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Qui sommes-nous nous les humains?

Qui sommes-nous nous les humains?

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Qui sommes-nous nous les humains?

Longueur:
492 pages
5 heures
Éditeur:
Sortie:
15 mai 2019
ISBN:
9782897552527
Format:
Livre

Description

Ce livre offre au lecteur une vue d’ensemble sur ce qui peut caractériser l’être humain, en portant un regard biologique, psychologique et sociologique qui permet d’expliquer le comportement humain. Il répondra aux questions que peut se poser le lecteur : qui sommes-nous? Quelles sont nos origines? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces? Comment fonctionne notre organisme, particulièrement notre cerveau? Quelles sont les influences de nos différents environnements (la famille, l’école, le milieu socioéconomique, la culture) ?

L’approche d’écriture étant la vulgarisation scientifique permet d’aller assez en profondeur tout en étant accessible à un large public de lecteurs. L’auteur se permet, tout au long de l’ouvrage, de présenter ses réflexions, ce qui en facilite la lecture.

Le but de ce livre est donc d’essayer de comprendre la complexité de la « nature humaine » et de ce qui influence ses comportements. Il propose une somme importante de connaissances qui permet au lecteur de développer sa propre vision de ce qu’est l’être humain.
Éditeur:
Sortie:
15 mai 2019
ISBN:
9782897552527
Format:
Livre

À propos de l'auteur

PIERRE POTVIN, Ph. D. est psychoéducateur de profession et professeur chercheur retraité de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Il est auteur et coauteur de nombreux articles scientifiques et professionnels, de rapports de recherche et d’outils de soutien à l’intervention psychoéducative. Il a reçu divers prix et reconnaissances (membre émérite et honoraire d’organismes, médaille d’excellence en recherche). Après avoir publié quatre livres universitaires en psychoéducation aux Éditions Béliveau, ce livre représente son deuxième essai après Qui sommes-nous, nous les humains?, paru aux Éditions Première chance.


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Aperçu du livre

Qui sommes-nous nous les humains? - Pierre Potvin

Potvin

L’auteur

Pierre Potvin, Ph. D. Psychoéducateur de profession, est détenteur d’une Maîtrise en psychoéducation (M.Sc.) ainsi qu’un Doctorat en psychopédagogie (Ph. D.). Il est professeur chercheur associé au département de psychoéducation de l’UQTR et chercheur associé au Centre de Transfert pour la Réussite Éducative du Québec (CTREQ). Il est auteur de nombreux articles scientifiques et professionnels, de Répertoires d’activités et de Guides d’intervention pour les intervenants. Il a publié trois livres chez Béliveau Éditeur : Prévenir le décrochage scolaire ; Comprendre l’apprentissage pour mieux éduquer et L’alliance entre le savoir issu de la recherche et le savoir d’expérience.

Membre émérite de l’Ordre des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec (OPPQ), il se voyait décerner, en mai 2012, la médaille d’excellence de la Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) pour sa contribution à la recherche en éducation. En septembre 2014, le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec le nommait Membre honoraire du CTREQ.

Note aux lecteurs et aux lectrices

Les chiffres en caractère gras sont des notes de bas de page, alors que les chiffres entre parenthèses (-) sont des références qui se retrouvent à la fin du livre.

Ce pictogramme et le texte en italique qui suit signifient que c’est une réflexion de l’auteur.

Introduction

Écrire un livre est une expérience d’humilité. On en vient à réaliser combien de choses que l’on croyait comprendre sans que ce soit vraiment le cas, du moins pour les expliquer clairement. J’ai énormément appris en écrivant ce livre et j’espère que ce sera aussi votre cas en le lisant (Inspiré de Ledoux, 2003) (⁷⁸).

Je n’écris pas pour transmettre ce que je sais, mais pour apprendre et transmettre ce que j’arrive à comprendre (Pierre Potvin).

***

Albert Jacquard, ce grand scientifique et vulgarisateur de la science, expliquait que la meilleure définition de la singularité humaine était qu’un être humain, c’est un morceau d’univers, constitué des mêmes protons, neutrons et électrons, mais qui est capable de penser que demain existera¹.

Quelque six millions d’années ont été nécessaires pour le développement et l’aboutissement à notre espèce. C’est au cours des 100 000 dernières années que s’est développé le néocortex, une calotte de tissus cérébrale qui a favorisé notre « humanisation ».

