’une contrée étrangère. Muhammad (Mahamad) sera son nom. Le Raja, baignant cet Arabe d’une disposition angélique par l’eau sacrée du Gange et cinq liquides purificateurs (panchgavya), l’adora d’une foi plénière et de dévotion, et dit : Je me prosterne devant toi, ô toi Fierté de la race humaine (namaste girjanath), toi résident du désert (marust-thalnivasnam), qui octroie le pouvoir généreux pour tuer Satan ; qui a été protégé de tes ennemis malveillants. Ô toi manifestation de l’Être Suprême ! accepte-moi comme ton esclave, comme quelqu’un de tombé à tes pieds. »

Dans ces versets, le Maha Rishi n’est pas en train de décrire quelque évènement actuel, mais une vision que Dieu le Très-Haut lui avait montrée, des milliers d’années en avance, au sujet d’un grand évènement futur, à savoir, la venue du Prophète Mondial, le plus grand Précepteur spirituel de la race humaine.

Le Maha Rishi poursuit ensuite en dessinant un portrait des compagnons du grand Précepteur. Il écrivit :

1. Les disciples de Muhammad observeront la pratique de la circoncision (ling-chhedi), porteront la barbe à leur menton (samashrudhari), aucune touffe de cheveux sur leur tête (shikhaheena), et mettront en œuvre une puissante révolution dans le monde de la religion.

2. Leur foi ne sera pas une affaire camouflée, mais elle sera proclamée à voix haute (oonchalapi) depuis le minaret de chaque mosquée.

3. A l’exception du porc (vina kaulam), ils mangeront de tous les animaux bons et licites (sarvbhakshi).

4. Les Hindous utilisent de l’herbe (kusha) en sacrifice comme facteur purificateur, mais ces gens-là se purifieront au moyen de l’eau.

5. Ils seront appelés Musulmans (Musalwants), parce qu’ils combattront ceux qui corrompent et contaminent la religion (dharmdooshkah).

6. De Moi sera cette religion des mangeurs de viande, c.-à-d. ce sera une foi divinement inspirée.

Autres Ecritures

D’une même manière merveilleuse, le savant auteur a traité et discuté des prophéties recueillies dans les Védas des Hindouistes, le Zend Avesta et le Dasatir des Parsis, les Ecritures sacrées des Bouddhistes et des anciens Egyptiens, et l’Ancien et le Nouveau Testaments de la Bible. Il a ajouté 3000 arguments et signes irréfutables prouvant la véridicité du Saint Prophète Muhammad et de sa divine mission. En un mot, ce livre peut être appelé de manière juste multum in parvo. Tout Musulman qui chérit en son cœur de l’amour et du respect pour le Saint Prophète, et tout chercheur de vérité, devrait posséder une copie de ce livre merveilleux ; et des philanthropes et des gens aisés devraient, dans l’intérêt de la cause de l’Islam, en placer des copies dans toutes les grandes bibliothèques du monde.

INTRODUCTION

Avant l’avènement du Saint Prophète Muhammad, les gens croyaient uniquement en la vérité de leurs propres prophètes et récits sacrés respectifs. Par exemple, même aujourd’hui un Juif croit uniquement aux prophètes israélites, un Chrétien croit en Jésus et à demi-cœur aux prophètes d’Israël, un Bouddhiste en Bouddha, un Zoroastrien en Zarathoustra et en quelques prophètes de son propre pays, un Hindouiste aux Rishis suscités en Inde, mais l’Islam advint avec une notion inédite de la religion. Il attira nôtre attention sur l’univers, où trouver l’indice de la religion de Dieu. La tout-imprégnation de la Seigneurie d’Allah dans les tous premiers mots du Qur’an : « Gloire à Allah, le Seigneur des mondes »⁶, est tout à fait en écho avec la nature cosmopolite de la religion de l’Islam, laquelle requiert une acception de la vérité des prophètes de toutes les nations. Sa caractéristique la plus frappante est par conséquent qu’il requiert de ses adeptes qu’ils croient que toutes les grandes religions du monde qui l’eurent précédé aient été révélées par Dieu. C’est un principe fondamental de l’Islam qu’un Musulman doive croire en tous les prophètes de différentes nations du monde. A son commencement, le Qur’an établit clairement :

« Et qui (c.-à-d. les Musulmans) croient en ce qui t’a été révélé (ô Muhammad) et en ce qui a été révélé avant toi. »

La raison pour laquelle des prophètes furent élevés dans toutes les nations du monde est dite être dans le Saint Qur’an :

« De sorte que les gens ne puissent avoir d’argument contre Allah après la venue des messagers. »

Et il est ajouté : « Non plus que Nous châtions jusqu’à ce que Nous élevions un messager »⁹.

En d’autres mots, le châtiment de l’au-delà sera infligé uniquement après que l’homme ait été averti par l’intermédiaire d’un messager divin :

« Et pour chaque nation, il y a un messager. Alors quand vient leur messager, l’affaire est décidée entre eux avec justice, et ils ne sont pas traités injustement. »¹⁰

A la lumière de ces claires injonctions du Saint Qur’an, s’il doit y avoir une nation sur terre qui n’y a pas vu de prophète, Dieu ne châtiera pas ce peuple ; leur excuse devant Dieu sera quelque chose comme suit :

« Nôtre Seigneur, pourquoi ne nous as-Tu pas envoyé un messager pour pouvoir suivre Tes messages et être du nombre des croyants ? »¹¹

Et s’ils trouvent dans leur livre révélé la prophétie à propos de la venue du « Désir des Nations » ou du « Sceau des Prophètes », comme il est écrit dans les livres sacrés d’Israël, ils doivent croire en lui lorsqu’il apparaît en réalisation de telles prophéties. Ce ne serait justice de la part du Seigneur de toutes les nations qu’Il révélât une prophétie à propos de la venue de la « miséricorde pour toutes les nations » seulement dans un livre d’une nation particulière, et au Jour du Jugement, qu’Il condamnât toutes les nations du monde comme mécréantes et les envoyât en enfer. Le Saint Qur’an déclare :

« Et Nous t’avons envoyé uniquement comme une miséricorde pour les nations. »¹²

Il n’est pas une miséricorde pour les Juifs et les Chrétiens seulement, mais un confirmateur de tous les prophètes et de tous les livres sacrés du monde entier. Ainsi un Musulman ne croit-il pas seulement au Prophète Muhammad (puissent la paix et les bénédictions de Dieu être sur lui), mais en tous les autres prophètes également, et c’est cette croyance seulement qui peut adoucir la rudesse des relations entre les nations du monde.

