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J'ai été sous l'emprise d'une perverse narcissique pendant 4 ans (Analyse des Manipulateurs émotionnels)

J'ai été sous l'emprise d'une perverse narcissique pendant 4 ans (Analyse des Manipulateurs émotionnels)

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J'ai été sous l'emprise d'une perverse narcissique pendant 4 ans (Analyse des Manipulateurs émotionnels)

évaluations:
1/5 (1 évaluation)
Longueur:
253 pages
5 heures
Éditeur:
Sortie:
8 mars 2018
ISBN:
9781984956927
Format:
Livre

Description

Ce livre revient à travers le témoignage de Julien Mauvoisin sur la manipulation émotionnelle d'une perverse narcissique pendant 4 ans. Entre dénigrements, rabaissements, humiliations, brimades, culpabilisations, l'auteur revient sur le cauchemar enduré par ces proies dites victimes de ce "crime parfait" pendant souvent plusieurs années. Il finit par livrer ses analyses et autres conseils de plusieurs mois de recherches sur le sujet pour permettre à tous et à toutes de se libérer de ce piège.

Éditeur:
Sortie:
8 mars 2018
ISBN:
9781984956927
Format:
Livre

À propos de l'auteur


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J'ai été sous l'emprise d'une perverse narcissique pendant 4 ans (Analyse des Manipulateurs émotionnels) - Julien Mauvoisin

Introduction

J’ai tenu à écrire ce livre pour rétablir mon honneur et ma dignité que cette fille que vous allez découvrir a bafoués. Je l’écris également pour ma famille, mes amis, qui à mon sens n’ont pas conscience des tortures psychologiques que j’ai subies (bien pire qu’une douleur physique, des blessures narcissiques qui marquent au fer rouge), ni même des souffrances endurées. Ce sont des choses qui leur échappent. Mais je l’écris surtout pour venir en aide aux personnes touchées par ce mal.

Même si je ne regrette pas cette rencontre, qui m’a permis de me forger une carapace, d’avancer dans ma vie et de devenir plus solide, cette histoire me marquera vraisemblablement à vie. J’ai dû me rendre compte de qui j’avais affaire par moi-même, et mes différentes lectures m’ont permis d’y voir plus clair. La prise de conscience est indispensable dans ce genre de « relation » pour ne pas devenir fou. Le livre et les échanges avec Hatem Oueslati, qui a écrit son propre témoignage, m’ont aussi permis de me faire rentrer dans le crâne que j’avais affaire à une personne atteinte d’une pathologie qui, je le pense, l’ignore elle-même malgré les différentes victimes successives depuis son jeune âge. Hatem m’a d’ailleurs encouragé à écrire ce livre, pour « aller jusqu’au bout », me disait-il. J’ai longtemps hésité, mais il m’a convaincu de prendre la plume. Je tourne un film sur cette histoire aussi. Passionné de cinéma et cinéaste, c’était là l’occasion de faire mon premier long métrage. Mais pris par les contraintes de durée d’un film qui ne pouvait faire quatre ou cinq heures, je reviens finalement sur peu de choses marquantes sur la perversion de cette personne et l’aspect toxique de la « relation » dans ce film. Par conséquent, j’ai fini par prendre la décision d’écrire ce livre.

Les médias ont trop tendance à laisser penser que le pervers narcissique est un homme. Car pourtant, nombreuses sont les femmes perverses narcissiques (j’en tiens à plusieurs témoignages, dont le livre de Hatem). Quand on prend en considération qu’à la base la femme est plus perfide que l’homme (faut-il citer Nietzsche?), je peux vous assurer que la perverse narcissique est une véritable vipère qui fera tout pour détruire sa proie, choisie habilement, et ce quelles que soient les conséquences chez sa victime.

J’espère également que ce livre sera l’occasion pour certaines personnes - victimes – d’y voir plus clair, d’ouvrir les yeux, et de prendre conscience des choses, étape indispensable dans la rémission. Il ne s’agit pas de se victimiser, mais de prendre conscience de la situation, de cerner à qui l’on a affaire, pour prendre les choses en main et tout faire pour se sortir de ce cercle infernal. Sortir de la dépendance affective étant la dernière étape, mais la plus difficile.