L’idée de départ de ce livre était de répondre à un besoin qui m’habitait depuis quelques années, soit de faire le point sur comment je me représente l’être humain, d’où la question : Qui sommes-nous, nous les humains ? Et aussi « Qui suis-je ? ». Ce besoin est issu d’une motivation à mieux me connaître, à faire une synthèse de ma compréhension de ce qu’est l’être humain et possiblement aussi influencé par mon histoire « religieuse » judéo-chrétienne dont l’une des questions fondamentales est liée au créateur de l’univers.

Mais, pourquoi chercher à savoir Qui nous sommes ? Essentiellement pour connaître l’histoire de « notre développement », de quoi et de comment nous sommes « fabriqués » nous les humains. Aussi, comment fonctionnent notre organisme, notre personnalité. Si je connais mieux mes origines, le fonctionnement de mon organisme, particulièrement mon cerveau, j’aurai possiblement plus de moyens pour mieux me connaître, pour mieux vivre et mieux comprendre les raisons de mes choix, de mes actions, de mes valeurs.

Le contenu de ce livre me représente et témoigne de mes sensibilités, de mes intérêts et aussi des domaines où j’éprouve le sentiment d’une certaine compétence, mais aussi de certaines de mes limites. Je me considère davantage comme un généraliste plutôt qu’un expert. Mes diverses formations universitaires m’ont préparé à relever le défi de la présente démarche de recherche et de transfert de connaissances. Ainsi, toutes mes formations m’ont été utiles : l’éducation physique, la psychomotricité, la psychologie (psychologie dynamique, béhaviorisme social, psychologie sociale), les sciences de l’éducation (particulièrement l’apprentissage) et ces dernières années mon intérêt marqué pour les neurosciences. Mes expériences de recherche universitaire ont été également d’un grand secours afin d’assurer la rigueur dans ma démarche.

Le but de ce livre est d’essayer de comprendre la complexité de la « nature humaine » et de ce qui l’influence ainsi que de partager avec vous, mes lecteurs et lectrices, les résultats de certaines de mes lectures, de mes réflexions et analyses.

En m’inspirant et faisant mien ce qu’écrivait dans l’un de ses nombreux ouvrages le grand théologien et philosophe Hans Khün, j’affirme que : dans toute la mesure du possible, ma formulation dans ce livre cherche à rester simple et accessible au lecteur non spécialiste dans le domaine des neurosciences ou de la psychologie, sans pour autant sacrifier la précision, la nuance et la rigueur.

Le sujet de ce livre est très vaste et chaque chapitre pourrait faire l’objet de plusieurs livres écrits par de grands chercheurs. Des scientifiques dans les domaines de la cosmologie, de la paléoanthropologie, de la biologie, des neurosciences, de la neuropsychologie, de la sociologie et de la culture pousseraient plus en profondeur les thèmes que j’aborde. J’ai choisi d’offrir au lecteur une vue d’ensemble de ce qui peut caractériser l’être humain. D’aller assez en profondeur, mais pas trop, afin de ne pas perdre de vue que cet ouvrage s’adresse à un large public de lecteurs « avertis » et intéressés par le même questionnement que moi : Qui sommes-nous ? Qu’est-ce qui nous différencie des autres espèces ? Quelles sont nos origines ? Comment fonctionne notre organisme ? Quelles sont les influences des divers environnements sur notre développement personnel et collectif ?

Afin de tenter de répondre à ces questions complexes, j’utilise une approche biopsychosociologique. Les neurosciences, plus particulièrement la neuropsychologie, seront très présentes dans mon analyse.

Le présent livre propose une somme importante de connaissances qui vont permettre au lecteur de développer sa propre vision de ce qu’est l’être humain. Cette démarche chez le lecteur pourra favoriser une ouverture à la connaissance de soi et sera alors un outil de développement personnel. 

Ce livre puise dans les connaissances scientifiques actuelles. Toutefois, j’ai dû faire certains choix basés sur mes propres intérêts et mon champ de compétence. De plus, je n’ai pas cherché à intégrer dans ce livre tout ce qui existe et peut être vu comme important aux yeux d’experts, mais plutôt à me limiter à ce qui m’est apparu comme essentiel. 