Abdul Haq Vidyarthi

Lahore, Pakistan

24 septembre 1975

DEUX TYPES DE TEMOIGNAGE DE LA VERITE DU SAINT PROPHETE

« Et ceux qui ne croient pas disent : Tu n’es pas un messager. Dis : Allah suffit comme témoin entre moi et vous, et quiconque a la connaissance du Livre. » — Le Saint Qur’an, 13:43.

Tant que le développement d’une nation n’atteint pas une étape qui nécessite un gouvernement organisé pour régler les contentieux mutuels, aucune forme systématique n’est donnée aux lois et aux statuts. De manière similaire, les signes de la vérité des revendications prophétiques se firent en conformité avec le développement intellectuel d’un peuple. Aux jours anciens, les gens avaient pour coutume de mettre en évidence leur véracité par différentes approches ; par exemple, en faisant un vœu, en allumant un feu dans leurs mains ou y plongeant, en traversant en toute sécurité un tourbillon, en se jetant d’une montagne tout en s’en sortant sans une égratignure, par la divination, l’enchantement, et en faisant montre de tours de passe-passe habiles. La position des témoins ou des chercheurs de vérité n’était donc guère meilleure qu’une machine à prédire l’avenir. Aucune réflexion profonde n’était nécessaire pour déterminer de l’authenticité d’une revendication. Dans l’Hindouisme et d’autres cultes antiques, la véracité de saintes personnes était jugée à l’aune de tels critères.¹³

Cependant, le Qur’an n’a mis en avant aucune de ces œuvres miraculeuses en appui à la revendication du Saint Prophète Muhammad (puissent la paix et la bénédiction de Dieu être sur lui). Si la perfection de sa loi est le critère d’une société élevée, alors le standard qur’anique établi pour la vérité de la revendication du Saint Prophète mérite une considération attentive. Dans le verset cité en chapeau, deux types de témoignage ont été avancés en soutien à la revendication du Prophète, et ces marques ont été jugées suffisantes pour établir sa vérité : le témoignage de Dieu Lui-même et le témoignage de celui qui connaît le Livre. « Le Livre », bien entendu, signifie les précédentes révélations de Dieu.

Eu égard à la preuve en droit civil, deux facteurs sont particulièrement remarquables : l’importance du témoin, et la pertinence et la positivité de la déposition. Dans le cas du Saint Prophète Muhammad, la puissance de la preuve est évidente du fait que le Seigneur Lui-même témoignât de lui.

Le témoignage du Seigneur

Par le témoignage du Seigneur, l’on entend généralement la preuve du Livre de la Nature, l’extraordinaire soutien divin et l’opération des lois divines qui ont toujours caractérisé la vérité des personnes divinement inspirées. Nous trouvons dans cet univers chaque chose gouvernée par une loi particulière. Depuis l’atome le plus minuscule jusqu’aux gigantesques orbes, rien ne semble œuvrer dans la création sans quelque principe.

« Nôtre Seigneur est Celui Qui donne à toute chose sa création, et ensuite la guide (vers son but). »¹⁴

Le caractère omni-pénétrant de la Loi divine est un témoignage fort de la vérité de la revendication du Saint Prophète, car il fut le premier de tous les prophètes à avoir avancé cet argument pour prouver l’universalité de la révélation divine, à savoir que chaque feuille du livre de la nature et chaque particule de la création se trouve nécessairement dans le besoin de lois investies en elle par Dieu Tout-Puissant. Quand le Dieu Tout-Sage, Celui-qui-Chérit les mondes, a octroyé une loi, même à l’atome le plus infime, alors l’homme, le meilleur ouvrage de Son pouvoir omnipotent, de par un vaste champ de progrès à ses devants, se trouve dans le besoin d’orientation et de lumière céleste pour sa maintenance et son développement progressif. Le Tout-Puissant dit dans le Saint Qur’an :

« Glorifie le nom de ton Seigneur, le Plus Elevé, Qui crée, ensuite rend complet, et Qui mesure, ensuite guide. »¹⁵

Instaurer une limite humaine à la révélation divine, et la confiner à une période ou à un peuple particulier, dénie non seulement les attributs de Justice, de Miséricorde et de Bienfaisance du Seigneur, mais déprécie également le besoin et l’essence mêmes de la religion. Elle cesse d’être l’essentiel indispensable qui doit, par nécessité, être inculquée à chaque nation, ou bien, si corrompue par les ravages du temps, être revivifiée par l’intermédiaire d’un nouveau prophète, pour faire d’elle, à nouveau, la puissance mobilisatrice de la vie humaine. Si toutes les nations du monde à l’exception d’une tribu favorite particulière pouvaient se permettre de vivre sans religion et pourraient produire, sans révélation ni inspirations divines, de tels modèles suprêmes de vertu et de piété tels qu’ils apparurent parfois en les personnes de Zarathoustra, Bouddha ou Abraham, et parfois en les personnes de Moïse, Krishna ou Jésus-Christ, pour sûr il semble n’y avoir aucune justification dans la spécification d’un peuple ou d’un endroit particulier pour l’orientation et l’instruction du reste de l’humanité. Et s’il s’agit de Dieu Lui-même Qui, de par Sa loi de la rétribution, crée de manière inutile un schisme parmi les gens, exposant Sa Lumière à quelques élus seulement, privant le reste et les condamnant à la perdition, comme s’ils n’étaient pas Ses créatures, alors un tel Dieu n’est pas digne d’adoration. Il ne vaudrait pas mieux que le légendaire roi aveugle d’un royaume sans soleil, dont la dénégation vaut mieux que l’acceptation.

