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Polir le miroir: Comment vivre à partir de votre coeur spirituel

Polir le miroir: Comment vivre à partir de votre coeur spirituel

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Polir le miroir: Comment vivre à partir de votre coeur spirituel

évaluations:
5/5 (1 évaluation)
Longueur:
291 pages
6 heures
Éditeur:
Sortie:
20 juil. 2018
ISBN:
9782897862923
Format:
Livre

Description

Il arrive parfois que l’illumination jaillisse spontanément ou, comme l’a vécue Ram Dass, lors d’un moment d’ouverture déchirant. Elle se manifeste plus souvent lorsqu’on polit le miroir du coeur en pratiquant quotidiennement – et quand on voit au-delà de l’illusion créée par nos pensées et nos émotions transitoires du vaste et lumineux paysage qu’est notre vraie nature.

Pendant cinq décennies, Ram Dass a exploré les profondeurs de la conscience et de l’amour, et il leur a donné vie en les mettant au service des autres. Avec Polir le miroir, l’auteur rassemble ses enseignements essentiels pour vivre le présent éternel, ici et maintenant.
Éditeur:
Sortie:
20 juil. 2018
ISBN:
9782897862923
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Ram Dass is the author of the landmark classic Be Here Now and the acclaimed Still Here and Be Love Now. After meeting his guru in India in 1967, Ram Dass became a pivotal spiritual influence on American culture.


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Aperçu du livre

Polir le miroir - Ram Dass

coauteur

Avant-propos

La première publication du livre de Ram Dass, Be Here Now, en 1971, se fit pendant une période de turbulence. La guerre du Vietnam suscitait beaucoup de contestations. Des mouvements bouillants déclenchés par les drogues hallucinogènes, le rock psychédélique, la libération sexuelle, le féminisme, l’environnementalisme et les communes hippies du retour à la terre créèrent des changements profonds dans le paysage existentiel. L’expansion psychédélique de la conscience croisée au bouddhisme, l’hindouisme et la spiritualité du nouvel âge firent miroiter la libération intérieure.

Les visions idéalisées du monde furent tempérées par l’expérience. Il y eut de bons et de mauvais voyages. La mort d’étudiants au Kent State et celle des vedettes du rock and roll Jimi Hendrix, Janis Joplin et Jim Morrison créèrent une onde de choc qui fit réfléchir. Le festival Woodstock était terminé. Le lendemain de la grande fête, l’odeur du café et le besoin de continuité établirent les fondations d’un changement véritable.

Richard Alpert a été le collègue du professeur Timothy Leary et son acolyte psychédélique à Harvard, d’où ils furent congédiés en 1963. Par la suite, ils mirent sur pied un exploratorium de la contre-culture à Millbrook, dans le nord de l’état de New York. En 1966, Alpert, un psychologue psychédélique accompli, s’est rendu en Inde. Il est devenu Ram Dass, un yogi occidental, et il a été rapidement reconnu comme un Johnny Appleseed¹ de la spiritualité partout en Occident.

Après un second séjour en Inde, de 1970 à 1972, Ram Dass a de nouveau repris la route, donnant des conférences pendant 25 ans. Sans relâche, avec son humour, ses histoires et des citations, il a transmis un changement du modèle de réussite occidentale du « réaliser » et du « faire », à calmer l’esprit et à vivre l’instant, à être présent, attentif et aimant — à seulement être. Cheminant radicalement au-delà de ses expériences antérieures, il a décrit et manifesté un état d’être différent transmis par son gourou en Inde. Quelques semences spirituelles ont germé. Des milliers de personnes comprirent le message, et, en réponse, ont changé leur vie.

La publication de son livre artisanal sur la transcendance, Be Here Now, a introduit une nouvelle donne dans le discours culturel cacophonique des années 1970. Produit par des artistes graphiques d’une commune des montagnes du Nouveau-Mexique et imprimé sur papier kraft, c’était plus une bande dessinée romanesque et une œuvre d’art qu’un texte. Quand Be Here Now a été publié sous forme de livre, ce fut une déclaration puissante de cette nouvelle manière d’être. Soudainement, dans le monde traditionnel de l’édition, il y avait ce livre de la contre-culture sur la conscience, fabriqué à la main.

