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300 minutes de danger

300 minutes de danger

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300 minutes de danger

Longueur:
209 pages
2 heures
Éditeur:
Sortie:
24 sept. 2018
ISBN:
9782897867355
Format:
Livre

Description

10 Histoires
10 Situations dangeureuses
10 Enfants braves
30 Minutes pour s’échapper

George est coincé dans un avion en chute libre sans moteur et sans pilote.

Milla est recouverte de déchets radioactifs et sa combinaison de sécurité commence à manquer d’oxygène.

Otto est dans les plus sombres profondeurs de l’océan, où une chose affamée rôde…

Lisez chaque histoire de 30 minutes de danger en 30 minutes* de temps de lecture!

*Selon la vitesse moyenne de lecture
Éditeur:
Sortie:
24 sept. 2018
ISBN:
9782897867355
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Jack Heath is the author of several books, including the Danger series, the Fero Files, the Ashley Arthur series, the Agent Six of Hearts series, the Liars series, and The Mysterious World of Cosentino series. He lives in Darwin, Australia.


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Aperçu du livre

300 minutes de danger - Jack Heath

L’ESPACE

L’ÉCOLE DE SNOW

30 : 00

—Nous volons vraiment très bas, dit George. Allons-nous passer au-dessus de ces montagnes ?

Le pilote rit.

— Bien sûr ! Ne t’inquiète pas !

Au lieu de rassurer George, la confiance du pilote le rendit encore plus inquiet. La brousse russe s’étendait vers l’horizon dans toutes les directions, kilomètre après kilomètre de glace et d’arbres noirs squelettiques. Il ne pouvait voir aucune ville à travers le plexiglas sale. Il n’y avait même pas de routes. La Russie était le plus grand pays du monde, ce qui voulait dire beaucoup d’espaces vides. Lui et le pilote étaient peut-être les seules personnes dans un rayon de 50 kilomètres ou même plus.

29 : 30

Le pilote était un Finnois qui parlait un français impeccable et qui était aussi blanc qu’un vampire. Il n’avait qu’une main sur la chape de direction alors que son autre main jouait avec sa boucle d’oreille en argent. Ses jambes étaient croisées et une canette de boisson gazeuse à moitié vide tenait en équilibre près de la commande des gaz. Il ne semblait pas prendre son travail très au sérieux.

28 : 50

Sur les vols commerciaux, les pilotes faisaient habituellement des annonces sur les conditions météorologiques et le temps d’arrivée. Maintenant, George comprenait pourquoi. Il était difficile de se sentir en sécurité en se faisant propulser à 300 kilomètres-heure à 5000 mètres au-dessus du sol par un pilote qui se pensait comédien. Les passagers veulent croire que la personne responsable est essentiellement un robot. Aucun sens de l’humour, aucune nouvelle idée, aucune erreur.

27 : 30

Mais aujourd’hui, l’illusion n’y était pas. Cet avion n’avait aucune cloison entre le poste de pilotage et la cabine. Il n’y avait que deux personnes à bord : George et le pilote.

La chaîne de montagnes Oural était encore très loin, mais elle semblait létale. Le soleil se levait derrière ses sommets en dents de scie, couronnés de pics de glace. On aurait dit que l’horizon était délimité par des dents de requin.

George se dit de ne pas s’inquiéter. Après tout, ces montagnes étaient l’objectif de ce voyage. Cela n’aurait rien donné d’apporter une planche à neige sur une surface complètement plate. Et quant au pilote, il savait probablement ce qu’il faisait.

27 : 20

Techniquement, le camp de planche à neige — ou « L’école de snow », comme disait George — ne commençait pas avant la semaine prochaine. Les parents de George étaient arrivés en Russie plus tôt pour accomplir des travaux quelconques pour le département de l’agriculture. George les avait suppliés de le laisser passer quelques jours dans les Alpes pour se pratiquer. S’ils avaient rencontré le pilote, ils n’auraient jamais accepté.

« Nous n’allons pas nous écraser, se dit George. Ça n’arrive quasiment jamais dans la vraie vie. »

L’intérieur de l’avion était minuscule avec seulement six sièges duveteux et un plafond si bas que George ne pouvait se tenir debout. C’était comme voyager sur un sentier de terre dans une minifourgonnette. Selon la sœur de Georges, dont les notes en mathématiques et en science étaient spectaculaires, certains trous d’air étaient plus denses que d’autres. Cela faisait en sorte que l’avion rebondissait comme un petit canot en grande mer.

George n’en comprenait pas la physique — l’air ne devrait être que de l’air, non ? Il était meilleur en langues, comme l’allemand et l’anglais.

— Mon cousin, dit le pilote en criant pour se faire entendre par-dessus le bruit du moteur. Il est propriétaire du meilleur hôtel de Novosibirsk. Tu devrais rester chez lui.

