Découvrez votre prochain livre préféré

Devenez membre aujourd'hui et lisez gratuitement pendant 30 jours
Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente: Transformer La Façon Dont Nous Vivons et Travaillons

Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente: Transformer La Façon Dont Nous Vivons et Travaillons

Lire l'aperçu

Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente: Transformer La Façon Dont Nous Vivons et Travaillons

évaluations:
3/5 (1 évaluation)
Longueur:
202 pages
1 heure
Sortie:
Feb 28, 2018
ISBN:
9781788034708
Format:
Livre

Description

« Qu’est-ce que l’intelligence ? » Ou plutôt qu’est-ce qu’être smart ? Ne pas se poser la question, c’est accepter sans réserve des concepts valises qui nous sont régulièrement imposés : Smart City, Smart Grid, Smart Mobility.
Villes intelligentes, mobilité intelligente propose de faire un pas de côté, de partir de l’expérience de nombreux projets et professionnels à travers le monde pour remettre en question une vision galvaudée de la Smart City. Certes il est bien question d’infrastructures conçues plus intelligemment, d’énergies produites et diffusées plus intelligemment, de données exploitées et partagées plus intelligemment. Mais il est tout autant question de citoyens qui vivent dans leur ville plus intelligemment, qui s’y déplacent plus intelligemment, qui y travaillent plus intelligemment.
Villes intelligentes, mobilité intelligente nous emmène pour un tour du monde de l’intelligence urbaine. Mégalomaniaques ou surprenants, technologiques ou citoyens, infrastructures ou numériques, les projets présentés secouent quelques certitudes, ouvrent de nouvelles perspectives et stimulent notre imagination : les villes intelligentes, pour Lukas Neckermann, sont des lieux pour les citoyens, des lieux pour la vie, où l’on s’y déplace mieux et différemment.
Sortie:
Feb 28, 2018
ISBN:
9781788034708
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Lukas is Managing Director at Neckermann Strategic Advisors, a consultancy based in London with a focus on emerging new mobility trends and their strategic impact. He has 20 years of leadership experience in automotive, media and financial services.


Lié à Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente

Livres associé

Articles associés

Aperçu du livre

Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente - Lukas Neckermann

2017

Chapitre 1:

Qu’est-ce qu’être

«Intelligent»?

«Intelligent désigne ce qui sert le mieux la population de la ville. Tantôt incitatif, tantôt réaction à leurs besoins, Il s'agit toujours d’aller de l’avant.»

Clerkenwell, Londres 1899. Un groupe de gentilshommes victoriens en chapeaux haut-de-forme posent fièrement pour une photographie, debout autour d’un lampadaire. Leur objet de désir est la dernière «lampe de rafraîchissement» installée par le Pluto Hot Water Syndicate Ltd. En plus de la lumière, il offre du thé, du café, du cacao ou un litre d'eau bouillante. La Gazette Pall Mall de Londres a rapporté qu’une autre lampe Pluto à Leicester Square a distribué, par les fentes dans la base de la lampe, du café chaud, du cacao chaud, et du boeuf liquide, pour une valeur d’un demi-penny, tandis que les fumeurs pouvaient obtenir quatre cigarettes en mettant 1 pence dans la fente.¹

La nouveauté de ces lampes-distributeurs a rempli les pages des tabloids à travers le Royaume-Uni. Le Sunderland Daily Echo et Shipping Gazette ont rapporté en 1898, «La lampe Pluto à Leicester Square attire des foules de gens, surtout après la tombée de la nuit... Vendredi, la lampe s’est retrouvée sans marchandise, et il a fallu la recharger, pendant que la foule impatiente demandait à en avoir plus.»²

