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Fêtes galantes, La bonne chanson, Romances sans paroles
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Livre électronique94 pages27 minutes

Fêtes galantes, La bonne chanson, Romances sans paroles

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À propos de ce livre électronique

Une édition de référence de Fêtes galantes de Paul Verlaine, spécialement conçue pour la lecture sur les supports numériques.

« Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux formes ont tout à l'heure passé.

Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,

Et l'on entend à peine leurs paroles.

Dans le vieux parc solitaire et glacé

Deux spectres ont évoqué le passé.

— Te souvient-il de notre extase ancienne ?

— Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne ?

— Ton cœur bat-il toujours à mon seul nom ?

Toujours vois-tu mon âme en rêve ? — Non. » (Extrait de Colloque sentimental.)
LangueFrançais
ÉditeurPrimento
Date de sortie1 janv. 2012
ISBN9782806240149
Fêtes galantes, La bonne chanson, Romances sans paroles
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Auteur

Paul Verlaine

Paul Verlaine est un écrivain et poète français né à Metz (Moselle) le 30 mars 18444 et mort à Paris le 8 janvier 18965. Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866, à 22 ans. Il épouse en 1870 Mathilde Mauté. Le couple aura un enfant, Georges Verlaine. Sa vie est bouleversée quand il rencontre Arthur Rimbaud en septembre 1871. Leur vie amoureuse tumultueuse et errante en Angleterre et en Belgique débouche sur la scène violente où, à Bruxelles, Verlaine, d'un coup de revolver, blesse au poignet celui qu'il appelle son « époux infernal » : jugé et condamné, il passe deux années en prison, renouant avec le catholicisme de son enfance et écrivant des poèmes qui prendront place dans ses recueils suivants : Sagesse (1880), Jadis et Naguère (1884) et Parallèlement (1889). Usé par l'alcool et la maladie, Verlaine meurt à 51 ans, le 8 janvier 1896, d'une pneumonie aiguë. Il est inhumé à Paris au cimetière des Batignolles (11e division). Archétype du poète maudit (notion qu'il a lui-même forgée dans son essai de 1884 et 1888), Verlaine est reconnu comme un maître par la génération suivante. Son style -- fait de musicalité et de fluidité jouant avec les rythmes impairs -- et la tonalité de nombre de ses poèmes -- associant mélancolie et clairs-obscurs -- révèlent, au-delà de l'apparente simplicité formelle, une profonde sensibilité, en résonance avec l'inspiration de certains artistes contemporains, des peintres impressionnistes ou des compositeurs (tels Reynaldo Hahn, Gabriel Fauré, Charles Koechlin et Claude Debussy, qui mettront d'ailleurs en musique plusieurs de ses poèmes).

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    Fêtes galantes, La bonne chanson, Romances sans paroles - Paul Verlaine

    Le plus grand soin a été apporté à la mise au point de ce livre numérique de la collection Candide & Cyrano, afin d’assurer une qualité éditoriale et un confort de lecture optimaux.

    Malgré ce souci constant, il se peut que subsistent d’éventuelles coquilles ou erreurs. Les éditeurs seraient infiniment reconnaissants envers leurs lectrices et lecteurs attentifs s’ils avaient l’amabilité de signaler ces imperfections à l’adresse candide-cyrano@primento.com.

    Fêtes galantes, La Bonne Chanson, Romances sans paroles

    Paul Verlaine

    Fêtes galantes

    Clair de lune

    Votre âme est un paysage choisi

    Que vont charmants masques et bergamasques,

    Jouant du luth et dansant et quasi

    Tristes sous leurs déguisements fantasques.

    Tout en chantant sur le mode mineur

    L'amour vainqueur et la vie opportune,

    Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur

    Et leur chanson se mêle au clair de lune,

    Au calme clair de lune triste et beau,

    Qui fait rêver les oiseaux dans les arbres

    Et sangloter d'extase les jets d'eau,

    Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

    Pantomime

    Pierrot, qui n'a rien d'un Clitandre,

    Vide un flacon sans plus attendre,

    Et, pratique, entame un pâté.

    Cassandre, au fond de l'avenue,

    Verse une larme méconnue

    Sur son neveu déshérité.

    Ce faquin d'Arlequin combine

    L'enlèvement de Colombine

    Et pirouette quatre fois.

    Colombine rêve, surprise

    De sentir un cœur dans la brise

    Et d'entendre en son cœur des voix.

    Sur l'herbe

    L'abbé divague. — Et toi, marquis,

    Tu mets de travers ta perruque.

    — Ce vieux vin de Chypre est exquis

    Moins, Camargo, que votre nuque.

    — Ma flamme... — Do, mi, sol, la, si.

    — L'abbé, ta noirceur se dévoile.

    — Que je meure, Mesdames, si

    Je ne vous décroche une étoile.

    —     Je voudrais être petit chien !

    — Embrassons nos bergères, l'une

    Après l'autre. — Messieurs, eh bien ?

    — Do, mi, sol. — Hé ! bonsoir la Lune !

    L'allée

    Fardée et peinte comme au temps des bergeries,

    Frêle parmi les nœuds énormes de rubans,

    Elle passe, sous les ramures assombries,

    Dans l'allée où verdit la mousse des vieux bancs,

    Avec mille façons et mille afféteries

    Qu'on garde d'ordinaire aux perruches chéries.

    Sa longue robe à queue est bleue, et l'éventail

    Qu'elle froisse en ses doigts fluets aux larges bagues

    S'égaie en des sujets

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