Profitez de millions de livres numériques, de livres audio, de magazines et plus encore

Seulement $11.99/mois après l'essai. Annulez à tout moment.

Terroristes d'ailleurs: Inspiré de la tragédie du vol MH370

Terroristes d'ailleurs: Inspiré de la tragédie du vol MH370

Lire l'aperçu

Terroristes d'ailleurs: Inspiré de la tragédie du vol MH370

Longueur:
220 pages
2 heures
Sortie:
4 mai 2020
ISBN:
9782897264390
Format:
Livre

Description

Un ex-agent fédéral est contacté pour mettre à profit ses talents exceptionnels dans le but de retrouver un avion disparu au cours de l’année 2014. Bruce Enzo a été victime d’un terrible accident au cours
de sa dernière mission lui ayant pratiquement coûté la vie. À la suite de
multiples chirurgies ainsi que d’une réhabilitation difficile, il est revenu plus fort avec des attributs physiques hors de l’ordinaire. C’est grâce à ses atouts qu’il a été sélectionné malgré son retrait du système d’investigation. Il devra enquêter sur la disparition du Boeing 777 de
la Malaysia Arline, le MH370, disparu le 8 mars 2014 lors d’événements obscurs. Malgré plusieurs hypothèses plausibles, aucune d’entre elles n’a permis de localiser et d’expliquer la perte d’un des plus gros
aéronefs des plus sophistiqués à l’heure actuelle. Comment Bruce Enzo réussira-t-il à le retrouver ? Ses compétences seront-elles à la hauteur pour lui permettre de mener à bien cette mission ? Sa découverte, qui lui permettra de comprendre l’échec des recherches précédentes, le déstabilisera au point où il remettra en question ses valeurs les plus profondes.
Sortie:
4 mai 2020
ISBN:
9782897264390
Format:
Livre

À propos de l'auteur

PHILIPPE PERKINS est originaire de la ville de Québec, il pratique la chirurgie orthopédique à Edmundston au Nouveau-Brunswick depuis vingt-trois ans. Il ne se limite pas uniquement à oeuvrer dans un champ scientifique rigoureux, mais il aime aussi se lancer dans une sphère bien différente qu’est le récit de thriller. Heureux de l’expérience de son premier thriller SENTENCE À VIE, il a voulu sans compromis revivre le plaisir de l’écriture du même type par un deuxième roman TERRORISTE D’AILLEURS.


Lié à Terroristes d'ailleurs

Livres associé

Articles associés

Catégories liées

Aperçu du livre

Terroristes d'ailleurs - Philippe Perkins

coïncidence.

Remerciements

J’aimerais souligner l’appui et l’aide de Chantal, ma secrétaire, qui a rendu possible la création de ce thriller.

De plus, j’ai pu compter le soutien indéfectible de ma famille, Félix, Andréa ainsi que Lina qui m’encourage dans mon délire.

Prologue

3 avril 2011, unité des soins intensifs.

J’entrouvre à peine les yeux, avec difficulté et lourdeur j’écarte les paupières. Je suis allongé sur le dos. Non sans peine je parviens à mouvoir ma tête et mes membres. Perçant le silence, un bip régulier se fait entendre. J’ai l’impression d’être entre deux états. Je ne sais trop si je ressens de la douleur ou si j’éprouve encore cette sensation de brûlure à la tête. La position de mon bras droit m’indique que je ne suis pas allongé sur un sofa ou dans mon lit. Il est clair que je ne me suis pas réveillé chez moi après une bonne nuit de sommeil. J’en ai eu la confirmation, car je me réveille toujours couché sur le côté gauche lors de mon réveil, après une bonne nuit de sommeil.

Je tente de regarder à gauche et à droite, mais je ressens à cet instant précis une douleur vive à mon œil droit, ce qui m’oblige à fixer mon regard. De toute façon, je sens qu’un épais tissu est posé sur mon œil droit, obstruant ainsi ma vision.

Néanmoins, en dépit de ma vision brouillée, je distingue une horloge accrochée au mur. Celle-ci indique 8h40 ou peut-être est-ce 20h40. Je n’ai aucun repère qui m’informe si nous sommes le matin ou le soir.

Soudainement, je perds peu à peu ma capacité à rester éveillé, je bascule alors dans un état semblable au sommeil.