C’est un sujet immensément vaste et extensif. Le plus l’on médite dessus, et plus tangiblement il paraîtra que le besoin de la religion naît seulement sous les circonstances que l’Islam a présentées. L’Islam maintient que des prophètes ont été suscités à différentes époques dans chaque nation du monde, et la Bienveillance du Seigneur Très-Compatissant n’a jamais privé quiconque parmi Ses créatures de la lumière et de l’orientation vers la Vraie Religion. Encore, il soutient que la religion doit être trouvée en toute époque et tout horizon comme une réalité installée, dont les disciples doivent voir sa diffusion comme le propos primordial de leur vie. Aucune puissance sur terre, tout aussi géniale, ne devrait les détourner de leurs entreprises missionnaires. Des tremblements de terre peuvent surprendre les nations, des tempêtes peuvent saccager et dévaster, des courants de sang humain peuvent couler de par la collision entre la Vérité et l’Erreur, tout cela ne compte pas tant que l’homme ne prend pas conscience et n’admet pas qu’il n’y a nul secours sauf l’acceptation d’une vraie religion. Sinon, tout secret dans la diffusion de la religion, et tout chuchotement de psaumes dans les oreilles, de crainte que les autres ne l’apprennent, revient à nier le propos même de la religion.

Seule la croyance en le Saint Prophète assure la paix universelle

« Et certainement Nous élevâmes dans chaque nation un messager, disant : Servez Allah et évitez le démon. »¹⁶

Le Saint Prophète Muhammad, de tous les prophètes du monde, a été doté d’attributs uniques. Une marque caractéristique de sa mission fut qu’il se porta garant de la vérité de tous les prophètes qui vécurent avant lui, et rendit obligatoire pour ses disciples qu’ils aient foi en eux tous, tout comme en sa propre mission divine. Ce principe de l’Islam est si magnifique et grandiose qu’il ne forme pas seulement la base même de la Vraie Religion et de la paix universelle, mais que la moindre déviation en ferait écrouler l’entière structure de la religion. Car selon l’Islam, la religion est une réalité universelle que l’on rencontre dans chaque nation du monde. A l’époque présente, des hommes de ce point de vue sont apparus dans presque toutes les religions, ce qui est un signe clair de la santé de ce crédo. Mais le Saint Prophète Muhammad fut le premier précepteur inspiré à enseigneur ce principe sublime au monde. Aucun prophète avant lui ne révéla cette vérité ni aucune autre religion n’a-t-elle fait de la croyance en tous les prophètes un article essentiel de la foi.

« Le Seigneur des mondes » — une conception qur’anique unique

« Gloire à Allah, le Seigneur des mondes. »¹⁷

Il est le Seigneur de l’Orient de même que le Seigneur de l’Occident. Mettant de côté la reconnaissance de l’apparition de prophètes en toutes nations, la plupart des religions ne sont pas tolérantes et suffisamment généreuses pour ne serait-ce que concéder que leur Dieu est de même le Dieu et la Déité des autres nations. Le Brahmanisme et les religions védiques considéraient les Aryens comme les seuls enfants de Dieu.¹⁸ La vache-mère des Védas ne cédait du lait qu’aux Brahmanes, aux Ksatriyas et aux Vaisyas, et ne nourrissait et n’élevait qu’eux.¹⁹ Jéhovah, le Dieu des Israélites, n’était qu’à l’exclusion des autres peuples, leur Dieu seul. John S. Hoyland écrit dans son livre A Brief History of Civilization²⁰ :

« Le Dieu que les Juifs vénéraient avait été conçu au départ comme la Déité tribale d’une peuplade nomadique (…) Pendant des siècles, les Juifs continuèrent à concevoir ce Dieu de droiture comme leur seul Dieu (…) Mais cette idée que leur propre Dieu national était aussi le Dieu des autres hommes ne fut jamais accueillie et adoptée par la masse de la population juive. »

Le témoignage de Dieu en la forme du soutien divin

« Dis : Allah suffit comme témoin entre moi et vous. Pour sûr, Il est à jamais Informé de Ses serviteurs, Observateur. »²¹

Dans ce verset, le témoignage de Dieu dénote le triomphe de la Vérité et la déconfiture de l’erreur. La Vérité, malgré l’opposition croissante à son encontre, se développe et prospère ; alors que l’erreur, en dépit de sa puissance et de ses privilèges, est vaincue, car le Seigneur, de par Sa puissance Souveraine, est Informé et Observateur. Le second témoignage du Seigneur est rencontré en chaque phase de la vie du Prophète sous la forme d’un succès stupéfiant. Les signes célestes qui parurent en soutien à Noé, Abraham, Bouddha, Krishna, Moïse, Zarathoustra et tous les prophètes du monde, parurent de la manière la plus manifeste en soutien au Prophète Muhammad. Son immense succès et sa prépondérance, en dépit de l’opposition sévère, de la rareté des amis et de la légion des ennemis, est une preuve claire du soutien divin. Même les opposants à l’Islam ont admis ce succès unique du Saint Prophète ; et en fait, la vraie grandeur est ce qui est également reconnu par les ennemis. L’Encyclopaedia Britannica, à l’article « Koran », décrit le Saint Prophète ainsi :

« Le plus couronné de succès de tous les prophètes et de toutes les personnalités religieuses. »²²

Le Prophète Promis

« Et quand Allah réalisa une alliance par l’intermédiaire des prophètes : Certainement, ce que Je vous ai donné du Livre et de la Sagesse — alors un Messager viendra à vous, vérifiant ce qui est avec vous, vous croirez en lui, et vous l’aiderez. Il dit : Est-ce que vous affirmez et acceptez ma charte à ce sujet ? Ils dirent : Nous l’affirmons. Il dit : Alors rendez témoignage, et Je suis aussi parmi ceux qui rendent témoignage avec vous. »²³