A titre d’information, cette histoire se passant à 90 % à distance (subtilement imposée), lorsque je mettrai * cela signifiera un échange virtuel, soit SMS ou Facebook, et lorsque je mettrai – cela traduira un échange dialogué, fût-il physique ou par téléphone.

Pour des raisons de compréhensions évidentes, certains noms seront changés.

PREMIÈRE PARTIE

La vampirisation

En 2013, j’allais sur mes trente ans. En pleine période de doute sur le plan professionnel, ayant choisi de suivre ma passion, à savoir une vocation de cinéaste, je ne trouvais rien sur ce plan. J’avais pourtant tout fait pour me faire un CV visuel, à savoir une Bande démo de réalisateur. J’y ai même investi de l’argent dans mes courts métrages (à perte). Grâce à certaines qualités, j’ai réussi à faire des projets et à réunir des talents pour mes films. J’ai eu de belles images. Mais le monde du cinéma, la « grande famille » du cinéma français n’est que népotisme et copinage. Malgré de bons retours, je n’avais ni nom ni contact pour faire carrière. J’aurais beau eu remué ciel et terre, je finirais par me faire une raison plus tard. Quoi qu’il en soit, j’étais tout simplement chômeur la plupart du temps. Une vraie instabilité. Je vaquais de temps à autres à des emplois alimentaires, mais rien de plus.

A 25 ans, j’avais déjà eu une histoire rugueuse avec une femme de dix ans mon aînée, une histoire d’amour platonique (j’insiste) que j’ai écrite et publiée sous la forme de livre numérique (une novella, un court roman de 60 pages). Cela avait déjà entaché mon image auprès de ma famille et de mes amis. Trois ans pour m’en remettre, du deuil au manque en passant par les querelles familiales. Je n’entrerai pas dans les détails de cette histoire, celle-ci demeurant disponible dans ma novella Pourquoi pas je t’aime. Tout cela pour dire que j’étais donc la proie idéale d’une perverse narcissique, le jeune homme émotif, se cherchant émotionnellement, fragile et au grand cœur. Je reviendrai plus tard sur ces critères.

A 29 ans, j’avais eu peu de copines, et aucune relation substantiellement longue. Sans mal le vivre, naturellement, je recherchais à m’épanouir dans une relation amoureuse. J’avais été ça et là sur des sites de rencontres depuis quelques temps, sans jamais réellement rien trouver. J’étais en somme un cœur à prendre, une âme bienveillante, le bon gars. L’on m’a toujours considéré bon mec, la main sur le cœur. Lucie aura donc trouvé sa proie idéale rapidement. Car Lucie, c’est son prénom, la perverse narcissique. La fameuse.

Tout a commencé courant début 2013. Sur Facebook, j’avais débuté plusieurs amitiés virtuelles. Timide adolescent, je m’étais exprimé vers 18 ans alors en Terminale au Maroc à travers une personnalité prononcée. Artistique et passionné. Comme tout le monde, j’avais mes forces et mes faiblesses. Et mes faiblesses, Lucie les aura parfaitement cernées puis exploitées. Mon hypersensibilité m’avait déjà joué des tours, notamment à 25 ans où j’avais eu affaire à des gens somme toute mauvais. Ils n’y sont pas allés « mollo » avec moi. Le style de gens pas bien, pour faire simplement. Je m’en suis remis et je suis ouvertement passé à autre chose, et je ne souhaite plus les voir. Ne plus les avoir dans ma vie est un soulagement et une bénédiction, même si l’on m’a proposé de les revoir, ce que j’ai refusé. Au-delà de ma fragilité sensible, j’avais et j’ai aussi des forces. Un mental à toute épreuve. Je suis capable de me plonger à 200 % dans n’importe quelle aventure, n’importe quel projet. Mon côté passionné et mes « talents » (je le dis modestement) seront d’ailleurs une source du pourquoi Lucie m’aura choisi. Quoi qu’il en soit, dans ces amitiés virtuelles, j’avais une femme du nom de Elodie. Nous rigolions bien, notamment avec mes « excès » humoristiques de l’époque sur la sulfureuse Zahia qui avait captivé mon attention, aussi bien pour ses courbes que le ridicule de cette fille peu morale. Bref, je venais commenter sur le mur de cette Elodie, avec qui je suis toujours en contact, et je vois une Lucie parler de ses canards. Grand et fin amateur d’humour, ne me prenant jamais au sérieux (contrairement à ce que pourra dire Lucie dans le futur), je lui dis alors que j’adore les canards. Ce qui était vrai, j’aime tous les animaux. Je rajoute que j’aimerais voir des photos des siens. Cette Lucie me dit alors prestement « Je t’ai fait une demande d’ami tu peux venir les voir » (les photos). Les dés étaient lancés, ou pipés. J’acceptai sa demande, et allai voir ses canards. Ça en restera là pour le moment.

