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Tonnerre
Tonnerre
Tonnerre
Livre électronique201 pages2 heures

Tonnerre

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À propos de ce livre électronique

Dès le moment où Tonnerre fit ses premiers pas, il était clair que ses pas marqueraient le monde qui l'entoure.La vie de ce petit éléphant était quasiment parfaite jusqu’à ce que des braconniers la chamboulent. Pendant une nuit fatidique dans la forêt tropicale africaine, ils surprirent son troupeau et le séparèrent de sa mère et du reste de son troupeau. Après une évasion pénible, Tonnerre rassembla tout son courage pour retrouver le chemin de la maison. Grâce à ses amis inséparables et l’œil attentif du Grand défenseur dans le ciel, le voyage de Tonnerre fut une aventure inoubliable

LangueFrançais
ÉditeurBadPress
Date de sortie1 déc. 2019
ISBN9781071519301
Tonnerre
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    Aperçu du livre

    Tonnerre - Erik Daniel Shein

    Remerciements

    Je voudrais remercier les personnes suivantes qui ont cru en notre petit éléphant, Tonnerre, et au message, changeant le monde grâce à notre histoire : Barbara Nixon, Theresa Gates, Mary Nickum, John Nickum, Darrell Walters, Jimmy Costello, Sherrie Stoops , Julian Gracie, et Alesha et Vera Vanguard.

    Aux meilleurs rédacteurs et à la meilleure équipe du monde, Karen Fuller et Missy Davis.

    Citations :

    La raison pour laquelle je me consacre tant à aider les animaux est qu’il y a déjà tellement de gens qui se consacrent à leur faire du mal. ~ ♥ ~ EDS

    « Certaines personnes parlent aux animaux. Pas beaucoup les écoutent. C’est le problème. » - Winnie L’Ourson

    Tout le monde a un rêve, et c'est important, mais les rêves qui se réalisent de votre vivant vous trouvent toujours. EDS

    Les gens ne comprendront jamais toute l’intelligence des animaux si nous ne prenons pas le temps d’apprendre à les comprendre et à les respecter. :)

    Chapitre 1

    Une nouvelle vie

    Il était minuit dans la forêt. À l'horizon, la lumière de la pleine lune passait à travers les nuages, et l'air était empli de l'odeur de la pluie de mousson. Ce soir était une soirée spéciale. Sérénité, une éléphante pygmée de forêt d'Afrique, allait devenir maman pour la première fois. Tous les animaux de la région s'étaient rassemblés pour assister à la naissance. Le troupeau d'éléphants formait un cercle protecteur autour de Sérénité et les éléphants mâles battaient des oreilles avec excitation. Les anciens du troupeau remplissaient l'air de faibles échos sonores pour montrer leur approbation. L'heure était venue !

    L'arrivée d'une nouvelle vie était toujours une cause de réjouissance et les animaux étaient tous curieux de nature.

    Les singes jetaient des coups d'œil du haut de leurs branches. Les grenouilles se rapprochaient en sautillant, leurs pieds collés à des feuilles en forme d'oreille d'éléphant qui se balançaient doucement dans le vent. Même avec la nuit sombre qui les attendait, les animaux attendaient avec impatience la naissance de nouvel éléphanteau.

    Le tonnerre grondait fort au-dessus d’eux, suivi d’une longue traînée lumineuse qui éclaira le ciel. Les nuages étaient illuminés par un éclair brillant alors qu’ils tournaient et viraient de plus en plus vite, emportés par le vent. Un flot continu de pluie commença à tomber et le groupe d'éléphants entourant Sérénité resserra leur cercle pour la protéger de l’important flux d'eau. Boum ! Le ciel s'illumina à nouveau lorsqu’un autre coup de tonnerre retentit. Au même moment, le bébé éléphant sortit du ventre protecteur de sa mère et plongea dans les eaux sous lui. Sa mère le poussa légèrement vers le bord de l'étang.

    « C’est ça, » dit Sérénité doucement. « Tu peux sortir. » Elle sourit en l’aidant à se mettre sur ses pattes.

    Soudain, le troupeau d’éléphants commença à piétiner le sol détrempé. Sérénité se gonfla de fierté alors que le troupeau, à l'unisson, levait leurs trompes pour barrir bruyamment de leur jubilation. Quelques mâles plongèrent leurs trompes dans l'étang pour arroser le nouveau venu et sa mère. C'était un moment de fête. Ils avaient tous été bénis d’une nouvelle vie.

