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Nage ou coule
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Livre électronique162 pages2 heures

Nage ou coule

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À propos de ce livre électronique

Ce n’était pas notre intention de bousiller les contes de fées. Les deux premières fois, c’était accidentel. Mais quand notre miroir magique nous a aspirés dans le conte de la Petite Sirène, nous n’avions pas d’autre choix que d’essayer de réécrire l’histoire. Disons que la version d’origine ne connaît PAS une fin heureuse!
LangueFrançais
Date de sortie2 juin 2014
ISBN9782897336165
Nage ou coule
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Auteur

Sarah Mlynowski

Sarah Mlynowski is the bestselling author of Ten Things We Did (and Probably Shouldn’t Have); I See London, I See France; Don’t Even Think About It; Think Twice; Milkrun; Fishbowl; Bras & Broomsticks; the Whatever After series; and more. Her books have been translated into twenty-nine languages and optioned to Hollywood. Sarah was born in Montreal but now lives and writes in New York City. Visit her at www.sarahm.com and find her everywhere @sarahmlynowski.

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    Aperçu du livre

    Nage ou coule - Sarah Mlynowski

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    Il était une fois…

    Nage ou coule

    Sarah Mlynowski

    Traduit de l’anglais par Jo-Ann Dussault

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    Pour Anabelle,
    ma petite princesse

    Copyright © 2013 Sarah Mlynowski

    Titre original anglais : Whatever After: Sink or Swim

    Copyright © 2014 Éditions AdA Inc. pour la traduction française

    Cette publication est publiée en accord avec Scholastic Inc., New York, NY

    Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire.

    Éditeur : François Doucet

    Traduction : Jo-Ann Dussault

    Révision linguistique : Marie Louise Héroux

    Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Katherine Lacombe

    Conception de la couverture : Matthieu Fortin

    Illustration de la couverture : © 2013 Helen Huang

    Mise en pages : Sébastien Michaud

    ISBN papier 978-2-89733-614-1

    ISBN PDF numérique 978-2-89733-615-8

    ISBN ePub 978-2-89733-616-5

    Première impression : 2014

    Dépôt légal : 2014

    Bibliothèque et Archives nationales du Québec

    Bibliothèque Nationale du Canada

    Éditions AdA Inc.

    1385, boul. Lionel-Boulet

    Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7

    Téléphone : 450-929-0296

    Télécopieur : 450-929-0220

    www.ada-inc.com

    info@ada-inc.com

    Imprimé au Canada

    43599.png

    Participation de la SODEC.

    Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition.

    Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC.

    Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada

    Mlynowski, Sarah

    [Sink or Swim. Français]

    Nage ou coule

    (Il était une fois… ; 3)

    Traduction de : Sink or Swim.

    Pour les jeunes de 9 ans et plus.

    ISBN 978-2-89733-614-1

    I. Dussault, Jo-Ann. II. Titre. III. Titre : Sink or Swim. Français.

    PS8576.L95S5614 2014 jC813’.54 C2014-940109-4

    PS9576.L95S5614 2014

    Diffusion

    Canada : Éditions AdA Inc.

    France : D.G. Diffusion

    Z.I. des Bogues

    31750 Escalquens — France

    Téléphone : 05.61.00.09.99

    Suisse : Transat — 23.42.77.40

    Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99

    Conversion au format ePub par:

    Lab Urbain

    www.laburbain.com

    * Chapitre un *

    WhateverAfter3_spotart.tif

    Si seulement mes parents pouvaient quitter le sous-sol…

    D evrais-je apporter un maillot de bain ?

    Oui. Assurément.

    Je dépose mon maillot de bain — il est bleu pâle avec de jolis volants blancs — dans ma valise rouge. Je m’en vais visiter ma mamie à Chicago ! J’ai tellement hâte. Ma mamie est super ! Chicago est super ! Oui, je sais qu’il fait trop froid à Chicago pour se baigner, mais ma mamie vit dans un immeuble où il y a une piscine intérieure et un spa.

    Je ne suis pas une amatrice des piscines étant donné que je ne suis pas la meilleure nageuse au monde.

