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La Vie de Crist
La Vie de Crist
La Vie de Crist
Livre électronique483 pages6 heures

La Vie de Crist

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À propos de ce livre électronique

Inspiré par une série de visions données par le Saint-Esprit, l'auteur examine dans ce livre la préexistence, la naissance, l’enfance, le ministère, la crucifixion et la résurrection du Christ. Cette étude se concrétise principalement par l'analyse des quatre évangiles. Matthieu, Marc, Luc et Jean donnent des perspectives différentes de la vie et du ministère du Christ et Le montrant comme le Roi des Juifs, le Souverain Sacrificateur fidèle, le Fils de l'Homme et le Fils de Dieu.
LangueFrançais
Date de sortie17 sept. 2019
ISBN9781596653344
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    Aperçu du livre

    La Vie de Crist - Dr. Brian J. Bailey

    LA VIE DE CHRIST

    par Dr. Brian J. Bailey

    Cet ouvrage est la traduction française du livre :

    « The Life of Christ »

    Traduit de l’anglais par Lydie BENQUET

    © de l’édition française en octobre 2002 Réimpression en octobre 2005 Deuxième édition en octobre 2011

    Réimpression en janvier 2014, mars 2016, mars 2018 Tous droits réservés.

    Imprimé en Afrique Occidentale

    ISBN 1-890381-58-6

    Édition française:

    Lydie Benquet

    T. A. Topper II  Mary D. Topper

    © par Dr. Brian J.Bailey septembre 1998

    Tous droits réservés

    Sauf indication contraire, les texte bibliques sont tirés de la version Louis Segond révisée, dite « à la Colombe ».

    Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou physique sans l'autorisation écrite de l'éditeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou des revues.

    Édité par :

    MINISTÈRES INTERNATIONAUX DE SION

    Epub Version 1.0

    Publié en tant que livre électronique le 12/07/2019 au Burkina Faso

    ISBN 1-59665-334-5

    Pour plus d’information, veuillez contacter :

    MINISTÈRES INTERNATIONAUX DE SION

    06 B.P. 9287 · Ouagadougou 06

    E-mail : sionafrique@gmail.com

    Site Web : missionsion.com

    Préface

    Quand j’ai senti que le Saint-Esprit m’appelait à rédiger un ouvrage sur la vie du Seigneur Jésus-Christ, j’ai éprouvé un sentiment de profonde incapacité. Mais, dans Sa grâce, le Saint-Esprit m’a conduit par une série de visions dans la vie et le ministère de notre Sauveur ici-bas sur terre.

    J’ai rarement fait état de ces visions au fil de ces pages. Il en est pourtant une que j’aimerais évoquer dans cette préface. J’ai vu le Seigneur en vêtements blancs, assis sur les collines entourant la Mer de Galilée et regardant au-delà de la mer. Son aspect était celui de la beauté absolue, de la grâce et de la jeunesse. Son esprit était totalement libre.

    D’en haut, j’ai senti l’amour profond du Père pour Son cher Fils, car il m’a semblé contempler Jésus avec les yeux du Père. J’ai eu également le sentiment que le Père éprouvait une immense satisfaction en contemplant Son Fils. Cette vision a produit en moi une ferveur intense et le désir de procurer, dans quelque petite mesure, de la joie au Père quand Il observe ma vie.

    Ce livre est dédié tout d’abord à la bien-aimée et sainte Trinité. Ma prière est qu’Elle soit glorifiée dans toutes ces pages. En le publiant, je prie également pour que vous, cher lecteur, sachiez apprécier leur œuvre de grâce commune qui amena Jésus à la croix pour notre salut éternel. Puisse ce livre vous rendre capable d’apprécier l’amour du Père qui envoya Jésus, Jésus qui vint de plein gré sur cette terre et le Saint-Esprit qui rendit Jésus capable de mener une vie incomparable d’amour, de vérité et de pureté en ce monde.

    Dieu fasse que ce livre vous attire plus près d’Eux et que vous meniez une vie qui leur soit totalement consacrée et agréable à leurs yeux. Que Dieu vous bénisse !

    Brian J. Bailey

    Introduction

    On peut étudier la vie de Christ en étudiant essentiellement les évangiles. Il est parfois difficile de déterminer quels versets sont parallèles les uns aux autres. Il en résulte que certaines divergences apparaissent dans l’harmonie des évangiles.

