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l'Apocalypse
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Livre électronique325 pages4 heures

l'Apocalypse

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À propos de ce livre électronique

Ce commentaire facile à lire sur le livre de l'Apocalypse apporte des éclaircissements sur certains des problèmes les plus graves de notre époque. Il montre qu'avant la Seconde Venue du Christ, une série d'événements doivent se dérouler. Parmi eux, les deux témoins, les dix rois et l'homme du péché doivent apparaître. Dans ce livre, Dr Bailey réduit la confusion qui entoure les révélations incroyables reçues par l'apôtre Jean. L'auteur souligne l'importance de connaître les vérités des derniers jours tout en se préparant, par la sainteté, pour rencontrer le Seigneur dans les nuages.
LangueFrançais
Date de sortie24 juil. 2020
ISBN9781596654679
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    Aperçu du livre

    l'Apocalypse - Brian J. Bailey

    L’APOCALYPSE DE JÉSUS-CHRIST

    par Dr Brian J. Bailey

    Cet ouvrage est la traduction française du livre :

    « The Revelation of Jesus Christ »

    Traduit de l’anglais par Marlyse RAUDSZUS

    © de l’édition française en mars 2012

    Réimpression en juillet 2013

    Réimpression en août 2016

    © par Brian BAILEY

    septembre 1996

    Tous droits réservés

    Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme ou par quelque moyen électronique ou physique sans l'autorisation écrite de l'éditeur, sauf dans le cas de brèves citations dans des articles ou des revues.

    Sauf indications contraires,

    toutes les références bibliques citées dans cette étude

    sont tirées de la nouvelle version Segond révisée, dite « à la Colombe ».

    Édité par :

    Ministères Internationaux de Sion

    Version 1.0

    Publié en tant que livre électronique le 20/07/20

    au Burkina Faso

    ISBN 1-59665-467-8

    Pour plus d’information, veuillez contacter :

    Ministères Internationaux de Sion

    06 B.P. 9287 · Ouagadougou 06

    E-mail : sionafrique@gmail.com

    Site Web : missionsion.com

    REMERCIEMENTS

    Nous souhaitons exprimer notre reconnaissance à toutes les personnes suivantes :

    À l’équipe chargée de la première édition anglaise : Brian Alarid, Mercy Alarid, Ginni Busche, Betsy Caram, Joseph Cilluffo, Judy Danielson, Kathryn Erb, Suzette Topper, Mary Humphreys, Sharon Miller, Leslie Sigsby et Tamara Webb.

    Pour le reste de l’équipe éditoriale : Carla Borges, Justin Kropf, Sarah Kropf et Suzanne Ying.

    À l’équipe chargée de l’édition française : Lydie Benquet, Justin Kropf, Sarah Kropf, Marlyse Raudszus, Mary D. Topper et T. A. Topper II.

    Nous voudrions adresser nos remerciements à tous les bien-aimés qui ont consacré de nombreuses heures à ce travail et sans l’aide inestimable de qui cet ouvrage n’aurait pas pu voir le jour. Nous leur sommes particulièrement reconnaissants pour leur diligence, leur créativité et l’excellence dont ils ont fait preuve dans la compilation de ce livre pour la gloire de Dieu.

    PRÉFACE

    En présentant ce livre sur l’un des sujets les plus difficiles et controversés de la Bible, nous voulons adopter un esprit d’amour et d’humilité, ne désirant pas être considérés comme des personnes aux vues contraires dans le but d’être différents. Cela ne veut pas dire non plus que nous manquions d’appréciation pour les aspects érudits et spirituels que de nombreux commentateurs ont avancés au travers des siècles. Nous prions pour que ce livre aide à éclairer certains passages obscurs du livre de l’Apocalypse et serve à persuader les croyants de marcher dans la pureté, tous les jours de leur vie.

    LES MILLE ANS DU RÈGNE DE CHRIST

    Il existe fondamentalement trois interprétations principales de l’eschatologie ou étude de la fin des temps quant à la seconde venue de Christ et Son règne de mille ans sur la terre.

    1. Le point de vue millénariste tire son origine des écrits de Saint-Augustin qui vécut au quatrième siècle après Jésus-Christ. Dans un premier temps, il pensa que le règne de mille ans de Christ était la période se situant entre Son premier et Son second avènement. Cependant, au vu de la condition déplorable du monde même à son époque, il en déduisit que le royaume de Dieu était purement spirituel et se trouvait dans le cœur des fidèles. Il n’adopta donc pas l’idée d’un règne littéral de Christ sur la terre.

