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Jésus-Christ d’après Mahomet: ou les Notions et les Doctrines musulmanes sur le christianisme

Jésus-Christ d’après Mahomet: ou les Notions et les Doctrines musulmanes sur le christianisme

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Jésus-Christ d’après Mahomet: ou les Notions et les Doctrines musulmanes sur le christianisme

Longueur:
88 pages
1 heure
Sortie:
8 mai 2020
ISBN:
9782357284630
Format:
Livre

Description

L’intérêt pour l’Islam ne s’est jamais démenti depuis son apparition au début du VIIe siècle, en particulier de la part des théologiens et historiens chrétiens. Loin d’être une comparaison générale et complète des deux religions, l’oeuvre d’Edouard Sayous s’intéresse principalement à ce que Mahomet a connu, adopté, rejeté de la christologie de l’Église. Cet ouvrage singulier de cet historien français éclaire la relation complexe et plurielle entre le prophète arabe et Jésus-Christ. 
En liant l’histoire chrétienne en Arabie à l’émergence de la religion islamique, l’auteur met en lumière ce qui lie mais surtout ce qui éloigne ces deux grandes religions monothéistes.
Cette édition complète comprend 180 notes de bas de pages dynamiques pour enrichir votre lecture.
SOMMAIRE :
INTRODUCTION.
Partie I : CE QUE MAHOMET A CONNU. 
CHAPITRE I. LES ÉLÉMENTS CHRÉTIENS EN ARABIE JUSQU’À LA FIN DU VIÈME SIÈCLE DE L’ÈRE CHRÉTIENNE.
CHAPITRE II. LES SOURCES DES NOTIONS CHRÉTIENNES DE MAHOMET.
CHAPITRE III. LA VIE DE JÉSUS D’APRÈS MAHOMET. 
Partie II : CE QUE MAHOMET A NIÉ OU AFFIRMÉ. 
CHAPITRE IV. NÉGATIONS DOGMATIQUES : LA TRINITÉ, LA RÉDEMPTION.
CHAPITRE V. AFFIRMATIONS ET IMITATIONS. 
CHAPITRE VI. LA PROPHÉTIE MESSIANIQUE D’APRÈS MAHOMET ET
D’APRÈS LES MUSULMANS. 
CONCLUSION.
Sortie:
8 mai 2020
ISBN:
9782357284630
Format:
Livre

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Jésus-Christ d’après Mahomet - Édouard Sayous

AMICAL.

INTRODUCTION.

Il est d’un haut intérêt pour l’histoire de l’Église, et même pour l’histoire religieuse de l’humanité, de savoir quelle idée le dernier venu des fondateurs de religion se faisait de la grande religion qui était apparue six siècles avant lui dans le monde, quelle idée se faisait Mahomet du Christianisme et de Jésus-Christ. Ses confusions et ses erreurs comme ses affirmations sont à la fois le résultat et le document du long travail obscur des sectes chrétiennes orientales en dehors même des frontières officielles du monde chrétien. En même temps l’adaptation assez systématique, malgré de nombreuses hésitations et contradictions de détail, de ces notions chrétiennes aux besoins et à la politique d’une religion nouvelle, présente un phénomène curieux pour l’histoire comparée des religions et pour l’étude psychologique du sentiment religieux et de la sincérité religieuse. Nous ne croyons pas que la sincérité de Mahomet, violemment attaquée par le moyen âge chrétien et par le dix-septième siècle, découverte avec joie par le dix-huitième siècle à son aurore et habituellement soutenue jusqu’à nos jours, vivement suspectée de nouveau par les auteurs les plus récents et les plus compétents, nous ne croyons pas, disons-nous, que la sincérité de Mahomet sorte intacte de certaines parties de cette étude.

Les rapports de Mahomet avec le christianisme n’intéressent pas seulement, à un point de vue purement théorique, l’historien de l’Église, l’historien des religions et le philosophe ; ils intéressent tous les chrétiens qui sont appelés à soutenir, dans la vie pratique, des relations avec les musulmans, en particulier les missionnaires. Sur différents points de l’Afrique, de l’Asie, de l’Océanie, les messagers de l’Évangile rencontrent l’Islam, beaucoup plus armé de science et de subtilité, beaucoup plus théologique qu’ils ne le croient pour la plupart. Le présent travail, qui n’est pas une comparaison générale et complète des deux religions, qui concerne seulement ce que Mahomet a connu, adopté, rejeté de la christologie de l’Église, pourra, précisément sur ce point, les préserver de certaines maladresses de début, plus dangereuses avec les Musulmans qu’avec les sectateurs d’aucune autre croyance ¹.

