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Jeanne Mance: Cofondatrice de Montréal

Jeanne Mance: Cofondatrice de Montréal

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Jeanne Mance: Cofondatrice de Montréal

évaluations:
5/5 (1 évaluation)
Longueur:
85 pages
36 minutes
Sortie:
1 oct. 2014
ISBN:
9782924309292
Format:
Livre

Description

Jeanne Mance est née en France, dans la ville de Langres. C’est lors de la grande peste qu’elle découvre sa vocation de soignante. Après de nombreuses péripéties, elle arrive en Nouvelle-France en tant que missionnaire laïque en compagnie d’une quarantaine de personnes afin de fonder Ville-Marie. Elle y occupe le poste d’économe et d’administratrice de la colonie. Elle fondera également
l’Hôtel-Dieu, le premier hôpital de Montréal.
Aujourd’hui, Jeanne Mance est reconnue comme la cofondatrice de Montréal au même titre que Paul de Chomedey, sieur de Maisonneuve.
Sortie:
1 oct. 2014
ISBN:
9782924309292
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Manon Plouffe est née à Amos, dans l’ouest du Québec. Dès son plus jeune âge, elle s’est passionnée pour la lecture, l’écriture et les voyages. Les livres et les voyages l’ont amenée, aussi bien en rêve que dans la réalité, à vivre des moments inoubliables dans plus de trente pays et sur tous les continents. Jusqu’à ce jour, l’auteure a publié une vingtaine de livres et des nouvelles de fiction. Après avoir écrit Louis Jolliet explorateur et cartographe, elle a fait renaître sous ses doigts la vie extraordinaire de Jeanne Mance cofondatrice de Montréal. Manon Plouffe vit toujours au Québec, mais elle continue de rêver et de découvrir de nouveaux horizons, au fil de sa fantaisie.


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Aperçu du livre

Jeanne Mance - Manon Plouffe

  Chapitre 1 

ENTRE LA GUERRE DE TRENTE ANS ET LA PESTE

Regroupement de trois pots d'apothicaire, un mortier et un pilon.

— Regardez, Charles, comment Jeanne s’épanouit depuis qu’elle fréquente l’école, chuchote Catherine Émonnot à son mari.

— En effet. Il est bien heureux que les filles puissent enfin s’instruire. Vive les Ursulines ! Et Jeanne, qui y apprend le latin, l’écriture, la lecture et l’administration, à huit ans seulement. Qui sait ? Ses connaissances la mèneront peut-être plus loin qu’on ne pense !

Nous sommes à Langres, en 1614. Les Ursulines se sont installées en ville l’année précédente. La fillette a entendu les propos de ses parents ; elle est fière de fréquenter l’école. Élève consciencieuse, c’est aussi une petite fille pleine d’empathie et d’altruisme : elle s’est promis d’être toujours prête à soulager les souffrances d’autrui. Déjà, elle aide sa mère en s’occupant de ses nombreux frères et sœurs.

Les années passent et Jeanne poursuit ses études. Vers dix-sept ans, elle est frappée par de graves problèmes de santé. Les médecins qu’elle consulte lui déclarent qu’elle aura toute sa vie une santé fragile. Mais la jeune femme continue de vaquer à ses nombreuses occupations et de se reposer dès qu’elle en a l’occasion. Elle est déjà en âge de se marier, mais elle ne se préoccupe pas des prétendants qui lui tournent autour. En secret, elle a fait vœu de chasteté*.

En 1626, quelques années plus tard, sa mère rend l’âme.

— Pauvre maman ! Elle n’aura pas eu le temps de penser à elle, avec douze enfants. Et elle aura vécu tellement de deuils, avec la mort de plusieurs de mes petits frères et sœurs en bas âge…

La jeune femme prend en charge les quatre plus jeunes enfants de la famille et s’occupe de son père. Les journées passent désormais trop vite ! Charles Mance s’éteint à son tour à cinquante-deux ans, en 1630. À vingt-quatre ans, l’orpheline voit de nombreuses responsabilités familiales lui tomber sur les bras.

Deux ans plus tard, le malheur frappe Langres : la peste*. Jeanne décide de s’engager comme soignante à l’hôpital. Elle apprend à donner des soins d’urgence aux blessés et aux malades, quelle que soit leur classe sociale. Son père avait vu juste : la jeune femme aime apporter du réconfort aux malades. Elle affectionne aussi prendre de l’initiative et administrer.

L’année 1635 est encore plus catastrophique. En effet, la France s’engage à son tour dans la guerre de Trente Ans* qui fait rage depuis 1618, et attaque la maison d’Autriche. La ville de Langres, qui sert d’étape sur la route de la guerre, pas très loin de la frontière de l’Est, recherche alors des hommes et des femmes valides pour combattre l’ennemi et soigner les blessés. Jeanne se porte volontaire. Elle apprend à traiter toutes sortes de blessures de guerre. Mais l’horreur atteint son apogée lorsque, la même année, la peste étend ses tentacules et afflige la ville en entier. La terrible maladie touche tout le monde : hommes et femmes, bébés et enfants, adultes et vieillards, jeunes et vieux, riches et pauvres. Jeanne soigne les malades

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Avis

Ce que les gens pensent de Jeanne Mance

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Avis des lecteurs

  • (5/5)
    super interessante, je vous recommande ce livre.
    j'etais obligé de le lire pour l'école,mais je l'ai vraiment aimé.