    2. Le point de vue post-millénariste tire son origine des vues d’un pasteur protestant unitariste, Daniel Whitby, qui vécut au dix-septième siècle. Pour lui, l’Évangile finirait par imprégner l’humanité, ce qui créerait un temps de paix de mille ans, après lequel le Seigneur reviendrait. Les événements prouvèrent que cette théorie était incorrecte et le nombre de ses adhérents diminua considérablement.

    3. Le point de vue pré-millénariste était celui de l’Église primitive. Elle affirmait que le Seigneur allait revenir et régner en personne pendant mille ans sur la terre. Nous croyons que ce point de vue est conforme à ce qu’expriment clairement les Écritures.

    L’ENLÈVEMENT

    Un autre aspect très important à ne pas négliger à propos de la méthode d’interprétation des événements de la fin est le moment où se produira l’enlèvement. Plusieurs écoles de pensées englobent de manière virtuelle tous les divers adeptes de l’eschatologie.

    1. L’enlèvement avant la tribulation. Cette théorie trouve son origine dans les enseignements de John Darby et des Frères de Plymouth au début du dix-neuvième siècle. Elle affirme que le Seigneur viendra d’abord pour Son Église au début de la dernière période de sept ans de l’âge de l’Église, (ou la dernière semaine de la période des soixante-dix semaines de Daniel (Daniel 9 :24-27) et que l’Église ne traversera pas la grande tribulation. En un certain sens, cela laisse entendre que le Seigneur peut revenir à n’importe quel moment.

    2. L’enlèvement au milieu de la tribulation. Cette pensée plus récente est acceptée par un bon nombre d’érudits pour qui la théorie de l’enlèvement avant ou après la tribulation est incompatible avec la vérité de la Parole de Dieu. Elle enseigne que l’Église sera enlevée au milieu de la période des sept dernières années de la dispensation de l’Église, juste avant les trois dernières années et demie de la grande tribulation.

    3. L’enlèvement après la tribulation. Selon cette théorie, l’Église passera par tous les jugements des derniers jours, y compris la grande tribulation, les trompettes et les coupes.

    Il en résulte que même le plus ardent défenseur des théories précitées ne pourra considérer l’une ou l’autre de ces opinions comme capable de répondre de manière adéquate à toutes les objections qui s’élèvent contre elles. Il nous semble, cependant, que dans un esprit d’amour et de conciliation, nous devrions prendre en compte, de façon objective, une autre vision à même de faire taire les objections opposées à ces autres théories.

    Comme de nombreux théologiens l’ont déjà fait remarquer, je dois accepter l’opinion que l’Église ne sera pas enlevée au début de la période des sept ans. C’est ce qu’indiquent explicitement les Écritures. Ce n’était certainement pas l’avis de l’Église primitive et une étude objective des enseignements du Seigneur Lui-même, aussi bien que de ceux de l’apôtre Paul nous amènerait à conclure que le Seigneur ne viendra, sur les nuées pour Son peuple, qu’après la grande tribulation.

    Plus tard, en interprétant, passage après passage, ce merveilleux livre, je chercherai à suggérer une période possible, sans toutefois me montrer absolu ni faire preuve d’un dogmatisme rigide. Je crois pour ma part que le Seigneur Lui-même, à l’heure de Son choix, fournira à Son Église des éclaircissements lumineux de toutes choses. Ces points de vue se présentent comme proposition pour le peuple de Dieu. Je sens donc qu’il me faut faire montre de fermeté quant au fait que l’Église traversera la grande tribulation. Gardant ceci présent à l’esprit, abordons maintenant ce livre dans la prière, avec un cœur ouvert et demandons au Seigneur de nous instruire.

    INTRODUCTION

    Le livre de l’Apocalypse fut écrit sous le règne de l’empereur romain Domitien, qui dura de l’an 81 à 96 après J.C. Fondamentalement, l’Apocalypse suit un ordre chronologique, la plus grande partie du livre traitant de la période finale de la dispensation de l’Église.

    Les chapitres 1 à 3 de l’Apocalypse contiennent l’introduction et les messages aux sept églises d’Asie, situées dans un périmètre d’une centaine de kilomètres les unes des autres. Jean le bien-aimé était le guide spirituel de ces sept églises. Il vivait en exil sur l’île de Patmos, à seulement quelques kilomètres du rivage d’Éphèse. C’est là que Jean reçut du Seigneur l’ordre d’écrire ce livre de l’Apocalypse.