En plus des deux témoignages mentionnés ci-dessus, il existe encore un autre témoignage magnifique de Dieu, auquel il est fait référence dans ce verset. Une alliance fut souscrite de la part de toutes les nations du monde à travers leurs prophètes respectifs selon laquelle lorsque le prophète qui confirmera leur vérité et corroborera leurs Saintes Ecritures fera son apparition, ils l’accepteraient à bras ouverts et lui prêteraient toute assistance possible. Cette alliance des prophètes est enregistrée dans leurs Livres sous la forme de prophéties. Le Saint Prophète Muhammad apporta cette vérité suprême au monde, qui prouva le caractère indispensable de la religion, et l’établit ensuite sur une base solide. La condition dans laquelle se trouvent aujourd’hui les Ecritures sacrées du monde est vraiment épouvantable. Il y a sans nul doute des reliques de ces nobles Livres qui furent donnés aux prophètes de jadis. Aucune Ecriture de n’importe quelle religion n’existait dans sa forme originale et dans sa pureté originelle du temps de l’avènement du Saint Prophète, non plus qu’il n’en existe aujourd’hui. De tels livres, conséquemment, ne peuvent prouver la vérité de la religion, non, leurs propres prophètes se trouvent dans le besoin que l’on prenne leur défense. Tant de suspicions et de craintes sont nées des figures de Zarathoustra, Abraham, Krishna et du Christ, qu’ils sont dorénavant vus comme de purs personnages de fiction. Tant de différences sont trouvées eu égard au nom, au lieu et à la période des anciens prophètes que leur existence même est mise en doute.

Le Saint Prophète a donc fait de tous les prophètes ses obligés en attestant de leur vérité. En effet, il a fait pour eux ce que leurs propres Livres et disciples d’aujourd’hui ne pouvaient faire. De cette manière, par leur témoignage collectif d’eux tous, il a également établi et démontré la vérité de la religion. En cet âge d’irréligion et de matérialisme, un meilleur argument en faveur de la vérité de la religion ne pourrait guère être trouvé, un argument sur lequel le sage comme le juste de parmi toutes les nations pourraient s’entendre.

Nous attirons l’attention des justes de toutes persuasions vers un autre témoignage très important de ce type. Tout comme le Saint Prophète s’est porté garant de la vérité de tous les prophètes du monde, et a rendu obligatoire pour un Musulman qu’il croie en eux tous, de la même manière, tous les grands prophètes du monde attestent de la vérité du Saint Prophète et exhortent leurs disciples à avoir foi en lui. Aucun Fondateur de religion n’est mort sans donner la bonne nouvelle de l’avènement de ce Grand et Dernier Prophète. Le fait que le Saint Prophète Muhammad certifiât de la vérité des prophètes précédents forme une base solide pour la paix internationale et la fraternité humaine. Mais dire que tous les prophètes du monde confirmèrent la vérité de la mission du Prophète Muhammad est un argument encore plus puissant, prouvant la vérité et l’unité de toutes les religions. Le fait que certains prophètes accrédités de chaque clan et chaque région prédît l’avènement du Saint Prophète mérite une sérieuse considération, et ce principe, comme nous l’avons dit, est la base d’une paix et d’une amitié mondiales. Les prophètes du monde furent les confirmateurs du Prophète Muhammad. Ceci forme la sainte retraite du monde de la Religion. Celui qui se tient hors de ces enceintes sacrées tombera tantôt en proie à l’impiété et l’irréligion.

Le témoignage des Gens du Livre

« Dis : Allah suffit comme témoin entre moi et vous, et quiconque a la connaissance du Livre. »²⁴

Les Ecritures sacrées conservées par les autres religions nous sont parvenues depuis des milliers d’années, mais les Musulmans, durant les treize derniers siècles et demi, n’ont jamais entrepris d’apprendre leurs langues et d’étudier les livres de manière approfondie, bien qu’après le témoignage divin en faveur du Prophète Muhammad vienne le témoignage de celui qui a reçu la connaissance du Grand Livre qui fut révélé aux prophètes en différentes langues du monde. L’époque actuelle, sans aucun doute, est l’époque où l’Islam prévaudra et excellera les autres religions, et des arguments innombrables prouvant la vérité de l’Islam seront ajoutés. C’est l’âge de l’accomplissement de la promesse divine :

« Afin qu’Il puisse la faire prévaloir sur toutes les religions. »²⁵

C’est également l’âge où le témoignage collectif des prophètes de différentes religions en faveur du Prophète Muhammad devait être dévoilé. Avec combien de soin et de précaution les disciples de diverses religions ont par le passé gardé leurs livres cachés et secrets est une très longue histoire.²⁶

Nous sommes grandement endettés envers les efforts de ceux qui firent sortir les Ecritures des Hindous et des Zoroastriens depuis leurs repères d’obscurité et les exposèrent à la lumière du jour. Bien que ces efforts fussent essentiellement de nature commerciale, nous devons tout de même nôtre gratitude à ces lettrés pour leurs efforts infatigables et le zèle avec lequel ils apprirent différents langages et publièrent de vieux livres. Ici aussi, je vois un signe de la vérité du Saint Prophète Muhammad. Jésus-Christ était en réalité l’« Etoile du Matin » qui apporta l’heureuse nouvelle de l’apparition, dans le firmament de ce monde, du Soleil du midi du prophétisme. De manière similaire, les recherches littéraires et scientifiques de ses disciples ont toujours guidé le monde vers la mission du Saint Prophète, et attesté de sa vérité. L’indifférence des Musulmans de nos jours eu égard à la connaissance, la décadence de leur civilisation et de leur culture, et les forces destructives de leurs querelles mutuelles et la fabrique de kafirs, en lieu et place de l’œuvre de diffusion ou de quelque programme constructif, sont réellement des signes de la déconfiture de l’Islam. Mais le Prophète Muhammad n’est pas béni que par les seuls Musulmans, car Dieu et Ses anges bénissent également son nom.²⁷ Les Musulmans d’aujourd’hui sont malheureusement, de par leurs méfaits, une souillure sur le Saint nom du Prophète, mais les bénédictions d’Allah et de Ses anges retirent en même temps toutes les marques d’infamie, et innocentent la personne du Prophète de toutes les fausses imputations. Toutes les recherches littéraires et philosophiques et les volumes publiés aujourd’hui en Occident sur l’étude des religions anciennes sont pleins d’arguments en soutien à la vérité de l’Islam. Si avant l’avènement du Saint Prophète, les moines et les prêtres chrétiens attendaient fébrilement l’apparition du Paraclet (Ahmad), et de par leurs prières continuelles, leurs supplications dévotes et les invocations de bénédictions, donnaient au monde l’heureuse nouvelle de l’avènement du Saint Prophète Muhammad, de manière similaire, ils manifestent aujourd’hui sa vérité de par leurs enquêtes critiques et leurs métiers littéraires. Ce ne fut pas une petite faveur que le Saint Prophète rendit à Jésus-Christ, sa mère et leur ascendance.²⁸ Et ceci, en vérité, est une humble réciproque de la même gentillesse, que les Chrétiens dépensent des millions aujourd’hui et se donnent tant de mal pour servir (indirectement) l’Islam. Il n’y aurait rien d’étonnant si en conséquence de leur travail, ils voyaient la lumière véritable de l’Islam.

