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Les Purificateurs épisode 3: L'école de Shuyukan

Les Purificateurs épisode 3: L'école de Shuyukan

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Les Purificateurs épisode 3: L'école de Shuyukan

évaluations:
5/5 (1 évaluation)
Longueur:
136 pages
2 heures
Éditeur:
Sortie:
Feb 27, 2017
ISBN:
9781370102211
Format:
Livre

Description

L’école de Shuyukan, île de Kyūshū, Japon : deux lycéennes et un prêtre sauvagement assassinés par une entité diabolique dans les toilettes du troisième étage du bâtiment des internes. Toute la ville de Fukuoka est en proie à la panique. La prestigieuse école est fermée, les élèves renvoyés chez eux, mais les manifestations surnaturelles continuent de terrifier les habitants. Les Purificateurs sont envoyés sur place et seront immergés malgré eux dans une macabre affaire de satanisme. Sauront-ils vaincre l’entité maléfique qui possède l’école de Shuyukan ?

Éditeur:
Sortie:
Feb 27, 2017
ISBN:
9781370102211
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Passionnée par l'écriture et la démonologie, Marie d’Ange se lance dans la publication d'un blog sur le même thème pour ensuite s’adonner à l’écriture de nouvelles et de romans. Son univers c'est le psychologique, le psychiatrique, les démons, les comportements déviants et détraqués. Elle est attirée par le surnaturel et le paranormal. Ses livres sont tirés d'histoires réelles et nous entraînent dans un univers glauque où la réalité se mélange à l'irréel et surtout à l'impensable. Marie d'Ange s'amuse à décortiquer des personnages psychotiques, à les humaniser pour mieux les comprendre. Elle décrit les mécanismes et les faits qui poussent un homme à sombrer dans la folie meurtrière. Ses histoires mêlent démons et phénomènes paranormaux pour mieux nous faire peur.


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Aperçu du livre

Les Purificateurs épisode 3 - Marie d'Ange

Les Purificateurs épisode 3

Shuyukan

By Marie d’Ange

***

Published by:

La Rose du Soir at Smashwords

Copyright (c) 2017 by La Rose du Soir

ISBN : 978-2-37846-013-6

****

All rights reserved. Without limiting the rights under copyright reserved above, no part of this publication may be reproduced, stored in or introduced into a retrieval system, or transmitted, in any form, or by any means (electronic, mechanical, photocopying, recording, or otherwise) without the prior written permission of both the copyright owner and the above publisher of this book.

This is a work of fiction. Names, characters, places, brands, media, and incidents are either the product of the author’s imagination or are used fictitiously. The author acknowledges the trademarked status and trademark owners of various products referenced in this work of fiction, which have been used without permission. The publication/use of these trademarks is not authorized, associated with, or sponsored by the trademark owners.

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Introduction

Lyoko Okada se dressa sur son lit, tirée de son sommeil par un bruit suspect, comme un cri de détresse, un long appel au secours. Plongée dans le noir de sa chambre d’étudiante qu’elle partageait avec Iwako, sa colocataire, elle tendit l’oreille. Rien. Pas un hurlement. L’établissement scolaire Shuyukan Highschool continuait sa nuit dans le silence. Avait-elle rêvé que quelqu’un appelait à l’aide ?

Pourtant, cela semblait si réel que ce ne pouvait pas être un rêve, ou un cauchemar. Elle était trempée de sueur et tremblait encore. Elle se rassura en se disant qu’en ce deuxième jour de la rentrée, elle était fatiguée et que le fait de dormir dans une nouvelle chambre l’avait perturbée. Elle connaissait le lycée. Cela faisait maintenant la troisième année qu’elle le fréquentait. Mais c’était la première fois qu’elle dormait au troisième étage du bâtiment des internes, l’étage des terminales, l’étage où circulaient de nombreuses légendes. Dont une particulièrement qui lui avait donné des frissons dès son entrée au lycée, lorsqu’une camarade s’était fait un devoir de la lui raconter : celle du démon des toilettes. Un démon sanguinaire qui se cacherait dans les toilettes des filles du troisième étage du bâtiment des internes et seulement dans ces toilettes-là. Elle se souvint de la recommandation qu’un élève en terminal lui avait faite : « si un jour tu es obligée d’emprunter ces toilettes, vas-y avec ton carnet de notes et montre toutes tes bonnes notes au démon pour le faire fuir ». Sauf que Lyoko n’était pas une élève modèle. Son carnet de notes rempli de mauvaises notes n’arriverait pas à repousser un éventuel démon des toilettes. Dans cet établissement d’élite, elle était passée de justesse grâce à un généreux don de son père.