La vie suit son cours, entre mon chômage inhérent mais insidieux, mes recherches incessantes de trouver soit une production pour mes scenarii, soit un emploi dans l’audiovisuel, ou encore de vendre mes films (éternel rêve dans la magie du « cinéma » français, cela mériterait également un livre). Puis un jour, de ma personnalité parfois excentrique (je le reconnais), je publie ma page YouTube de compositions musicales. Car vous devez savoir, comme je vous l’ai dit, je suis un garçon passionné et artistique. J’ai écrit, j’ai réalisé et composé des musiques. Pas moins de dix-huit chansons étaient dans mon catalogue à ce jour. Mais à l’heure actuelle où je vous parle de cette période, beaucoup étaient sans paroles, car j’écrirais plus tard certaines pour Lucie, à qui je dédierais des chansons. Et je reste dans l’intime conviction dans son envie d’être aimée par moi (entre autres) que cela l’aura beaucoup fait jouir, mais de manière perverse et insidieuse. De cette publication, j’aurais un commentaire de cette Lucie avec qui pour le moment je n’avais eu aucun échange. Elle laissera simplement « Il y a des paroles ? :)», avec le smiley, sous forme d’interrogation. Je lui répondis « Oui, je ne laisserai pas une fan tomber :) ». L’approche était aussi bonne qu’efficace. Elle me caressait dans le sens du poil, à flatter mes « talents ».

Résultat, peu de temps après, je lui envoyai en message privé les paroles d’une de mes chanson. D’emblée, elle adora. Elle me disait que c’était très beau, et que j’écrivais bien. Elle m’a demandé de suite si j’en avais d’autres. Je reçus les mêmes compliments. Elle me demandait pourquoi je ne chantais pas dessus. Je lui répondis que je ne m’en sentais pas la trempe. Plus tard, après la rupture, non par rapport au fait de ce qu’elle venait de me dire ni à l’amour que j’éprouverais pour elle, je m’équiperais d’un micro pro pour chanter sur mes musiques. Je lui dédierais trois chansons.

De fil en aiguille de cette première conversation Facebook qui marquera tout un cycle, et ce pour les deux protagonistes, je lui envoyai une vidéo que j’avais montée en hommage à une chienne qui me fût proche, et qui était partie trop vite. Car Lucie avait 5 chiens ! Au début, je me disais : « Ça fait beaucoup de chiens quand même, n’est-elle pas une marginale ? ». Mais souvent, lorsqu’une jolie fille se présente à un garçon célibataire, on n’est guère trop regardant. Et puis, il faut vivre dans la vie.

Lucie était avec une amie et me fit signe le lendemain. Sa meilleure amie Lola, qui selon elle, et je le pensais aussi, était épris d’elle. C’était comme si Lucie avait besoin d’être aimée et désirée par tout son entourage. Nous eûmes la conversation suivante :

* J'ai regardé la vidéo, jolie braque :)

* Oui :) Elle était super cette chienne. La maman à gauche et la fille à droite, Fuchsia.

* C'est beau les braques allemands !! C’étaient les chiennes de tes parents?

* Oui, de ma mère.

* Je m'en doutais. Je viens de laver mes chiens, ça n'a pas plu à tout le monde.

* Lol. Oui ils n’aiment pas la douche, mais ils se laissent faire car ils savent que tu prends soin d'eux.

* C'est ça. Enfin c'est surtout que je les attache et qu'ils savent qu'ils n'ont pas le choix.