    Il existe quatre évangiles : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les quatre créatures évoquées dans Ézéchiel 1 :10 avaient une face d’homme, de lion, de bœuf et d’aigle. On peut considérer ces quatre faces comme les différentes présentations de Christ dans les quatre évangiles. Matthieu présente Christ comme le lion, le Roi des Juifs. Il prit grand soin d’établir la généalogie de Christ depuis le roi David, et ce, afin de prouver Sa royauté et Son origine royale. L’évangile de Matthieu fut écrit pour les Juifs.

    Marc révèle Jésus sous l’aspect d’un bœuf. Dans l’Ancien Testament, les bœufs servaient aux sacrifices. Christ est le souverain sacrificateur de notre foi qui s’est offert Lui-même en sacrifice ultime (Hébreux 3 :1). Marc nous donne une révélation plus dynamique de la passion de Jésus que les auteurs des autres évangiles. L’évangile de Marc fut écrit pour les Romains. Dans l’évangile de Luc, nous voyons Christ en tant qu’homme. En effet, Luc insiste sur l’humanité de Christ se révélant être le Fils de l’homme. Il écrivit essentiellement pour les païens.

    Il nous faut maintenant considérer la présentation de Christ par Jean. Son évangile est le quatrième. Les évangiles de Matthieu, Marc et Luc sont appelés « évangiles synoptiques » (ou évangiles qui voient), car ils sont les témoins oculaires de la vie de Jésus. On a appelé l’évangile de Jean « l’évangile spirituel » ; il est unique en ce sens qu’il a été écrit dans un but totalement différent. L’évangile de Jean présente Jésus sous les traits de l’aigle. En effet, un aigle prend son essor vers les lieux célestes. L’aigle parle de Christ en tant que Fils de Dieu. Jean traite de la divinité de Christ plus que ne le font les auteurs des autres évangiles.

    La révélation qu’apporte l’évangile de Jean est plus importante que celle des autres évangiles. Dans l’évangile de Jean, nous trouvons à sept reprises l’affirmation de Christ : « JE SUIS », déclarations qui attestent Sa divinité. Quand l’Éternel apparut à Moïse dans le buisson ardent, Moïse Lui demanda quel était Son nom et Il répondit : « JE SUIS » (Exode 3 :14). Ainsi donc, quand Christ dit « JE SUIS », à plusieurs occasions dans l’évangile de Jean, Il déclara être Celui qui préexistait, le Jéhovah de l’Ancien Testament.

    L’application de la vie de Christ pour les croyants

    Au lieu de considérer la vie de Christ d’un simple point de vue historique, nous devons comprendre que le Seigneur désire nous voir faire l’expérience de Sa vie. La vie de Christ est un modèle pour la nôtre. Rappelez-vous ceci : le Seigneur Jésus-Christ est la pierre angulaire qui doit servir de mesure à notre vie et à notre marche spirituelles (voir Éphésiens 2 :20-21).

    Dans Jean 1 :32-33, nous lisons que l’Esprit descendit sur Christ au moment de Son baptême et qu’Il demeura sur Lui tout au long de Son ministère. Christ fut oint du Saint-Esprit « sans mesure » (Jean 3 :34). Dieu désire que nous soyons remplis du Saint-Esprit jusqu’à déborder. Si nous ne comprenons pas que Son désir est de voir l’Église des derniers jours remplie de l’Esprit, alors nous passons à côté du message de la vie de Christ. Dans Jean 10 :10, le Seigneur Jésus déclara de façon très claire la raison pour laquelle Il était venu : « Je suis venu, afin que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient en abondance. »

    Le but de cet ouvrage et la prière de l’auteur sont que chacun de nous puisse commencer à faire l’expérience de la vie de Christ d’une manière toute nouvelle et que ce faisant, nous parvenions à Le connaître de façon plus intime.

    Chapitre 1

    La préexistence de christ

    Avant d’étudier la vie et le ministère terrestres de notre Seigneur Jésus-Christ, nous devons avant tout prendre en considération le fait que Christ préexistait avant d’être le bébé couché dans la mangeoire de Bethléhem. Christ a toujours existé en tant que Fils de Dieu. Il nous faut comprendre qu’Il n’a ni commencement ni fin. Dans Colossiens 1 :17, Paul déclare qu’ « Il est avant toutes choses ».

