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Vous saurez tout sur le permis: Un livre rassurant pour les maudits du volant

Vous saurez tout sur le permis: Un livre rassurant pour les maudits du volant

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Vous saurez tout sur le permis: Un livre rassurant pour les maudits du volant

Longueur:
181 pages
2 heures
Éditeur:
Sortie:
2 mars 2015
ISBN:
9782390090458
Format:
Livre

Description

 Permis de lire ce guide plein d'humour !

​​Permis un jour, permis toujours ! Le tout est de l'obtenir. Conduite à adopter, virages à négocier, culs de sac à esquiver… Une jeune femme a bien malgré elle foncé dans le panneau et vous dévoile avec la plus grande malice son journal de bord. Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le permis : le vrai du faux, les frais de trop… Prenez place sur la banquette arrière et attachez votre ceinture, en voiture Simone !​

Un ouvrage frais et drôle pour devenir un vrai pilote.

EXTRAIT 

J’ai toujours été bonne élève. Mais ça, c’était avant. Avant de pénétrer dans le monde impitoyable de la conduite en auto-école. Un monde à part, où même les premiers de la classe se cassent les dents après que celles-ci ont rayé le parquet. J’ai eu beau être appliquée, disciplinée comme un petit soldat, discrète (comprenez par là pas grande gueule), cette fois, ça m’a plus handicapée qu’autre chose. Si la formule magique avait jusque-là fonctionné (c’est-à-dire jusqu’au niveau Bac + 4), le charme a brusquement été rompu par je ne sais quelle incantation vaudoue. Le jour où je signe le contrat qui me lie désormais à mon auto-école de la région parisienne, c’est à n’en pas douter pour le meilleur…et surtout pour le pire.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Nina entame une conversation décontractée et amicale avec le lecteur tout en dressant une galerie de portraits acérés des personnages qui ont semé d’embûches son apprentissage.[...] Ludiques et rafraîchissantes, les aventures véridiques de Nina déstresseront les candidats anxieux et feront sourire ceux qui ont survécu à l’épreuve. - Belle & Belge
Futurs candidats ou candidats en formation, ce livre est fait pour vous ! Vous éviterez les nombreux pièges qui ne sont là que pour vider votre portefeuille… [...] Bravo Nina et merci pour ce carnet de bord édifiant, avec de nombreuses « leçons »  à retenir, dites avec beaucoup d’humour.À lire absolument avant de se lancer dans l’aventure du permis de conduire ! - Bénédicte de Loriol, Publik'art

À PROPOS DE L'AUTEUR

Nina Belile, jeune femme rescapée du permis de conduire, nous offre son premier livre : un témoignage de son épopée chevaleresque sur le bitume. 
Éditeur:
Sortie:
2 mars 2015
ISBN:
9782390090458
Format:
Livre

À propos de l'auteur


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Aperçu du livre

Vous saurez tout sur le permis - Nina Belile

éludés.

Mission inscription au permis B

Rien ne sert de courir, Nina…

J’ai toujours été bonne élève. Mais ça, c’était avant. Avant de pénétrer dans le monde impitoyable de la conduite en auto-école. Un monde à part, où même les premiers de la classe se cassent les dents après que celles-ci ont rayé le parquet.

J’ai eu beau être appliquée, disciplinée comme un petit soldat, discrète (comprenez par là pas grande gueule), cette fois, ça m’a plus handicapée qu’autre chose. Si la formule magique avait jusque-là fonctionné (c’est-à-dire jusqu’au niveau Bac + 4), le charme a brusquement été rompu par je ne sais quelle incantation vaudoue.

Le jour où je signe le contrat qui me lie désormais à mon auto-école de la région parisienne, c’est à n’en pas douter pour le meilleur…et surtout pour le pire.