Cet ouvrage utilise les connaissances issues de la recherche effectuée par différentes disciplines (cosmologie, paléoanthropologie, neurosciences, psychologie, sociologie, éducation, etc.) ainsi que l’intégration que j’en ai faite, afin de les rendre le plus facilement accessibles. Je considère avoir réalisé un transfert de connaissances en utilisant des savoirs, en les traitant, en les adaptant et en les diffusant. Sans toutefois négliger la rigueur et le souci d’une information valide au moment où cette information est publiée.

Concernant les connaissances abordées dans cet ouvrage, je voulais m’assurer que l’information que vous, lecteur, alliez y trouver soit la plus valide possible. J’ai fait appel à quelques universitaires experts (biologiste, neuroscientifique, psychologue, sociologue) afin de valider certaines informations. De plus, j’ai demandé à des amis-critiques² de lire le manuscrit afin de bénéficier de leurs commentaires pour l’améliorer et ainsi m’assurer que l’ouvrage pourrait rejoindre un large public averti.

Le domaine abordé est très complexe et il reste encore beaucoup à découvrir à la science en ce qui concerne la compréhension de l’évolution des espèces, des caractéristiques spécifiques de l’être humain, de la compréhension des mécanismes du cerveau tout particulièrement de la conscience. Plusieurs théories s’affrontent et parfois se contredisent. De plus, la science étant ce qu’elle est, en constante évolution, il arrive régulièrement que je mentionne que « les chercheurs ne font pas consensus » sur tel ou tel phénomène, ou encore que telle théorie est critiquée et remise en question. Une attitude de grande prudence est donc recommandée, puisque la « vérité scientifique » reste souvent une vérité temporaire.

Comme le mentionnent Ferry et Vincent (2000) (⁵⁰), les découvertes de la science bouleversent nos représentations du monde et la plupart des questions traditionnelles de la métaphysique s’en trouvent affectées. Les avancées de la génétique contemporaine, par exemple, révolutionnent les questions les plus traditionnelles comme : Qu’est-ce que l’homme ? Depuis une vingtaine d’années, la biologie nous invite à reconsidérer en termes neufs le problème des rapports de l’inné et de l’acquis, de l’hérédité et du milieu. 

Lorsqu’on aborde une question aussi fondamentale que Qui sommes-nous, nous les humains ? et qu’il est question de la naissance de l’univers, de la vie sur terre ou encore de l’esprit* et de la conscience, nous vient alors des sous-questions du genre : l’esprit est-il matériel ou immatériel ? Existe-t-il un créateur de l’univers ? L’approche scientifique que j’utilise pour tenter de répondre à la question de départ se limite au paradigme matérialiste. Cette approche scientifique matérialiste ne permet pas de répondre à ces questions.

Le fait d’utiliser la science pour répondre à ma question de départ explique le pourquoi que je n’aborde pas l’aspect spiritualiste ou religieux de la question. C’est une limite que je me suis imposée qui ne signifie pas que je ne donne aucune importance à la spiritualité et aux croyances religieuses. De plus, ceci ne signifie pas que je rejette d’autres approches « non matérialistes » ou post matérialiste.

Le livre se divise en cinq parties. La première partie comprend les chapitres 1 et 2 et aborde l’origine de notre univers et de la vie ainsi que l’origine de l’espèce humaine et son évolution. La deuxième partie (les chapitres 3, 4, 5 et 6) s’intéresse aux éléments constitutifs de l’être humain. En premier lieu, les éléments de base de notre organisme (de quoi sommes-nous faits) ; le système nerveux, le cerveau (principales structures, système de récompense et de punition, les mémoires et les fonctions exécutives).

La troisième partie (les chapitres 7, 8, 9, 10, 11 et 12) présente le fonctionnement psychologique, ses mécanismes et processus. Cette partie comprend l’analyse de ce qu’est la conscience ; l’apprentissage humain ; la motivation ; les émotions ; les valeurs et les croyances, et se termine par la personnalité.

La quatrième partie aborde les environnements et leurs influences (les chapitres 13, 14, 15 et 16). Soit tout d’abord la famille, l’éducation familiale et l’éducation scolaire ; l’environnement socioéconomique et le milieu (favorisé et défavorisé) ; la culture et finalement la révolution numérique et technologique.

La cinquième partie se veut un aboutissement en abordant l’un des éléments importants qui caractérisent l’humain, la recherche du bonheur et la quête de sens. Enfin, je termine par le chapitre 18 qui tente l’essai d’une synthèse intégrative.

Finalement, un glossaire reprend diverses définitions de termes importants, suivi de la liste des références ainsi que les documents et les sites internet consultés. 

