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Qu'es que le Tiers-Etat ?: & dire de l'abbé Sieyès sur le véto royal

Qu'es que le Tiers-Etat ?: & dire de l'abbé Sieyès sur le véto royal

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Qu'es que le Tiers-Etat ?: & dire de l'abbé Sieyès sur le véto royal

Longueur:
123 pages
1 heure
Sortie:
Dec 12, 2018
ISBN:
9788829573608
Format:
Livre

Description

Texte fondateur de la révolution française, ce pamphlet a été publié en janvier 1789 par l’abbé Sieyès en prélude à la convocation des Etats généraux convoqués par Louis XVI.
Ces textes traduisent la pensée d’Emanuel-Joseph Sieyès homme d’Eglise et homme politique. Fervent partisan de la révolution, il sera élu député du tiers état aux Etats Généraux. Ce n’est qu’en 1793 qu’il abandonne sa charge de prêtre pour disparaitre durant la Terreur. Avant de reparaître 1an plus tard sur la scène politique et après une tumultueuse carrière sera nommé comte d’Empire en 1808 sous Napoléon Bonaparte.
L’intellectuel français Benjamin Constant disait de Sieyès :
« Personne jamais n’a plus profondément détesté la noblesse. »
Sortie:
Dec 12, 2018
ISBN:
9788829573608
Format:
Livre

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Qu'es que le Tiers-Etat ? - Emanuel-Joseph Sieyès

Qu’est-ce que le tiers état ?

&

Dire de l’abbé Sieyès sur la question du véto royal

Emmanuel-Joseph Sieyès

1789

Edité par Elliot Bramham

©2018 Elliot Bramham

Table des matières

Avant-propos

Lettre de convocation des états généraux à Versailles

Qu’es que le tiers état ?

Introduction

Chapitre premier. Le tiers état est une nation complète.

Chapitre 2. Qu’est-ce que le tiers état a été jusqu’à présent ? Rien.

Chapitre 3. Que demande le tiers état ? à devenir quelque chose.

Chapitre 4. Ce que le gouvernement a tenté et ce que les privilégiés proposent en faveur du tiers.

Chapitre 5. Ce qu’on aurait dû faire principes à cet égard.

Chapitre 6. Ce qui reste à faire. Développement de quelques principes.

Dire de l’abbé Sieyès sur la question du véto royal

Réveil du Tiers-Etat

Anonyme 1789

Avant-propos

    Ce célèbre Pamphlet servait de prélude à la convocation des Etats généraux.

    Le 10 juin 1789, à l’initiative de Sieyès, le tiers état invite les députés des deux autres ordres à s’unir. Certains se joignent à eux. Il s’agit donc de la suppression des ordres face au roi créant une représentation nationale en une seule assemblée. Sur la motion de l’Abbé Sieyès, le groupe se constitue assemblée nationale le 17 juin car « il représente 96 pour cent de la nation » et se donne le pouvoir de consentir les impôts. Louis XVI face à cet acte révolutionnaire fait fermer la salle le 20 juin. La nouvelle assemblée nationale se retrouvera dans la salle du jeu de paume où ils firent le serment de ne pas se séparer avant l’élaboration d’une Constitution.

Quant au dire de l’abbé Sieyès, il s’agit d’un discours prononcé à la Séance du 7 Septembre 1789, exprimant la vision de l’auteur sur le véto royal.

    Cette édition illustrée de l’ouvrage Qu’es que le tiers état ? et Dire de l’abbé de l’Abbé Sieyès sur la question du véto royal a été réalisée en 2018 afin d’offrir au lecteur un contenu de qualité pour que la lecture de ces textes fondamentaux issu de la révolution de 1789 soit des plus plaisante.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Elliot Bramham

Lettre de convocation des états généraux à Versailles

De par le Roi,

Notre aimé et féal.

Nous avons besoin du concours de nos fidèles sujets pour Nous aider à surmonter toutes les difficultés où Nous Nous trouvons relativement à l'état de Nos finances, et pour établir, suivant nos vœux, un ordre constant et invariable dans toutes les parties du gouvernement qui intéressent le bonheur de nos sujets et la prospérité de Notre royaume. Ces grands motifs Nous ont déterminé à convoquer l'Assemblée des États de toutes les provinces de notre obéissance, tant pour Nous conseiller et Nous assister dans toutes les choses qui seront mises sous nos yeux, que pour Nous faire connaître les souhaits et doléances de nos peuples, de manière que par une mutuelle confiance et par un amour réciproque entre le souverain et ses sujets, il soit apporté le plus promptement possible un remède efficace aux maux de l'État, que les abus de tous genre soient réformés et prévenus par de bons et solides moyens qui assurent la félicité publique et qui nous rendent à Nous particulièrement, le calme et la tranquillité dont Nous sommes privés depuis si longtemps.

Donné à Versailles, le 24 janvier 1789

Première page de la version original du pamphlet

Qu’es que le tiers état ?