    Cn’a pas de commencement

    Dans Hébreux 7 :3, Paul développe cette pensée lorsqu’il parle de Melchisédek qui était « sans père, sans mère, sans généalogie ; il n’a ni commencement de jours, ni fin de vie. Et rendu semblable au Fils de Dieu, il demeure sacrificateur à perpétuité. » Melchisédek, sacrificateur- roi, n’avait pas de commencement de jours. En affirmant ceci, Paul indiquait que sa royauté et son sacerdoce n’étaient imputables ni à sa généalogie ni à sa naissance. De plus, cet homme, qui est un type du Seigneur Jésus-Christ, notre souverain sacrificateur, n’a pas de fin de vie. En d’autres termes, son ministère s’étendait sur toute l’éternité et ne pouvait pas prendre fin avec la mort. Cet homme fut rendu semblable au Fils de Dieu. Christ n’eut littéralement aucun commencement de jours parce qu’Il a toujours existé. Le Seigneur déclare dans Ésaïe 57 :15 qu’Il « habite l’éternité ».

    Christ est éternellement le même

    Christ est éternellement le même. Il ne change jamais. Hébreux 13 :8 dit : « Jésus-Christ est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité. » Fondamentalement, le mot hier fait référence aux jours qui précédèrent Sa naissance à Bethléhem. Aujourd’hui évoque notre temps, la dispensation de l’Église. Bien entendu, demain constitue une allusion à Son règne millénaire sur la terre et à l’éternité tout entière dans les nouveaux cieux et sur la nouvelle terre.

    Christ a toujours existé

    Michée 5 :1 traite clairement des activités éternelles de Christ : « Et toi, Bethléhem Éphrata, toi qui es petite parmi les milliers de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël et dont l’origine remonte au lointain passé, aux jours d’éternité. » Christ est venu à Bethléhem sous la forme d’un bébé, mais Il existait avant cet événement. Ses origines remontent aux temps anciens, à l’éternité. Le prophète Habaquq déclara : « Mais toi, n’es-tu pas depuis toujours, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? (Habaquq 1 :12). Vous le voyez, Christ a toujours existé, mais, à un certain moment de l’Histoire, Il est venu sur terre dans Sa forme humaine. Christ est l’Agneau qui fut immolé avant la fondation du monde (Apocalypse 13 :8).

    Christ existait avant la création

    D’après les Saintes Écritures, il est clair que Christ existait avant la création. De manière grandiose, Jean 1 :1 déclare : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. » Avant le commencement des temps, Christ existait déjà avec Dieu. Dans Proverbes 8, Christ apparaît personnifié sous les traits de la sagesse. Christ est la sagesse de Dieu. Dans 1 Corinthiens 1 :24, Paul dit : « Mais pour ceux qui sont appelés, tant Juifs que Grecs, Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. » Christ possède toute la sagesse et toute la connaissance (Colossiens 2 :3).

    Christ, personnification et incarnation de la sagesse, déclare dans Proverbes 8 :22-27 : « L’ÉTERNEL me possédait au commencement de son activité, avant ses œuvres les plus anciennes. J’ai été établie depuis l’éternité, dès le commencement, avant l’origine de la terre. J’ai été enfantée quand il n’y avait point d’abîmes, point de sources chargées d’eaux ; avant que les montagnes soient établies, avant les collines j’ai été enfantée ; Il n’avait encore fait ni la terre, ni les campagnes, ni le premier grain de la poussière du monde. Lorsqu’il disposa les cieux, j’étais là ; lorsqu’il traça un cercle à la surface de l’abîme. » Christ dit encore dans Jean 17 :5 : « Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût. »

    Christ est co-créateur

    Voici une autre preuve de la préexistence de Christ : Il est co-créateur de la terre. Ceci ressort très clairement de Colossiens 1 :16-18 : « Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui .Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier. »

    Dans Éphésiens 3 :9, Paul déclare : « …et de mettre en lumière la dispensation du mystère caché de toute éternité en Dieu, le créateur de toutes choses…selon le dessein éternel qu’il a réalisé par le Christ-Jésus notre Seigneur. » Dieu le Père créa toutes choses par Jésus-Christ. Jean 1 :3 dit de Lui : « Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » Les cieux, le monde et l’univers tout entier furent créés par Christ (Jean 1 :10). Aux côtés de Dieu le Père, Christ fut co-créateur de tout l’univers et de tout ce qu’il contient.