Alors, chères lectrices et chers lecteurs, partons en voyage dans ce grand univers qu’est la découverte de qui nous sommes, nous les humains. Un beau voyage qui, je l’espère, vous fera découvrir ou redécouvrir l’être humain et peut-être vous « redécouvrir » vous-mêmes à travers cette démarche.

Première partie :

Notre univers et notre espèce

C’est aux questions suivantes que veut répondre cette première partie du livre : comment explique-t-on l’origine de l’univers ? Comment la vie est-elle apparue et comment a-t-elle évolué ? Puis d’autres questions suivent sur nos origines : Comment avons-nous évolué pour devenir Homo sapiens ? Quelles sont les caractéristiques similaires et différentes d’avec les autres animaux ?

Chapitre 1

Origine de notre univers et de la vie

L’univers est infiniment grand et infiniment complexe

L’histoire du cosmos occasionna deux événements absolument imprévisibles : l’origine de la vie et l’origine de l’esprit.   (⁴⁵)

Dans ce chapitre, nous abordons :

L’origine de l’Univers

L’origine de la Terre

L’origine de la vie sur terre

L’évolution des organismes vivants et la théorie de Darwin

***

Le cheminement pour comprendre qui nous sommes, nous les humains, débute par un regard sur les origines de notre univers* et les origines de la vie sur terre.

L’origine de l’univers

Depuis plus de trois décennies, les connaissances en cosmologie³ (l’étude de l’univers) ont fait des progrès incroyables. Ces avancées de la science peuvent être attribuées aux développements technologiques, tels les ordinateurs superpuissants qui permettent de réaliser des calculs sophistiqués de même que les puissants télescopes mis en orbite (⁴³). Galilée, Newton et les autres ont ouvert à l’exploration de notre univers. Mais ce sont les travaux d’Albert Einstein qui ont ouvert la voie aux nouvelles découvertes sur l’univers. C’est avec la théorie de la relativité que les scientifiques regardent le mouvement de l’univers d’une façon différente d’auparavant. (⁸⁵)

Malgré les avancées de la science, l’origine de l’univers reste encore pas totalement comprise pour les scientifiques. Actuellement, le modèle⁴ le plus connu et reconnu sur l’origine de notre univers est celui du Big Bang*. D’après cette théorie de la naissance et de l’évolution de l’univers, celui-ci aurait débuté il y a 13,8 milliards d’années. C’est après des années de débats que les scientifiques en sont venus à mesurer assez précisément l’origine de l’Univers.

Alors qu’au début, l’intégralité de l’Univers avait des dimensions de la taille de l’atome et jusqu’à des fractions infinitésimales des dimensions de l’atome (⁴³), (⁶⁹), c’est par le Big Bang que l’énergie nécessaire à la construction de l’univers aurait été libérée. Ainsi, en quelques milliardièmes de milliardièmes de seconde après cette étincelle des origines, l’Univers se serait mis en expansion à une vitesse extraordinaire (⁴³). Il existe un consensus scientifique sur l’expansion de l’Univers, sur la phase dite « inflationniste » des premières secondes du Big Bang. Celle-ci est la théorie la plus acceptée, mais pour laquelle il n’y a que des preuves indirectes pour le moment, elle reste donc encore à démontrer.

Cependant, certains scientifiques tels Iliopoulos et Katsanevas (2015) (⁶⁹) émettent quelques réserves en indiquant que la théorie du Big Bang est la plus plausible à l’origine de l’Univers, mais que ce n’est pas nécessairement l’Origine. De plus, Choppra et Mlodinow (2012) (²⁵) apportent d’autres nuances et précisent que de nombreux physiciens expliquent que, selon la théorie du Big Bang, avant l’expansion, le temps tel que nous le connaissons n’existait pas. La théorie de la relativité d’Einstein et d’autres théories en physique quantique postulent que le concept de temps et d’espace (le temps conçu comme un avant, un pendant et un après et l’espace en trois dimensions, ainsi que la relation temps-espace) ne sont plus de cette nature. Le temps devient relatif et dépend de l’observateur. Les lois classiques de la physique ne s’appliquent plus ici.

Pour le monde scientifique, l’origine de l’univers reste mal comprise. Ainsi, Hawking (2008) (⁶⁶) et d’autres scientifiques estiment que les principes quantiques peuvent expliquer que l’univers est né du vide (à partir de rien). Par contre, du point de vue des croyances religieuses, de la foi chrétienne, l’origine de l’Univers s’explique par l’intervention d’une puissance supérieure, un Créateur (pour les chrétiens, c’est Dieu). 

