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Pars, cours ! Vero

Pars, cours ! Vero

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Pars, cours ! Vero

Longueur:
154 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
Oct 9, 2019
ISBN:
9782897920081
Format:
Livre

Description

AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHH!!!!!!

Ma vie est finie!

C’est la faute de monsieur Adam et de madame Claire, aussi! Mon prof d’éduc et ma directrice ont fait installer des pneus dans la cour d’école. Ils sont carrément obsédés par la course à obstacles de fin d’année. Au point de mettre les élèves en danger! Résultat? Je me suis tordu la cheville devant TOUTE MA CLASSE. Adieu, mon rêve de danser le ballet!

Adieu, spectacle de Casse-Noisette!

Adieu, mon tutu et mes chaussons à pointes!

Adieu, mes plumes et mes magnifiques ailes d’ange!

Oui, oui! Moi, Vero, je devais jouer un ange… Quand vous me connaîtrez, vous comprendrez pourquoi c’est un peu beaucoup vraiment surprenant!

Une lecture au rythme entraînant, où on apprend à surmonter toutes les épreuves.
Éditeur:
Sortie:
Oct 9, 2019
ISBN:
9782897920081
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Aimée Verret habite Montréal avec son chum et leur bouvier bernois, Scratch. Elle a complété une maîtrise en création littéraire, avant de publier en 2010 Ce qui a brûlé, un recueil de poésie, aux éditions Triptyque. Quand elle n’écrit pas de livres, elle révise ceux des autres en tant que correctrice pigiste pour diverses maisons d’édition québécoises. Elle pratique aussi la danse orientale depuis plus de quatre ans.Inséparables est son premier roman jeunesse – son premier roman tout court, en fait.


Aperçu du livre

Pars, cours ! Vero - Aimée Verret

longtemps.

Prologue

OUCH ! ! ! ! !

Ha ! Ha ! Ha ! ! ! !

Je ne peux pas m’empêcher de rire… Alexis, l’élève le plus DÉTESTABLE de la classe, vient de tomber en pleine face dans le circuit de pneus ! ! !

Ça lui apprendra à mettre une fille au défi. Je suis sûre qu’Adèle aurait gagné la  course s’ils ne s’étaient pas plantés tous les deux, à cause de Damien. Elle s’entraîne depuis des années. C’est évident qu’elle est plus rapide que lui !

Adèle se relève et dépoussière assez vite son costume de sorcière pour s’en aller avec Rosalie. Mais moi, je ne peux toujours pas arrêter de rire. Alexis, il fait suer tout le monde. Pour une fois qu’il est le dindon de la farce !

Mais mon hilarité ne rend pas monsieur Batman de bonne humeur. Eh oui ! C’est l’Halloween et Alexis se prend pour un  superhéros. Je l’aurais plutôt vu en méchant… comme en Joker, avec ses maudites farces plates !

— Quoi ? demande-t-il durement. Moi, au moins, je ne suis pas habillé en bonbon humain. J’ai des caries qui me poussent juste à te regarder !

Il sort la langue comme pour essayer de lécher le suçon géant que j’ai dans la main. DÉ-GUEU.

— On dirait que la maison de la vilaine sorcière dans Hansel et Gretel s’est écroulée sur toi, ajoute-t-il.

Mathias, Luca et Damien s’esclaffent comme des singes.

Je suis déguisée en Fée Dragée. C’est un personnage du ballet Casse-Noisette. Mon préféré ! Je danse depuis que je suis petite et je suis obsédée par ce rôle-là. Un jour… il sera à moi !

Bien sûr, personne ne sait de qui il s’agit, alors je passe pour une ballerine normale… avec des bonbons collés dessus.

D’habitude, je ne m’occupe pas vraiment d’Alexis. Il me gosse, mais il ne me fait pas de mauvais coups. Sauf que là… c’est trop ! ! ! Je réplique d’un ton innocent :

— Ça te va quasiment bien, des collants, toi aussi. En plus, avec ton costume, c’est comme si tu portais une couche…

— Oooooh ! ! ! ! s’exclame Damien, qui semble oublier quel côté il est censé prendre.

