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Le printemps d'Ann

Le printemps d'Ann

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Le printemps d'Ann

Longueur:
160 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
5 nov. 2018
ISBN:
9781386793649
Format:
Livre

Description

Après Froid d'hiver et Pluie d'automne, arrive Le printemps d'Ann.

Le shérif Burt vient d'informer Peter que l'une des amies d'Ann a été retrouvée morte, étendue sur un parterre de fleurs.
Le cadavre ne présente que peu de signes de violence mais son cou a été tranché net.
Le cauchemar est de retour à Boad Hill, mais cette fois-ci, plus de Jack aux pieds de plume, plus d'imitateur. Les cadavres fleurissent pendant ce printemps des roses, comme l'a surnommé le shérif Burt Duchamp qui, une fois encore, fait appel au pouvoir de Peter pour résoudre les crimes.

Éditeur:
Sortie:
5 nov. 2018
ISBN:
9781386793649
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Sobre el autor: Crecí y empecé a escribir influenciado por el maestro del terror y el thriller, Algunos libros míos son: "Los inicios de Stephen King", "La caja de Stephen King", "La historia de Tom" la saga de zombis "Infectados", "Miedo en la medianoche", "Toda la vida a tu lado", "Arnie", "Cementerio de Camiones", "Siete libros, Siete pecados", "La casa de Bonmati", "El Sanatorio de Murcia", "Otoño lluvioso", "La primavera de Ann", "El hombre que caminaba solo", "Tú morirás", "Muerte en invierno", "El club de los tres", "El callejón de Anglés", "El vigilante del Castillo" y "El frío invierno"


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Aperçu du livre

Le printemps d'Ann - Claudio Hernandez

Le printemps d’Ann

Claudio Hernández

Première édition eBook : janvier 2018.

Titre : Le printemps d’Ann.

©   2017 Claudio Hernández.

©   2017 Illustration de couverture : cokacoka  deposiphotos

––––––––

Tous droits réservés.

La présente publication, y compris ses éléments de couverture, ne saurait être en tout ou partie reproduite, stockée ou transmise par quelque support que ce soit, qu’il s’agisse d’une transmission électronique, mécanique, optique, par enregistrement, sur Internet ou par photocopie, sans l’autorisation préalable de son éditeur ou de son auteur. Tous droits réservés

Je dédie ce livre à mon épouse, Mary, qui supporte chaque jour, patiemment, mes gamineries. J’espère qu’elle ne cessera jamais de le faire. J’ai déjà écrit de nombreux ouvrages et, dans chacun, son parfum se glisse entre les lignes.

Là où tout a commencé

Les premiers rayons du soleil éclairaient les marguerites, les dahlias et les hortensias, entre autres, et faisaient fondre le givre, en cette matinée de la première semaine du printemps. Les gouttes glissaient le long de leurs tiges.

Les doigts crispés, tournés vers le ciel bleu de l’aube, sortaient des fleurs, imploraient qu’on les remarque. C’était Amélia, ce n’était pas une élève du lycée New Academy de Boad Hill. C’était la meilleure amie de l’amour platonique de Peter, le gars à la lueur. La meilleure amie d’Ann.

Elle était morte. Elle avait les yeux grands ouverts, et les gouttes de rosée caressaient ses joues froides et livides.

1

Il se réveilla en sursaut, le corps trempé de sueur et la bite droite comme une barre de fer. Sans ses lunettes sur le nez, ses yeux avaient du mal à faire le point. Un léger rictus naquit au coin de sa bouche. Les joues baignées par les rayons du soleil qui traversaient la fenêtre comme de puissantes lampes-torches, il sourit lascivement et se remémora le rêve érotique qu’il venait de faire, avec Ann dans le premier rôle. Il prit soin de s’en souvenir dans le moindre détail. Son cœur tambourinait dans sa poitrine.