Nul doute, l’inaptitude des Musulmans à rendre ce service à la cause de leur religion les privait de récompenses célestes, mais ce n’était pas, dans le même temps, sans un propos pré-ordonné. Les Musulmans eussent-ils été responsables du déracinement de ces antiques Ecritures hors de l’oubli, le blâme de la corruption dans ces livres leur aurait pour sûr été attribué. Ainsi, si d’un côté les disciples non-musulmans de ces livres tentèrent leur possible pour conserver leur contenu secret, d’un autre côté, les excavateurs de leurs enseignements furent aussi des non-Musulmans, et souvent, d’hostiles opposants à l’Islam. Ainsi fut-il ordonné que toutes les prophéties dans ces livres demeurent intactes sans l’ombre d’un doute d’une corruption à l’intérieur. C’est la raison pour laquelle aux beaux jours de l’Islam, les Védas, le Dasatir et d’autres Ecritures anciennes demeurèrent dans l’obscurité, les trésors en elles étant destinés à être offerts aux Musulmans en cet âge de leur déclin et de leur décadence, en sorte que ce puisse prouver le fait que l’Islam n’eût jamais eu besoin d’une puissance temporelle pour l’établissement et la reconnaissance de sa vérité, mais qu’il possédât également de tels joyaux inestimables pour faire briller le lustre sur le monde, lesquels furent gardés enfouis aux siècles passés en tant que présent divin unique dans les trésors des autres religions.

Une preuve solide de la Finalité du Prophétisme

« En ce jour ai-Je perfectionné pour vous vôtre religion et complété Ma faveur sur vous et choisi pour vous l’Islam comme religion. »²⁹

Ce principe de l’Islam, à savoir que des prophètes furent élevés dans toutes les nations du monde et que seul le Prophète Muhammad était le Messager Promis de toutes les religions, est une preuve solide de la finalité du prophétisme avec l’avènement de Muhammad (puissent la paix et les bénédictions d’Allah être sur lui). Avant l’apparition du Saint Prophète, les gens croyaient uniquement en la vérité de leurs prophètes respectifs, et une croyance en tous les prophètes ne pouvait être retenue en raison de la continuité du prophétisme. Mais quand le prophétisme arriva à son terme et qu’apparut le dernier des prophètes, le promis de toutes les religions, il fut nécessaire que toutes les nations du monde aient foi en lui, et à travers lui en tous les prophètes précédents, unifiant ainsi les sections éparses et dissidentes de l’humanité en un ensemble solide, et amenant à la perfection la chose qui fut ordonnée depuis la création de l’univers. Ce devait également être la preuve du fait que cet univers n’est pas une machine automatique faite d’éléments hétérogènes, mais qu’il est gouverné par un Dieu Sage, Omniscient, Qui porte chaque objet, passant par diverses étapes de son développement, vers sa perfection. Ainsi, si dans les premières étapes du développement du monde, un besoin s’était fait ressentir pour l’unification d’un peuple et pour une brève compilation de lois religieuses, plus grand encore était le besoin d’une religion parfaite et d’un Prophète Idéal pour lier ensemble toutes les nations du monde. Et ce lien de fraternité entre les nations et les prophètes fut formé par l’apparition du Saint Prophète Muhammad.

Un prophète après la Finalité du Prophétisme cause de la dissension

« Et ainsi Nous avons fait de vous une nation exaltée afin que vous soyez les porteurs de témoignage pour le peuple et que le Messager puisse être un porteur de témoignage pour vous. »³⁰

La croyance en l’avènement d’un prophète après la perfection de la religion et la complétion du prophétisme revient à réduire en pièces cette solidarité des religions et à truquer la sagesse même du Dieu Très-Sage. Une telle croyance est tout simplement ridicule, et est ouverte à diverses objections. Nous comptons trois objections à cette croyance.

La première réflexion porte sur la sagesse de Dieu Lui-même. Il donna un tel apprentissage à l’humanité, à travers une longue chaîne de prophètes, qu’ils s’unirent en un ensemble unique à un moment déterminé. Après l’accomplissement de ce noble objectif, Lui-même enverrait un autre prophète pour déchirer ce corps uni. Après treize siècles d’immenses sacrifices et d’efforts éreintants, une communauté de six cent millions de personnes fut préparée à lever l’étendard de la paix et de l’amitié internationales et à manifester la vérité de tous les prophètes du monde ; et puis tout à coup, il vient à Dieu l’idée de susciter un prophète et de briser en morceaux cette force herculéenne. Ainsi, la parabole de la dame au métier à tisser narrée dans le Qur’an s’appliquerait mieux à Dieu Lui-même :

« Et ne soyez pas comme celle qui effiloche son fil, le réduisant en pièces, après qu’elle l’ait solidement filé. »³¹

