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Physiologie: Les Grands Articles d'Universalis

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Physiologie: Les Grands Articles d'Universalis

Longueur:
84 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
28 oct. 2015
ISBN:
9782852297579
Format:
Livre

Description

Aristote avait nommé « physiologues » les philosophes grecs présocratiques qui avaient proposé une explication générale de la nature des choses par le recours à quelque élément fondamental (eau, air, feu) ou à quelque composition d'éléments. De là, initialement, la dénomination de physiologie pour toute spéculation sur la nature en général...
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28 oct. 2015
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9782852297579
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Physiologie

Universalis, une gamme complète de resssources numériques pour la recherche documentaire et l’enseignement.

ISBN : 9782852297579

© Encyclopædia Universalis France, 2019. Tous droits réservés.

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Physiologie


Introduction

Aristote avait nommé « physiologues » les philosophes grecs présocratiques qui avaient proposé une explication générale de la nature des choses par le recours à quelque élément fondamental (eau, air, feu) ou à quelque composition d’éléments. De là, initialement, la dénomination de physiologie pour toute spéculation sur la nature en général. Dénomination abandonnée au profit de celle de physique, ou science de la nature (physis).

Le terme de physiologie, dans son sens de « science des fonctions du corps humain en état de santé », semble avoir été utilisé, pour la première fois, par le médecin Jean Fernel (1497-1558), pour désigner, en 1554, dans son livre Universa medicina, la reproduction d’un traité de 1542, De naturali parte medicinae, dont la préface contenait déjà ce terme. Dès lors et depuis, la physiologie a été présentée comme une discipline, dans le domaine médical, distincte de la pathologie et, dans l’esprit de la plupart des médecins, lui servant de fondement préalable. Longtemps exposée comme un chapitre ou une partie dans un traité général de médecine, la physiologie a obtenu, au XVIIIe siècle, le statut universitaire ou académique d’un enseignement spécialisé, à base de traités spécialisés, dont le plus célèbre est celui d’Albert Haller (1708-1777), connu sous le titre de Elementa physiologiae, en huit volumes (1757-1766). De ce traité Jean Sénebier, dans son Éloge d’Albert Haller (1778), a écrit : « La Physiologie est la base de la Médecine, elle présente à celui qui l’exerce l’état naturel de la machine qu’il doit entretenir en prévenant les dérangements qui la menacent, et en les réparant quand ils sont arrivés. Cette Science est une des parties les plus difficiles de la Physique, elle demande presque la connaissance de toutes les autres. Il faut avoir approfondi l’Anatomie : si l’on n’avait pas observé dans le plus grand détail toutes les parties de nos organes, il serait impossible de pouvoir en pénétrer le jeu. Il faut avoir solidement étudié la Physique générale, la Mécanique, l’Hydrostatique, la Pneumatique, l’Optique, l’Acoustique, la Chimie, pour comprendre divers Phénomènes qui seraient incompréhensibles si l’on ne possédait pas parfaitement les principes de ces Sciences, et pour faire des découvertes au milieu de cette foule de cas qui ne sont pas encore bien connus. » Ainsi comprise, la physiologie apparaît comme une somme d’applications à l’organisme animal des lois générales établies par d’autres sciences à la fois plus anciennes et plus avancées, plutôt que comme une science maîtresse et responsable de ses objets et de ses méthodes. Déduites de la structure organique exhibée par l’anatomie, et assimilées, en fin de compte, à certains procédés d’une chimie qui attend encore, à l’époque, son statut de science positive, les fonctions de l’organisme, dans la physiologie de Haller, sont imaginées et reconstruites beaucoup plus qu’elles ne sont expérimentées.

Il faut attendre le XIXe siècle pour que la physiologie devienne, explicitement et systématiquement, une science de type expérimental, soit en France, avec le Précis élémentaire de physiologie (1816 ; 4e éd., 1836) de François Magendie (1783-1855), soit en Allemagne avec le Handbuch der Physiologie des Menschen (1834-1840 ; 4e éd., 1844) de Johannes Müller (1801-1858). Mais l’esprit est bien différent chez l’un et chez l’autre. Alors même que Magendie revendique pour la physiologie la qualité de « romantique », il entend par là une recherche intégralement expérimentale, limitée dans son objet à l’organisme animal. Tandis que Johannes Müller, dans les « Prolégomènes » de son manuel, reconnaît à la physiologie juridiction sur le domaine universel des phénomènes organiques, animaux et végétaux, domaine circonscrit par la frontière qui sépare, quant à la matière et quant à la force, la matière inorganique et le corps organisé. Il y a une conception spéculative de la vie, une philosophie biologique, à l’horizon des travaux de Johannes Müller. Elle sera abandonnée par ses élèves les plus illustres, Emil Du Bois-Reymond et Hermann Helmholtz. Alors que les physiologistes allemands au XIXe siècle, et surtout Carl Ludwig (1816-1895), élaborent progressivement un savoir aussi étranger à toute idéologie philosophique que pouvait l’être, initialement, celui de Magendie, en France, en revanche, c’est l’élève illustre de Magendie, Claude Bernard (1813-1878), qui élabore, dans l’axe même de ses découvertes de physiologiste, une théorie générale de la vie qui ne s’interdit pas toute prétention philosophique.

1. Physiologie animale

• Objectifs et méthode

Il est aisé de comprendre pourquoi l’anatomie du corps humain a d’abord dominé et inspiré la connaissance de ses fonctions, pourquoi on a estimé que, dans beaucoup de cas, on pouvait se faire une idée des fonctions à partir de l’inspection de la forme et de la structure des organes. Mais il s’agissait de structures à l’échelle macroscopique et de fonctions initiales ou terminales de processus complexes, fonctions assimilables à l’usage humain d’instruments artificiels évoqués par une figure superficiellement semblable. De la structure de l’œil,

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