Des pas, des murmures me tirent doucement de mon état léthargique. Je n’ai aucune idée du délai qui sépare mon éveil précédent de celui que je vis présentement. Toutefois, j’entends des gens qui discutent autour de moi. J’arrive à peine à voir qui ils sont. Mon œil droit est toujours recouvert d’un tissu épais, et mon œil gauche, lui, est rempli d’un corps gras, un onguent. Des silhouettes floues, des ombres, des personnages inconnus discutent entre eux.

Dans mon demi-sommeil je perçois le sens de leurs propos. Je n’ai cependant pas la force de leur faire signe pour leur transmettre un message, ou encore de communiquer avec eux. Une fois de plus, je sens mon état de conscience qui s’éteint progressivement. Ceci me soustrait encore du contact avec mon environnement qui m’apparaît toujours aussi obscur.

- Allons, réveillez-vous espèce d’étourdi! s’écrie le docteur Phillips d’une voix à faire trembler dans son pantalon.

- Euh… pardon docteur, je ne suis pas certain de la réponse, argumente l’étudiant en médecine.

- Dans ce cas, mieux vaut se taire et passer pour un imbécile plutôt que de parler et de le prouver, rétorque le docteur Phillips.

- Si vous ne connaissez pas la réponse, restez muet! Dans ce cas, j’aime mieux entendre uniquement le son de votre respiration provenant de votre larynx et n’entendre aucune parole!

- Bon, qu’est-ce que je disais avant de me faire interrompre par cette cloche de futur médecin? Ah oui, ce patient, monsieur Bruce Enzo, est âgé de quarante-cinq ans. Il a été admis à la suite d’un traumatisme crânien sévère, il y a dix jours, puis conduit en salle d’opération pour un drainage d’hématome, une perforation oculaire et aussi pour une section tendineuse des fléchisseurs du bras de même qu’une fracture au bras pour laquelle j’ai procédé à une ostéosynthèse.

- Quel était le type de traumatisme, docteur Phillips? Enfin quel est le genre d’accident qui a causé tout ce dégât? demande avec étonnement l’étudiant en médecine.

- Je ne devrais pas vous le dire, car cet homme est un agent fédéral en cours d’enquête. Tout ce que je peux vous affirmer, c’est qu’il s’est retrouvé dans des conditions de chasse à l’homme impliquant un véhicule et un hélicoptère.

- Il a eu un accident de voiture? Il a été chanceux de s’en sortir à bon compte.

- Détrompez-vous, jeune homme, il était dans l’hélicoptère au moment du crash.

- J’étais malheureusement l’orthopédiste de garde ce jour-là, et le neurochirurgien a communiqué avec moi dans le but de l’opérer puisqu’il devait subir une chirurgie au crâne, à l’œil ainsi qu’au bras. Cette putain de chirurgie a duré au moins douze heures. J’ai dû assister le neurochirurgien en premier lieu avant de procéder moi-même à la réparation de l’os ainsi qu’à celle des muscles du bras droit.

- Mais qu’avez-vous donc fait à son crâne et à son œil droit?

demande l’étudiant en médecine d’un air stupéfait.

- Mon possible! réplique le docteur Phillips d’un air moqueur. Non, je blaguais, pauvre crétin, je n’ai pas vraiment le droit d’élaborer sur ce sujet. La seule information que je peux vous dévoiler est que ce patient a un œil artificiel, mais très fonctionnel relié à un circuit électronique alimenté par une pile au xénon. De même, certains processus au niveau de son bras droit sont alimentés par cette même pile. Cette pile est implantée dans sa boîte crânienne.

En écoutant toutes ces informations, j’ai l’impression de vivre dans un film de science-fiction. Je crois qu’éventuellement je reprendrai des forces, que tout cela sera un jour chose du passé et que quelqu’un pourra peut-être m’informer de façon précise de ma condition.

Chapitre 1 – Sept ans plus tard…

Chapitre un

Sept ans plus tard…

Ah bon sang, j’ai encore cette céphalée occipitale qui me reprend. J’ai l’impression que ma tête agit comme un baromètre. Un baromètre mal réglé. Il y a maintenant sept ans que ces migraines m’empoisonnent la vie. En fait, je ne devrais pas me plaindre, car je ferais maintenant partie intégrante de la nature, sous forme d’engrais, si je n’avais pas été aussi chanceux.

- Mais pourquoi est-ce que tu serais dans cette condition? affirme Bruce Enzo en se regardant dans la glace pour se raser.