    Christ était avant abraham

    Dans Jean 8 :58, le Seigneur Jésus-Christ dit aux Juifs : « Avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. » Cette affirmation « JE SUIS » indique une existence éternelle. Christ déclara exister avant Abraham. En fait, Christ est Celui qui créa Abraham. Lorsque Dieu fit le genre humain, Il dit : « Faisons l’homme à notre image » (Genèse 1 :26). En réalité, ce furent Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit qui créèrent l’homme.

    Christ est le Jéhovah de l’ancien testament

    Quand Christ déclara aux Juifs : « Avant qu’Abraham fût, moi, Je suis », Il affirma être le Jéhovah de l’Ancien Testament. Les Juifs comprirent les propos de Jésus et ils cherchèrent à Le lapider (Jean 8 :59). Lorsque Christ apparut à Moïse dans le buisson ardent, ce dernier Lui demanda quel était Son nom. Il répondit : « JE SUIS », ce qui est la signification de Jéhovah (Exode 3 :14).

    Quand Jésus fit usage de ce titre dans l’évangile de Jean, Il se déclara Lui-même Jéhovah. Christ est le Fils de Dieu. C’est Lui qui apparut à Moïse et aux autres prophètes de l’Ancien Testament, et non Dieu le Père. Paul affirme dans 1 Corinthiens 10 :4 : « Et ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils buvaient à un rocher spirituel qui les suivait, et ce rocher était le Christ. »

    Chapitre 2

    La naissance de Christ et ses jeunes années

    Nous allons maintenant nous pencher sur la vie de Christ telle que nous la présentent les quatre évangiles. Dans cette Partie Deux, nous étudierons Sa naissance et Ses jeunes années. La première section traitera des événements qui aboutiront à la naissance de Christ, y compris à la naissance de Son précurseur, Jean-Baptiste.

    Nous nous attarderons ensuite sur les trente premières années de Sa vie qui furent surtout des années vécues dans l’ombre. Certes, nous savons bien peu de choses sur ces années ; elles constituèrent cependant un temps de préparation à Son ministère et à Sa vocation.

    Avant la venue de Christ sur les bords du Jourdain pour y être oint de la puissance de Dieu, il s’écoula trente longues années de préparation, non marquées d’événements particuliers. Ce furent des années vécues dans l’ombre de la main de Son Père.

    Pendant toute cette période, le Seigneur Jésus-Christ devint le vase capable de recevoir l’onction du Père et de manifester la puissance et la gloire de Dieu. Il Lui fallut payer un prix très élevé pour obtenir le meilleur de Dieu et avoir Sa gloire. C’est au cours de ces années que Christ se qualifia en vue de Sa vocation.

    Avant d’aller plus loin, notons que les évangiles ne furent pas rédigés de manière séquentielle. Établir une suite chronologique de la vie de Christ exige de grands efforts. C’est la raison pour laquelle nous évoluerons entre les quatre évangiles pour vous fournir une séquence chronologique des événements.

    1. Événements préliminaires

    Gabriel annonce À Zacharie la naissance de Jean

    Luc 1 :5-25

    Luc 1 :5-7 nous présente les parents pieux de Jean-Baptiste : « Au temps d’Hérode, roi de Judée, il y eut un sacrificateur, du nom de Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était une descendante d’Aaron, et son nom était Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur. Mais ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre d’un âge avancé. » En un temps de grande apostasie nationale, Zacharie et Élisabeth étaient restés vrais et fidèles au Seigneur. Ils descendaient tous les deux d’une lignée de sacrificateurs.

    Durant de nombreuses années, ils avaient marché dans les statuts du Seigneur et étaient irréprochables, mais ils n’avaient pas pu avoir d’enfant car Élisabeth était stérile. C’est l’une des sept femmes stériles de la Parole de Dieu, au nombre desquelles on compte Sara, Rébecca, Rachel, la femme de Manoah, Ruth et Anne. Il est intéressant de noter que toutes ces femmes stériles mirent au monde un fils remarquable. Sara enfanta Isaac, Rébecca Jacob, Rachel Joseph. La femme de Manoah donna le jour à Samson, Ruth à Obed, Anne à Samuel et Élisabeth donna naissance à Jean-Baptiste. Dans la vie de ces femmes, la stérilité porta de grands fruits.