La jeune fille se rassura en se disant que l’histoire du démon des toilettes n’était qu’une légende urbaine que l’on se racontait lors des veillées pour se faire peur. Lyoko croyait aux entités, aux kamis comme elle les appelait, mais certainement pas à un démon des toilettes. Peut-être que c’était elle qui avait crié, durant son sommeil, sa rage de dormir dans la même chambre qu’Iwako Katō !

Avant de se plonger à nouveau sous la couette pour tenter de se rendormir, elle se tourna vers sa camarade de chambre. Iwako Katô ne dormait plus dans son lit. Elle alluma sa lampe de chevet. Le lit de sa colocataire était défait. Elle l’appela doucement, sans réponses. Elle ressentit un malaise et espéra que la jeune fille allait bien. Lyoko lui avait joué un mauvais tour. Elle souffla. Après tout, elle lui avait rendu la monnaie de sa pièce. Elle s’était vengée et si Iwako n’avait pas réussi à fermer l’œil de la nuit, ce n’était pas assez cher payé en comparaison de ce qu’elle lui avait fait subir durant ces dernières années !

Soudain, un hurlement retentit dans la pénombre de la chambre. Lyoko sursauta. Ce cri plaintif était bien réel et provenait du couloir. Elle tendit l’oreille. Aucun bruit de porte qui s’ouvre. Aucune étudiante se précipitant hors de sa chambre pour voir d’où provenait ce hurlement. Nouveau hurlement. Elle se crispa. Une plainte douloureuse d’une femme à l’agonie. Probablement celle d’Iwako. Du moins, elle crut reconnaître la voix d’Iwako. Elle imagina sa colocataire capturée par le démon des toilettes.

Rassemblant son courage, effrayée, elle sortit de sa chambre. Même si elle ne portait pas Iwako dans son cœur, elle ne pouvait pas la laisser dans la détresse. Lyoko s’aventura dans le long couloir sombre et désert. Elle devait le traverser pour se rendre à la chambre qu’occupait la surveillante d’étage et l’alerter. Les faibles néons disposés au plafond vacillèrent. La jeune fille sentit un long frisson parcourir sa nuque. Au fond du couloir, presque à la bifurcation menant à la salle de bains et aux toilettes, elle aperçut une ombre noire. Elle appela son amie. Pas de réponse. Elle se ressaisit. Son imagination lui jouait des tours. Lentement, pieds nus, elle s’avança dans le couloir. Elle se sentait épiée. La lumière vacilla encore puis les néons s’éteignirent. Elle poussa un petit cri et se mit à courir.

Arrivée à mi-parcours, tremblante de peur, elle s’arrêta net. Iwako Katô se tenait devant la chambre de la surveillante, en chemise de nuit, les cheveux devant le visage. Malgré l’obscurité, Lyoko sut d’instinct que quelque chose clochait chez sa colocataire. Cette dernière lui fit signe de la suivre et s’engagea vers la droite, dans couloir qui menait aux toilettes et à la salle de bains.

Paniquée, Lyoco voulut faire demi-tour pour se réfugier dans son lit. Malgré elle, elle avança et suivit sa camarade de chambre. Elle avait beau vouloir empêcher ses pieds de se mouvoir, ils continuaient de suivre Iwako. Cette dernière se dirigeait vers les toilettes sans se retourner, sans parler, silencieusement, comme si elle glissait sur le carrelage, le dos droit, la tête penchée en avant, les cheveux devant le visage. Comme un spectre. Une image s’immisça dans l’esprit de Lyoko, celle du yūrei, l’esprit de vengeance, venu la punir d’avoir joué un mauvais tour à Iwako. Lyoko ouvrit la bouche pour crier, mais aucun son ne sortit de sa gorge. Et sans pouvoir s’en empêcher, contrainte par une force mystérieuse, elle continua d’avancer.