Et ce fut un succès ! On se le passait de main en main, et il est devenu la bible du nouvel âge. Le message de Be Here Now ressemblait à un caillou lancé dans la mare de la conscience, et il a continué à se répandre dans le jargon contemporain, dans la culture yogique, dans le titre d’émissions radiophoniques, telles que Here and Now, et dans le courant de la littérature du nouvel âge dans le monde de la spiritualité.

Be Here Now n’a pas seulement été un phénomène médiatique, mais il a fait partie d’un changement culturel de la conscience. De plus en plus de gens s’identifient de nos jours à une spiritualité éclectique aconfessionnelle. Les baby-boomers perçoivent la vie et la mort plus ouvertement. Le yoga est passé d’une importation orientale exotique à une sous-culture transnationale. À l’ère de l’Internet, être ici maintenant transcende le temps et l’espace ; on demeure entrelacé dans un moment virtuel. Dans notre voyage commun à travers l’espace sur une terre marbrée de bleu, la conscience planétaire croît et les séparations se dissolvent. Comme le dirait Ram Dass : « Eux, est en train de devenir nous. »

Pour des millions d’entre nous, Be Here Now a ouvert la porte de notre Moi profond, a clarifié et calmé le tumulte et le bouleversement intérieurs, et a aidé plusieurs parmi nous à faire le premier pas du pèlerinage dans notre cœur. Depuis les années 1960, le chemin sinueux de l’exploration intérieure nous a menés à plusieurs détours et à des voies sans issue. La vision intérieure continue de nous attirer, et nous la suivons toujours.

Be Here Now a changé notre perspective sur ce que nous croyions être la vie et nous a amenés à l’entrevoir comme un voyage spirituel. Une section du livre Cookbook for Spiritual Life fournit aux Occidentaux des recettes pratiques pour la pratique spirituelle et le yoga. Le message simple était : « Maintenant que vous avez vu la lumière, voilà comment y vivre. » Ce livre de recettes demeure toujours une ressource essentielle, et le message impératif du titre du livre demeure : soyez complètement présent dans le moment. Soyez.

Le processus pour se débarrasser l’esprit de l’encombrement et de l’attachement pour arriver à être dans l’ici et le maintenant est complexe et décourageant. C’est un jeu à niveaux multiples. Aussitôt que vous vous concentrez sur une partie du casse-tête de votre conscience, une autre dimension avec laquelle il est plus difficile de traiter capte invariablement votre attention. Comme le dit Ram Dass : « Le mental est un merveilleux serviteur, mais un terrible maître. »

Si on tient compte de ces nombreux niveaux du mental et des émotions, « polir le miroir » est une métaphore multidimensionnelle. La conscience elle-même est une galerie de miroirs. La principale qualité de l’âme humaine est sa capacité de réfléchir à sa propre existence. La réflexion sur soi, l’introspection, la quête personnelle — peu importe comment on la nomme — nous amène à nous percevoir à travers plusieurs couches de notre être, à partir de nos pensées répétitives les plus ordinaires, à des états exaltés de pure conscience et d’amour inconditionnel, d’unicité ou de conscience de Dieu.

La réflexion intérieure peut aussi être perçue comme un processus où on est témoin, ou simple observateur de nos actions, de nos pensées et de nos émotions dans une attitude de tolérance et d’amour. Être témoin aide à se distancier des expériences extérieures et sensorielles, ainsi que de nos histoires affectives personnelles qui sollicitent tellement notre attention.

Être témoin transforme subtilement la manière de s’identifier. Au lieu d’être le protagoniste de son histoire personnelle, captivé par le tumulte de ses pensées et de ses expériences, on parvient à considérer ces pensées et ces expériences comme un phénomène qui se reflète dans le calme miroir de notre être intérieur. Au lieu d’être la vedette de son propre spectacle, on devient un observateur aimant de la pièce.

Parallèlement à cette transformation de l’identité intérieure, il existe un processus de réflexion quand on voit notre être intérieur projeté sur chaque expérience du monde extérieur. Avec une pratique spirituelle assidue, on peut aligner de plus en plus son expérience extérieure avec son être intérieur. C’est ce qu’est le yoga — non seulement le yoga du corps, mais aussi le yoga de l’esprit (le jnana-yoga) le yoga du cœur (le bhakti-yoga) et le yoga de l’action désintéressée (le karma-yoga).