25 : 00

— Merci, dit George. Mais mon hébergement est déjà réservé.

— Crois-moi, dit le pilote, ce qui eut l’effet inverse faisant en sorte que George le croie encore moins, ça vaut les frais d’annulation.

Il tentait de curer ses dents et maintenant, ni l’une ni l’autre de ses mains n’était sur la chape de direction.

— Mes parents ont fait la réservation, dit George. Ils m’y attendent.

24 : 30

Il regarda par la fenêtre à temps pour voir quelque chose tomber du ciel. C’était rond et brillant, comme une boule de quilles ou un casque de motocyclette. Mais avant que George ne puisse bien voir…

La chose fut aspirée dans le moteur.

Boum !

L’avion fit une embardée vers le côté.

La ceinture de sécurité s’enfonça dans les hanches de George et la canette de boisson gazeuse fut propulsée de son perchoir. Le visage du pilote fut illuminé de panique et il se mit à lancer des jurons en finnois en agrippant la chape. Des lumières d’avertissement se mirent à clignoter dans l’ensemble du poste de pilotage.

23 : 30

Des masques d’oxygène tombèrent des compartiments cachés au-dessus des sièges. Le compartiment audessus de la tête de George s’ouvrit, mais rien n’en sortit. Le masque avait sûrement été perdu ou endommagé.

Après avoir poussé la manette des gaz située à gauche complètement vers l’avant et la droite complètement vers l’arrière, le pilote avait repris le contrôle de l’avion. L’horizon revint au niveau et les battements de cœur de George ralentirent à un rythme presque normal.

22 : 15

— Mais qu’est-ce que c’était ? s’exclama-t-il.

— C’n’était pas de ma faute, dit le pilote. Quelque chose nous a frappés. Peut-être un oiseau.

— Non. C’était rond. C’est tombé de quelque part audessus de nous.

— Du débris de l’espace, peut-être.

Il donna un petit coup sur un cadran qui ressemblait au compteur de vitesse dans la voiture de la mère de George. L’aiguille baissait doucement.

— J’ai dû réaffecter la puissance du moteur endommagé pour prévenir le feu. Nous perdons de l’altitude.

21 : 50

Les pics de la chaîne de montagnes Oural ne semblaient plus aussi loin.

— Réussirons-nous quand même à passer au-dessus des montagnes ? demanda George.

— Une minute.

21 : 00

Le pilote saisit un carnet de notes et griffonna quelques chiffres. George retint son souffle. N’était-il pas censé utiliser un ordinateur pour ce genre de chose ?

— Oui, dit enfin le pilote. Nous allons passer par-dessus avec 21 mètres de dégagement. Tu vois ? Je t’avais dit de ne pas t’inquiéter.

George le fixa du regard. Une maigre distance de 21 mètres ne semblait pas laisser beaucoup de place à l’erreur.

— Y a-t-il une piste d’atterrissage quelque part ? demanda George.

19 : 30

— Oui, au nord.

Le pilote tourna la chape de guidage et fit quelque chose avec les pédales sous ses pieds. L’avion tangua vers le côté. Un grondement étrange émana du moteur restant. Les ailes se mirent à trembler comme une machine à laver déséquilibrée et l’avion se mit à descendre en piqué. Le pilote ramena rapidement la chape et l’avion se redressa.

— Le palonnier a été endommagé, dit-il. Nous ne pouvons tourner sinon nous perdrons trop d’altitude. Maintenant, nous n’avons que…

Il gribouilla un autre calcul.

— Neuf mètres de dégagement. Si nous essayons de nous diriger vers la piste d’atterrissage, nous allons nous écraser dans les montagnes.

19 : 00

George avait mal à l’estomac. C’était trop, même pour un amateur de sports extrêmes.

— Si nous ne pouvons tourner, dit-il, alors sur quoi allons-nous atterrir ?

17 : 55

Le pilote avait déjà saisi une carte fripée et une règle. George pouvait déchiffrer le nom de quelques villes, ou peut-être provinces — Kyshtym, Kasli, Argayash. Le pilote nota leurs coordonnées actuelles. Quelques secondes plus tard il le fit à nouveau. Puis, il utilisa les deux points pour extrapoler, en tirant une ligne le long de la règle pour…

— Oh non, marmonna-t-il.

Son visage était encore plus pâle qu’avant.

— Non, non !

— Qu’est-ce qu’il y a ? demanda George.

Le pilote actionna quelques commutateurs, se leva de son siège et s’en alla vers l’arrière de l’avion.

— Qu’allons-nous frapper ? demanda à nouveau George. Une autre montagne ?

17 : 00

— Bien pire, dit le pilote. Nous allons devoir évacuer.