Malgré son succès apparent, cependant, à peine 14 mois après l’installation de la lampe Clerkenwell Pluto, la société a déposé une demande de liquidation. C’était une idée qui était bien en avance sur son temps. Pendant plus d’un siècle, les lampadaires ne feraient plus que briller sur les rues de la ville. Mais au début du 21ème siècle, l’esprit des lampes Pluto est revenu. L’infrastructure de la ville et le mobilier urbain vont redevenir multi-fonctions, multi-usages, entrepreneuriaux et connectés. Et nous avons trouvé un nouveau mot pour cela :Intelligent. Nous avons découvert une fois de plus que les lampadaires peuvent faire bien plus que simplement fournir de la lumière, les trottoirs peuvent être utilisés pour bien plus que la marche, et les villes peuvent être bien plus que juste des lieux pour vivre et travailler.

Pluto Hot Water Lamp, February 1899

Image: Islington Local History Centre

Le modeste lampadaire n’est plus «aussi humble», comme le note la BBC. «Non seulement les lumières deviennent plus nettes et plus économes en énergie car elles sont améliorées avec des ampoules LED, mais elles aident de plus en plus à combattre la criminalité, à promouvoir le cyclisme en toute sécurité et même à protéger les tortues». Si on met de côté la valeur objective de la protection des tortues dans les centre-ville, on arrive à la même conclusion que l’article: les lampadaires sont parmi les appareils qui deviennent les yeux et les oreilles des villes «<intelligentes>». San Diego utilise des caméras intégrées à des lampadaires reliés entre eux pour surveiller la circulation des piétons et rediriger les voitures pendant les heures de pointe, réduisant ainsi les collisions avec les piétons et atténuant la congestion. La ville de Chicago travaille sur le projet «An Array of Things» (Matrice d’Objets) – un réseau à l’échelle de la ville de 500 lampadaires avec des capteurs montés qui surveillent la qualité de l’air. Partout en Europe, Ubitricity utilise des lampadaires pour charger des véhicules électriques (VE).

Le terme «villes intelligentes» est en vogue depuis quelques années maintenant, lié à un certain nombre de projets urbains, tels la ville de Masdar. Foster+Partners a conçu un projet sans voiture à Abu Dhabi, qui devait être la première ville zéro carbone au monde à abriter 50 000 personnes. Dix ans après son ouverture en 2006, moins de cinq pour cent du plan initial a été construit. La ville de Masdar abrite aujourd’hui seulement 300 habitants et a abandonné ses objectifs zéro carbone. Le Guardian l’a nommée «la première ville fantôme verte au monde». Pour certains, le rêve de la «ville intelligente» est mort avec Masaru - une vision des ingénieurs et des urbanistes qui étaient déconnectés de la réalité. En 2013 déjà, l'urbaniste Anthony Townsend avait remis en question, dans son livre Villes intelligentes, «l’idée d’un seul design utopique de la ville intelligente qui nous a empêchés de travailler dur pour construire une collection riche et variée de ce avec quoi nous pouvons réellement vivre».

Pourquoi, alors, ressuscitons-nous le terme maintenant? Parce que, alors même que nous sommes entièrement d’accord avec Townsend, les conditions préalables nécessaires pour réaliser la vision de la ville intelligente n’étaient pas réunies en 2013. Seulement quatre ans plus tard, en 2017, certaines des visions futuristes de la ville intelligente sont devenues réalité – l’adoption des véhicules électriques, des voitures sans chauffeur, des taxis bon marché que vous appelez à travers une application, des autoroutes cyclables, l’énergie renouvelable pas chère, l’intelligence artificielle. Et l’essentiel sans doute est qu’après des années à amasser les données de la ville, nous savons maintenant de plus en plus quoi en faire.

Faire sens des données

Les données sont essentielles, selon Jonathan Clough, spécialiste des systèmes de transport intelligents chez Transport for London (TfL). «L’utilisation de données et de capteurs pour fournir des informations est au coeur de la définition d’une ville intelligente.» Alors que sa priorité est de fournir des services de transport à ses clients, il affirme: «nous nous considérons aussi une grande entreprise de données et d’information. Les données sont notre nouvelle monnaie».

