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Ultime apocalypse: Projet Ulpia

Ultime apocalypse: Projet Ulpia

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Ultime apocalypse: Projet Ulpia

Longueur:
137 pages
1 heure
Sortie:
4 sept. 2019
ISBN:
9782322175345
Format:
Livre

Description

Une fois son rodéo terminé, ils purent enfin distinguer quelque chose. Une fine brume masquait légèrement le sol. Le suspens était prenant. Après une descente de deux mille mètres, la brume se dissipa. En cadeau, le spectacle qu'offrait la caméra émut l'assemblée. Matt et Phil, les larmes aux yeux, étaient admiratifs et se félicitaient de cette première étape réussie.
Mais tout n'était pas encore joué. Il restait un léger moment de panique. Celui de l'atterrissage. Allait-il se faire sans dégât ? Y aurait-il à nouveau un dysfonctionnement une fois posée ? Où allait se poser la sonde ? Malgré d'innombrables questions sans réponse, tous étaient subjugués par la beauté qu'offrait Ulpia. Le fait de savoir si l'oxygène était la même que sur Terre et toutes autres informations similaires n'étaient plus leur priorité absolue face à cet émerveillement.
Sortie:
4 sept. 2019
ISBN:
9782322175345
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Matthieu Mercier is a French author of science fiction and horror. Redemption is his first book published in English. Coming soon in English : Ultimate Apocalypse : Project Ulpia and Utopiatry


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Aperçu du livre

Ultime apocalypse - Matthieu Mercier

Sommaire

Prologue

Chapitre I

Chapitre II

Chapitre III

Chapitre IV

Chapitre V

Chapitre VI

Chapitre VII

Chapitre VIII

Chapitre IX

Chapitre X

Chapitre XI

Chapitre XII

Chapitre XIII

Chapitre XIV

Chapitre XV

Chapitre XVI

Chapitre XVII

Chapitre XVIII

Chapitre XIX

Chapitre XX

Chapitre XXI

Chapitre XXII

Chapitre XXIII

Prologue

Août deux mille soixante et onze, dans un observatoire à environ soixante kilomètres de Paris. Matt et Phil, deux astronomes, professeurs d’Université et amis de longue date, ont découvert une exoplanète se situant hors du système solaire. Ils communiquèrent à la NASA les coordonnées spatiales de la planète afin de déterminer si la planète était déjà répertoriée. Après de nombreuses recherches infructueuses ils en devinrent légalement acquéreurs. Son nom « Ulpia 712-B ». S’ensuivit un enchaînement d’interviews télévisées et radiophoniques. Les magazines spécialisés ne parlaient plus que de ça. Par la suite la NASA entama la construction d'une sonde afin d’explorer cette exoplanète. En deux mille soixante-treize, la plus grande conquête spatiale allait débuter. La sonde décolla depuis l’aire de lancement Kennedy aux États-Unis. Le voyage vers la planète allait durer huit années. Les nouvelles évolutions technologiques en matière de déplacement étaient telles qu’un voyage Terre-Lune s’effectuait en à peine quelques dizaines d’heures.

« La Terre est-elle la seule planète dans l’Univers à accueillir la vie comme nous la vivons ? Si tel était le cas serait-ce possible d’y vivre comme nous le faisons ? Et si la Terre venait à rendre son dernier souffle, que ferait la population face à une éventuelle fin du monde ? Tant de questions que l'humain s'est toujours posées mais pour lesquelles il n'a jamais trouvé de réponses… »

Une chose était sûre pour plusieurs chercheurs de tous temps, au son de la septième trompette de l’apocalypse la vie de l’humanité serait en grand danger d’extinction. Quelle soit aquatique, terrestre, aérienne et bactérienne.

La toute première trompette aurait, quant aux dires des professionnels, sonné lors de l’extinction des dinosaures, il y a de cela des milliards d’années maintenant. Personne n’était vivant le jour J mais pour les scientifiques c’en était une certitude.