Elle était abandonnée, allongée sur le lit, entièrement nue, les seins dressés. Elle regardait le plafond, un sourire béat sur le visage. Plus large que ce que ses lèvres charnues et humides lui permettaient. Peter lui avait enlevé sa culotte, les mains tremblantes, tandis qu’elle dégrafait son soutien-gorge ; il gisait à présent par terre, comme un papier froissé et oublié. La chambre était lourde de la chaleur de leurs corps excités et de leurs respirations haletantes. L’ampoule blanche qui se cachait dans le plafonnier illuminait ses yeux, qui brillaient comme des diamants. Gênés, ils tremblaient comme des agneaux sur le point de connaître leur sort. L’air était dense et sec. Si moite qu'ils avaient du mal à respirer. Leurs corps se mirent à transpirer par tous leurs pores ; il se dégageait d’Ann un parfum de caramel. Peter était heureux. Ses lunettes sur le nez et le sexe dressé. Il s’approcha d’elle avec une pudeur mêlée d'excitation. Ann écarta ses interminables jambes. Elle dévoila son pubis et, au milieu, son sexe humide.

Elle sourit puis se mit à rire. Il rit aussi, et il appuya ses mains contre le matelas, qui descendirent sur ses fesses, puis son sexe atteignit sa cible. Il sentait sa chaleur contre son pénis. Il laissa échapper un rire et une rafale d'air chaud traversa la fenêtre ouverte, comme l'onde d'un feu d'artifice explosant dans le ciel. La brise chaude caressait leurs corps entremêlés. Elle enveloppait chacun de leurs frôlements. Chacun de leurs sourires. Elle était enfin à lui, se dit Peter en la pénétrant avec douceur. Ann tourna la tête sur le côté en laissant échapper un gémissement en réponse au plaisir qu’elle éprouvait à cet instant. Il la pénétra un peu plus fort. Ses testicules étaient durs comme de la pierre ; c’était douloureux, mais tellement agréable. Elle gémit à nouveau et il entra un peu plus en elle. Il parcourut de sa langue l’un de ses tétons qui s'étaient durcis et avaient changé de couleur. Un rose très foncé. Marron, peut-être. Ou bleu. Elle haleta lorsque sa langue se posa sur son mamelon. Délicatement, il serra les dents sur le bout de son sein. Il aurait pu le lui arracher, et chaque fois qu’il serrait les dents, Ann remuait les hanches et enfouissait ses mains dans sa longue chevelure en bataille. Elle ferma les yeux. Ses paupières masquèrent ses yeux clairs et étincelants. Il approcha ses lèvres des siennes, en gardant le rythme de ses va-et-vient. Ses lèves humides l’excitaient plus que de raison. Il accéléra ses mouvements. Des frissons le parcouraient quand il l’embrassait. Elle ne cessait de secouer la tête, et lui cherchait ses lèvres charnues tout en la pénétrant plus frénétiquement. De plus en plus vite, jusqu’à ce qu’il sente quelque chose de dense jaillir de ses testicules et finir au bout de son sexe. Il éjacula et elle hurla de plaisir. C’est là qu’il s’était réveillé.

- Et si ça arrivait vraiment ? murmura-t-il en tournant ses yeux mi-clos vers la fenêtre.

Il aurait voulu s’en souvenir encore, mais la sonnerie de son portable, posé sur sa table de chevet, le ramena à la réalité. Il venait de faire un rêve érotique, il était toujours en érection et son portable vibrait énergiquement.

Sa main gauche atteignit le téléphone. Il regarda l’écran mais, sans ses lunettes, l’inscription était floue, mais il distingua le nom : Burt.

Il posa le pouce sur l'icône de l'appel entrant et décrocha.

- Peter ! J’ai encore besoin de toi, petit. Après un silence bref mais pesant, la voix de Burt reprit. Qu’est-ce que tu faisais ? Je t’ai appelé quatre fois ! Il est dix heures du matin.

Peter ne sut quoi répondre.

Burt parlait toujours dans l’écouteur qu’il avait décollé de son oreille, mais il entendit nettement la nouvelle. Les problèmes recommençaient.