Il faut avouer que l’habit d’Alexis est vraiment bizarre… On jurerait un maillot de bain par-dessus un habit de plongée, avec une cape, des bottes et des petites oreilles sur le masque. Ouh, super impressionnant.

J’ai dû viser dans le mille avec mon histoire de couche, parce qu’Alexis s’approche et fait mine de me pousser l’épaule.

Il ne m’en faut pas plus pour voir rouge.

S’il y a une chose que je n’endure pas, c’est qu’on me niaise. Je jette mon suçon géant par terre. Il se brise en mille fragments.

— Oh non ! se lamente spontanément Léo, qui ne supporte pas de perdre de la bonne nourriture super « nutritive ».

— Hoooooon ! Tu ne pourras pas manger ton beau bonbon, me nargue Alexis.

— Je m’en fous. Je vais te faire avaler les morceaux un par un. Avec toute la poussière de la cour. Miam !

Il me défie du menton.

— Essaie, pour voir !

Je pense qu’il ne me prend pas au sérieux, mais il se trompe. J’avance d’un pas vers lui et il croise les bras. Tout le monde hurle. Mathias, Félix et Luca encouragent Alexis ; Lenny,  Alice et Léo se rangent derrière moi. Damien fait la navette entre les deux groupes en émettant des sons incompréhensibles.

Je m’étire et attrape un bout de la cape d’Alexis pour l’attirer à moi, mais il se dégage et part à  courir. Je m’élance derrière lui dans le parcours de pneus.

Un pas, deux pas, trois pas et…

Bang !

Silence de mort.

— AAAAAAAAHHHHHH !

Qui a crié ?

Une sorte de chaleur envahit ma jambe. J’ai l’impression que quelqu’un a branché une pompe à vélo sur mon talon et souffle de grands coups d’air dans mon mollet. Ça monte et ça redescend à une  vitesse folle.

J’ai chaud et j’ai mal au cœur.

Je ne comprends pas trop comment, mais tout à coup mon pied n’est plus pris dans le caoutchouc. Je me retrouve assise sur l’asphalte, la cheville entre les mains. Je respire très fort et je pleure. Tous les sons sont assourdis. Je ne reconnais plus mes amis. Leurs visages flous flottent autour de moi.

Monsieur Adam, qui surveillait les élèves dans la cour, s’approche. Il articule des mots, il a un air insistant. Mais je ne peux pas lui répondre. Je ne sais même pas ce qu’il veut.

Il finit par se pencher près de moi et me soulever comme si j’étais une poche de patates. Je sens mon bras pendre, sans aucune énergie. Mes doigts ne seraient même pas capables de tenir un crayon.

Monsieur Adam marche vers la porte de l’école et soudain la tête de Léa Blanchet, mon amie, apparaît. Je reconnais sa voix, très clairement. Elle me demande :

— Mais vas-tu être correcte pour danser dans Casse-Noisette ? ! ?

Click-a-ta-clock-a-ta-click-a-ta-clock-a-ta-click-a-ta-clock !

Les talons de miss Kathy, la secrétaire de l’école, claquent alors qu’elle se  précipite dans le corridor pour appeler mes parents. Finalement, j’attends mon père avec une espèce de poche de glu froide sur la cheville. Mes larmes n’arrêtent pas de couler. J’ai mal à ma jambe, à mon pied, mais j’ai encore plus mal dans ma poitrine, en dedans.

La question de Léa tourne en boucle dans ma tête. « Vas-tu être correcte pour danser dans Casse-Noisette ? »

Mon père arrive. Il a l’air ébranlé.

— Ma belle fille ! s’écrie-t-il.

Il me serre dans ses bras super fort, mais sans bouger ma jambe.

— As-tu peur ? demande-t-il.

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