J’ai beau essayer de me convaincre, de comprendre ma situation depuis mon terrible accident. Parfois, j’ai même de la difficulté à me souvenir de tous les détails de cet accident qui a marqué la fin de ma dernière mission. Dernière mission de ma courte carrière d’agent d’infiltration.

Ah oui, c’est vrai, j’ai subi une commotion cérébrale qui m’a laissé de vagues souvenirs. Amnésie rétrograde, qu’ils disent. J’ai parfois l’impression que mon inconscient tente de me protéger des souvenirs malsains qui m’obsèdent de temps à autre. Cela se produit surtout lors de mon sommeil, mais aussi lors de situations qui ressemblent ou encore qui me rappellent des évènements clefs.

C’est curieux la vie, le traumatisme que j’ai subi principalement à la tête et au bras droit aurait pu me tuer dans le contexte où je me trouvais.

Je me regarde dans la glace et j’ai peine à voir la cicatrice à la tête où les chirurgiens ont dû introduire cet implant au cerveau pour rendre mon œil droit fonctionnel.

J’ai l’impression qu’à chaque fois que je me vois, me regarde, j’entame toujours le même processus où je m’examine la tête ainsi que mon bras droit.

Bon sang, ce que j’ai pu avoir de la douleur pendant ma convalescence. Même si je refusais toute forme de narcotique, je n’avais pas le choix d’en consommer. J’ai beau mépriser la douleur, mais il y a des moments où celle-ci gagne du terrain au point où seule la mort pourrait m’en libérer.

J’ai donc dû, au cours de ces sept années, apprivoiser cette douleur. En faire une partie intégrante de ma personne. Elle est devenue tout simplement une sensation normale. Un peu comme un état différent que l’on peut avoir. J’ai mal, mais cela devient la norme. C’est peut-être qu’en parallèle, mon seuil de la douleur s’est élevé progressivement à un niveau où seule la douleur extrêmement intense peut représenter une source d’inconfort.

Soudainement, un bruit de pas de l’autre côté de ma porte d’entrée se fait entendre. Je peux percevoir la présence de deux individus.

- Toc, Toc, Toc, monsieur Bruce Enzo?

Je m’approche de la porte en me sentant un peu vulnérable,

- Oui, c’est moi. Qu’est-ce que je peux faire pour vous?

- Ouvrez, monsieur Enzo, nous avons besoin de vous parler.

C’est à ce moment que je déverrouille la porte et l’entrouvre suffisamment pour apercevoir une partie du visage de mon interlocuteur. Un gros gaillard avec un visage rectangulaire sans une graine de sentiment.

- Monsieur Enzo, s’il vous plaît, ouvrez et laissez-nous entrer.

- Bon, juste une seconde que je referme afin de déloger la chaînette qui garde la porte verrouillée.

Je profite de ce bref instant pour saisir un flacon de vaporisateur désinfectant qui traîne sur une petite table, posée juste à côté de la porte. Je suis prêt à l’utiliser comme un répulsif.

Réflexe de protection par déformation professionnelle, j’imagine que cela fait partie intégrante de moi. J’ouvre la porte et j’aperçois ces deux individus qui pénètrent sur le seuil de ma porte sans trop me demander la permission.

- Monsieur Enzo, prenez un vêtement confortable et veuillez nous suivre, car nous avons un rendez-vous, m’affirme l’un des deux colosses.

- Je veux bien vous accompagner, mais avant tout est-ce que vous pourriez me donner un peu plus d’information si cela n’est pas trop vous demander.

- Si je vous donne uniquement un nom, monsieur Enzo, est-ce que cela vous ira?

- Dites toujours, on verra bien.

- Est-ce que le nom de Gilles Tremendous vous suffit?

- Montrez-moi tout de suite le chemin pour que je vous suive.

Je range mon vaporisateur sur la table et du même mouvement je saisis un chandail.

Tout au long du trajet de la porte de mon appartement jusqu’à la voiture, mes deux accompagnateurs ne disent aucun mot. Ils marchent un peu comme deux automates d’un pas synchronisé.

À notre arrivée à la voiture, je suis surpris de constater qu’il y a trois véhicules noirs de marque Chevrolet. Ce sont tous des Tahoe avec un protecteur immense sur le parechoc avant qui évoque la forme d’un balcon. Évidemment, le trajet s’effectue dans un silence des plus solennels.

- Voilà, nous arrivons à destination, monsieur Enzo, affirme l’autre gaillard.

- Merci messieurs, le voyage fut des plus agréables, répond Bruce Enzo d’un ton ironique.