    Mais les spas ? J’adore les spas. Qui n’aime pas se prélasser dans un gros bain moussant qui chasse tous les soucis ?

    Maman et moi allons prendre l’avion ce vendredi, soit dans seulement trois jours. Comme c’est une longue fin de semaine, je ne vais pas rater un jour d’école, ce qui est important parce que je n’aime pas manquer l’école. Je suis excellente pour prendre des notes et j’aime entendre tout ce que les enseignants disent. Et je ne veux pas donner à mes nouvelles amies l’occasion de m’oublier.

    Jusqu’à présent, j’ai mis dans ma valise :

    • mon maillot de bain ;

    • deux pantalons (un jean et un pantalon collant noir) ;

    • trois sous-vêtements ;

    • trois hauts (un sweat-shirt à capuchon violet, un tricot blanc et un chemisier à col vert) ;

    • deux pyjamas (mon pyjama orange et mon pyjama bleu marine — ce ne sont pas mes préférés, mais c’est à peu près tout ce qui me reste ; je suis dangereusement sur le point d’être à court de pyjamas).

    La raison pour laquelle je n’ai presque plus de pyjamas ? Quand le miroir magique dans notre sous-sol nous a transportés, Jonah (mon frère de sept ans) et moi, au royaume de Zamel (là où nous avons rencontré Blanche-Neige), j’ai accidentellement laissé derrière moi mon pyjama vert lime. Et quand le miroir magique dans notre sous-sol nous a transportés dans le royaume de Tersée (là où nous avons rencontré Cendrillon), j’ai accidentellement laissé derrière moi mon pyjama rose à pois mauves.

    Oui, nous avons un miroir magique dans notre sous-sol. Il s’y trouvait quand mes parents ont acheté la maison.

    J’ouvre ma boîte à bijoux. Pour mon dixième anniversaire, ma mamie m’a acheté un joli collier de nacre et je crois que je devrais l’apporter. Pour être honnête, je ne comprends pas vraiment quelle est la différence entre un collier de nacre et un collier de perles. Ma mamie a dit que la nacre était plus appropriée à mon âge. De toute manière, je ne le porte habituellement pas à l’école parce que j’ai peur de l’accrocher et d’envoyer valser les billes de nacre aux quatre coins de la classe. Mais il sera bien protégé dans ma valise.

    C’est également ma mamie qui m’a acheté ma boîte à bijoux. Elle est recouverte des personnages des contes de fées. Il y a Raiponce avec ses longs cheveux, la petite sirène avec sa queue, Cendrillon coiffée de sa toque de pâtissière et Blanche-Neige vêtue de mon pyjama vert lime. Bien entendu, Cendrillon et Blanche-Neige n’ont pas toujours été vêtues de cette manière. Elles le sont seulement depuis que Jonah et moi avons modifié la fin de leur histoire. Ce qui était entièrement accidentel. Nous n’avions pas l’intention de modifier les contes de fées. Mais tout s’est tout de même bien terminé, alors inutile de nous inquiéter.

    Je dépose avec précaution le collier de nacre sur mon pyjama bleu marine. Il faut vraiment que j’aille m’acheter d’autres pyjamas. Mais comment vais-je expliquer à mes parents qu’il m’en manque deux ? La sécheuse les a avalés, peut-être ? Je ne peux pas leur dire la vérité. Gabrielle, la fée qui vit à l’intérieur du miroir magique dans le monde de Blanche-Neige, nous a fait promettre de nous taire. Et Marie-Rose, la fée qui vit à l’inté-rieur de notre miroir, ne nous a jamais rien dit, alors qui sait ce qu’elle pense.

    Jeudi dernier, Jonah et moi nous sommes réveillés juste avant minuit avec la ferme intention de parler à Marie-Rose ou de lui demander de nous transporter dans un autre conte de fées.

    Nous nous sommes habillés. Nous avons descendu l’escalier sur la pointe des pieds. Nous avons ouvert la porte du sous-sol.

    Et nous avons constaté que les lumières étaient allumées.

