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Un remède théologique contre la crise environnementale

Un remède théologique contre la crise environnementale

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Un remède théologique contre la crise environnementale

Longueur:
224 pages
3 heures
Éditeur:
Sortie:
Jun 3, 2020
ISBN:
9781071533468
Format:
Livre

Description

Ce livre présente l’état actuel de la crise environnementale et offre des propositions pour l’empêcher. Les conférences internationales concernant l’environnement, comme celle à Rio en 1992, ont fait de bonnes politiques environnementales. Malheureusement, de telles politiques n’ont pas été suffisamment mises en œuvre. Cette situation reflète un manque d’intérêt de la part des pays développés aussi bien qu’un manque de ténacité des pays en voie de développement. Par conséquent, une telle ténacité est nécessaire afin de résoudre le problème apparemment intraitable de la pollution environnementale. Les Nations Unies ont établi un Programme Environnemental (PNUE) pour s’attaquer aux problèmes de l’environnement au niveau mondial. Il y a encore beaucoup à faire. Ce livre présente l’état actuel de la crise environnementale mondiale, ses causes et effets, à la fois pour les êtres humains et la nature elle-même. Il fait appel aux activistes de l’environnement, aux hommes de science, aux étudiants, aux conférenciers, aux chefs de l’Église et aux législateurs pour empêcher cette crise qui perdurerait pour des années à venir et se dégraderait au fur et à mesure si le monde n’arrive pas bientôt à une solution.      

Éditeur:
Sortie:
Jun 3, 2020
ISBN:
9781071533468
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Un remède théologique contre la crise environnementale - Joseph Habamahirwe

THÉOLOGIQUES

PRÉFACE

La pollution continue toujours à être un problème significatif dans le monde moderne malgré moult progrès technologiques accessibles à la réduire. Peut-être la raison pour laquelle beaucoup de gens ne se servent pas bien de technologies anti-pollution provient de l’inertie. Il est toujours plus facile de ne rien faire que faire quelque chose. D’ailleurs, toute tentative à démontrer comment, à long terme, coûte vraiment plus cher de permettre à la pollution de continuer de façon toujours aussi intense, ne semble pas avoir l’impact mondial que souhaiteraient beaucoup de gens.

En plus de l’inertie, les différences tant au niveau de la richesse que de la classe sociale jouent un rôle pour promouvoir le problème de la pollution. Les gens munis de ressources seront toujours capables de se retirer aux endroits immunisés contre les effets ravageurs de la pollution, donc se protéger des impacts immédiats de ce problème. La plupart des gens fortunés et de statut social préfèrent exprimer par vertu leur inquiétude face à la pollution sans vraiment rien y faire tel que modifier leurs habitudes de consommation étranges. Ce sont plutôt les pauvres et les exclus qui sont sans cesse les plus touchés par les conséquences de la pollution.

Même l’intervention du gouvernement aboutit à des propositions sans résultat qui, ironiquement, aggrave le problème. C’est pourquoi les gouvernements souffrent de corruption et d’indifférence bureaucratique. L’avidité pour l’argent et le pouvoir restent le problème perpétuel en ce qui concerne les interventions du gouvernement, et par conséquent, ceux dont la position est de réduire le problème de la pollution souvent les aggravent même.

Le monde a besoin d’un changement de cœur afin de résoudre le problème de la pollution. Le monde a besoin de redécouvrir l’idée du bien commun qui, plus que la technologie et l’éducation, est cette conception humaine fondamentale que l’argent et le pouvoir ne doivent pas être la motivation dominante dans la vie. Au contraire, le bien commun requiert de la part de chaque être humain un sacrifice, une satisfaction différée et une compréhension du sens de la vie humaine. Un tel changement de cœur impliquera la réflexion sur les vérités ultimes de l’existence humaine, quelque chose impliquant nécessairement une réflexion théologique.

Connaître les vérités ultimes sur la vie requiert de voir le monde comme le don d’un créateur. Les croyances théologiques, et pas seulement les débats mondains, produiront cette sorte de sacrifice qu’implique le véritable souci pour l’environnement. C’est que la théologie fournit une motivation au-delà de l’argent et du pouvoir. Elle fournit comme une motivation, relation personnelle avec le Créateur, la solidarité avec la création et une solide notion de l’égalité personnelle. En d’autres termes, elle fournit une base pour la vraie justice. La foi en Dieu signifie que nous devrons répondre de nos actes de manière que le pouvoir ni l’argent ne pourront nous protéger. Telle justice inclut le repentir du péché de la pollution.