* ^^

* Fifi a vieilli, d'habitude je dois me battre avec elle et là elle n’a pas trop bronché.

* Moi aussi j'ai une chienne qui vieillit, celle de mon père.

* Quel âge?

* 14 ans, caniche.

* Ah oui ça commence à faire.

* Voici Ricca, la chienne de mon père dont je te parlais.

* :) et toi tu n’as pas de chien?

* Non. Je vis seul et dans un studio à Paris, donc ce n’est pas très propice. Mais mon beau-frère voudrait que je prenne un futur chiot de leur chienne Rockette. J'y réfléchis, j'ai encore le temps pour ça. Prendre un chien change la vie.

* Oui, c'est certain…

* Tu as des très gros chiens quand même :) Elodie m'a dit que tu vivais dans le centre de la France, du coup tu as une maison et jardin et tout ?

* Oui je vis près de Blois, je suis en location dans une maison avec 1000m² de terrain et je paie le même prix que mon dernier logement étudiant, un studio 18m² dans le 93 dans lequel je vivais avec 3 chiens, 1 lapin et 2 cochons d'inde...je me sens mieux ici :)

* Tu m'étonnes.

Bref, jusque-là, un jeune homme et une jeune fille qui font connaissance, tout est normal, sans qu’il n’y ait encore des attentes. Une simple conversation Facebook entre deux personnes qui se découvrent, comme des millions chaque jour sur le premier réseau social au monde. Lucie était avenante, jolie, amoureuse des animaux. Elle avait tout pour plaire. Et visiblement, elle s’intéressait à moi. Mais les choses n’allaient pas vraiment s’arrêter là.

Je l’informai de mes plans d’acheter un appartement à Nantes, car depuis des années j’envisageais de quitter Paris. Je n’en pouvais plus du stress parisien, du métro, des cagibis aux prix exorbitants. Depuis que j’avais visité il y avait bien trois ans de cela ma grande sœur à Lausanne, dans une grande ville à dimension humaine en Suisse, avec une haute qualité de vie, il trottait dans ma tête des plans de quitter Paris. Mais je fus retenu par mes amis. En effet, je n’avais jamais franchi le pas, de peur de m’isoler, et de se retrouver sans amis. Il me fallait en fait un électrochoc pour franchir ce palier. Et cet électrochoc, je l’aurais avec Lucie dans pas si longtemps que cela…

Rapidement, et c’est bien normal, Lucie me demanda ce que je faisais dans la vie. Je lui dis alors que j’étais réalisateur et que je travaillais dans l’audiovisuel. J’avais effectivement réalisé deux courts métrages dont j’étais fier, un pilote de série (dans le but de vendre le projet) et un clip vidéo musical (pour un ami, naturellement). Avec le recul et le profil de la perverse narcissique, je pense que ce fût l’élément déterminant à davantage entrer en contact avec moi, et à envisager quelque chose de plus qu’une simple amitié Facebook. Suite à ses questions, je lui appris les différents métiers du cinéma et de l’audiovisuel. Elle semblait aimer apprendre ces choses-là. Très très vite, elle émit le souhait de voir mes films (dans la même journée, dans la même conversation en fait).

Lucie se rendit vite compte qu’elle avait affaire à des films professionnels, pas un petit court métrage en DVCam. Elle m’accorda rapidement ses plus vives félicitations, visiblement impressionnée (car en fait, je l’apprendrais plus tard, les potes de Lucie s’essayaient au court métrage, mais de manière nettement moins pro – plus frivole). J’avais eu effectivement entre 15 et 26 personnes à manager sur mes deux courts métrages. Je peux vous assurer que concernant le deuxième court métrage, où j’avais, par chance, eu une aide financière de la part d’une mécène, gérer 26 personnes et tout un projet à hauteur de 9 000 euros avait de quoi vous forger une expérience, même si celle-ci n’était retenue que dans le monde audiovisuel ou cinématographique – ce qui est une hérésie tant on apprend à monter et à gérer tout un projet de A à Z. Mais les choses sont ainsi.