La seconde aurait été entendue, au début de l’An 62, quelques jours avant un tremblement de terre qui frappa Pompéi. Dix-sept ans plus tard, le Vésuve se réveilla. Les nuées ardentes déferlèrent sur Herculanum, Oplontis, Stabies et Pompéi. Elles détruisirent tout sur leurs passages. Les constructions étaient brûlées, la civilisation asphyxiée, le paysage fut modifié. Des dizaines de milliers de personnes périrent. Un grand incendie et la peste frappèrent Rome l’année suivante et emportèrent des milliers de personnes.

La troisième trompette s’abattit peu avant que la variole se propage sur plusieurs décennies. Elle décima plus de trois cent millions d’êtres-humains.

En 1970 une quatrième trompette se fit entendre. C’était la première fois qu’un bruit aussi étrange, venant du ciel, était perçu par l’humain. Plusieurs personnes furent interloquées par ce son. Le premier cataclysme frappa l’île de Bhola, le Bangladesh et l’État du Bengale-Occidental en Inde. Le cyclone de Bhola fit plus de cinq cents mille victimes. Ailleurs dans le monde, une avalanche se produisit suite au déclenchement d’un séisme au Pérou qui donna la mort à une vingtaine de milliers de personnes.

Fin deux mille neuf, une cinquième trompette fit pâlir le monde entier. Pour les humains, une invasion extra-terrestre allait se produire. En proie à tous ces films de science-fiction où des vaisseaux spatiaux viennent tout détruire, cela pouvait être une réalité pour certains d’entre eux. Il fallait attendre un bon mois avant qu’un cataclysme ne se produise. En effet en Janvier deux mille dix un séisme en Haïti tua plus de trois cents mille personnes. Un an et deux mois plus tard, au Japon, une vingtaine de victimes périrent lors d’un tremblement de terre qui déclencha un puissant tsunami. Il arriva sur les côtes japonaises puis frappa la centrale nucléaire de Fukushima.

La sixième trompette fut entendue en deux mille quarante-deux. Aux États-Unis la plus grande canicule jamais répertoriée fit des millions de morts, la température avoisinait les soixante-cinq degrés pendant près de cinq jours. En pleine nuit le thermomètre ne baissait pas en dessous des cinquante degrés. A la première étincelle les forêts et les parcs prenaient automatiquement feu. Des cyclones de flammes se déplaçaient puis s’abattaient sur les bâtisses. La canicule ne frappait pas spécialement le continent américain. Les deux pôles étaient eux aussi en proies aux chaleurs extrêmes. La fonte de l’Arctique ainsi que l’Antarctique engendraient des super tsunamis ainsi que de puissantes inondations meurtrières. Le plus effrayant pour le monde entier fut le possible réveil du super-volcan dans le parc de Yellowstone. Tous les spécialistes étaient à son chevet. Nul doute que s’il entrait en éruption, les conséquences auraient été terribles pour l’humanité entière.

La Terre comptait les heures qui lui restaient à tenir. Il ne manquait plus qu’une trompette pour qu’une catastrophe planétaire ne vienne déclencher la fin d’un monde. Comment en sommes-nous arrivés au point de non retour ?

I

Avril deux mille quatre-vingt-un. Les températures étaient douces cette nuit-là sur Paris. Le ciel dégagé, la lune éclairait toute la capitale, son reflet miroitait sur la Seine. Dans le premier arrondissement, une ambiance festive égayait un café restaurant chic de la capitale. En face, une silhouette traversa le jardin public éclairé par les lampadaires rechargés par le soleil de l’après-midi. Elle bifurqua dans une ruelle puis pénétra dans un immeuble. Au dernier étage, à la fenêtre entrouverte d’un appartement, la lumière s'alluma. Un brouhaha incessant de klaxons, sirènes, rires et tintements de verres masquait le son de la télévision tout juste allumée.