Lorsque le voile de l’illusion devient plus transparent, et qu’on reconnaît les limites de s’identifier seulement aux pensées et expériences, à la réalité soi-disant objective, on commence à refléter un état d’être plus pur. Enlever la poussière des impuretés et des attachements du miroir de notre esprit-cœur permet à la lumière de l’esprit d’être reflétée. Quand les couches s’amincissent, la lumière brille à travers soi et on se retrouve dans un état de conscience moins chargé et plus clair. La conscience du cœur s’épanouit dans l’amour, la compassion et la sagesse.

Polir le miroir, ce processus de réflexion sur soi en étant témoin et en harmonisant sa vie avec son être véritable, a lieu quand on s’identifie pleinement à son âme, et que ces couches de notre être fusionnent avec notre cœur spirituel. Peut-être y a-t-il une autre étape quand on cesse de se considérer comme un être séparé, quand la relation paradoxale sujet/objet fusionne dans l’unicité. Cette dernière étape requiert ce qu’on appelle la « grâce ».

Être accompagné d’un guide ou d’un gourou pour ce processus fournit la rétroaction si importante dont on a besoin pour demeurer focalisé et nous empêcher d’être distrait non seulement par nos propres détours mentaux, mais aussi par d’autres plans astraux subtils. Un vrai gourou nous renvoie à notre être intérieur véritable, à notre vrai Moi, parce que c’est là qu’il réside. La conscience aimante du gourou à chaque niveau de notre voyage est un phare omniprésent qui nous montre le chemin.

Les enseignements de Ram Dass contenus dans ce livre sont une boîte à outils pour apaiser le mental, ouvrir le cœur et entrer dans l’unicité. Ils proposent des moyens pratiques pour être ici maintenant. Considérez ce livre comme un guide de voyage menant sur la route de nulle part (ici maintenant²), une méthode pour trouver ce sens précieux de la paix intérieure et de la réunion spirituelle.

Les méthodes sont simples. Le chemin est subtil. On est si proche — à une pensée près !

Vous seul savez si polir le miroir fonctionne pour vous. Vous le saurez si vous devenez plus calme intérieurement, plus aimant et éprouvez plus de compassion, êtes plus paisible et présent, plus satisfait de votre vie.

Comme tout travail intérieur, il y a une multitude d’occasions de se décourager. Sans effort, l’ego se transforme en un nouvel ego spirituel : « Génial, je deviens vraiment de plus en plus spirituel ! » Ram Dass, avec son humour et son honnêteté à propos de son propre chemin et ses écueils, est un bon modèle. Puissions-nous nous traiter avec autant de compassion et de patience que lui, et ne pas nous prendre trop au sérieux. Il n’y a, après tout, rien qui doit être accompli. On ne fait que se permettre d’être.

AVEC AMOUR,

RAMESHWAR DAS


1. N.d.T. : Johnny Appleseed est un pionnier de l’écologie fréquemment évoqué dans la littérature et l’art américains.

2. N.d.T. : En anglais, c’est la route de nowhere ou now-here.

Introduction

Être ici maintenant

Être ici maintenant semble simple, mais ces trois mots contiennent une recherche intérieure de toute une vie. Vivre ici et maintenant, c’est n’avoir aucun regret quant au passé, aucune inquiétude ni attente face au futur. Être pleinement présent à chaque moment de l’existence consiste à être toujours satisfait, en paix et en amour. Pour entrer dans cette présence, il faut habiter dans un état d’être différent, dans un moment intemporel, dans le présent éternel.

Lorsque vous avez atteint cet état du pur être, il vous est impossible de l’oublier. Vous prenez conscience à quel point vos pensées vous empêchent d’être dans le moment présent. Mais être est toujours ici, jamais plus loin qu’une pensée. Il n’y a rien à faire, rien à penser. Seulement à être — ici et maintenant.

Quand notre esprit pensant s’apaise, ce qu’on appelle l’esprit-cœur prend tout son sens, et on peut vivre dans l’amour. L’amour est ouvert à la fusion avec un autre être, que ce soit avec une autre personne ou avec Dieu (finalement, c’est la même chose). L’amour est la porte de l’unicité avec toutes les choses, de l’harmonie avec l’Univers. Ce retour à l’unicité, à la simplicité de seulement être, à l’amour inconditionnel, est ce à quoi on aspire tous. Cet état unifié est le vrai yoga, ou l’union.