    Dans Apocalypse 4 :1, Jean se trouva par l’Esprit transféré du premier siècle dans le futur pour y voir la fin de l’âge de l’Église, les jugements de Dieu à l’encontre des méchants, la venue de l’antichrist et l’Église infidèle. Il vit aussi la glorieuse Église de Jésus-Christ préparée, qui sortait triomphante de la grande tribulation, prête à devenir l’Épouse radieuse pour la seconde venue de Christ. L’apôtre Jean reçut aussi une révélation de la nouvelle Jérusalem, de la nouvelle terre et des nouveaux cieux qui seront créés après le millénium de Christ sur cette terre.

    Le livre de l’Apocalypse résume la maxime de Saint-Augustin pour qui : « Le Nouveau Testament est dissimulé dans l’Ancien. L’Ancien Testament est révélé dans le Nouveau. » Comme le livre de l’Apocalypse contient plus de 550 références de l’Ancien Testament, il est juste d’affirmer qu’il représente le point culminant de toutes les prophéties non accomplies de l’Ancien Testament.

    L’Apocalypse est en réalité le livre qui comprend le plan de Dieu pour les âges. Ce qui eut son commencement dans le livre de la Genèse verra son achèvement dans l’Apocalypse. En fait, il existe entre ces deux livres remarquables de nombreux parallèles intéressants qui peuvent se remarquer dans les exemples suivants :

    Autre point important à noter : le chiffre 7 régit tout le livre, symbole de perfection dans la numérologie biblique. Dans le livre de l’Apocalypse, le chiffre « 7 » apparaît cinquante-quatre fois (ou 3 x 18 sept), preuve qu’il existe une force divine pour amener à son achèvement tout ce que Dieu a prévu pour cet âge de l’homme sur la terre.

    MÉTHODES D’INTERPRÉTATION

    Il existe trois écoles d’interprétation de base du livre de l’Apocalypse, appelées méthodes d’interprétation prétéristes, des historiques et futuristes.

    Les prétéristes

    Selon la méthode d’interprétation des prétéristes, les événements de l’Apocalypse se produisirent déjà dans l’Église primitive, à l’époque de l’empire romain. Cette interprétation fut l’œuvre d’un jésuite espagnol nommé Alcassar, mort en 1614. Le but de cette interprétation était de combattre l’école protestante de théologie selon laquelle Babylone était l’Église catholique romaine. La méthode d’interprétation des prétéristes n’est pas juste. Elle ne fut avancée que pour justifier l’existence de l’Église catholique romaine.

    Les historiques

    La méthode d’interprétation des historiques s’appuie sur une bonne connaissance de l’histoire, parce que, pour elle, les chapitres 1 à 22 trouvèrent leur accomplissement au cours des dix-neuf siècles de l’histoire de l’Église. Ce point de vue comporte certains problèmes. Pour n’en mentionner qu’un, tandis que les années passent, la méthode des historiques opère des changements afin d’adapter les événements actuels à la vision de la fin des temps. Cette méthode d’interprétation manque de crédibilité et de validité.

    Les futuristes

    Dans sa grande majorité, l’Église accepte le point de vue des futuristes. C’est une méthode d’interprétation correcte et scripturaire. La méthode d’interprétation des futuristes considère le chapitre 1 de l’Apocalypse comme une introduction, les chapitres 2 à 3 comme les messages aux sept églises de l’époque de Jean et les chapitres 4 à 22 comme les événements qui relatent le futur. Pour cette méthode le livre de l’Apocalypse s’applique essentiellement à la fin de l’histoire de l’Église et ce livre n’a pas encore trouvé son accomplissement.

    PLAN PAR CHAPITRE

    Chapitres Thèmes

    1 Introduction

    2 – 3 Les messages aux sept églises

    4 Une porte ouverte au ciel

    5 Le livre scellé de sept sceaux

    6 L’ouverture des sept sceaux

    7 :1-8 Les 144 000 israélites marqués du sceau

    7 :9-17 La grande multitude au ciel (Les martyrs triomphants)

    8 – 9 L’ouverture du septième sceau ; Les sept trompettes

    10 Le mystère des sept tonnerres ; Le petit livre

    11 :1-2 Les mesures du temple

    11 :3-12 Les deux témoins (Élie et Moïse)