La seconde objection à cette doctrine est qu’elle nie la visée même de la religion. La visée réelle de la religion est d’unir l’humanité en un tout unique. Et si un prophète peut apparaitre même après l’accomplissement de ce but, la religion perd non seulement son propos réel, mais équivaut aussi à une absurdité. Des prophètes pouvaient certes venir – et sont venus – avant l’apparition du Prophète Promis ; mais lorsque cet être attendu est apparu, lui à propos de qui tous les prophètes antérieurs ont prophétisé et ont exhorté leurs disciples à avoir foi en lui et à l’assister, et quand la religion fut rendue parfaite et qu’il fut donné au monde le message :

« En ce jour ai-Je perfectionné pour vous vôtre religion et complété Ma faveur sur vous et choisi pour vous l’Islam comme religion »³², 

tout nouveau prophète ou toute religion nouvelle ne ferait alors que défaire l’entière chose et causer un grand désordre.

La troisième raison pour laquelle un prophète ne saurait être toléré après la finalité du prophétisme est que cela falsifie la mission du Prophète Promis. Si le prophétisme devait continuer comme avant, cela ne faisait aucun sens de susciter un prophète pour l’orientation de l’humanité tout entière. Différents prophètes auraient pu venir pour guider leurs peuples respectifs. Et l’apparition d’un prophète parmi les disciples même du Saint Prophète Muhammad, dont la dénégation débusque un homme hors de la sphère de l’Islam, est une insulte à cette noble éminence du Prophète Promis, et est contraire à la fraternité islamique. La grandeur du Prophète Muhammad et la dignité de sa mission demandent qu’aucun autre prétendant n’apparaisse après lui dont la dénégation puisse déchirer l’unité de la confrérie islamique. C’est ce qui fut ordonné depuis la création de cet univers, et c’est ce que tous les prophètes vinrent accomplir. L’édifice du prophétisme a été complété et il n’y a plus de place libre pour un autre prophète.

Les prophéties dont nous discuterons dans ce livre soutiennent clairement le principe de la finalité du prophétisme. Non seulement le Saint Qur’an et les traditions des hadith du Prophète Muhammad illustrent-ils la finalité du prophétisme, mais le témoignage unanime de tous les prophètes dans ces prophéties équivaut également au fait que le Prophète Muhammad est le dernier des prophètes, et qu’une prétention quelconque après lui est fausse. Celui qui fait un pas hors de la sainte enceinte de la prophétie finale tombera pour sûr en proie à l’irréligion et l’hérésie.

Un mot aux amis hindous, chrétiens, juifs, zoroastriens et bouddhistes

Dans la loi de la preuve en droit civil actuel, il est un fait admis que les documents sont supérieurs au témoignage oral, et ne doivent pas être annulés par des témoins ou par un serment. Maintenant considérez, à la lumière de ceci, les compositions divines et les témoignages écrits que sont les héritages des saints prophètes, rishis et vakhshurs. Tout le monde croit que ces saintes personnes n’ont jamais fait de fausses déclarations à quelques fins mondaines ou pour le gain. Ils étaient tellement au-dessus des hommes ordinaires que nombre d’entre eux furent vénérés comme des dieux ou des incarnations ou bien des fils de Dieu. Ils infusèrent la vie en des millions d’hommes morts et leurs disciples ne prononçaient pas leur nom sans se purifier d’abord eux-mêmes. Ces nobles âmes ont prophétisé l’avènement d’un glorieux prophète. La croyance en ce prophète est donc une obéissance et une soumission à la volonté de leurs propres prophètes et rishis. C’est vraiment une étrange coïncidence et ce doit être bien considéré par les adeptes de toutes les religions, et même par ceux qui ne croient pas en une religion, que tous les prophètes vivant dans des coins reculés du monde et fort loin de l’Arabie, des milliers d’années avant, donnèrent l’heureuse nouvelle de l’avènement d’un glorieux prophète. Et ce n’était pas, comme les prophéties du Christ, juste une série d’informations, mais elle contenait en elle des arguments et une preuve limpide en appui. La Main Divine fut toujours vue œuvrant en sa faveur, et d’extraordinaires triomphes à travers l’aide divine, laquelle dépasse la puissance humaine, l’accompagnaient.

Que tous les hommes sages et sensés du monde méditent là-dessus. Un homme ignorant des lettres et des sciences matérielles, ne connaissant rien des autres religions, fit une déclaration que nul n’eut jamais faite avant lui, et aujourd’hui les exposants de la religion appuient cette vérité et confirment ce qu’il eut dit il y a des siècles de cela. Il est aujourd’hui prouvé que des prophètes sont apparus les uns après les autres comme les maillons d’une chaîne. En outre, il est observé que divers prophètes naquirent en différents pays, s’adressant à différentes nations et parlant différents dialectes, firent une prophétie, des milliers d’années auparavant, à propos de la venue d’un prophète qui serait le promis de toutes les nations. Le monde sait que ledit prophète apparut avec tous ses signes accompagnateurs. Et enfin, il doit également être considéré qu’il apporta un message unique en établissant la paix et des sentiments communs parmi toutes les composantes de l’humanité, et qu’il est grandement besoin de lui à nôtre époque actuelle de discorde et de disharmonie.

Quelques caractéristiques des prophéties à propos du Saint Prophète

Des miracles et des prophéties, à l’instar des missions des prophètes, ont duré seulement pour un temps, et ont été uniquement confinés aux Ecritures respectives d’un peuple. Ainsi, les prophéties à propos de Jésus-Christ et d’Elie sont seulement rencontrées dans les livres des prophètes israélites, et dans aucune autre Ecriture religieuse. Si par hasard l’on rencontrait quelque référence à leur sujet dans les Ecritures d’autres religions, cela serait sans valeur du fait que selon la croyance chrétienne, la révélation divine fut uniquement octroyée aux prophètes israélites. C’est la raison pour laquelle les Evangiles font exclusivement référence aux prophéties à propos de Jésus faites par les prophètes israélites, et nuls autres. De tous les prophètes, ce fut seulement le Prophète Muhammad au sujet de qui des prophéties furent faites dans tous les livres divins, par tous les prophètes.