Il y aurait une question, plus importante encore sous le rapport historique, mais que nous n’aborderons que lorsque nous rencontrerons un point de contact avec notre sujet : ce seraient les rapports de Mahomet avec le judaïsme, et d’une façon plus large les rapports traditionnels, dogmatiques et pratiques de l’islamisme avec le rabbinisme. Tout n’a pas été dit là-dessus par le rabbin Geiger dans son utile travail ². Nous croyons que lorsqu’un orientaliste d’une vaste compétence aura pu traiter l’ensemble de cette question, l’on sera étonné de l’immense influence et de l’extension du rabbinisme dans les pays orientaux et dans les usages orientaux. Pour en revenir à notre sujet différent et restreint, nous reconnaîtrons avec un savant critique ³, non seulement que la part des éléments judaïques est plus grande dans le Coran que la part des éléments chrétiens, mais encore que ce qui semble de provenance commune est en réalité judaïque. Notre travail est d’autant plus circonscrit par cette considération.

La classification et l’appréciation des nombreux ouvrages de diverses époques et en diverses langues dont nous nous sommes servi déborderaient le cadre de cette étude, car ce serait un historique et une critique de toute la littérature concernant Mahomet. Nous indiquerons chacun de ces livres en son lieu. Nous remercions toutefois dès maintenant notre confrère M. Stanislas Guyard qui, sur quelques points, nous a apporté le concours de sa science à la fois philologique et historique.

Nous divisons le sujet en deux parties : d’abord ce que Mahomet a connu du christianisme, à savoir l’état du christianisme en Arabie avant lui, les sources de ses notions et la vie de Jésus d’après lui ; — ensuite ce que Mahomet a adopté, ses affirmations sur Jésus ; ce qu’il a rejeté, ses attaques contre les grands dogmes de l’Église ; et les idées que les musulmans se sont faites de la prophétie messianique. Une conclusion s’efforcera de fixer le lecteur sur ce point : Mahomet ses disciples et sa doctrine font-ils partie de l’ensemble du christianisme et de la chrétienté ?

1 C’était déjà la préoccupation du protestant Grotius, dans la sixième partie de son apologie De veritate religionis christianae , et du P. Marracci dans son Alcoranus redivivus . Des missions de nos jours sont sortis plusieurs des ouvrages principaux sur l’Islam : celui du Rév. Mühleisen Arnold, ancien chapelain à Batavia ( Islam : its history, character and relation to christianity , 3d edition, London 1874), et celui de W. Muir, laïque zélé de l’Inde anglaise ( The life of Mohammed , 4 v. London 1858). D’un long séjour au milieu des Musulmans de l’Inde est sorti, sans préoccupation missionnaire il est vrai, l’ouvrage capital du Dr. Sprenger, Das Leben und die Lehre des Mohammed , 2e éd. Berlin 1869, 3 v. — M. Barthélemy Saint-Hilaire a rendu un vrai service au public français en vulgarisant, non sans appréciations personnelles, les principaux résultats de ces deux derniers livres ( Mahomet et le Coran , Paris 1865).

2 Was hat Mohammed aus dem Judenthume aufgenommen , Bonn 1833. Une étude récente d’un étudiant de l’Université de Strassbourg, M. Hartwig Hirschfeld ( Jüdische Elemente im Koran , Berlin 1878), constitue évidemment un progrès au moins partiel de la question.

3 Nöldeke, Geschichte des Qorâns , I, 1, Göttingen 1860.

Partie I

CE QUE MAHOMET A CONNU.

CHAPITRE I. LES ÉLÉMENTS CHRÉTIENS EN ARABIE JUSQU’À LA FIN DU VIÈME SIÈCLE DE L’ÈRE CHRÉTIENNE.

Avant de chercher quels sont les éléments du christianisme que Mahomet a connus, il est nécessaire de chercher quels sont les éléments du christianisme qu’il a pu connaître, en d’autres termes quelle était la situation du christianisme en Arabie avant sa prétendue mission prophétique avant même les méditations, les voyages, les entretiens de sa jeunesse qui purent l’y préparer. Par la situation du christianisme nous entendons autre chose encore que la statistique, les revers ou les succès extérieurs de cette religion à l’état complet et officiel ; nous entendons aussi par là les infiltrations obscures de quelques idées chrétiennes, gâtées et difficiles à reconnaître, dans l’esprit de ceux qui n’étaient pas chrétiens : analyse souvent difficile, mais de la plus haute importance pour notre sujet, et qui produira peu à peu ses résultats d’un bout à l’autre du présent travail. Dans le tableau général que nous allons tracer, nous ne ferons qu’indiquer, en passant, les questions scripturaires et dogmatiques sur lesquelles reviendront les chapitres suivants.

Nous devons, avant tout, distinguer trois Arabies très-différentes, et dont la troisième seulement a eu un développement véritablement national : l’Arabie du

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Ce que les gens pensent de Jésus-Christ d’après Mahomet

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