    11 :13-14 Un grand tremblement de terre

    11 :15-19 Le septième ange sonne

    12 L’Église de Jésus-Christ

    13 La trinité impie

    14 Les sept visions (Les oracles des derniers jours)

    15 – 16 Les sept anges avec les sept dernières plaies ; Les sept coupes

    17 Le jugement de la grande prostituée (Rome)

    18 La chute de Babylone (La ville)

    19 Les noces de l’Agneau ; La seconde venue de Christ

    20 Le millénium

    21 – 22 Les nouveaux cieux et la nouvelle terre

    Partie un

    Apocalypse chapitre 1

    Introduction

    Partie un

    1 :1-20

    Introduction

    1 :1-2 - « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les choses qui doivent arriver bientôt, et qu’il a fait connaître, par l’envoi de son ange, à son serviteur Jean, lequel a attesté la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ, tout ce qu’il a vu. » Le mot « révélation » signifie « découvrir, dévoiler ou révéler. » Les versets 1 à 2 nous donnent une compréhension de la manière dont ce livre vint à l’existence. Dieu le Père donna ce livre à Jésus après Son ascension au ciel.

    Christ déclara, dans Matthieu 24 :36, à propos de Sa seconde venue : « Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » Dieu le Père est Le seul à connaître actuellement le jour et l’heure de la seconde venue de Christ. La révélation des derniers jours de Jésus en tant que Fils de l’homme, n’était pas complète quand Il était sur terre. Il devait croître en connaissance comme nous aussi. Après être monté au ciel vers le Père, Il connut donc toutes choses. Le Père donna le livre de l’Apocalypse à Jésus qui l’envoya à Jean par l’intermédiaire d’un ange.

    Jean était le dernier apôtre de l’Agneau vivant (des douze). Il écrivit cinq livres du Nouveau Testament : l’évangile de Jean, les 1, 2, et 3 épîtres de Jean et le livre de l’Apocalypse.

    Jean était âgé d’environ quatre-vingt-dix ans quand il reçut ce livre. Il déclara dans sa première épître : « Ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, à vous aussi, afin que vous aussi vous soyez en communion avec nous. Or, notre communion est avec le Père et avec son Fils Jésus-Christ » (1 Jean 1 :3).

    Jean avait une connaissance intime de la Parole de Dieu et une compréhension des voies divines. Il reçut sa plus grande révélation à l’âge mûr. Il est une certaine pureté qui émane d’hommes et de femmes qui ont continué à marcher avec Dieu dans leur vieillesse. Comme Christ le dit, quand nous gardons la Parole, nous connaissons la vérité et la vérité nous affranchit (Jean 8 :31-32).

    Les sept béatitudes du livre de l’Apocalypse

    1 :3 - « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Ce verset constitue la première des « sept béatitudes du livre de l’Apocalypse. » Les autres se trouvent dans les chapitres 14 :13, 16 :15, 19 :9, 20 :6, 22 :7, et 22 :14. Pour la plupart, les différentes sections de la Bible commencent par leurs propres béatitudes, clés permettant de recevoir les bénédictions que le Seigneur désire répandre sur Son peuple.

    Le Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome) contient les dix commandements à propos desquels le Seigneur déclara dans Deutéronome 6 :17-19 : « Mais vous observerez les commandements de l’Éternel, votre Dieu, ses ordonnances et ses lois qu’il vous a prescrites. Tu feras ce qui est droit et ce qui est bien aux yeux de l’Éternel, afin que tu sois heureux, et que tu entres en possession du bon pays que l’Éternel a juré à tes pères de te donner, après qu’il aura chassé tous tes ennemis devant toi, comme l’Éternel l’a dit. »

    Le livre des Psaumes s’ouvre sur l’annonce d’une bénédiction sur ceux qui ne marchent pas avec les méchants et qui méditent sans cesse la Parole de Dieu. « Heureux l’homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, qui ne s’arrête pas sur la voie des pécheurs, et qui ne s’assied pas en compagnie des moqueurs, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, qui donne son fruit en sa saison, et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit » (Psaume 1 :1-3).

    Le principal message des prophètes avait trait à la repentance et au retour à la loi. Ceux qui agissent ainsi entendent une bénédiction prononcée à leur égard. Le prophète a dit dans Ésaïe 56 :1-2 : « Ainsi parle l’Éternel : Observez ce qui est droit, et pratiquez ce qui est juste, car mon salut ne tardera pas à venir, et ma justice à se manifester. Heureux l’homme qui fait cela, et le fils de l’homme qui y demeure ferme, gardant le sabbat pour ne point le profaner, et veillant sur sa main, pour ne commettre aucun mal ! » (Voir aussi Ésaïe 1 :18-20.)