Même si je n’ai pas encore la moindre idée de ce que je vais vivre, j’ai dû inconsciemment flairer le traquenard, car depuis l’adolescence, je n’ai eu de cesse d’échafauder des prétextes pour repousser l’inscription au permis (je peux pas me libérer, j’ai piscine !) jusqu’à ce que le déclic se produise enfin…à mes 28 ans. Pas trop tôt vous me direz, mais comme le dit l’adage, mieux vaut tard que jamais. Mes parents l’ayant aussi passé « tard » (32 ans tous les deux, si, si, mais ça n’a pas empêché mon père de devenir un professionnel de la route), j’y ai vu là un signe.

— Après tout, pourquoi pas ?

Je suis alors loin de me douter que plus tard je me poserai la question :

— Pourquoi, mais pourquoooi ?

Un après-midi de septembre 2009, je passe enfin, confiante, la porte grinçante de mon auto-école (dans les films, le bruitage vous fait tout de suite comprendre que c’est de mauvais augure, mais moi, j’ai rien vu venir). Au préalable, j’ai bien sûr fait le tour des auto-écoles de ma ville…enfin, juste sur Internet, c’est déjà pas mal. Je n’allais quand même pas toquer à toutes les portes ! (Comment ? J’aurais dû ?) Ayant des contraintes horaires, je suis vite séduite par la disponibilité et les tarifs attractifs de l’une d’elles, l’auto-école Bonjour Permis, qui possède plusieurs agences dans la région parisienne. Un gage de qualité, me dis-je. Pourtant, soyons honnête, je n’y connais rien, et, personne dans mon entourage n’a passé récemment le sacro-saint examen pour éclairer ma lanterne. Il y a bien ma meilleure amie qui habite en province, mais elle a vite déchanté il y a huit ans pour finir par jeter l’éponge : son unique moniteur – également boss tout puissant de l’auto-école – a réussi à lui faire croire qu’elle ne parviendrait même pas à conduire un tricycle.

Emportée par ma frénésie et bénéficiant encore de bonnes économies, j’opte pour un forfait code + conduite de trente et une heures… équivalant en réalité à vingt-six « vraies » heures de conduite en circulation. Les cinq heures bonus se répartissent ainsi : deux heures de « théorie de la pratique » (les fameuses vérifications intérieures et extérieures du véhicule pour l’oral du permis), et trois heures d’apprentissage de la conduite sur simulateur.

Vient le moment de signer mon contrat d’auto-école… Très vite, je lutte pour chasser de mes pensées la trouille bleue que j’ai de prendre le volant pour la première fois (je signe où? Là? Mince, le stylo ne fonctionne plus…). Mais pourquoi n’ai-je pas eu l’occasion de m’exercer en secret avec le bon copain, la bonne copine, ou le gentil papi dans le parking, histoire d’assurer un minimum ? Ne parlons même pas de ma mère que j’imagine s’accrocher à la poignée en hurlant si je dépasse les 20 km/h… et mon père qui refuse tout net que je m’exerce avec sa voiture de peur que je ne provoque un drame ou que je raye sa carrosserie briquée à la perfection :

— Il n’en est pas question, tu apprendras tout ça dans une auto-école !

Et, alors que la perspective du simulateur de conduite me console, mon père en rajoute une couche et ruine mon dernier espoir de réconfort :

— Ça sert à rien cette machine, c’est sur une vraie voiture que t’apprends à conduire.

Comme je veux bien faire, le zèle s’en mêle. En passant à la caisse, je paie comptant en une seule fois la totalité du forfait.

De loin, j’entends mon compte en banque qui crie au supplice, mais déjà, mon esprit est ailleurs : c’est sûr, je serai très bientôt détentrice de mon code de la route et de mon permis de conduire.

Bienvenue dans le monde merveilleux des séances de code

Souriez, ça ne va pas durer

Au début, l’épreuve du code provoque en moi la même intensité de stress que l’annonce de la fin du monde par les Mayas en décembre 2012 : quelle bonne blague ! Un QCM ? Les doigts dans le nez, une simple formalité.