Ce livre vous apportera peut-être une nouvelle perspective sur votre vie. J’espère que vous constaterez que vivre selon cette perspective sera une façon plus significative et transcendante d’être dans le monde. Être entièrement présent à soi-même et à autrui consiste à se concentrer sur ce qui est vraiment important dans la vie, et ainsi devenir plus conscient et aimant.

EN S’EXERÇANT, ON S’AMÉLIORE

Vous êtes peut-être déjà une âme évoluée dont le Un est uniquement séparé par un voile diaphane, et peut-être que votre illumination sera presque instantanée. Ou vous êtes peut-être un nouveau chercheur entraîné par votre mental et on doit vous rappeler constamment où réside votre vrai Moi. Peu importe votre état karmique, puisse ce manuel de la conscience être une carte routière qui vous aidera à rentrer à la maison. La maison, c’est là où le cœur est.

Pour la majorité d’entre nous, il convient de consacrer du temps chaque jour à la pratique spirituelle, ce qui implique de planifier du temps dans notre vie quotidienne déjà bien remplie. Le chemin du cœur n’est ni difficile ni facile, mais il requiert temps et attention. Généralement, le meilleur moment est tôt le matin, pendant que tout est tranquille, ou bien le soir, après les activités de la journée.

Voyez cela comme du temps pour explorer votre être intérieur dans le but de donner plus de sens à votre vie. La pratique spirituelle nous donne la chance de retrouver la compassion innée de notre cœur et de notre sagesse intuitive. Comme si vous faisiez des courses pour de nouveaux vêtements spirituels, essayez de pratiquer l’introspection, d’ouvrir votre cœur spirituel et d’offrir des services désintéressés, et voyez ce qui vous convient le mieux. Puis, regardez-vous dans le miroir et observez ce que vous êtes à ce moment, et ce qui fonctionne pour vous.

Chacun doit respecter son propre chemin, son propre karma. Vous devez honorer votre chemin unique. Vous ne pouvez pas répéter le voyage d’un autre. Écoutez votre cœur pour entendre ce dont vous avez besoin, puisez dans ces pratiques, et oubliez le reste.

LE RETOUR À LA MAISON

En 1961, j’avais 30 ans et j’étais au sommet de ma carrière universitaire. J’avais obtenu un doctorat de l’Université Stanford et j’enseignais les relations sociales à Harvard. J’étais arrivé au pinacle de la vie tel que je l’avais imaginé sur les plans professionnel, social et économique. Mais, au fond de moi, j’avais une impression de vacuité — une sensation de passer à côté de quelque chose malgré tout ce que j’avais obtenu. J’étais à Harvard, la mecque de l’intelligence. Cependant, quand je regardais mes pairs dans les yeux, je me demandais « Savez-vous ? » J’ai vu dans leurs yeux que ce que je cherchais ne se trouvait nulle part.

Lors de rencontres familiales ou en société, les gens me regardaient et étaient suspendus à mes lèvres parce que j’étais professeur à Harvard, et ils étaient totalement convaincus que je savais. Mais pour moi, la vie demeurait un mystère. Je possédais beaucoup de connaissances, mais je manquais de sagesse. Insatisfait, je remplissais ma vie de tout ce que je voulais avoir, de ce qui était censé être gratifiant sur le plan culturel : je mangeais et buvais trop, j’accumulais des biens et des symboles de prestige, je possédais une motocyclette Triumph et un avion Cessna, je jouais du violoncelle, ma vie sexuelle était épanouie. Tous ces plaisirs extérieurs ne m’apportaient pas les réponses auxquelles j’aspirais. Dans mon for intérieur, je ne parvenais pas à éprouver un réel sentiment de satisfaction ou de contentement.

Un autre psychologue, Timothy Leary, est déménagé dans un bureau situé dans le même couloir que le mien. Ma rencontre avec Tim fut un tournant dans ma vie. Nous étions des compères de brasserie. J’ai rapidement découvert que c’était un esprit brillant — brillant en ce sens qu’il était différent, plus enclin à voir le monde d’une nouvelle façon.