Ainsi, il existe une explication matérialiste*, scientifique, des origines de l’Univers et une vision non matérialiste, spirituelle fondée sur des croyances (pour les chrétiens, la foi). Jusqu’à un certain point, ce sont des « visions » inconciliables.

À ce sujet, Choppra (2012) (²⁶) indique que certains scientifiques disent qu’il faut laisser à la science et à la biologie expliquer comment la vie est apparue, et à la religion, à la métaphysique quelle en est la raison. 

Pour ma part, j’ai tendance à concilier les deux visions (matérialiste et non matérialiste). Expliquer le processus « physique » des origines et de l’évolution de l’Univers et de la vie sur Terre par la science et croire qu’il existe un sens, une intention et une action d’une puissance supérieure, d’un Créateur qui dépasse le rôle du hasard comme certains scientifiques le laissent entendre. Fort probablement que ma position est influencée par ma formation judéo-chrétienne.

L’origine de la Terre

Notre Soleil et les étoiles proches font partie d’un vaste ensemble de galaxies* appelé la Voie lactée. La science a cru longtemps que cette Voie lactée était l’Univers tout entier, mais les travaux de l’astronome américain Edwin Hubble nous ont permis de découvrir qu’il existait d’autres galaxies dans l’univers (⁶⁶). Non seulement il en existe d’autres, mais il en existerait 2000 milliards d’autres selon de récentes découvertes.

Selon la science sur les origines de notre Univers, les lois de la nature ont amené les étoiles à se former depuis la soupe cosmique originelle faite principalement d’hydrogène et d’hélium. Les fusions nucléaires au sein des étoiles ont permis de créer l’ensemble des éléments connus. À la fin de leur vie, ces étoiles rejettent ces nouveaux matériaux, parfois en explosant sous forme de supernovas. C’est à partir de ces nouveaux éléments que notre système solaire se serait formé.

C’est avec quelque 250 minéraux provenant de cette poussière de supernovas*, par le biais de la formation et de l’agrégation d’astéroïdes que les premières phases de construction ou développement de la Terre ont débutées (²⁶). Selon les cosmologistes, l’Univers pourrait dater de 13,8 milliards d’années et la Terre d’environ 4,55 milliards d’années (¹⁵).

L’origine de la vie sur Terre 

On ne sait pas avec certitude où la vie est apparue, ni trop comment exactement, bien que l’on situe généralement le début de la vie autour d’il y a 3,6 milliards d’années (¹²⁴), alors que les formes plus complexes de vie sont apparues il y a environ 550 millions d’années (⁴⁹).

Les premiers balbutiements du vivant ne sont pas nés de rien, mais s’inscrivent dans une continuité de l’évolution cosmique qui nous relie aux étoiles, incubateurs des atomes de nos molécules. Comme le propose Choppra (2012) (²⁶) tous les atomes des organismes vivants ont pour origine une supernova qui a explosé et de gaz interstellaires. Issus donc en quelque sorte de poussière céleste comprenant, entre autres, le carbone, l’hydrogène, l’oxygène et l’azote. 

Les premières formes de vie sont les procaryotes*, des organismes unicellulaires dépourvus de noyau contenant de l’ADN* (Acide désoxyribonucléique). C’est lADN formé de carbone, d’hydrogène, d’oxygène et de phosphore, tous des éléments nécessaires aux organismes vivants, qui constitue l’élément clé de la vie. L’origine de la vie est issue de la « soupe chimique » des océans de la Terre (²⁵). 

Commence alors le lent processus de création des protéines et des nucléotides, le développement du code génétique et l’apparition des mutations et de la sélection naturelle (⁴⁶).

Durant quelque 550 millions d’années d’évolution, la vie s’est graduellement développée sous diverses formes, débutant par la cellule simple puis plus complexe (vie multicellulaire) conduisant à des organismes de plus en plus complexes (insectes, poissons, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères) pour finalement aboutir aux primates (⁹²). Les premiers vertébrés à pattes ont eu pour ancêtres des poissons il y a 380 millions d’années (²⁸).