    De la même manière, la stérilité spirituelle dans la vie d’un croyant produit beaucoup de fruits. Si vous désirez des fruits qui demeurent, il vous faut permettre au Seigneur de vous faire traverser une période de stérilité et d’opprobre. Nous lisons dans Ésaïe 54 :1-3 : « Triomphe, stérile, toi qui n’as pas enfanté ! Éclate en cris de triomphe et jubile, toi qui n’as pas connu les douleurs ! Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de celle qui est mariée, dit L’ÉTERNEL. Élargis l’espace de ta tente ; qu’on déploie les toiles de tes demeures : ne les ménage pas ! Allonge tes cordages, et affermis tes piquets ! Car tu te répandras à droite et à gauche ; ta descendance prendra possession des nations et peuplera des villes désolées. » Si vous souhaitez donner naissance à un fils tel que Jean-Baptiste dont Jésus dit : « Parmi ceux qui sont nés de femmes, il ne s’en est pas levé de plus grand que Jean-Baptiste », vous devez être prêt à vivre une période de stérilité spirituelle.

    Tandis que, selon Luc 1 :8-12, Zacharie offrait l’encens sur l’autel, accomplissant ainsi dans la fidélité ses devoirs de sacrificateur, l’ange Gabriel lui apparut, debout à la droite de l’autel des parfums. Il semble que ce soit sur le côté droit de l’autel qu’ait été placé le chandelier.

    Si le sacrificateur pénétrait dans le lieu saint depuis le parvis extérieur, il avait le chandelier à sa gauche, mais s’il entrait dans le lieu saint à partir de la direction opposée—c’est-à-dire le lieu très saint—il avait le chandelier à sa droite. Cet objet évoque les sept Esprits du Seigneur et les manifestations des anges du Seigneur. Il semble donc que l’interprétation la plus plausible soit le côté droit de l’autel.

    Gabriel s’adressa à Zacharie en ces termes : « …sois sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean » (Luc 1 :13). L’ange lui apprit donc qu’il aurait un fils qu’il devrait appeler Jean.

    Il est intéressant de noter que Jésus et son précurseur, Jean, reçurent de Dieu leur nom avant même leur naissance. Quelque trois cents ans avant sa naissance, Josias reçut son prénom du Seigneur (1 Rois 13 :2), de même le roi Cyrus environ 150 ans avant de naître (Ésaïe 44 :27-28). Les noms ont une grande importance—ils annoncent le ministère et les desseins éternels de ceux qui les porteront. Le nom Jean signifie « grâce » ou ‘bien-aimé du Seigneur ». En tant que fils rempli de sagesse, Jean ne serait pas seulement pour ses parents le sujet d’une grande joie, mais aussi pour un grand nombre de gens qui se réjouiraient de sa naissance (Luc 1 :14).

    Gabriel poursuivit et dit de Jean dans Luc 1 :15-17 : « Car il sera grand devant le Seigneur, il ne boira ni vin, ni boisson enivrante, il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère et ramènera beaucoup des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu. Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Élie pour ramener le cœur des pères vers les enfants et les rebelles à la sagesse des justes, et pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé. » Jean ne fut pas Élie qu’attendaient les Juifs (Matthieu 17 :10), mais il vint dans l’esprit et la puissance d’Élie pour accomplir le ministère de ce prophète. Jean eut pour ministère de préparer le peuple à accueillir le Messie.

    Les Juifs se méprirent sur la prophétie de Malachie 3 : 23-24 où il est dit : « Voici : moi-même je vous enverrai le prophète Élie avant la venue du jour de l’Éternel, jour grand et redoutable. Il ramènera le cœur des pères à leurs fils et le cœur des fils à leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays d’interdit. » Élie et Moïse reviendront effectivement avant la seconde venue du Seigneur. Mais Jean fut envoyé comme précurseur du Seigneur avant Sa première venue.