Il regarda son sexe et observa qu'il était couvert d'une substance opaque et qu'il s'était rabougri.

La journée venait de commencer.

Et le printemps aussi.

Cette magnifique saison.

- Je t’écoute, Burt, dit Peter en rapprochant le téléphone de son oreille.

Et c’était reparti pour un tour.

2

- Et celui-là, on va l’appeler comment ? aboya Burt Duchamp en ajustant son chapeau. Jack aux pieds de je-ne-sais-quoi troisième du nom ?

Ça ne rimait à rien, et il savait pourquoi. Il resta silencieux quelques instants, sous la brise de ce début de printemps.

La bouche de Jack Hodge s’étirait en diagonale, comme s'il s'apprêtait à éclater de rire. Néanmoins, ce qui semblait le plus sur le point d’exploser, c’était ses flatulences. Il se retint et une grimace se dessina sur son visage l’espace d’un instant. Il sourit à nouveau et ses yeux brillèrent sous son chapeau de feutre. Il était appuyé contre le capot de la voiture de patrouille. Il se disait qu’à ce stade, il n’était plus étonné de voir apparaître des cadavres dans une ville paisible où il ne se passait jamais rien. Comme lors de l’hiver glacial et l’automne pluvieux, lui criait une petite voix. Le bon sens céda la place à la gravité.  

- On ne peut rien affirmer, chef. Enfin, c’est mon avis de simple enquêteur, dit-il en ouvrant les mains comme un curé qui s'apprête à prier devant une tombe, au cimetière. Il est encore tôt pour donner un surnom au tueur ou à la tueuse. Il est possible que ce soit un accident...

- Comme il est possible que ta mère se tape ton cher voisin ! vomit Burt. Je fais ce que je veux ! Tu as vu son cou ?

Il désigna la pauvre femme dont les yeux étaient restés ouverts.

Jack haussa les épaules. Son visage en disait long et son sourire malicieux avait fondu sous les rayons du soleil.

- Bon... C’est sûr qu’elle a une sacrée balafre au cou. On a dû l’entailler avec quelque chose de très affûté. Beaucoup plus qu’un couteau de cuisine.

- Entailler ? Tu veux dire, égorger ? lui lança Burt en se fourrant dans la bouche le cure-dents qu'il venait de sortir de la poche de sa veste.

Il aurait préféré que ce cure-dents soit une clope.

- Excusez-moi, chef, je n’étais pas...

- Concentré ? rétorqua Burt en portant la main à son chapeau de feutre pour bien le visser sur sa tête.

Cette drôle de manie lui était venue le jour où il avait perdu sa famille.

- Je devrais te botter le cul et t’envoyer aux pelotes, poursuivit-il.

Lloyd Chambers avait envie de rire, mais il se retint. Il était debout à côté de Burt, mais hors de son champ de vision. Sa grande silhouette, dilatée et courbée, lui donnait l’air d’un corbeau.

Et tandis qu’ils se comportaient comme des gamins, les yeux désormais vitreux d’Amélia semblaient les observer et implorer leur aide. Burt cracha le cure-dents qu’il mâchouillait. Le cure-dents fut suivi d’un crachat qui se dispersa comme de la chevrotine. Le cure-dents et le crachat disparurent entre les fleurs. Richard Priest, le nouveau qui ne l'était pas tant que ça, observa la trajectoire du cure-dents. Sans sourciller et appuyé contre le haut de la portière de la voiture de patrouille, il détourna le regard vers le parterre de fleurs, presque sèches. La gelée blanche avait disparu et, avec elle, les gouttes d’eau.

- Belle saison pour les roses, dit soudain Burt, en inspirant profondément.

- Chef, il n’y a pas de roses ici, répondit passivement Richard.

- Il doit bien y avoir des roses quelque part. Mais ce n’est pas le sujet pour le moment.

Burt le regarda, l’air grave, et ses yeux ne brillèrent pas le moins du monde sous les

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