    Sérénité enroula sa trompe autour de la taille de l’éléphanteau pour le mettre sur ses pattes. « Voilà », dit-elle doucement. « Tu y es presque. » Alors qu'il se levait, le sol sous ses pieds commença à trembler et un silence s'installa dans la foule d'animaux, avant que des murmures excités ne se répandent. Une des éléphantes femelles s'adressa à Sérénité, « Tu devrais l'appeler Tonnerre. »

    « Tonnerre ? » Sérénité passa sa trompe sur la tête du petit et son sourire grandit. « J’aime bien. Qu'en penses-tu, Tonnerre ? »

    Le bébé éléphant leva avec adoration son regard vers sa mère, émit un petit cri de sa trompe et remua de nouveau ses pieds instables. Lorsque le sol se remit à trembler, le troupeau d'éléphants se réjouit. Sérénité se rapprocha de Tonnerre et il se blottit contre elle.

    En quelques années, Tonnerre devint un éléphant jeune et beau, Sérénité était très fière de son fils.

    Au petit matin, le soleil perçait les nuages. Un arc-en-ciel effleurait de ses couleurs le ciel et finissait dans le recoin de la forêt tropicale et humide d'Afrique centrale, où le monde bourdonnait de vie. Pénélope, un perroquet gris africain, s’envola comme une flèche au-dessus de la voûte forestière en examinant le monde qui l'entourait.

    Une rainette verte sauta sur une branche de bambou et s’y installa pour manger. Sa longue langue zappa un insecte de la pousse et l'engloutit bruyamment. Quand son ventre affamé fut satisfait, elle bondit vers sa prochaine aventure.

    Les feuilles bruissaient et les branches se balançaient à cause des oiseaux bruyants, perchés à différents intervalles. Pénélope se rapprocha, en frôlant presque leur tête de ses ailes. Puis, elle disparut dans les arbres.

    La forêt tropicale était autrefois un endroit merveilleux rempli de formes de vie inimaginables. La dure réalité était telle que la vie n'était plus ce qu'elle était. La forêt tropicale luxuriante, qui était autrefois un royaume prospère et paisible empli de créatures, grandes et petites, avait rétréci à mesure que la civilisation repoussait ses frontières. Des milliers d'espèces furent perdues et les poumons de notre chère planète se retrouvèrent à bout de souffle.

    L'équilibre entre les animaux et ceux qu'ils appelaient les debouts n’existait plus. Au début, la Terre avait passé un accord avec les debouts pour que l'homme et l'animal arrivent à vivre en harmonie. Mais les humains devinrent avides et oublièrent leur promesse. À présent, il ne restait plus que quelques endroits où le monde naturel demeurait pur et où ses habitants pouvaient encore profiter de la vie comme ils le désiraient.

    Aujourd'hui était un jour comme les autres. Un troupeau d'éléphants sortit de l'épaisse canopée. Quatre femelles adultes étaient suivies de quatre éléphanteaux qui parlaient entre eux du point d'eau qu’ils venaient de quitter. Les adultes secouèrent la tête devant les enfants enjoués et sourirent.

    La rainette verte sauta par-dessus la tête de Tonnerre qui se tourna pour la regarder. « Tu as vu ça, maman ? »

    « Oui, Tonnerre », répondit Sérénité. Elle n'avait pas vraiment vu la grenouille, mais Sérénité avait déjà répondu à cette même question une douzaine de fois pendant le trajet du retour à l'étang. Désormais, le jeune éléphant n'avait pas vraiment besoin de réponse, mais simplement d’une reconnaissance de la façon dont son esprit curieux fonctionnait. Les éléphants continuèrent à marcher alors que les jeunes plaisantaient entre eux.

    Ils ne virent pas les deux gorilles à dos argenté assis sur la colline qui surplombait la jungle. Harold et Neville regardèrent les éléphants avec émerveillement alors que les jeunes jouaient près du point d'eau.

    Même les gorilles respectaient les grandes merveilles que les éléphants représentaient. Ces pachydermes à la recherche de sécurité et d'espace dans un paysage en retrait, étaient des créatures innocentes, intelligentes et joyeuses. La nature leur avait donné une longue vie et une union étroite, quand on les laissait tranquilles cela dit.

    Même un petit éléphanteau curieux comme Tonnerre était l’une des rares générations, si ce n’est la dernière, de gentils géants qui avaient beaucoup à apprendre aux debouts.

    Chapitre 2

    Pendant l’école

    Le bassin était rempli de rires joyeux lorsque les éléphanteaux se précipitèrent dans l’eau. Des éclaboussures involontaires furent suivies d'attaques délibérées, alors que les plus petits projetaient des jets d’eau froide de leur trompe.

    Les adultes étaient heureux de regarder les éléphanteaux jouer jusqu'à ce que ceux-ci se retournent contre leurs aînés. Ce fut ensuite une vraie pagaille quand les adultes se joignirent à la fête. Bientôt, il fut difficile de trouver l’origine de chaque jet. Le son des trompettes emplissait l’air tandis que le troupeau d’éléphants continuait de s'ébattre dans l’eau.

    Quand le jeu toucha à sa fin, Tonnerre suivit Sérénité hors de l'eau. Ses pattes, autrefois maladroites et bruyantes, étaient maintenant plus faciles à contrôler. Le sol tremblait toujours quand il marchait, mais il pouvait contrôler l’ampleur des grondements en appliquant différentes pressions à chaque pas qu’il faisait.