C’est principalement par l’entremise des changements dans l’environnement que de nouvelles espèces n’ont cessé de se former. Les principaux changements dans l’environnement furent : la concentration d’oxygène dans l’atmosphère, les changements de température et du niveau marin, la fragmentation des continents (⁷⁶).

À la période cambrienne, la vie envahit progressivement le milieu terrestre à partir des océans. Ce processus se réalisera sur une durée de 250 millions d’années. Pourquoi certains poissons et vertébrés marins quittent-ils les océans ? L’une des explications possibles serait une question de survie, à cause de la surpopulation et du besoin de trouver de nouveaux territoires pour augmenter les chances de survie (¹²⁴).

S’élaborent des générations de millions d’espèces*, leur développement et leur extinction, jusqu’à l’apparition des hominidés* il y a 10 millions d’années (⁴⁶).

La vie implique aussi un autre élément important, le hasard. C’est ce dernier qui est la source même de la variabilité sur laquelle s’exerce la sélection naturelle*. Plusieurs auteurs et scientifiques soulignent le rôle important du hasard dans la création de l’univers et dans l’apparition de la vie sur terre. Considérons le rôle du hasard comme une hypothèse et non une certitude.

La vie implique également une capacité de mémoire pour stocker l’information acquise au fil des générations. C’est ce que fait l’ADN, cette longue molécule* située dans le noyau de chacune de nos cellules. L’enchaînement des nucléotides de l’ADN contient en effet l’information pour construire les constituants de base de la cellule, les protéines (¹⁷⁰).

Les organismes vivants, en plus de leur capacité à se reproduire et à muter, possèdent en permanence un milieu interne qui les protège de l’extérieur par une barrière. Des plus simples aux plus complexes, ils n’ont pu survivre qu’en maintenant ce milieu interne à l’abri des agressions de l’environnement. L’organisme vivant est une « machine homéostatique* » dont le métabolisme* est assuré par des processus complexes acquis génétiquement et présents dès les formes les plus simples des cellules eucariotes.* Ces mécanismes se retrouvent sans grands changements fondamentaux tout au long de l’échelle des organismes vivants (⁷), (³⁷).

L’activité des organismes fait intervenir d’énormes quantités de cellules présentant une activité électrique et chimique complexe et des « cartes » qui reçoivent des signaux provenant des entrées sensorielles et en envoient aux sorties motrices. Ces structures sont continuellement soumises à des modifications électriques et chimiques, engendrées, entre autres, par les mouvements de « l’animal », et en suscitent d’autres à leur tour. Ces mouvements sont eux-mêmes conditionnés par la forme et la structure de l’animal et ils aboutissent à des comportements. Tout cela découle de l’évolution, c’est-à-dire de l’action de la sélection naturelle durant des centaines de millions d’années (⁴⁷).

L’évolution des organismes vivants et la théorie de Darwin

La théorie de Darwin décrit les divers développements des organismes comme un processus de sélection naturelle et d’évolution qui apporte des changements dans le patrimoine génétique qui se transmettent d’une génération à la suivante. Par ce processus la nouvelle génération présente plus de caractères favorables à la survie et à la reproduction que la précédente. À plus long terme, certaines espèces se modifient en adaptant leurs caractéristiques aux demandes de l’environnement.

Il semble que la question de la demande de l’environnement ne soit pas le seul processus qui favorise l’évolution de l’organisme, il faudra être prudent sur cette question. En effet, De  Panafieu  (2008) (⁴¹) rapporte que les différences entre les animaux, dans la théorie de Darwin, apparaitraient par hasard, sans nécessairement avoir une relation avec leurs besoins. Ce serait plutôt les gènes qui se modifient par des mutations, c’est-à-dire des variations qui surviendraient par hasard. Celles-ci se révèleraient ensuite favorables ou non aux individus.

Dans la perspective théorique de Darwin, les animaux insuffisamment forts, ou astucieux pour trouver la nourriture nécessaire, ou encore pour se défendre contre les prédateurs, meurent avant d’avoir pu transmettre leurs caractéristiques génétiques inadaptées. Ainsi, ceux qui ont survécu, ceux qui étaient mieux adaptés à l’environnement ont eu une progéniture apte à gagner la compétition dans la génération suivante, qui s’est alors améliorée (⁹²). Ceci s’explique par le fait que c’est l’ensemble des solutions réussies et conservées que mémorisent, sur le long terme, les gènes de l’espèce (⁷).