Introduction

« Tant que le philosophe n’excède point les limites de la vérité, ne l’accusez pas d’aller trop loin. Sa fonction est de marquer le but, il faut donc qu’il soit arrivé. Si, restant en chemin, il osait y élever son enseigne, elle pourrait être trompeuse. Le devoir de l’administrateur, au contraire, est de graduer sa marche, suivant la nature des difficultés… Si le philosophe n’est au but, il ne sait où il est ; si l’administrateur ne voit le but, il ne sait où il va. »

Le plan de cet écrit est assez simple. Nous avons trois questions à nous faire :

1º Qu’est-ce que le tiers état ? Tout.

2º Qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien.

3º Que demande-t-il ? À être quelque chose.

On verra si les réponses sont justes. Nous examinerons ensuite les moyens que l’on a essayés, et ceux que l’on doit prendre, afin que le tiers état devienne, en effet, quelque chose. Ainsi nous dirons :

4º Ce que les ministres ont tenté, et ce que les privilégiés eux-mêmes proposent en sa faveur.

5º Ce qu’on aurait dû faire.

6º Enfin, ce qui reste à faire au tiers pour prendre la place qui lui est due.

Ouverture des Etats généraux à Versailles, 5 mai 1789

Auguste Couder, 1839

Chapitre premier. Le tiers état est une nation complète.

Que faut-il pour qu’une nation subsiste et prospère ? Des travaux particuliers et des fonctions publiques. On peut renfermer dans quatre classes tous les travaux particuliers : 1º la terre et l’eau fournissant la matière première des besoins de l’homme, la première classe dans l’ordre des idées sera celle de toutes les familles attachées aux travaux de la campagne. 2º depuis la première vente des matières jusqu’à leur consommation ou leur usage, une nouvelle main-d’œuvre, plus ou moins multipliée, ajoute à ces matières une valeur seconde plus ou moins composée. L’industrie humaine parvient ainsi à perfectionner les bienfaits de la nature, et le produit brut à doubler, décupler, centupler de valeur. Tels sont les travaux de la seconde classe. 3º entre la production et la consommation, comme aussi entre les différents degrés de production, il s’établit une foule d’agents intermédiaires, utiles tant aux producteurs qu’aux consommateurs ; ce sont les marchands et les négociants. Les négociants, qui comparent sans cesse les besoins des lieux et des temps, spéculent sur le profit de la garde et du transport ; les marchands, qui se chargent en dernière analyse du débit, soit en gros, soit en détail. Ce genre d’utilité désigne la troisième classe. 4º outre ces trois classes de citoyens laborieux et utiles qui s’occupent de l’objet propre à la consommation et à l’usage, il faut encore dans une société une multitude de travaux particuliers et de soins directement utiles ou agréables à la personne. Cette quatrième classe embrasse depuis les professions scientifiques et libérales les plus distinguées, jusqu’aux services domestiques les moins estimés.

Tels sont les travaux qui soutiennent la société. Qui les supporte ? Le tiers état. Les fonctions publiques peuvent également, dans l’état actuel, se ranger toutes sous quatre dénominations connues, l’épée, la robe, l’église et l’administration. Il serait superflu de les parcourir en détail, pour faire voir que le tiers état y forme partout les dix-neuf vingtièmes, avec cette différence qu’il est chargé de tout ce qu’il y a de vraiment pénible, de tous les soins que l’ordre privilégié refuse d’y remplir. Les places lucratives et honorifiques seules y sont occupées par des membres de l’ordre privilégié. Lui en ferons-nous un mérite ? Il faudrait pour cela, ou que le tiers refusât de remplir ces places, ou qu’il fût moins en état d’en exercer les fonctions. On sait ce qui en est ; cependant, on a osé frapper l’ordre du tiers d’interdiction. On lui a dit : « quels que soient tes services, quels que soient tes talents, tu iras jusque-là ; tu ne passeras pas outre. Il n’est pas bon que tu sois honoré. » Quelques rares exceptions, senties comme elles doivent l’être, ne sont qu’une dérision, et les discours qu’on se permet dans ces occasions rares, une insulte de plus.

Si cette exclusion est un crime social envers le tiers état, pourrait-on dire au moins qu’elle est utile à la chose publique ? Eh ! Ne connaît-on pas les effets du monopole ? S’il décourage ceux qu’il écarte, ne sait-on pas qu’il rend inhabiles ceux qu’il favorise ? Ne sait-on pas que tout ouvrage dont on éloigne la libre concurrence sera fait plus chèrement et plus mal ? En dévouant une fonction quelconque à servir d’apanage à un ordre distinct parmi les citoyens, a-t-on fait attention que ce n’est plus alors seulement l’homme qui travaille qu’il faut salarier, mais aussi tous ceux de la même caste qui ne sont pas employés, mais aussi les familles entières de ceux qui sont employés et de ceux qui ne le sont pas ? A-t-on fait attention que cet ordre de choses, bassement respecté parmi nous, nous paraît méprisable et honteux dans l’histoire de l’ancienne Égypte et dans les relations de voyages aux Grandes-Indes ?… Mais laissons des considérations qui, en agrandissant la question, en l’éclairant peut-être, ralentiraient pourtant notre marche. Il suffit ici d’avoir fait sentir que la prétendue utilité d’un ordre privilégié pour le service public n’est qu’une chimère ; que

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