Affalé dans son canapé en tissu gris, Matthieu une trentaine d'années, éreinté d'une journée de travail, cheveux courts poivre et sel, une longue et fine barbichette dépassant de son menton, jambes croisées, un bras pendant derrière le dossier, tenait un verre de whisky coupé avec deux glaçons qui s’entrechoquaient. Il le tenait par le bout des doigts. Sur la table du salon une cigarette se consumait. N’entendant plus la télévision et ne voulant pas augmenter le volume afin de ne pas déranger le voisinage, il déposa son verre puis se leva pour fermer la fenêtre. Il en profita pour jeter un coup d’œil dans le ciel étoilé. Depuis maintenant plusieurs années, plus de quatre-vingt-dix pourcent de la pollution avait disparu. Les véhicules roulaient à l'électricité, certains avaient gardé les anciens modèles à diesel mais les utilisaient que très rarement. Des filtres antipollution détruisaient les mauvaises odeurs des usines. Paris et toutes les grandes villes du Monde respiraient enfin l’air pur. Matt ferma sa fenêtre pour ne plus entendre les bruits extérieurs, derniers remparts de pollution.

— Je vais allumer une bougie parfumée pour chasser les odeurs de tabac, j'ouvrirai la fenêtre après les infos.

Il se dirigea vers la cuisine puis chercha après une bougie dans ses placards. D’une oreille il écoutait les informations.

Et maintenant, vous rappelez-vous il y a dix ans environ, cette exoplanète découverte par ces deux professeurs et astronomes. Un communiqué nous est parvenu il y a peu de temps. La sonde était enfin arrivée proche de la planète. Mais voilà qu'un nouveau phénomène rarissime va se produire au mois d'Août prochain. Si vous possédez un télescope chez vous, vous pourrez observer un alignement parfait des planètes de notre système solaire. Avec nous le professeur David R., invité de ce soir, nous explique l’impact que pourrait avoir ce phénomène.

L'alignement des planètes est une chose assez rare. Une perte légère d'énergie solaire, une grande marée ? Dit-il dubitatif avant de répliquer. Nous ne savons pas l'effet que produira cet alignement. Peut-être rien de spécial. Le plus troublant c'est que Ulpia 712-B sera approximativement sur cette même ligne imaginaire, alors qu'elle ne fait pas partie de notre système.

Matthieu revint au salon, bougie à la main. Il avait opté pour un parfum ambre et Ylang-ylang. Il ramassa le briquet à terre puis alluma la bougie. Il écoutait les dernières explications du professeur tout en se rasseyant. Le téléphone sonna. Il était en possession d’un vieux modèle centenaire avec cadran tournant. Un de ses amis électriciens lui avait modifié la prise, devenue complètement obsolète avec l’âge. Seule la sonnerie était celle d’autrefois. Matt s'allongea sur le canapé, tendit son bras pour attraper le combiné, posé sur une pile de magazines divers et variés eux-mêmes disposés sur une tablette à côté du canapé.

— Salut Matt c'est Phil. Tu regardes les infos en ce moment ? Ils nous pondent cet article aujourd'hui et dans quelques jours les psychopathes de fin du monde vont affluer sur internet.

— C'est clair. On va avoir le droit à des « ça y est c’est la fin du monde » ou encore que « les petits bonshommes verts vont débarquer » enchaîna-t-il ironiquement.

— Attendons-nous aussi à répondre aux questions de nos élèves demain.

Matt raccrocha aussitôt. Malgré son attachement au téléphone, il n'aimait pas y rester des heures. C’était dans sa nature. La suite des informations ne l'intéressant guère, il se redressa sur son canapé, prit la télécommande déposée à côté du cendrier, attrapa sa cigarette consumée pratiquement pas fumée. Il l’amena à ses lèvres, tira dessus tout en changeant de chaîne pour regarder son film du soir.

Philippe était plus vieux d'une année, cheveux noir, barbe noire d’une dizaine de jours. En plus de la porter c'était le surnom qu'il

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