Une autre caractéristique des prophéties faites au sujet du Saint Prophète et que nous trouvons en elles une mention fréquente du pouvoir et du témoignage divins du savoir et de la connaissance, cependant que dans le cas d’autres prophètes, mention est uniquement faite de faits mondains relatifs à la vie quotidienne. Dans le cas du Saint Prophète néanmoins, il est consigné que même les impossibilités lui seront rendues possibles, et en maintes occasions, son avènement est dit être l’apparition de Dieu Lui-même. Les choses qui sont impossibles à l’homme sont plus que possibles à Dieu, et comme il fut donné au Saint Prophète l’aide divine à chaque étape, et que la Main de Dieu œuvrait en sa faveur, son apparition est appelée de façon métaphorique l’apparition du Seigneur.

Quelques conventions importantes à propos des prophéties

Les étudiants de toutes sciences et de tous arts doivent garder à l’esprit certaines conventions et matières agréées au sujet de l’art qu’ils souhaitent étudier ou acquérir. Un artiste est libre de peindre un voyage long de nombreux miles sur un petit morceau de papier à peine, et de décrire sur une surface plane non seulement les longueurs et les largeurs, mais aussi les hauteurs et les profondeurs. Un sculpteur peut faire une statue sans couleur ni mouvement. Nous sommes usuellement familiers de telles conventions, et dès lors n’y élevons-nous aucune objection, sinon nôtre situation serait comparable à ces Amérindiens qui disputaient le fait qu’une photographie ne présente qu’un côté du visage. Il existe aussi quelques conventions accidentelles ; tout comme un sculpteur qui, dans le but de hisser une statue, lui donne un support. De manière similaire, il y a certaines conventions relatives aux prophéties. Nous en divulguons quelques-unes :

1. Prophétie, le terme utilisé en théologie, dans son sens strict, signifie la connaissance en avance et la prédiction d’évènements futurs bien que ce puisse parfois s’appliquer au passé et aux choses actuelles cachées, ce qui ne peut être connu à la lumière naturelle de la raison. Son savoir doit être surnaturel et infusé par Dieu. C’est une lumière divine par laquelle Dieu révèle des choses au-delà du pouvoir naturel de l’intelligence créée. Dieu multiplie les moyens de transmission de ces révélations : une fois Il fait usage de mots ; à un autre de figures, d’images, de similitudes, et encore de mots et de symboles ensemble. La prophétie est donnée en priorité pour le bien des autres. Nul doute, le texte n’est pas toujours clair ni explicite. Les prophéties que l’on rencontre dans la Bible, qu’elles soient pour Jésus ou quelqu’autre personnalité promise, sont données sans les détails. La plupart sont emplies d’ambigüité et exigent une interprétation et un commentaire. Le résultat est que leurs sens demeurent peu clairs à l’intellect ordinaire, et les savants de même ne peuvent les comprendre à l’exception de quelque contexte spécial ou après l’apparition factuelle et l’interprétation personnelle du prophète promis pour lequel elles étaient destinées. Et d’après l’opinion chrétienne, parfois même l’homme pour qui les prophéties sont faites ne peut comprendre leur sens. Ainsi Jean nia-t-il être Elie³³, cependant que Jésus déclara clairement que nul autre que Jean n’était l’Elie promis³⁴.

Ramachandra comme Parshurama étaient des incarnations de Dieu tel qu’il l’est cru par les Hindouistes, pourtant, ne se reconnaissant pas l’un l’autre, ils se disputèrent.

2. Les noms utilisés dans les prophéties ne sont généralement pas des noms personnels mais des noms attributifs. C’est parce qu’aux yeux de Dieu, la valeur d’un homme est en conformité avec ses qualités, son mérite personnel et ses attributs, et non en raison de son nom personnel. Nous savons que le nom personnel du Christ était Jésus, mais il n’existe pas une seule prophétie dans les Ecritures précédentes dans laquelle mention serait faite de Jésus. Sans nul doute, il existe des prophéties faisant mention du Christ, et c’est parce que Christ était le nom qualificatif de Jésus, le Prophète Chrétien.

3. Dans le langage des prophéties, un jour veut parfois dire une année³⁵, et parfois un millier d’années de nôtre calcul humain :

« Et au vrai, une journée avec ton Seigneur vaut mille années comme vous les comptez. »³⁶

Chez les Hindouistes également, l’année de Brahma est différente en durée de celle des communs.³⁷

4. Une prophétie est interprétée tout comme un rêve. Dans les commentaires védiques, c’est appelé rahasya ou secret. Les mots ont leur sens littéraux usuels, mais ils peuvent aussi être utilisés de façon figurative, tout comme « tête » a son sens littéral en tant que partie du corps, mais est aussi appliqué au chef de l’Etat ou d’une armée, le haut d’un lit, le bout d’une épingle, le début d’un convoi, d’une locomotive, etc. L’on peut dire d’une personne qu’elle est la clef-de-voûte d’une arche ou d’un dôme, et ce de façon figurative.³⁸

5. Non seulement les noms d’individus mais aussi les noms de pays et d’endroits qui sont mentionnés dans les prophéties sont également attributifs. Par exemple, « Jérusalem » représente Makkah, et même l’Islam lui-même³⁹. De façon similaire, « Ayuthya » (l’invincible) dans les Védas représente Makkah, où la guerre est prohibée, et non pas l’« Ayuthya » indienne qui a toujours été sous le joug d’une puissance étrangère. La branche d’amandier présentée à Jérémie n’est pas exposée en vertu d’elle-même, mais vise seulement à représenter, par son nom shaqed (vigilant) l’attention divine qui ne permettra pas que la parole de Dieu restât inachevée.⁴⁰ Il est faux de dire qu’Isaïe croyait qu’à la fin des temps la colline de Sion surpasserait physiquement toutes les montagnes de la terre.⁴¹

6. Si dans quelque livre révélé nous tombons sur une prophétie à double sens à propos du même individu, nous ne devrions adopter qu’un seul des deux aspects. Comme ces livres ont été aux mains des opposants à l’Islam, il est tout à fait possible qu’ils aient pu les falsifier dans le but de rendre les prophéties ambiguës. Qui plus est, cela va à l’encontre de la vérité du livre lui-même qu’il puisse donner deux faits contradictoires à propos d’un seul et même individu.