Il y a une solution à la pollution. Grâce à la technologie moderne. Ce qu’il faudra c’est la volonté de la mettre en œuvre. Quoique le travail à réduire la pollution commence inévitablement par quelques personnes dévouées, il ne pourra continuer sans participation de chacun des êtres humains. Ainsi la motivation pour une telle tâche doit provenir des expériences humaines fondamentales accessibles à chaque être humain. Parmi ces expériences, la plus fondamentale est le fait que nous ne nous sommes pas créés, que nos parents ne se sont pas créés eux-mêmes, et que le monde ne s’est pas créé lui-même ; cette logique fondamentale de l’intelligence humaine pour les philosophes païens grecs indiquait Dieu comme cause première.

La foi judéo-chrétienne perfectionna cette logique fondamentale de l’intelligence humaine avec la révélation suprarationelle de Dieu comme Créateur. Cette révélation renferme cette notion que Dieu, qui est bon, a créé un bon monde que, par malheur, la race humaine a perturbé à travers le péché. L’une de ces perturbations-là est le fragrant mépris de la sagesse de l’ordre créé et dont le péché de la pollution.

En outre, la foi judéo-chrétienne révéla comment dans sa bonté divine Dieu promit d’envoyer un messie. Les chrétiens considèrent Jésus comme ce messie. Dans sa simplicité de vie, son refus de fortune et de pouvoir, et son option préférentielle pour les pauvres et les exclus, Jésus offre un modèle pour rectifier le péché de la pollution.

L’une des théologiens chrétiens des temps modernes est Jürgen Moltmann qui a écrit amplement sur le problème de la pollution du point de vue théologique. Ses réflexions sur la pollution proviennent de notre relation avec la création basée sur la vérité de Dieu comme Créateur. Les chrétiens de bonne volonté pourraient se distinguer en ce qui concerne leur vision sur l’ordre créé, mais ils ne pourront se distinguer sur le fait qu’il existe un ordre créé. Moltmann essaie de démontrer la logique intrinsèque du souci environnemental basée sur le fait de la création.

Ce travail inclut également un examen de l’Afrique Subsaharienne. L’Afrique offre une vision unique sur la pollution à cause de sa proximité des débuts de l’âge moderne. En l’absence du bénéfice d’une longue histoire menant à l’âge moderne, comme c’est le cas dans beaucoup de pays développés, le Subsahara s’est fait voir l’âge moderne imposé à lui en un temps relativement bref. Par la suite, le peuple africain subit les deux mondes simultanément, à savoir une société traditionnelle et tribale et agricole basée sur l’agriculture de subsistance et une société technologique moderne incluant les voitures, voyage en avion, et une gamme de l’électronique moderne. Ce conflit artificiel des périodes du temps a entraîné pour son expérience des problèmes environnementaux sans précédent.

La situation dans l’Afrique subsaharienne offre dans le même temps une importante perspective sur les problèmes environnementaux dans la mesure où l’Afrique est munie d’une mémoire collective du sens fondamental de la vie humaine que la modernité a enlevé à la conscience moderne avec toutes ses technologies. Par conséquent, les Africains sont hypersensibles à l’environnement et aux effets nuisibles d’un monde de consommation sur lui.