Même si l’évolution a permis de créer des organismes de complexité croissante, ceux-ci ont en commun certains mécanismes :

des molécules qui créent de l’énergie,

qui transportent des aliments,

se reproduisent,

réagissent à des stimuli,

transmettent des messages,

construisent et réparent la structure de leurs cellules (⁹²).

Le propre de la vie est de se développer sans cesse, et ce, en fonction des sources d’énergie disponibles et des résistances du milieu. Chaque type d’organisme explore en continuité son environnement sur un mode d’essais et erreurs.

Dans sa globalité, le milieu naturel est constitué d’un enchevêtrement de particules et de forces et chaque espèce, en interagissant avec son milieu, se construit une niche de survie dans cet environnement propre. L’organisation corporelle composant cette espèce est à la fois le produit et l’agent constructeur.

Au dire de Choppra (2012) (²⁶) il convient d’être prudent dans l’utilisation du Darwinisme pour comprendre l’évolution des espèces, car le Darwinisme a évolué avec le temps et les travaux de recherche. À l’heure actuelle, pas moins de onze réinterprétations et modifications sont concurrentielles. Les théories modernes de l’évolution ont pris le nom de « néodarwinisme » ou de « théorie synthétique de l’évolution » (¹⁰¹).

À ce sujet, Choppra (2012) (²⁶) poursuit son analyse et indique qu’on a pensé à tort que la théorie de l’évolution de Darwin avait pour seul principe la lutte violente pour la survie qui ne donnait de chance qu’au plus fort et au plus apte et qu’il était alors normal que les mâles dominent les plus faibles. Conserver cette seule vision de l’évolution impliquerait de ne pas tenir compte du fait que l’Homo sapiens a évolué au-delà de la simple survie par l’adaptation.

Pour certains chercheurs, il n’y a pas seulement la quête de la domination dans le processus de l’évolution de l’espèce humaine, il y a aussi la coopération. Pour les scientistes « collectivistes », l’évolution s’appuie autant sur la coopération que sur la compétition (²⁶), (³⁰). Par exemple, nous cultivons la nourriture les uns pour les autres, nous soignons les faibles et ainsi donnons autant de chances de transmission à leurs gènes qu’à ceux des plus forts. Ces tenants du collectivisme affirment que le mécanisme universel de Darwin a cessé de s’appliquer à notre cas, au moment où notre espèce a appris à préserver ses gènes, même ceux qui sont récessifs, contre les attaques de la nature (²⁶). Selon eux, la concurrence et la coopération, l’égoïsme et l’altruisme peuvent coexister (⁹²).

Personnellement je ne suis pas à l’aise avec une approche « réductionniste » de cette loi de la sélection naturelle qui détermine, jusqu’à un certain point, la survie de l’organisme et qui pour certains se résume à « les Gros poissons mangent les petits poissons » ou encore « que les meilleurs gagnent ». Malgré cette tendance naturelle, d’autres forces importantes viennent orienter l’évolution de notre espèce, soit l’éducation, les valeurs culturelles, les politiques sociales et démocratiques. Ces facteurs de l’environnement jouent un rôle important et peuvent assurer la protection des plus démunies, des plus pauvres, des plus faibles. Nous aborderons cet aspect dans les chapitres sur l’environnement. Mon point de vue rejoint d’autres chercheurs dont celui de Choppra (2012) (²⁶) lorsqu’on mentionne qu’il n’y a pas seulement la quête de la domination dans le processus de l’évolution de l’espèce humaine, il y a aussi la coopération et l’altruisme (⁹²).

De l’origine de l’Univers à celle de la vie, nous allons aborder l’origine plus spécifique de l’espèce humaine et son évolution dans le chapitre suivant.

Points clés

Il est important de comprendre que l’origine de l’Univers, malgré les grandes découvertes de la science, reste encore mal connue. À ce jour, le modèle reconnu sur l’origine de notre univers est le Big Bang, cependant cette théorie du Big Bang n’explique pas tout.

Notre Voie Lactée fait partie de milliards d’autres galaxies.

Il faut prendre avec certaines réserves les diverses dates avancées sur l’origine de l’Univers et de la vie. Les chercheurs, selon leurs théories, ne s’entendent pas nécessairement.

La théorie de Darwin, malgré certaines faiblesses, reste la plus reconnue pour expliquer le processus d’évolution des espèces.

L’évolution a permis de créer des organismes de complexité croissante qui ont en commun certains mécanismes : des molécules qui créent de l’énergie

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