J’avais fait faire des Making Of aussi de mes films, mis en ligne. Et Lucie me trouvait très sérieux. Plus tard, après la rupture rapide, lors du début des rabaissements et des humiliations, elle dira de moi que je me prenais « trop au sérieux ». La demoiselle ne comprenait pas que j’essayais tout simplement de faire carrière, et non un film vite fait à l’arrache comme ses potes qui le faisaient pour le « fun ». Mais vous l’apprendrez plus tard, la perverse narcissique fait tout pour rabaisser les productions de sa victime, jusqu’à l’humilier. Et pour ce faire, tout est permis.

Lucie était alors vraiment impressionnée par mon travail. Cela est toujours agréable de voir le travail récompensé par des louanges, surtout lorsque l’on est passionné. Elle n’avait juste pas trop aimé le pilote de série. Je le comprends et le conçois, c’est mon projet le moins bon. Il s’agissait d’un projet de série humoristique, et bien que très créatif, je me suis rendu compte que faire rire était peut-être ce qu’il y avait de plus dur. Tout du moins, je n’excellais pas en la matière, bien que je fus accompagné par deux amis via des sessions Skype pour écrire ce projet. Je me sentais plus à l’aise, plus dans mon élément dans le drame. Et j’allais émouvoir Lucie.

**

*

Alors que l’on parlait de mes films, devant la bouche béate de Lucie, celle-ci passa du coq à l’âne et me demanda pourquoi je voulais emménager à Nantes. Elle s’excusa de me poser tant de questions (mais c’est normal pour un pervers narcissique de poser tant de questions, ils attendent avec intérêt vos réponses), avec humour naturellement. Visiblement, elle s’intéressait de plus en plus à moi, je n’avais jamais vraiment connu cela. Bien entendu, j’en étais ravi, voire flatté. Bref, je me sentais bien à lui parler. Elle m’écoutait, me lisait attentivement, et avec grand intérêt. Pour information, à ce moment de sa vie, Lucie ne travaillait pas et revenait d’une grosse gifle professionnelle. Mais j’y reviendrai plus tard, lorsque Lucie décidera de se confier, prête à tout me dire et à m’accueillir les bras ouverts dans sa vie.

Le fait d’évoquer mes raisons de quitter Paris allaient dans son sens. Elle me disait : « Tu prêches une convaincue ». Lucie détestait tout bonnement la capitale, et lorsqu’elle avait été contrainte à y faire ses études, elle pensait en « crever » (elle faisait beaucoup de RER). En gros, je rejoignais de plus en plus son monde. Car Lucie me confiera qu’elle n’aimait pas les personnes « normales » ; celles-ci ne faisaient pas parti de son « monde ». Comme si elle se confiait à se créer un « monde » (dont elle me parlera souvent).

Lucie cibla que j’étais un garçon artistique et sportif (à l’époque, j’avais un peu de poids donc je faisais du running en cardio et de la musculation). Je pense que cela lui plaisait grandement. J’ai toujours aimé l’outil Facebook, tant pour le fun que le sérieux comme la politique, ou la musique, et je publiais le nombre de pompes que je faisais (j’ai un esprit de compétiteur). Et Lucie le relevait, elle me disait que j’avais du courage. C’est comme si je finissais par avoir tout pour lui plaire ! Lucie était aussi une grande adepte de l’orthographe parfaite. Elle n’hésitera d’ailleurs pas à me rabaisser à la moindre petite faute que j’eusse pu faire après la rupture, sous son emprise, pour me faire mal. Même si c’étaient des fautes d’inattention. Car lorsque la perverse narcissique a bien ferré sa proie, qu’elle sent qu’elle lui est dévouée, irrémédiablement attachée, elle ne se prive pas de jouir de votre souffrance, sachant pertinemment comment vous faire horriblement mal, et s’en nourrir. Et ce jour-ci, je lui appris quelque chose dans ce domaine : le pluriel de scénario n’est point des scénarios, mais des scenarii. Décidément, « ce mec est formidable » devait-elle se dire ! En tout cas, selon ses écrits par messages Facebook, son comportement le traduisait ouvertement.