Les données ne suffisent pas; les données brutes ne sont que des informations, les points esseulés d’un dessin. Mieux que rien, mais guère utiles par elles-mêmes. Comme un enfant qui apprend à joindre les points pour créer des formes, une ville qui est capable de connecter les données entre elles est en mesure de dessiner une représentation de ses utilisateurs. Une ville éduquée relie suffisamment de données pour améliorer les expériences individuelles. À mesure que de plus en plus d’objets se connectent à l’Internet des objets (IoT), ils collectent davantage de données qui peuvent améliorer des politiques adaptées aux individus et aux populations. Cisco estime que 50 milliards d’objets seront connectés d’ici 2020 pour un gain de croissance du PIB de 19 milliards $ US.

À mesure qu’une ville acquiert des connaissances, qu’elle développe sa base de données et qu'elle connecte les points, elle crée des solutions complètes et finies.

Quand une ville connecte – et utilise – ses données, elle crée de nouvelles images, de nouvelles possibilités, une plus grande efficacité et de la viabilité. Dubaï, par exemple, recueille des données de capteurs piétonniers dans le sol pour illuminer les passages pour les piétons et modifier le séquencement de ses feux de circulation.⁶ À Londres, affirme Clough, les autorités de gestion du trafic «explorent continuellement comment nous pouvons tirer parti des données pour anticiper et résoudre les problèmes et, finalement, prendre les bonnes décisions pour [notre ville].»⁷ TfL n’a pas toujours été libérale en matière d’ouverture de ses données aux start-ups, mais dans un effort pour faire de Londres une ville non plus simplement connectée mais intelligente, elle l’est maintenant.

La «Ville intelligente» et la «Mobilité intelligente»

Il y a eu de nombreuses définitions d’une ville intelligente données au fil des ans. Le MIT définit une ville intelligente comme un «systèmes de systèmes... [avec] des systèmes nerveux numériques, une réactivité intelligente, et une optimisation à tous les niveaux d'intégration du système». Selon PricewaterhouseCoopers, «une ville intelligente doit fournir un ensemble de services intégrés qui répondent aux besoins de ses citoyens, des entreprises et des visiteurs.»

Ce qui manque à beaucoup de ces définitions cependant, c’est le facteur humain. Une ville intelligente ne peut exister que lorsque les humains veulent qu’elle existe. Les gens ont besoin de rechercher activement et de désirer ses services, sa connectivité, sa connaissance, et même sa collecte de données.

Nous proposons l’idée selon laquelle une ville intelligente est celle qui combine ses données, ses ressources, son infrastructure et sa population afin de se concentrer en permanence sur l’amélioration de la qualité de vie. Une ville intelligente est un être fait de puissance et de créativité, dont le corps est fait de données et d’analyses temps réel. Elle a une âme; elle fixe des objectifs et partage sa passion. Et si une ville intelligente peut être assimilée à un être humain, la mobilité intelligente en est le système circulatoire.

Une ville intelligente, en combinaison avec une mobilité intelligente, offre à ses résidents, ses visiteurs et son écosystème une qualité de vie et une expérience fluides, qui anticipent sur leurs attentes, leurs désirs et leurs besoins de transport.

Cela implique nécessairement que les villes intelligentes soient aptes à la réinvention continuelle. Sans oublier leur histoire, leur culture et leur âme, les villes véritablement progressistes permettent de nouvelles expériences, de nouvelles infrastructures, de nouvelles façons d’interagir avec leur environnement.

C’est une proposition séduisante avec un potentiel énorme – à la fois économique et social. Le Conseil pour les sciences et la technologie auprès du président américain a conseillé en février 2016 le président d’alors, Barack Obama, sur les «nouvelles possibilités pour la gestion physique et le développement socioéconomique des villes.» Les connexions entre les fournisseurs de services et les utilisateurs seront plus serrées, plus rapides, plus personnelles et plus complètes, affirme le rapport. Il n’est donc pas surprenant que l'investissement dans des solutions technologiques pour les «villes intelligentes» – même sans modification des infrastructures – s’élèvera à 1,6 Mds $ en 2020, selon Frost & Sullivan, et concernera la plupart des industries.