Fr. Maturi John Alexander Gregory, O P

LISTE DES ABRÉVIATIONS

$  Dollar

AAS  Acta Apostolicae Sedis

AMCEA  Association des Membres de la Conférence Épiscopale de l’Afrique de l’Est

Art.  Article

As  Arsenic

BBC  British Broadcasting Corporation

CCC  Catéchisme de l’Église Catholique

Cd  Cadmium

C.E.Z  Conférence Épiscopale du Zaïre

Cf.     Conférer

Ch.  Chapitre

CO  Monoxyde de Carbone

Co  Cobalt

CO2  Dioxyde de Carbone

CPCB  Conseil Central du Contrôle de Pollution

Cr  Chrome

CUEA  Université Catholique de l’Afrique de l’Est

Dr.  Docteur

Dt   Livre du Deutéronome

Eds  Éditeurs

EU  Union Européenne

Ex  Livre de l’Exode

GDP  Produit Intérieur Brut

Gn  Livre de la Genèse

H2O  Vapeur d’Eau

HC  Hyrocarbone

Hg  Mercure

HM  Métaux Lourds

IHME  Institut pour Évaluation et Métrique de la Santé

IIED  Institut International pour l’Environnement et le Développement

Is   Livre du prophète Isaïe

Jn  Évangile selon saint Jean

Lev  Livre du Lévitique

Lc  Évangile selon saint Luc

Ltd  SARL

Mn  Manganèse

Mt  Évangile selon saint Mathieu

NEMA  Agence Nationale de la Gestion d’Environnement

NEMC  Conseil National de la Gestion d’Environnement

NGO  Organisation Non Gouvernementale

NH3  Ammoniac

NMVOC  Combinaison Organique de Volatil Non-Méthane

NO  Oxyde d’Azote

N.  Numéro

OMS  Organisation Mondiale de la Santé

O.P.  Ordre des Prêcheurs

Pb  Plomb

PhD  Philosophiae Doctor

PM  Matière Particulaire

PNUE  Programme des Nations Unies pour l’Environnement

POPs  Polluants Organiques Persistants

Ps  Livre des Psaumes

Rép.  Réponse

SCM  Gestion de la Chaîne d’Approvisionnement

Sg  Livre de la Sagesse

SO  Dioxyde de Soufre

St.  Saint

Trad.  Traduit

UK  Royaume-Uni

UNFCCC  Convention-Cadre des Nations Unies pour Changement Climatique

USA  États-Unis d’Amérique

Vol.  Volume

RÉSUMÉ

Notre recherche intitulée Un Remède théologique contre la crise environnementale, à la lumière de Jürgen Moltmann cherche à mettre le lecteur au courant de la crise de l’environnement et à prendre plus de responsabilité envers l’environnement à la lumière de cette crise. Cette recherche vise à rétablir une relation saine entre les êtres humains et le reste de la création à la lumière de la théologie Moltmannienne.

Le premier chapitre est un exposé sur la crise mondiale de l’environnement. Il examine les causes et effets de la dégradation actuelle de l’écologie, se concentrant surtout sur la pollution. Le but de ce chapitre est de sensibiliser les autres de prendre conscience de la crise et de ses conséquences pour les êtres humains aussi bien que le reste de la nature.

Le deuxième chapitre examine la théologie écologique de Moltmann commençant par une réflexion sur les origines de la crise écologique, distinguant en particulier la civilisation technologique et scientifique du monde occidental. Une telle civilisation a excessivement séparé la santé des êtres humains du reste de la nature, et dès lors, elle a marginalisé les efforts des hommes pour en prendre soin. Il en résulte que les hommes se considèrent eux-mêmes comme maîtres de la nature de telle manière qui est malsaine voire néfaste. La santé humaine inclut également sa relation avec le reste de la nature. La théologie de Moltmann offre un correctif à l’état actuel de cette relation, fournissant des lignes directrices à travers ce qu’il appelle une théologie écologique. Cette théologie provient de cette notion que la Création appartient à Dieu et jouit donc de certaine sainteté. Toute la nature est une seule création commune, ce que Moltmann nomme communauté de création.

Le troisième chapitre présentera l’enseignement de l’église[1] comme développé dans son magistère, avec un certain accent sur l’encyclique du Pape François au titre de Laudato Si’ en 2015. Cette encyclique marque une importante position magistrale au sujet de la protection de l’environnement comme elle constitue la première encyclique consacrée en entier à la crise environnementale. Le Pape François expose les grandes lignes de la crise actuelle de l’environnement et propose des recommandations pragmatiques pour la résoudre.

Le quatrième chapitre marque la pertinence de la théologie écologique de Moltmann à la lumière de l’expérience africaine. Les problèmes auxquels fait référence Moltmann restent importants pour le monde entier, mais surtout pour l’Afrique, qui en raison de son économie et du manque relatif des ressources, est plus sérieusement affectée par les dommages environnementaux. Les Africains sont en général plus proches de la terre que ceux venant de cultures modernes occidentales, et donc pourraient corriger certaines restrictions de la théologie écologique de Moltmann en matière d’une meilleure compréhension de la relation entre les êtres humains et le reste de la nature.

INTRODUCTION GÉNÉRALE

La crise environnementale reste une menace de taille au 21ème siècle. Cette crise inclut la pollution et le mauvais usage des ressources naturelles. Nous croyons qu’une réflexion théologique apporterait certains appuis pour résoudre cette crise. À cette fin, ce travail se concentre sur la théologie environnementale en particulier comme présentée dans l’œuvre de Jürgen Moltmann.

Jürgen Moltmann est un théologien allemand du vingtième siècle et professeur émérite de théologie systématique à l’Université de Tübingen. Il a écrit un grand nombre de livres et d’articles sur divers sujets, même si son œuvre principale se situe dans la filière de théologie des processus avec un accent sur l’eschatologie. Nous nous concentrerons, pour l’objectif de cette étude, sur son œuvre concernant la protection de l’environnement.

Le premier chapitre offrira un aperçu du statut actuel de la crise environnementale avec un accent sur la pollution. Cet aperçu examinera aussi les causes de la pollution et ses conséquences.