7. Toute partie d’une prophétie contraire à la raison et à la connaissance véritable n’est pas digne de considération.

8. Des parties de prophéties remplies de mythes ne seront acceptées qu’aussi loin qu’elles sont corroborées par des faits réels.

9. La prophétie du second avènement d’un prophète signifierait l’apparition de quelqu’un d’autre en l’esprit et le pouvoir de ce prophète. C’est ainsi que Jésus expliqua le second avènement d’Elie.⁴² De façon similaire, Krishna dit : « Nous nous faisons apparaître à travers quelqu’un d’autre comme ce doit être. »⁴³

10. Dans les prophéties, le nom, l’endroit et l’année de l’avènement d’un homme à propos de qui prophétie est faite, ne sont pas clairement définis car la croyance aux prophètes est plus ou moins de la nature de la « croyance en l’invisible ». Le prophétisme de chaque prophète eût-il été tout à fait clair et manifeste, il n’y aurait pas de mérite à les accepter, comme il n’y a pas de mérite à croire en l’existence du soleil que tout œil peut voir clairement. Deuxièmement, la réflexion profonde en religion, et l’investigation des secrets dissimulés, aiguisent l’intellect de l’homme, et c’est exactement ce que Dieu attend des êtres rationnels. Troisièmement, il y a toujours eu des métaphores différentes, des comparaisons et des discours figuratifs en différents idiomes, et cela a ajouté à l’ambigüité des prophéties. De plus, n’y ayant pas de consigne quant aux conditions géographiques et historiques des diverses contrées, il est difficile, en dépit des travaux de recherches, de découvrir l’homme à propos de qui une prophétie fut faite.

Enfin, il y a un autre point qui est grandement responsable de l’ambigüité en prophétie, c.-à-d. l’hostilité qu’entretiennent les adeptes d’un livre envers les autres religions et tribus. Des gens qui se considèrent comme les élus et les enfants de Dieu ne tolèreront jamais, en dépit d’une claire prophétie dans leur livre, d’étayer la vérité d’un autre prophète. Ainsi les Israélites refusèrent-ils de croire en le Prophète Muhammad parce qu’il était un non-Israélite. Plutôt, ils firent tout leur possible pour falsifier les prophéties au sujet de l’avènement du Saint Prophète et les rendre obscures.

Dès lors, tout comme la nature a gardé la plupart de ses beautés cachées, de crainte qu’elles ne perdent leur charme et leur lustre, de même ces joyaux de la prophétie sont également gardés dissimulés dans les coquillages aux perles d’huître pour les conserver à l’abri des ravages du temps, tout comme les coquillages sont saufs du tumulte des vagues de l’océan.

PARTIE 1

MUHAMMAD DANS LES SAINTES ECRITURES JUIVES (L’ANCIEN TESTAMENT)

CHAPITRE 1

LES PREMIERS PROPHETES

1. Les prophéties dans le Livre d’Adam

« Alors quand Je l’ai fait complet et insufflé en lui de Mon esprit, prosternez-vous pour lui rendre obédience. »⁴⁴

D’après les commentateurs de la Bible, la signification du nom Adam en langue hébraïque est « argile rouge » ou quoi que ce soit de rouge, et Adam fut ainsi nommé en raison de sa création d’à partir d’argile rouge, ou bien parce qu’il était de couleur rouge. Dans le premier Livre de Moïse, nous lisons :

« Tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. »⁴⁵

Le Qur’an dit aussi :

« La ressemblance de Jésus auprès d’Allah est vraiment comme la ressemblance d’Adam. Il l’a créé de la poussière, ensuite Il lui dit : Sois, et il fut. »⁴⁶

Le nom hébreu « Adam » est à proprement parler un nom commun dénotant l’humanité.⁴⁷ Un autre nom d’Adam tel que donné dans la Bible est Enosh, ce qui signifie « misérable » ou « affligé ». Ce nom, soutiennent les Juifs et les Chrétiens, fut donné à Adam après qu’il ait « désobéi au Seigneur ». En réalité, ce mot est dérivé de la racine arabe ins signifiant « homme ». Le troisième nom d’Adam donné dans la Torah est ish, ce qui veut dire « maître » ou « seigneur », ce nom ayant été donné à Adam lorsqu’il devint le seigneur de son épouse. Ces trois noms racontent l’histoire tout entière d’Adam telle que narrée dans la Bible. Les érudits d’aujourd’hui traitent néanmoins l’histoire d’Adam et Eve et de leur expulsion du jardin d’Eden comme une allégorie seulement. Adam représente l’humanité, le jardin est ce monde, et Eve symbolise la passion animale, la façon par laquelle Satan attaque l’humanité.

Adam et la Bible

Il n’existe pas d’Ecritures séparées d’Adam dans les collections bibliques. Ce que le Prophète Moïse dit à propos d’Adam n’est pas non plus rencontré sous sa forme véritable. L’histoire d’Adam et Eve est exactement comparable aux autres contes bibliques. Nul doute, les Juifs possèdent un livre connu comme le « Livre d’Adam et Eve », mais il appartient à une catégorie d’Ecritures apocryphes, et fut probablement rédigé deux cents ans avant le Christ. Dans ces circonstances, quand un livre d’Adam n’est pas trouvé dans la Bible, ni que de quelconques Ecritures authentiques séparées ne sont disponibles, il est hautement impossible de donner les mots exacts du Prophète Adam prophétisant l’avènement de nôtre Saint Prophète. Nos amis chrétiens ont toutefois essayé de créer

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Ce que les gens pensent de Muhammad dans les Saintes Ecritures du Monde

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