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Chevalier de Lorimier: Patriote et Fils de la Liberté
Chevalier de Lorimier: Patriote et Fils de la Liberté
Chevalier de Lorimier: Patriote et Fils de la Liberté
Livre électronique88 pages38 minutes

Chevalier de Lorimier: Patriote et Fils de la Liberté

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À propos de ce livre électronique

Né en 1803 dans la région de Berthier, Chevalier de Lorimier s’intéresse à la politique dès la fin de son adolescence. Idéaliste, il proteste contre le projet d’union du Bas-Canada et du Haut-Canada favorisant le déclin de la population francophone. Reçu notaire à Montréal, il se lie au groupe du Parti patriote dont il soutient les candidats. Épris de liberté, il entre dans le comité de résistance et participe à de nombreuses assemblées de contestation. Quand des mandats d’arrestation sont lancés contre les chefs patriotes, il quitte le Bas-Canada et fuit au sud de la frontière. Il effectue de nombreux allers et retours entre le Canada et les États-Unis avant d’être fait prisonnier. Sa vie se termine brutalement le 15 février 1839, à l’âge de trente-cinq ans. Encore aujourd’hui, Chevalier de Lorimier demeure le symbole de l’engagement, de l’idéal politique et de la liberté.
LangueFrançais
Date de sortie11 avr. 2017
ISBN9782924309995
Chevalier de Lorimier: Patriote et Fils de la Liberté
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Auteur

Manon Plouffe

Manon Plouffe est née à Amos, dans l’ouest du Québec. Dès son plus jeune âge, elle s’est passionnée pour la lecture, l’écriture et les voyages. Les livres et les voyages l’ont amenée, aussi bien en rêve que dans la réalité, à vivre des moments inoubliables dans plus de trente pays et sur tous les continents. Jusqu’à ce jour, l’auteure a publié une vingtaine de livres et des nouvelles de fiction. Après avoir écrit Louis Jolliet explorateur et cartographe, elle a fait renaître sous ses doigts la vie extraordinaire de Jeanne Mance cofondatrice de Montréal. Manon Plouffe vit toujours au Québec, mais elle continue de rêver et de découvrir de nouveaux horizons, au fil de sa fantaisie.

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    Aperçu du livre

    Chevalier de Lorimier - Manon Plouffe

    DE SAINT-CUTHBERT À MONTRÉAL

    1803. Deux jours après avoir célébré Noël, Guillaume-Clément Verneuil de Lorimier et sa femme, Marguerite-Adélaïde Perrault, s’émerveillent devant la frimousse de leur nouveau-né.

    — Quel beau garçon, ce troisième enfant !

    C’est son oncle et parrain, François-Chevalier de Lorimier, qui lui donnera le prénom de Chevalier qu’il utilisera toute sa vie.

    Le garçon grandit entouré d’une fratrie de neuf frères et sœurs. Il est très proche de son frère Jean-Baptiste Chamilly, dit Chamilly. Les enfants accompagnent très tôt leur père dans ses travaux d’agriculteur. Il y a tant de tâches à accomplir sur la terre de Saint-Cuthbert où il habite, à environ dix milles* de Montréal !

    Chevalier est trop jeune pour s’intéresser à la politique. Pourtant, les choses bougent beaucoup autour de lui, au Bas-Canada*. Près de Montréal, un certain Louis-Joseph Papineau a été élu député du comté de Kent avant d’adhérer au Parti canadien*.

    Mais en 1812, le monde s’écroule autour de Chevalier qui a neuf ans. En effet, les Américains déclarent la guerre* à l’Angleterre à cause de la présence de la colonie anglaise qu’est alors le Canada et qui nuit à leur expansion. L’évêque titulaire de Québec, et représentant de l’Église catholique, incite les Canadiens* à rester loyaux à l’Angleterre. Il ne faut surtout pas appuyer les États-Unis. L’Empire britannique ne protège-t-il pas la langue française et la religion catholique ?

    Mais il y a un prix fort élevé à payer pour conserver ces acquis. Le père de Chevalier est obligé de s’enrôler dans l’armée, comme tous les francophones, même s’il est marié, qu’il a plus de quarante ans et qu’il est père de famille nombreuse.

    — Ne vous en faites pas, les enfants ! Je pars à la guerre, mais je vous promets de revenir avec tous mes membres et une tête bien solide sur les épaules.

    — Qu’est-ce qu’on fera, sans vous ?

    — Je veux que vous mangiez à votre faim, tous les jours. Alors veillez à ce que nos récoltes soient abondantes pendant mon absence.

    Promesse tenue. Monsieur de Lorimier revient à la maison sans blessure, et les récoltes ont bien produit. Mais l’année suivante, en 1813, toute la famille quitte la campagne de Saint-Cuthbert pour s’installer au faubourg Saint-Laurent, à Montréal. Pourquoi un tel déménagement ? Les aléas du périple du père de famille lui auraient-ils fait réaliser qu’il est préférable de quitter son patelin isolé pour que ses enfants aient un meilleur avenir ? L’agriculteur est conscient qu’on manque cruellement d’écoles et de maîtres d’école dans les campagnes. Plus de la moitié de la population est illettrée. Ce n’est pas ainsi qu’il pourra faire instruire ses garçons et ses filles ! Ce devrait être différent dans la grande ville.

    À l’automne, Chevalier, qui approche de ses dix ans, commence ses études classiques* au Petit Séminaire de Montréal*, situé dans le Vieux-Montréal.

    Au fil des ans, le garçon sera témoin de plusieurs événements importants, comme l’élection de Papineau, élu chef du Parti canadien. À Montréal, où il poursuit ses

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