Une chose également. L’été 2013 fut pour moi pénible à un égard : j’avais des maux de tête, et de sinus. Je ne savais pas encore ce que j’avais mais cet état finissait par être invalidant. Je pensais le pire à force de voir des médecins qui ne trouvaient rien, comme le sida (!). Alors qu’il n’y avait aucune raison d’avoir contracté ce virus. Finalement, j’apprendrais que j’avais une polypose. Les polypes sont des tumeurs bénignes, une excroissance des muqueuses des sinus. D’où les affreux maux de tête et douleurs aux sinus. Cette maladie est considérée comme invalidante, mais elle se stabilisera avec le temps. Elle est souvent associée à l’asthme sur un terrain allergique que j’avais depuis l’enfance (mais aucune crise depuis mes 6 ans). Mais entre la souffrance amoureuse qui sera abordée, les traitements et la douleur de la polypose, je vous promets un vrai régal dans ce livre !

Je finis par faire part à Lucie de ces maux de tête. Je ne m’en suis pas rendu compte sur le coup, mais tout ce qu’elle aura à dire c’est « Ça a l’air chiant ce que t’as », ou plus tard juste après la rupture « J’espère que j’aurai jamais ça ». Ma parole, quelle empathie pour les autres ! Je ne relevais pas le début de la vraie facette de cette fille, qui, pardonnez-moi d’être vulgaire, ne pensait en fait qu’à sa gueule. D’ailleurs, avant la rencontre, elle me demandait « Ça va aller mieux ? ». Alors, comment interpréter cette question ? Ça va aller mieux car j’envisage d’être avec toi, ou j’espère que ça ira mieux pour toi ? Je me pose vraiment la question aujourd’hui. Et je pense avoir ma réponse.

En parlant de ma polypose avec elle, je lui fis

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Avis des lecteurs

  • (1/5)
    A mon avis, le titre de ce livre est largement galvaudé. L'auteur joue la carte l'honnêteté en racontant le récit de sa rencontre avec beaucoup de sincérité. Mais en même temps, il se tire une balle dans le pied car au final, il n'est absolument pas question de perversion narcissique dans l'attitude de la jeune femme décrite comme un monstre de façon un peu abusive, je trouve.
    Le pitch est relativement simple : Il s'agit d'une rencontre sur internet où les deux interlocuteurs s'enflamment virtuellement avant la rencontre. Mais lors de la rencontre, c'est un fiasco dû au fait que l'auteur se révèle frappé du syndrome du mec gentil, sauveur et toutou de ces dames.
    En bref, il ne faut que très peu de temps à la jeune femme pour se rendre compte qu'elle préférait en rester là, mais qui a cependant fait l'erreur fatale de ne pas être assez expéditive en tentant maladroitement de proposer à l'auteur de rester ami. Ce qui a suscité chez ce dernier une rage narcissique sans précédent qui a abouti à ce livre qui semble avant tout l'aider à assouvir sa petite vengeance très personnelle. Merci de comprendre que ça n'intéresse pas grand monde
    En définitive, si l'auteur avait simplement respecté dès le départ la décision de la jeune femme en passant très vite à autre chose, ce livre aurait tenu en 5 pages.
    Mais non, il ne fait que répéter inlassablement qu'il revient de manière obsessionnelle et sempiternelle vers elle en l'accusant de le manipuler alors qu'elle ne demande rien. C'est déjà lourd à lire, j'imagine que ça a été sacrément dure à vivre pour la jeune femme en question.
    L'auteur se dit bon en cinéma mais renonce car il trouve le milieu "népotique". Suite à cela il se lance dans le commerce VRP mais s'arête car son patron est méchant. Tout ça pour finir à se tourner vers l'écriture en écrivant un livre revanchard sur une femme qui n'a tout simplement pas voulu de lui après l'avoir rencontré en réel. Amis de la victimisation zélée, bonjour!
    En bref, la partie analytique sur la perversion narcissique qui semble avoir été tirée d'autres ouvrages est correcte. Cette partie finale du livre peut servir de note explicative quant au concept de la perversion narcissique. Informations que l'on peut trouver à profusion sur le web, cela dit.
    Mais en toute honnêteté, l'auteur ne peut absolument pas se targuer d'avoir été en contact avec un pervers narcissique. Heureusement pour lui, j'ai envie de dire, car vu la fragilité à peine dissimulée qu'il exhibe, je pense qu'il se serait fait complètement écrabouiller, le cas échéant!