    « Aah. Aaahhh. Nous sommes arrivés. » Ses mots de satisfaction étaient faciles à comprendre, après avoir été bien lavé et diverti. À présent, il était prêt à s’enduire de poussière comme à son habitude après un bain complet. Il jeta de petites branches d'arbres par-dessus son épaule avec sa trompe. Un nuage de poussière se posa sur lui alors qu'il se couvrait. En battant des oreilles, Tonnerre ria sans pouvoir se contrôler.

    La première fois que Tonnerre s'était couvert de boue et de terre après son bain, Sérénité l'avait forcé à retourner dans l'eau, mais lorsqu'il avait continué à répéter ce procédé, elle comprit qu'elle avait d’autres choses plus importantes à se soucier avec sa progéniture. C'était tout simplement une des ses habitudes.

    Sérénité sourit de ses singeries et continua de manger une branche en dessous d'elle. Elle consulta nonchalamment la scène qui se déroulait devant elle. Certains éléphants se baignaient encore et buvaient dans l'étang. D'autres se chamaillaient dans la boue. Leur vie était insouciante quand ils étaient protégés par la forêt paisible.

    Un grand papillon bleu nuit flottait à côté du troupeau. Elle se nommait Jeannette la Bleue et était attirée par le petit éléphanteau qui faisait trembler le sol comme le tonnerre. Papillonnant vers lui, elle passa au-dessus de sa tête et flotta ici et là, jusqu'à ce que Tonnerre la regarde.

    Tonnerre était fasciné par la belle créature. Il leva sa trompe pour l’atteindre, mais elle s'éloigna avant qu'il ne puisse la toucher. Jeannette la Bleue disparut dans les arbres bordant le point d'eau et Tonnerre resta là, déçu que le papillon ne soit pas restée assez longtemps pour qu'il puisse la rencontrer.

    À proximité, Sérénité appela les jeunes : « Allez, les petits. Venez ici ! »

    « On arrive, maman. » Tonnerre poussa le sol de ses grands pieds et la terre trembla sous ses pas. Les autres éléphanteaux le suivirent, jusqu'à ce qu'ils se mettent tous à faire la course pour atteindre Sérénité en premier.

    « Ceci est votre nouvelle leçon de communication. Tout le monde se met en ligne maintenant. »

    Les jeunes éléphants se heurtèrent les uns les autres, chacun désirant être le premier en ligne. Un éléphanteau tira sur la queue d’un autre. Un autre poussa Tonnerre avec un peu trop de force, mais il lui retourna la faveur en lui tapant sur le pied, ce qui obligea l’éléphanteau à s'éloigner de lui. Les éléphanteaux pouvaient être compétitifs de temps en temps. Leurs mouvements maladroits continuèrent à faire beaucoup de bruit, jusqu'à ce qu'ils réussissent enfin à se regrouper dans une ligne acceptable, côte à côte devant Sérénité.

    Bien amusée, Sérénité secoua la tête et essaya de cacher son sourire aux jeunes avant de continuer. « Attendez ici. »

    L'éléphante s'éloigna de ses élèves et s'assura qu'ils lui prêtaient attention avant de continuer. Elle émit un faible grondement avec ses pieds. « Alors, les enfants, pouvez-vous sentir la terre bouger ? »

    Les jeunes éléphants se penchèrent en avant sur la pointe des pieds, s'efforçant d'écouter un son qu’aucun d’entre eux ne pouvait entendre. Sérénité répéta le grondement et les oreilles de Tonnerre se redressèrent. « Je peux ! Je peux ! »

    L’éléphanteau à côté de Tonnerre éternua distraitement. Il n'avait rien entendu. Ses oreilles battaient lentement dans la brise et son attention commençait à faiblir.

    Celui à sa droite piétinait le sol avec excitation. « Je peux sentir un troupeau venir. »

    Un petit mâle plus bas dans la ligne se mit à rire quand Sérénité causa un nouveau grondement. « Ça chatouille ! »

    Sérénité sourit à ses élèves. « Voici comment nous envoyons des messages. Nous sommes les seuls à pouvoir le faire. Lorsque vous faites gronder le sol, d'autres éléphants peuvent vous entendre. Le sol vibre. Comme ça. »

    Sérénité gronda de nouveau et attendit de voir comment les éléphanteaux réagissaient. Ils commençaient à comprendre. « Vous devez écouter avec vos pieds. »

    L'une des éléphanteaux femelles répondit à Sérénité avec enthousiasme. « Je l'ai senti ! Je l'ai senti ! Vous avez dit bonjour ! »

    Sérénité hocha la tête. « Correct ! Alors, disons à l’autre troupeau où nous sommes ! »

    Les éléphanteaux

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