    Il était essentiel que Jean-Baptiste vînt avant Christ afin de Lui préparer le chemin. Jean accomplit ainsi la prophétie d’Ésaïe 40 :3 selon laquelle : « Une voix crie dans le désert : ouvrez le chemin de L’ÉTERNEL, nivelez dans la steppe une route pour notre Dieu. » Tel fut le témoignage que Jean rendit de lui-même et de son ministère—il fut la voix de celui qui crie dans le désert : « Préparez le chemin du Seigneur » (Matthieu 3 :3)

    Dans les temps anciens, il était inimaginable qu’un roi fît une apparition sans qu’un héraut n’ait annoncé sa venue. Ainsi par exemple, Élie parcourut, devant le char du roi Achab, environ quarante kilomètres, depuis le Mont Carmel jusqu’à Jizreél (1 Rois 18 :46). De manière presque identique, Jean courut devant le Seigneur Jésus-Christ, Roi des rois, pour annoncer Sa venue dans la puissance et l’esprit d’Élie le prophète.

    En tant que roi, Christ devait avoir un précurseur chargé d’annoncer Sa venue. La vie de Jean eut pour unique but de préparer le chemin pour Jésus et de Le présenter à Israël. Nous le verrons plus tard, Jean annonça Jésus aux multitudes en leur disant : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde. » (Jean 1 :29).

    Dans Luc 1 :18-23, nous lisons que la réponse de Zacharie aux paroles de Gabriel fut celle de l’incrédulité, car, du point de vue naturel, il était impossible qu’Élisabeth eût un enfant. L’ange lui dit alors qu’il ne pourrait plus parler jusqu’à la naissance de son fils. Lorsque Zacharie eut achevé son temps de service dans le temple de Jérusalem, il rentra chez lui, dans le pays des collines, probablement peu éloigné de Jérusalem (Luc 1 :39). Comme le Seigneur l’avait annoncé, Élisabeth devint enceinte et se cacha pendant cinq mois (Luc 1 :24-25).

    L’annonce À Marie de la naissance de Jésus

    Luc 1 :26-38

    L’événement qui fit suite à cela fut l’annonce à Marie de la naissance de Jésus. Elle nous est relatée dans Luc 1 :26-38. Nous lisons dans Luc 1 :26-31 : « Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie. Il entra chez elle et dit : Je te salue toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi. Troublée par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation. L’ange lui dit : Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de JÉSUS. »

    Le Seigneur Jésus reçut Son nom avant Sa conception dans le sein de Marie et ce, en accomplissement de la prophétie d’Ésaïe 49 :1 : « L’Éternel m’a appelé dès le sein (maternel), il a fait mention de mon nom dès (ma sortie) des entrailles de ma mère. » C’est à dessein que Christ fut nommé. Son nom est révélateur de Sa vocation et de Sa mission dans la vie. Jésus est la transcription grecque du nom hébreu Josué (cf. Hébreux 4 :8). Jésus signifie « Le Seigneur est salut » ou « Sauveur ». Matthieu 1 :21 l’indique très clairement : « Elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. » Sa vocation était d’être le Sauveur de la race humaine, de libérer les individus du joug et de l’esclavage du péché.

    Gabriel poursuivit en disant dans Luc 1 :32-33 : « Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père. Il règnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin. » Il était donc clair que Jésus était le Fils de Dieu, donc d’essence divine. Lorsque Christ reviendra, Dieu Lui donnera le trône de David Son père. Christ est le Messie davidique promis dans l’Ancien Testament. Il établira Son trône à Jérusalem et régnera sur toute la terre pendant mille ans. Il régnera sur la maison de Jacob ; Son règne et Son royaume dureront à jamais.

    Luc 1 :34 nous rapporte la réponse de la vierge Marie à cette promesse extraordinaire : « Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ? » Gabriel reprit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu. » (Luc 1 :35). L’incarnation se produisit par un miracle du Saint-Esprit. Jésus reçut une nature et un corps humain, mais fut en même temps toujours Dieu. Ceci peut être difficile à comprendre pour notre intelligence charnelle et limitée, mais rappelez-vous que rien n’est impossible à Dieu ! (Voir Luc 1 :37.)

    L’incarnation

    Ce fut ainsi que se produisit la naissance de Jésus, appelée incarnation de Dieu dans l’homme. Lorsque les temps furent accomplis, Dieu s’exprima depuis Son trône : « Qui enverrai-je et qui ira pour nous ? » Il se fit alors un profond silence dans le ciel. Toutes les créatures célestes étaient prêtes à répondre, mais aucune d’elle n’était capable ni digne. Alors, se levant de Son trône situé à la droite de la Majesté divine, le Fils de Dieu s’avança devant Son Père en disant : « Me voici, envoie-moi » et le Père Lui répondit : « Va ».