Lorsqu’elle entra dans la salle des toilettes, la porte claqua derrière elle. Elle sursauta. La troisième porte, celle la plus au fond de la pièce, s’ouvrit. Une ombre noire en jaillit et pointa, d’une main spectrale se terminant par des griffes, quelque chose sur le carrelage. Lyoko regarda dans la direction indiquée et cria à pleins poumons. Devant elle gisait le corps sans vie d’Iwako. Sur sa chemise de nuit, plusieurs traces rouges. Des coups de poignard. Et se tenant maintenant accroupi à côté du corps sans vie de sa colocataire, le spectre noir ricanait et leva fièrement un sabre au-dessus de tête. Le démon des toilettes ! Il avait tué Iwako à coup de sabre ! Ce dernier se releva et fixa la jeune fille qui hurla de plus belle.

Aussitôt, la porte de la salle des toilettes s’ouvrit et la pièce s’éclaira. L’ombre noire s’évanouit. La lumière révéla toute l’atrocité de la scène. Iwako Katô gisait dans une mare de sang, la chemise de nuit relevée jusqu’aux cuisses, des entailles partout sur les jambes, le torse, les bras... et comble de l’horreur, elle tenait sa tête dans sa main droite.

Lyoko s’évanouit.

Elle se réveilla trois jours plus tard dans un lit d’hôpital. Elle cria, se débattit, mordit l’infirmière qui voulut la calmer… On dut la sangler sur son lit. On posa un cathéter sous les injures de la jeune fille qui voulait à tout prix se libérer de ses sangles et enfin, on dilua dans ses veines un puissant calmant. Lyoko se calma enfin. Les médecins étaient dépités.

À l’école de Shuyukan, c’était l’effervescence. Après la découverte du cadavre d’Iwako Katō, tout le troisième étage fut fermé et les jeunes pensionnaires durent déménager dans un autre bâtiment. Les autorités menèrent l’enquête, mais ne trouvèrent aucun indice leur permettant de désigner un suspect. L’autopsie révéla plus de cinquante coups de sabre portés sur toutes les parties du corps d’Iwako. Ce qui choqua le plus le médecin légiste était que le tueur avait d’abord décapité sa victime pour ensuite lui asséner, avec une rare violence, des coups de sabre, comme s’il voulait la découper en morceau. Et la décapitation était nette, franche, ce qui faisait penser que le tueur disposait d’une grande force musculaire. Jamais on n’avait vu un meurtre d’une telle violence !

Trois jours après ce drame, et malgré les scellés de la scène de crime, on retrouva, au même endroit, le corps sans vie d’une autre étudiante, Ayaka Fukuda. Cette deuxième victime du meurtrier sanguinaire des toilettes était dans la même classe qu’Iwako et Lyoko. Comme Iwako, son assaillant l’avait d’abord décapitée avant de s’acharner sur elle avec un sabre.

Les autorités décidèrent de fermer le bâtiment et d’en interdire l’accès. La panique gagna le lycée et la ville de Fukuoka. Les journalistes s’emparèrent de l’affaire et les autorités peinèrent à les éloigner. L’affaire devint publique et bientôt, les pires ragots circulèrent sur son compte. Les habitants de Fukuoka étaient persuadés que leur ville abritait un psychopathe de la pire espèce. Un jour, un passant interviewé par un journaliste évoqua le démon Hanaka-san comme responsable de ce carnage. Pour ce passant, il fallait brûler l’école. Cette déclaration perturba les Japonais qui étaient, à présent, persuadés que Hanaka-san hantait les toilettes du troisième étage du bâtiment des internes. La légende refit surface et devint une croyance, un fait réel. Partout, on raconta que ce démon hantait l’école de Shuyukan. Les plus

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