Bien que cet endroit ne m’apparaisse pas familier, j’éprouve quand même une sensation de déjà-vu. Nous gravissons

progressivement les escaliers dans un édifice qui semble négligé. Il y a un craquement de plancher. Dès que nous pénétrons dans un petit local d’allure lugubre, mes deux escortes gardent le silence et se retirent en me laissant seul dans cette pièce froide et peu accueillante.

Je regarde ma montre et je constate qu’il ne s’est écoulé que trente minutes depuis notre départ de mon appartement.

De vieux meubles en bois franc sont présents dans la pièce. Quelques bibelots ornent les meubles ainsi que des cadres avec des photos sans intérêt. Je me demande au plus profond de moi-même si je dois me méfier ou encore avoir peur. J’ai l’impression d’être piégé dans une situation complexe avec des individus qui semblent avoir le contrôle sur ma personne. Il faut reconnaître qu’au cours de mes nombreuses années de service, j’ai eu à faire face à de multiples situations où je n’avais pas vraiment le contrôle. Cependant, à cet instant précis, j’ai l’impression que tous ces évènements sont hors de ma portée.

Au même moment, une porte s’ouvre avec un craquement de penture ayant besoin d’être lubrifiée. Celle-ci s’ouvre lentement et le craquement se poursuit jusqu’à l’ouverture complète de la porte. L’homme qui franchit le seuil me regarde. D’un petit sourire en coin il me dit:

- Bruce Enzo, sacré Bruce, affirme Gilles Tremendous avec un accent américain.

- Gilles Tremendous! Je ne peux y croire.

- Eh oui, je suis en quelque sorte ton créateur, tu te rappelles bien Bruce? Tout ce que tu as appris est issu de mon enseignement et de notre service! Tu m’es redevable de tous les entraînements, de tous les exploits que tu as accomplis au cours de tes années de service.

- Que veux-tu dire Gilles?

Gilles Tremendous me raconte en détail les évènements qui se sont produits lors de ma dernière mission à l’étranger. Heureusement j’ai pu survivre à cet accident. Je me demande maintenant qu’elle est la raison pour laquelle j’ai été convoqué de façon un peu particulière. Une méthode un peu inhabituelle.

- Je ne suis plus vraiment un candidat de choix depuis mon accident Gilles, et cela tu le sais…

- Pas tout à fait, Bruce. Il y a en toi quelque chose qui nous lie encore.

Je ne sais pas s’il s’exprime au sens propre ou au sens figuré.

- Comment puis-je vous être utile? répond Bruce.

- Laisse-moi te donner les éléments nécessaires à ta compréhension.

Gilles Tremendous me demande de me reporter à un évènement qui remonte au 8 mars 2014. Plus exactement un événement survenu dans la région de la Malaisie. Précisément lors d’un vol de Malaysia Airlines reliant Kuala Lumpur à Pékin.

- Tu te rappelles certainement qu’il y a eu à cette date le vol MH370 qui devait quitter Kuala Lumpur pour rejoindre Pékin? L’avion en question était un Boeing 777. L’un des plus fiables, l’un des mieux équipés dans le domaine de l’aviation civile?

- Euh… oui, vaguement, mais que s’est-il passé exactement?

- Il a disparu, il n’y a aucune trace de ce foutu avion commercial.

- Ah oui, ce n’est pas ce vol qui a été un peu mystérieux, enfin il n’y a eu que très peu, sinon aucune preuve de sa disparition, ajoute Bruce Enzo dans un élan soudain d’intérêt.

- Absolument, avant la disparition rien ne laissait prévoir que l’équipage éprouverait des ennuis, et depuis il n’a pas eu de trouvaille d’objets, de fragments ou encore d’épave.

- On a l’impression d’entendre parler d’un avion qui se serait perdu au-dessus du triangle des Bermudes, ajoute Bruce Enzo avec un air rigolo.

- C’est vrai, mais il y a quand même eu des messages de détresse qui ont été captés.

- Toutes les théories ont paru plausibles au départ. Suicide à grande échelle, acte

Vous avez atteint la fin de cet aperçu. Inscrivez-vous pour en savoir plus !
Page 1 sur 1

Avis

Ce que les gens pensent de Terroristes d'ailleurs

0
0 évaluations / 0 Avis
Qu'avez-vous pensé ?
Évaluation : 0 sur 5 étoiles

Avis des lecteurs