    À cet instant, le Fils amorça Sa descente depuis les sommets de la gloire du ciel et, tandis qu’Il passait d’un champ de gloire à un autre, Il se dépouilla progressivement, comme Paul nous le dit dans Philippiens 2 :7. Il s’humilia et se priva de la gloire du ciel. Enfin, quittant le ciel, Il descendit sur cette terre et c’est alors que le Fils de Dieu devint semence dans le sein de la vierge Marie. Tel fut le miracle de l’incarnation—par l’action du Saint-Esprit, le Fils de Dieu revêtit la nature de l’homme.

    Visite de Marie à Élisabeth et le chant d’élisabeth

    Luc 1 : 39-45

    Après avoir appris par l’ange que sa cousine (ou parente) Élisabeth était enceinte de six mois, Marie alla lui rendre visite et resta auprès d’elle pendant trois mois (Luc 1 :56). Quand Marie salua Élisabeth, Jean bondit de joie dans son sein parce que la mère de son Seigneur était venue voir sa mère. Élisabeth bénit Marie et prononça une bénédiction sur le saint enfant qu’elle porterait.

    Le magnificat de Marie

    Luc 1 :46-56

    Dans ce que l’on a coutume d’appeler « le Magnificat de Marie » ou « chant de Marie », elle magnifia le Seigneur et loua Son nom. Dans Luc 1 :46-56, elle s’exprima en ces termes : « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit a de l’allégresse en Dieu, mon Sauveur, parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici : désormais toutes les générations me diront bienheureuse. Parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint, et sa miséricorde s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent. Il a déployé la force de son bras ; il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses, il a fait descendre les puissants de leurs trônes, élevé les humbles, rassasié de biens les affamés, renvoyé à vide les riches. Il a secouru Israël, son serviteur, et s’est souvenu de sa miséricorde, -comme il l’avait dit à nos pères-, envers Abraham et sa descendance pour toujours. » Marie demeura auprès d’Élisabeth environ trois mois puis retourna chez elle.

    La naissance de Jean-BaPtiste

    Luc 1 :57-80

    Quand arriva le moment où Élisabeth devait accoucher, ses voisins furent dans l’allégresse. À la circoncision, son père Zacharie lui donna le nom de Jean, selon la parole de l’ange Gabriel dans Luc 1 :13. Et dans Luc 1 :76, nous lisons la prophétie de Zacharie à propos de son fils : « Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer ses voies. » En effet, Jean devait venir dans la puissance du prophète Élie afin de préparer le chemin du Seigneur Jésus-Christ.

    Gabriel annonce À Joseph la naissance de Jésus

    Matthieu 1 :18-25

    L’événement qui suivit fut la visite de Gabriel à Joseph pour l’informer que Marie, sa fiancée comme nous le dirions, donnerait naissance au Fils de Dieu. Nous lisons dans Matthieu 1 :18-19 : « Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. »

    À ce moment-là, Joseph et Marie n’étaient pas unis par le mariage. Ils vivaient encore l’année sainte des fiançailles. Dans la culture juive, cette année constituait un engagement légal et c’est la raison pour laquelle Joseph et Marie étaient considérés comme déjà mariés.

    Le seul motif de rupture de cet engagement aurait été la preuve apportée de l’infidélité sexuelle de l’épouse (Matthieu 19 :9). Quand Joseph comprit que Marie était enceinte, il chercha à couvrir ce qu’il croyait être son infidélité. Il aurait eu tous les droits de la lapider, mais il envisagea de lui donner en secret une lettre de divorce afin de lui éviter la honte publique.

    Il s’agit là de la réaction d’un homme juste et droit. Le juste cherche toujours à couvrir et à ne pas exposer en public les transgressions et les fautes des autres. Oui, il nous faut adhérer aux lois de Dieu mais aussi nous rappeler que le propitiatoire reposait sur les tables de la loi, autrement dit, la miséricorde de Dieu surpasse Sa loi. Une personne réellement juste est aussi une personne remplie de miséricorde. À moins que Dieu ne nous donne d’autres directives, nous devrions toujours nous efforcer de couvrir les transgressions des autres dans la mesure du possible.

    Nous lisons dans Matthieu 1 :20-23 : « Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est

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