Oui mais celui-là n’est pas comme les autres : représentez-vous le célèbre Qui veut gagner des millions… les jokers et les millions en moins. Enfin…l’important c’est de participer, n’est-ce pas ? À la différence du quidam assis sur son petit siège confortable, tapant la causette à Jean-Pierre, les heureux candidats au code ont potassé scrupuleusement un livre officiel agréé sur le code de la route (pour moi, comme pour beaucoup, l’édition la plus récente du Code Rousseau¹).

Code Rousseau : comme dans les panneaux du manuel Rousseau…² Ne vous y trompez pas, il s’agit là du code de la route édité par la société Codes Rousseau, créée en 1937. À ne pas confondre avec le douanier Rousseau, célèbre peintre français du XIXe siècle. Pour le premier, il s’agit d’itinéraires et de panneaux, pour le second il est question d’exotisme et de tableaux.

L’heure de vérité est donc arrivée, vous allez vivre un pur moment de bonheur en salle de code et pouvoir faire figure d’élève modèle et recracher toute votre science et…Hep, hep, hep, pas si vite ! La moindre question (sur les quarante) peut vous reléguer illico presto sur le banc de touche, pour la plus petite faute d’inattention. Souvenez-vous des règles du jeu : plus de cinq fautes = game over (accent d’ordinateur inside).

Une autre particularité du QCM du code de la route, c’est LA VOIX, celle qui récite les questions et les réponses avec tant de chaleur et d’allégresse. Ou plutôt les voix : celles d’une femme et d’un homme qui ont dû se farcir 6 000 questions-réponses, le pied. Résultat : vous ressortez de cette séance infernale avec quelques symptômes caractéristiques d’une santé mentale défaillante : sensation que votre QI a diminué de moitié, hallucinations auditives persistantes … Il faut dire que certains commentaires n’aident pas : « Le feu est rouge…je m’arrête. », ou encore « Le panneau est un sens interdit : je ne m’engage pas. » Les symptômes ne devraient plus laisser de séquelle au bout de trois bons mois d’entraînement, période dite « d’accoutumance par surexposition ».

Si vous observez bien la salle de code de mon auto-école, vous constaterez qu’elle est équipée d’un grand écran, d’un lecteur DVD, de chaises, mais pas de tables (au cas où certains seraient tentés de piquer un somme dessus ou d’y danser la carioca, on ne sait jamais). Quant à moi, comme tous les élèves modèles, j’entre religieusement dans la salle, munie de l’artillerie nécessaire :

- une grille pré-imprimée de quarante questions recto/verso, fournie par l’auto-école à remettre en fin de séance ;

- un stylo (non fourni cette fois car, comme le dit l’affiche scotchée sur la porte : « Déjà 13 stylos ont été portés disparus. »). Cela ne fait aucun doute, Judas ne doit pas être bien loin.

Voilà le topo : quarante questions dictées par les voix charmantes et suaves des comédiens voix-off, une dizaine de secondes pour percuter chaque question… et y répondre, car c’est quand même le but. Et enfin (après un suspense insoutenable), réponse à la question assortie d’une explication, le tout en trois quarts d’heure environ pour chaque séance.

Comme son nom l’indique, le Questionnaire à Choix Multiples vous laisse vous débarbouiller entre A, B, C, et D, sachant qu’il n’y a pas qu’une seule réponse possible. Là où ça se corse, c’est lorsque vous tombez sur deux questions posées en une seule. Autrement dit, vous avez répondu correctement à la première partie de la question mais pas à la seconde ? C’est ballot, il n’existe pas de demi-point, de demi-faute, pas de demi-mesure quoi ! Ajoutons un peu de piquant !, se sont certainement dit les auteurs des questions en se frottant les mains.

Les premiers temps, je me languis de ne pas pouvoir venir au code régulièrement à cause de mon job. Pendant mes journées de travail, mes pensées s’évadent secrètement vers la salle de code (c’est fou comme ces voix sont addictives, je vous dis !) et je m’imagine déjouer les pièges un à un. Sauf qu’arrivée en vrai dans la salle, c’est l’hécatombe.