    Mes parents étaient dans le sous-sol.

    Mes parents n’étaient pas censés être dans le sous-sol à minuit.

    Dans les faits, le sous-sol est leur bureau. Alors, ils ont bien entendu le droit d’y travailler. Mais comment allions-nous pouvoir être avalés par le miroir magique si nos parents étaient éveillés et travaillaient dans le sous-sol ? Nous ne le pourrions pas. Cela posait problème.

    Pourquoi mes parents travaillaient-ils à cette heure ridicule ? Non, ils ne travaillent pas pour un centre d’appels accessible en tout temps. Ils ne travaillent pas non plus pour une pâtisserie et ils ne se lèvent pas la nuit pour faire des beignets. Ou des brownies. (Ou des carrons. C’est une blague entre Cendrillon et nous.)

    Non, mes parents ont lancé leur propre firme d’avocats quand nous nous sommes installés à Smithville, il y a quelques mois. Et maintenant, ils travaillent comme des fous. Jonah et moi n’avons pas pu nous approcher du miroir de toute la semaine. Mes parents avaient beaucoup plus de temps libre quand nous vivions à Chicago.

    Maintenant, je m’assois à ma table de travail et je sors mon manuel et mon cahier de mathématiques. C’est le temps de faire mes devoirs. J’avais déjà cette table dans mon ancienne chambre, à Chicago, mais elle semble différente ici : plus grosse. Je suis encore en train de m’adapter à ma nouvelle maison. Je ne vais pas mentir : le fait d’avoir un miroir magique m’aide un peu.

    Le fait que je me sois fait de nouvelles amies m’aide aussi : Amélie et Maxime. Maxime est une fille, même si on peut croire le contraire en entendant son nom. Quand j’aurai une fille, je ne lui donnerai pas un nom de garçon. Cela crée trop de confusion. Le premier jour d’école, madame Leforestier, l’enseignante d’éducation physique, a séparé la classe en deux, les garçons et les filles, et elle a placé Maxime avec les garçons. Le visage de Maxime est devenu rouge comme une tomate.

    Nous en rions maintenant. Toutes les trois : Amélie, Maxime et moi, Abby. Nous formons un trio. Le terrible trio. Ou peut-être le trio du tonnerre. Ou… Je ne trouve pas un autre adjectif qui signifie super et qui commence par la lettre T. Il y aurait beaucoup plus de choix si nous étions quatre ou cinq. Les cinq sensations. Les cinq starlettes. Les sublimes cinq. Les cinq splendeurs. Mais deux nouvelles amies, c’est bien. Deux nouvelles amies, c’est super.

    Il faut se contenter de ce que l’on a, n’est-ce pas ? C’est ce que ma mère dit toujours. Ça et « La seule chose qui puisse nous faire peur est la peur elle-même. » Et aussi : « Comme on fait son lit, on se couche. »

    Veuillez noter que je fais mon lit tous les matins. Pas mon frère.

    De toute manière, je vais utiliser toutes ces expressions quand je vais être juge. Oh oui ! Je vais être juge quand je vais être grande. Eh bien, je vais d’abord être avocate, puis je vais devenir juge parce que c’est la règle.

    Je prétends que mon crayon est un maillet et je donne quelques coups sur mon manuel de mathématiques.

    — C’est mon verdict et il est final ! dis-je à voix haute.

    Pas si mal.

    La porte de ma chambre s’ouvre brusquement et Jonah fonce vers moi.

    — Qu’est-ce que tu fais ?

    — Mes devoirs, je lui réponds.

    — Mais alors, pourquoi tu parles à voix haute ?

    — Parce que j’en avais envie, je lui lance sèchement, embarrassée qu’il m’ait surprise.

    Il s’assoit sur mon lit et fait balancer ses jambes.

    — Pourquoi as-tu déjà fait ta valise ?

    Je tourne mon visage vers lui.

    — Et pourquoi pas ? Pourquoi me poses-tu un million de questions ?

    — Je m’ennuie, dit-il. Veux-tu venir voir

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