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Joseph-Elzéar Bernier: Capitaine de l’Arctic
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Livre électronique93 pages35 minutes

Joseph-Elzéar Bernier: Capitaine de l’Arctic

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À propos de ce livre électronique

Joseph-Elzéar Bernier est un des plus illustres explorateurs et navigateurs du Canada. Né en 1852 à L’Islet-sur-Mer dans une famille de grands navigateurs, il deviendra lui-même capitaine à l’âge de 17 ans seulement. Animé d’une passion sans borne pour l’Arctique, il mènera plus de dix expéditions sur les mers du Nord entre 1906 et 1925. Le 1er juillet 1909, Joseph-Elzéar Bernier dépose une plaque sur l’île de Melville proclamant la souveraineté du Canada sur les îles de l’Arctique.
LangueFrançais
Date de sortie1 juin 2015
ISBN9782924309438
Joseph-Elzéar Bernier: Capitaine de l’Arctic
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Auteur

Alain Raimbault

«Jacques Cartier prépare minutieusement son premier voyage. Comme il est soutenu par le roi de France, il parvient à lever son équipage. Le 20 avril 1534, il assiste à la messe et au sortir de l’église, toute la ville l’accompagne sur les quais. La foule en liesse veut assister au départ de ce grand personnage auquel rien ne résiste. Il appareille avec deux navires ornés du drapeau fleurdelisé, symbole de la royauté. C’est le départ pour la grande aventure. En moins de trois semaines d’une traversée assez tranquille, Jacques Cartier passe au large de Terre-Neuve. Comme les glaces lui barrent le chemin, il se réfugie dans une crique. Le 21 mai, il repart plein nord. Il découvre alors une île couverte d’oiseaux, qu’on nomme aujourd’hui Fous de Bassan. Un peu plus tard, le navigateur croise un ours sur son chemin. Dans son premier récit de voyage, il le décrit comme “grand comme une vache, aussi blanc qu’un singe”.»

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    Joseph-Elzéar Bernier - Alain Raimbault

    TENDRE ENFANCE

    Le 1er janvier 1852 naît Joseph-Elzéar Bernier à L’Islet, face à l’lsle-aux-Grues, en pleine tempête de neige. C’est un beau bébé de douze livres. Très fier, son grand-père dit de lui :

    — C’est un costaud… un vrai Bernier !

    Joseph-Elzéar Bernier descend d’une longue lignée de matelots québécois. Son grand-père est déjà capitaine au long cours* au début du XIXe siècle. Ses oncles, son père et de nombreux cousins prendront tous la mer, souvent sur des brigantins* ou des goélettes*. Ils navigueront sur des voiliers de bois, puis sur des bateaux à vapeur. Ils seront militaires dans la marine anglaise, pilotes sur le Saint-Laurent ou grands capitaines sur les mers du globe.

    Joseph-Elzéar effectue son premier voyage au long cours sur le brigantin familial, le Zillah, à l’âge de deux ans. Sa mère, Célina Paradis, et sa cousine font partie du voyage. Son père Thomas, le capitaine, tient la barre. En route pour Cuba, le navire affronte deux terribles tempêtes. De plus, le climat tropical ne réussit pas à Joseph-Elzéar qui a de plus en plus de mal à respirer. En décembre 1854, le bambin, note sa mère dans son journal, manque presque d’étouffer dans la chaleur humide.

    Quelques semaines plus tard, lors d’une escale sur l’île, la famille Bernier découvre la dure réalité de l’esclavage. Les Noirs mal nourris et habillés de haillons travaillent sans repos pour de riches propriétaires logés dans de vastes demeures. Célina confie à son journal la tristesse qui l’accable, et son impuissance.

    Les cales* chargées de sucre, le Zillah accoste bientôt à Boston, en plein cœur de l’hiver. Alors que Thomas décide de quitter le port avec une cargaison de rhum et de tabac destinée à l’armée britannique stationnée à Malte, en Méditerranée, les glaces immobilisent le navire. L’équipage le dégage à l’aide de longues scies.

    Une fois arrivé à destination, le navire est escorté par les frégates* anglaises armées de nombreux canons jusqu’en mer Noire, car la guerre de Crimée fait rage entre d’un côté les Anglais et les Français alliés aux Turcs, et de l’autre les Russes. La livraison effectuée en zone de guerre se passe sans problème, mais non sans danger. Le navire quitte finalement la Méditerranée, chargé de blocs de marbre à destination de Boston. Célina note un événement tragique auquel elle assiste horrifiée : le cuisinier d’un navire anglais, apercevant un requin à la surface de l’eau décide de l’attirer avec une nappe. Le requin mange bien la nappe, mais entraîne aussi le cuisinier avec lui, lequel ne survivra pas.

    Joseph-Elzéar se souviendra d’un autre accident pendant la traversée du retour : un marin tombé à la mer. Il revoit sa mère et sa cousine en larmes, l’imaginant mort, puis le sauvetage miraculeux du matelot par son père.

    Les mésaventures de ce premier voyage ne sont pas encore terminées. Des blocs de

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