À force, au fil des semaines, la pente douce se fait savonneuse. Littéraire de formation, je constate que sur le nombre de questions qui défilent sous mes yeux, une minorité – Dieu soit loué – révèle de petits attrape-nigauds.

Illustration : sur une route à double sens non séparée par un terre-plein, en tant que jeune conducteur, je peux circuler :

- A : à 70 km/h ;

- B : à 80 km/h ;

- C : à 90 km/h.

Je sais que je peux circuler jusqu’à 80 km/h, donc je réponds B. Ah mais non, il fallait aussi répondre A. Pourquoi diable ? J’aurais pourtant juré voir à l’écran « je peux circuler jusqu’à » et non pas « je peux circuler à ». Si tu ne maîtrises pas un minimum la langue, oublie direct la route mon gars.

Pour ceux qui ne connaissent pas, l’ambiance d’une salle de code, ce n’est pas l’after party du concert de Johnny : la majeure partie du public oscille entre 18 et 20 ans. Quelques trentenaires et un ou deux survivants quarantenaires s’aventurent vaille que vaille, en le regrettant sans doute, tant se concentrer relève de l’exploit. Parce que cette salle, c’est le défilé du salon de l’Agriculture. Imaginez un instant une poignée de jeunes hommes et demoiselles faire salon, glousser au téléphone, cancaner à gauche et à droite. D’autres grognent et commentent chacune des diapositives en beuglant leur réponse à qui veut l’entendre. Fermez les yeux… ça y est, vous y êtes : l’allée des bovins. Pour pouvoir apprécier à leur juste valeur ces instants privilégiés, une gymnastique intellectuelle incluant l’option « multitâches » est chaudement recommandée.

Seulement, une fois l’étape supérieure dite « de résignation » passée, vous risquez d’essuyer un nouveau revers. Malgré votre faculté d’adaptation surentraînée, il vous est cependant impossible d’incarner un joli petit dindon gloussant à merveille en l’espace de quelques jours, afin de vous fondre dans la masse. En même temps, il suffit d’observer quelques secondes un automobiliste conduire et envoyer un SMS simultanément pour se convaincre que le multitasking n’est décidément pas inscrit dans nos gènes.

Salle de code : endroit spécialement réservé aux élèves de l’auto-école afin de leur permettre de ne pas errer sans but dans les rues, de s’occuper en dehors des cours et de papoter de tout et surtout de rien. Téléphones et tricheurs admis. Politesse et concentration facultatives.

Malgré ces « petits » travers, le code devient heureusement accessible, pour peu que vous restiez assidu au point que le « parler code » devienne une seconde langue. Car, tenez-vous le pour dit, on vous a menti : vos connaissances ne suffisent pas. Pour mieux comprendre, une seule solution : vous jeter dans l’arène et vous confronter aux petites surprises concoctées spécialement pour vous à l’entraînement. Comme vous m’êtes sympathique, je vais vous dévoiler la teneur d’un de mes cadeaux (qui a dit empoisonné ?). Lors d’une séance parmi d’autres, je me retrouve nez à nez avec une diapositive mettant en scène un panonceau intitulé passage canadien. Méfiante, je défie du regard la diapo : « T’inquiète, tu crois que tu vas m’avoir ? ». Mais la diapo me nargue : « Tu peux toujours essayer, c’est pas dans ton livret de code ! ».

« Non, tu déconnes là !?! ».

Avouez-le, vous brûlez d’impatience de savoir de quoi il s’agit ! À moins qu’en fin connaisseur, vous n’ayez déjà la réponse… Toutefois si ce n’est pas le cas, sachez pour votre gouverne que le passage canadien est un élément d’une clôture à bétail qui dissuade généralement les grands animaux de le traverser (style caribou, ours

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