Le deuxième chapitre mettra au point la théologie écologique de Moltmann en se concentrant sur la présence de Dieu dans la création. Une réflexion théologique, surtout dans le champ de la théologie dogmatique, fournira la base pour son écologie dans la mesure où la création a une relation spécifique avec Dieu. En raison de la nature volumineuse de son œuvre, nous limiterons l’étude actuelle à ses œuvres principales, en particulier son œuvre en 1987 sur le sujet de l’écologie au titre de Dieu dans la Création : une doctrine écologique de la Création. Cette œuvre représente une compilation de Conférences de Gifford données en 1984-85. Moltmann réfléchit dans ces conférences sur des sujets tels que le but de la création, la relation entre la Résurrection du Christ et la nature, la Création en tant que processus Trinitaire, et la présence de Dieu dans l’Univers. Nous nous occuperons aussi de ses derniers ouvrages comme celui de 2015 intitulé Le Dieu Vivant et la Plénitude de Vie. Il réfléchit dans ce livre sur le lien entre ce qu’il appelle un esprit cosmique et la conscience de l’homme.

L’approche de Moltmann de l’écologie au point de vue de la création reflète sa compréhension biblique de la théologie. Il voit une relation entre Dieu et la nature basée sur la narration biblique de la création dans la Genèse, ainsi qu’entre Dieu et la civilisation humaine qui se déploie dans l’histoire. Il considère le temps comme le véhicule de la révélation divine, distinguant le temps historique du temps naturel, le premier formé de façon particulière par la présence de Dieu. Une telle présence divine forme le fondement de sa notion d’espace écologique qu’il définit comme espace appartenant à Dieu.

Un autre aspect notable de la pensée de Moltmann concerne le paradis comme une partie du monde. Cet aspect aide Moltmann à énoncer des recommandations que nous présenterons à la fin de ce chapitre.

Le troisième chapitre réexamine l’enseignement de l’Église Catholique en ce qui concerne la protection environnementale. Nous mettrons un accent spécial sur l’enseignement de l’encyclique du Pape François en 2015 intitulé Laudato Si’ car elle représente la seule encyclique de l’Église consacrée uniquement à la réflexion sur l’environnement. Ce chapitre examine la crise environnementale et ses racines telle que le Pape François a compris, présentant sa conception de écologie intégrale suivie de recommandations pour réduire la crise environnementale.

Le quatrième chapitre s’occupera de la pertinence de la théologie écologique de Moltmann dans la situation actuelle. Ce chapitre offrira des recommandations pratiques pour réduire cette crise à la lumière de la théologie de Moltmann.

Finalement, ce quatrième chapitre inclura une perspective africaine au sujet de l’écologie. Cette perspective reflète la conception africaine du lien entre Dieu et la nature aussi bien que de celui entre les hommes et la nature. Ces rapports offrent d’importantes visions aidant à formuler une voie concernant la crise environnementale. Ce projet cherche à identifier les défis principaux pour apaiser cette crise et pour fournir une aide importante pour diminuer les effets nuisibles de la pollution sur l’environnement.

––––––––

CHAPITRE PREMIER

UN EXPOSÉ SUR LA CRISE MONDIALE DE L’ENVIRONNEMENT

Introduction

Le premier chapitre de notre recherche constitue une vision mondiale de la crise environnementale. Nous prêterons attention aux problèmes et aux faits mondiaux.

Nous réfléchissons sur la pollution dans toutes ses formes ; l’air, l’eau et la terre. On présentera les causes et les effets de cette crise mondiale de l’environnement, en particulier comment elle affecte les pauvres. La crise actuelle de l’environnement marque un problème religieux aussi bien qu’un problème scientifique, car elle touche aux problèmes tels que s’occuper des pauvres et de la justice. Les documents ecclésiaux et les rapports internationaux nous aiderons à réfléchir sur cette crise en mettant l’accent sur la pollution. On fait référence aux Accords de Paris avec un esprit critique même s’ils restent trop politiques, et partant pas très utiles dans un projet théologique. Bien que les Accords de Paris eussent cherché à approfondir une réflexion sur la crise environnementale avec cette revendication que la protection requiert une action au niveau international, sa concentration injustifiée sur les problèmes politiques, et donc par soi non-scientifiques, mena à une solution inadéquate pour ladite crise. À titre d’exemple, la rencontre mondiale ne discuta pas en profondeur de la pollution, mais simplement de l’émission du carbone. Il est intéressant de remarquer que les États-Unis, qui se retirèrent des Accords de Paris parce qu’ils étaient trop politiquement motivés, a conduit le monde à réduire les émissions du carbone.

Nous nous concentrons plutôt sur les causes scientifiques et éviterons la spéculation afin de trouver des recommandations

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