    Dans le Nouveau Testament aussi le Seigneur Lui-même proclame des béatitudes bien connues. Dans le Sermon sur la montagne, Il émit neuf béatitudes dans Matthieu 5 :1-12 : « Voyant la foule, Jésus monta sur la montagne ; et, après qu’il se fut assis, ses disciples s’approchèrent de lui. Puis, ayant ouvert la bouche, il les enseigna, et dit :

    Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !

    Heureux les affligés, car ils seront consolés !

    Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre !

    Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés !

    Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !

    Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu !

    Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

    Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux est à eux !

    Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragera, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi !

    « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous. »

    Revenons à présent à la première béatitude du livre de l’Apocalypse, extraordinaire sous plusieurs aspects. Premièrement, le Seigneur prononce une bénédiction sur ceux qui lisent ou simplement qui entendent les mots de cette prophétie. C’est le seul endroit de la Bible qui garantisse une bénédiction au lecteur d’un livre. Notez ceci : le Seigneur ne dit pas que nous devions comprendre le livre pour recevoir une bénédiction mais qu’il nous faut simplement le lire ou en entendre le contenu.

    « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. »

    On a également qualifié le livre de l’Apocalypse de prophétie, le reliant ainsi au courant prophétique particulièrement présent dans les grands et les petits prophètes de l’Ancien Testament. Preuve en est le fait que de nombreux sujets et illustrations des événements de la fin des temps de l’Apocalypse se retrouvent en parallèle dans les écrits des prophètes de l’Ancien Testament.

    Garder les paroles de ce livre constitue un avertissement : « Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche. » Cette exhortation à garder les commandements de ce livre revient au chapitre 22 :9 : « …Garde-toi de le faire ! Je suis ton compagnon de service, et celui de tes frères les prophètes, et de ceux qui gardent les paroles de ce livre. Adore Dieu. »

    Salutation

    1 :4 - « Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône. » Le verset 4 nous oriente vers les sept églises d’Asie. Pour le lecteur moderne, il est nécessaire de préciser que l’Asie était le nom donné à une province romaine de la partie occidentale du pays connu aujourd’hui sous le nom de Turquie.

    Auprès de ces sept églises l’apôtre Jean exerça son ministère apostolique, à la fin de sa vie. Il faisait un circuit pour les visiter, tout comme le prophète Samuel, voyageant dans diverses villes d’Israël. « Samuel fut juge en Israël pendant toute sa vie. Il allait chaque année faire le tour de Béthel, de Guilgal et de Mitspa, et il jugeait Israël dans tous ces lieux. Puis il revenait à Rama, où était sa maison ; et là il jugeait Israël, et il y bâtit un autel à l’Éternel » (1 Samuel 7 :15-17).

    Apocalypse 1 :11 énumère ces sept églises : « …Ce que tu vois, écris-le dans un livre, et envoie-le aux sept Églises, à Éphèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie, et à Laodicée », premières bénéficiaires de cette remarquable prophétie.

    Après s’être adressé aux sept églises en Asie, Jean adresse alors la salutation traditionnelle de « grâce » du Nouveau Testament (1 :4). La grâce est la capacité divine permettant de triompher de tous les obstacles et de gagner les combats auxquels nous faisons face pendant le pèlerinage qui nous mène de la terre au ciel. La grâce est aussi la faveur imméritée de Dieu que nous recevons lorsque nous nous humilions devant le Seigneur. Jean aussi les salue par le mot « paix ». Paix était la salutation du Seigneur à Ses disciples avant et après Sa résurrection. La paix est le don le plus prisé de l’humanité, recherchée par de nombreuses nations et par des peuples du monde entier, mais si rarement obtenue. Dans Jean 14 :27, Christ dit à Ses disciples : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » L’apôtre Paul écrivit aux croyants de Philippes : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ » (Philippiens 4 :6-7). La paix provient seulement du Prince de Paix, qui la répand sur Ses bien-aimés. La paix est accordée aux justes.

    Une autre chose digne de remarque est que cette salutation traditionnelle vient de « celui qui est, qui était, et qui vient. » Cette petite phrase relative au Seigneur qui « est, qui était et qui vient » est très importante. Ce titre du Seigneur Jésus-Christ réapparaît sous diverses formes tout au long du livre de l’Apocalypse. Il est une raison bien précise à cela : la nécessité de souligner le fait de Sa résurrection et de Sa préexistence en tant que Fils de l’homme mais aussi de Son retour. Jésus vit aujourd’hui.

    Puis, comme tout témoignage doit trouver sa confirmation dans la déposition de deux ou

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