«Les Eurvopéens ont une haute densité de vie urbaine, ce qui rend le continent un terrain fertile excellent pour l’innovation de la ville intelligente.»

Plaidoyer pour l’urbanisme européen

Bien que ce livre soit à vocation internationale, nous voulons également plaider pour l’urbanisme européen comme l'un des plus excitants – et négligés – lieux de croissance d'innovations pour la ville intelligente. Indéniablement, certaines des innovations tech les plus excitantes viennent de la Silicon Valley, mais je rejette l'idée que les Etats-Unis soient au centre d’un mouvement allant vers des villes plus intelligentes et vers la mobilité intelligente. À travers l’Europe, des villes comme Berlin, Paris, Göteborg, Helsinki, Barcelone, et même Milton Keynes se révèlent être à la pointe de l’innovation.

En ce qui concerne la croissance rapide de la ville intelligente, on ne peut pas ignorer ce qui se passe en Inde et en Chine et nous allons certainement en parler dans ce livre, tout comme nous allons nous appuyer sur certains exemples américains. Cependant, notre attention est spécifiquement européenne. Bien que la majeure partie du monde soit en train de s’urbaniser rapidement et de se préoccuper des conséquences, plus de 75% des Européens vivent déjà dans les villes, et en plus de cela, dans les villes les plus denses. Paris a une densité de 21 500 hab/km2, tandis que New York City, la ville américaine la plus densément peuplée, n’atteint pas la moitié de cette densité. En fait, en dépit des nombreux gratte-ciels de Manhattan, la région métropolitaine de New York est bien moins dense que des villes européennes plus modestes par la taille comme Athènes, Munich ou Lyon.

Cela signifie que les Européens sont déjà passés maîtres dans l’art de la vie en ville. Et, en termes de modernisation des infrastructures existantes avec des systèmes intelligents, l’Europe fournit certaines des études de cas les plus fascinantes sur la ville intelligente. Comme le CityLab de The Atlantic le commente:

«Paris et d’autres villes européennes se sont développées au Moyen-Âge avec les modes de transport de l’époque, quand la marchabilité était une grande qualité et que les plus riches vivaient en centre-ville. Les schémas d’implantation urbaine du Nouveau Monde ont été largement influencés par des modes de transport plus rapides: les premiers trains, puis les tramways et les voitures individuelles, puis... l’étalement urbain grâce à l’automobiledans les années 1950 en Amérique... les villes européennes qui se sont développées plus tard ont généralement opté pour la densité du Vieux Monde... qui a gardé les villes centre attrayantes pour les résidents.»¹⁰

Les européens vivent dans des villes et – contrairement aux américains – n’ont pas permis à leurs centres-villes d'être abandonnés. Ayant été formés autour d’être humains se déplaçant lentement à pied, les villes sont maintenant réinvesties par les piétons et les cyclistes en plus grand nombre que les villes des autres continents, qui ont été en grande partie construites à l’ère de l’automobile.

Qu’il s’agisse du Nouveau Monde ou du Vieux Monde, cependant, est intelligent ce qui sert le mieux les habitants de la ville: parfois en les bousculant, parfois en répondant à leurs demandes, mais toujours en allant de

Vous avez atteint la fin de cet aperçu. Inscrivez-vous pour en savoir plus !
Page 1 sur 1

Avis

Ce que les gens pensent de Villes Intelligentes, Mobilité Intelligente

3.0
1 évaluations / 0 Avis
Qu'avez-vous pensé ?
Évaluation : 0 sur 5 étoiles

Avis des lecteurs