Au début d’un semestre, Timothy revenait des montagnes de Mexico où il avait pris des champignons psychédéliques appelés tenoanacatl, ou « chair des dieux ». Il disait qu’il avait autant appris de cette expérience que durant toute sa formation en psychologie. J’étais intrigué. Au mois de mars 1961, j’ai pris de la psilocybine, une version synthétique des champignons magiques, et à partir de là tout a basculé pour moi. J’ai eu l’impression que la psilocybine m’avait fait rencontrer mon âme, indépendante de mon identité physique ou sociale. Cette expérience a élargi ma conscience et changé ma vision de la réalité.

Nos explorations psychédéliques et notre congédiement de Harvard qui s’ensuivirent ont provoqué tout un émoi dans les nouvelles locales et nationales et elles nous ont apporté beaucoup de notoriété. À ce moment-là, il y avait une partie de moi qui se foutait des diplômes universitaires et de l’évaluation de mes pairs, parce que les mondes que j’explorais étaient beaucoup plus intéressants que la dimension pédagogique. L’expérience psychédélique permettait de faire fi de mon éducation traditionnelle et d’exploiter les royaumes de l’esprit qui auraient été inaccessibles autrement. Quand j’étais en état d’euphorie, j’avais la sensation d’être ce que je savais que j’étais — un être profond, en paix, en amour et libre.

J’ai continué de prendre des drogues psychédéliques pendant cinq ou six ans pour essayer de rester dans ce lieu d’illumination et d’amour. Je montais et descendais, montais à nouveau et descendais, atteignant cet état d’amour, mais incapable d’y rester. Je voulais être libre, pas défoncé. J’ai réalisé, finalement, que cette approche ne me convenait pas, et j’ai commencé à sombrer dans un profond désespoir.

Avec du recul, même si la psilocybine ainsi que le LSD ont été déterminants pour mon propre éveil, il n’est pas nécessaire d’utiliser des drogues pour faciliter le processus d’entrée dans le Moi intérieur. Elles peuvent vous faire découvrir une option, mais une fois que vous l’avez vu, continuer de la redécouvrir encore et encore ne vous fera pas progresser. Comme le disait souvent Alan Watts : « Une fois que vous avez eu le message, raccrochez le téléphone. » Au bout du compte, vous devez vivre dans le monde et ne jamais cesser votre transformation intérieure.

Aldous Huxley nous a donné le Livre tibétain des morts, et j’ai pris conscience que l’Orient avait déjà les cartes de ces états intérieurs que nous explorions intuitivement et sans point de repère. En 1966, je suis parti pour l’Inde, à la recherche de quelqu’un qui connaissait ces plans spirituels de la conscience. Les trois premiers mois, j’ai voyagé avec un ami qui s’était fait livrer une Land Rover à Téhéran et qui m’avait invité à me joindre à lui. Nous avons traversé l’Afghanistan, le Pakistan, l’Inde et le Népal à travers un brouillard de hashish. Mais ce n’était qu’un autre voyage — très peu différent, à atteindre un état euphorique et redescendre —, toujours selon ma réalité, me désespérant encore plus.

Puis, un jour, à Katmandou, au Népal, dans un restaurant hippie appelé le « Blue Tibetan », un grand Occidental aux longs cheveux blonds et portant la barbe est entré. Il était en tenue indienne. Il s’est approché de notre table et s’est joint à nous. Il s’est avéré qu’il était ce fameux Bhagavan Das, un surfeur de 23 ans de Laguma Beach qui vivait en Inde depuis plusieurs années. Après avoir passé quelques instants avec lui, j’ai su qu’il savait à propos de l’Inde. J’ai donc décidé de voyager avec lui pour voir ce que j’y apprendrais.

Pendant que nous traversions le Népal et l’Inde, je tentais de lui raconter mes anecdotes amusantes habituelles ou lui demandais où nous allions. Bhagavan Das disait : « Ne pense pas au passé ; sois simplement ici maintenant. » Ou bien « Ne pense pas au futur ; sois ici maintenant. » Même s’il était compatissant, il ne partageait pas mes émotions. Il n’y avait rien de plus à dire. Après plusieurs mois d’ampoules aux pieds, de périodes de dysenterie et de leçons de hatha-yoga, Bhagavan Das me dit qu’il devait aller voir son gourou dans les contreforts de l’Himalaya au sujet de son visa. Il voulait s’y rendre avec

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Ce que les gens pensent de Polir le miroir

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Avis des lecteurs

  • (5/5)
    Un héros de la contre culture des années 60, déjà âgé. Son expérience spirituelle en Inde. Très bien.