— Évacuer ? Dans le sens de…

Le pilote enfilait déjà un sac à dos marqué PARACHUTE. George n’était peut-être pas bon en physique, mais il était très bon en langues. Paracete chute signifiait protéger contre les chutes.

— Nous allons sauter de l’avion ?

16 : 30

George se sentit étourdi.

— Fais-moi confiance, dit le pilote. C’est mieux que l’autre option.

Il s’approcha de la sortie de secours, saisit la poignée et la tira violemment vers le bas. La porte explosa dans le vide si rapidement que c’était presque comme un tour de magie. Les oreilles de George se bloquèrent et il tituba vers le côté alors que l’avion tanguait. Le rugissement du vent était assourdissant. Le froid qui soufflait des pics des montagnes Oural lui glaça le sang.

Rien n’allait plus.

16 : 00

— Je ne sais pas comment utiliser un parachute ! cria George.

— C’est facile. Tu n’as qu’à tirer sur le câble d’ouverture dix secondes après avoir sauté de l’avion.

Le pilote ne regarda même pas George en se tournant vers la porte ouverte pour s’y jeter. Il fut aspiré instantanément, laissant George seul dans un avion endommagé en route vers on ne sait quoi.

15 : 30

George fouilla dans le placard d’où le pilote avait sorti son parachute. Il n’en restait qu’un. Lorsqu’il le leva, il semblait trop léger pour sauver sa vie. Mais il supposa que c’était ça le but. Le parachute serait fabriqué de fibres assez fortes pour le soutenir, mais pas assez lourdes pour le tirer vers le bas.

15 : 00

Il enfila le parachute sur son dos.

L’une des courroies d’épaule brisa.

George regarda fixement avec inquiétude le tissu déchiré. Il pourrait peut-être y faire un nœud, mais il ne saurait pas s’il supporterait son poids avant de tirer sur le câble d’ouverture. Et est-ce qu’il voyait des marques de dents ?

Il retourna l’emballage du parachute et découvrit un trou qui passait à travers le canevas. Il y trouva un rat mort enveloppé d’un cocon de nylon effiloché, sa peau friable étirée sur ses os. Il y avait fait un nid avant de mourir de faim.

14 : 30

George laissa tomber le parachute avec un petit cri. Il était inutile. Le pilote avait-il su que seul l’un des parachutes était viable ? Était-ce la raison pour laquelle il avait sauté si rapidement au lieu d’attendre et de montrer à George comment il fonctionnait ?

George courut vers la porte ouverte. Se trouver si près de la chute vertigineuse lui donnait le vertige. Les ravins et vallées dans la neige plus bas ressemblaient au creux d’une balle de golf déformée. Il agrippa à deux mains la rampe de sécurité. Le sol était encore à au moins un kilomètre. Si le parachute ne fonctionnait pas correctement, il ne survivrait manifestement pas à la chute.

14 : 00

L’autre option était de rester à bord et de tenter un atterrissage d’urgence. Mais le pilote — un homme formé et expérimenté — avait été si terrifié du terrain devant qu’il avait choisi de se jeter hors de l’avion au lieu de tenter de le faire atterrir. Quel espoir George pouvait-il avoir ?

Il retourna au poste de pilotage en courant. Une radio pendait du plafond. Il la saisit et appuya sur la gâchette sur le côté.

— Allô ? cria-t-il. Mon avion est en chute libre et je ne sais pas comment piloter ! Mayday, mayday, mayday !

Cette fois-ci, le mot ressemblait au français. M’aider. Aidez-moi.

13 : 10

Il n’y avait que le sifflement de la statique. George changea de poste et essaya à nouveau. Rien. Après avoir essayé cinq postes différents sans obtenir de réponse, il supposa que la radio était hors service. Pas de palonnier, pas de radio, pas de parachute — est-ce qu’au moins une chose fonctionnait dans cet avion stupide ?

Les montagnes Oural se dressaient devant à travers le pare-brise, leurs pics rocheux reluisant. George ne faisait pas vraiment confiance aux calculs du pilote. L’avion pourrait ne même pas passer par-dessus les montagnes. S’il allait sauter, il fallait qu’il le fasse bientôt.

Il noua la sangle déchirée, enfila le parachute et courut jusqu’à la sortie de secours. La neige dessous ne semblait pas plus proche. La chaleur du moteur restant faisait une trace scintillante dans le ciel. En tant que sportif extrême, il savait que les parachutistes se cassaient souvent les jambes à l’atterrissage. Même un parachute pleinement fonctionnel ne pouvait ralentir un corps en chute qu’à un certain point. Combien de dommages le rat lui avait-il infligés ?

11 : 30

Mais il n’avait pas le choix.

George s’accroupit, prêt à se lancer par la porte…

Puis, il se leva. C’était trop effrayant.

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Ce que les gens pensent de 300 minutes de danger

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