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Indignité successorale et substitution

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Indignité successorale et substitution

Longueur:
119 pages
1 heure
Éditeur:
Sortie:
Jul 5, 2013
ISBN:
9782804464073
Format:
Livre

Description

Saut de génération, indignité successorale, notion nouvelle de substitution…
Le droit de succession se rapproche d’une société en évolution.
La loi du 10 décembre 2012 modifiant le Code civil, le Code pénal et le Code judiciaire en ce qui concerne l’indignité successorale, la révocation des donations, la déchéance des avantages matrimoniaux et la substitution est entrée en vigueur le 21 janvier 2013.

À présent, lorsque leurs propres parents renoncent à la succession, les petits-enfants pourront bénéficier directement de l’héritage de leurs grands-parents. Nous voyons ainsi apparaître dans notre droit successoral la notion de saut de génération volontaire.

Des changements importants sont intervenus également en matière d’indignité successorale, avec un élargissement des cas où cette règle est d’application (coups et blessures, viol ou empoisonnement ayant entraîné la mort…). La loi règle aussi la situation où l’auteur d’un drame familial se donne ensuite la mort.

Cet ouvrage vous permet de mieux cerner les contours de la réforme, notamment :
• Quels sont les objectifs visés par la réforme ?
• Quel sont les conséquences fiscales de la substitution ?
• Une renonciation peut-elle être partielle ?
• Existe-t-il ici un nouvel outil de planification successorale ?
• Quels sont les nouveaux cas d’indignité ?
• L’indignité est-elle prononcée par le juge pénal ou par le juge civil ?
• Quelles sont les conséquences nouvelles de l’indignité ?
Éditeur:
Sortie:
Jul 5, 2013
ISBN:
9782804464073
Format:
Livre

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Indignité successorale et substitution - Hélène Casman

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© Groupe Larcier s.a., 2013 Éditions Larcier Rue des Minimes, 39 • B-1000 Bruxelles

Tous droits réservés pour tous pays. Il est interdit, sauf accord préalable et écrit de l’éditeur, de reproduire (notamment par photocopie) partiellement ou totalement le présent ouvrage, de le stocker dans une banque de données ou de le communiquer au public, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit.

ISBN 978-2-8044-6407-3

Chapitre 1. Historique de la loi

Section 1. Quelle loi ?

1. La loi du 10 décembre 2012 modifiant le Code civil, le Code pénal et le Code judiciaire en ce qui concerne l’indignité successorale, la révocation des donations, la déchéance des avantages matrimoniaux et la substitution, a paru au Moniteur belge du 11 janvier 2013. Elle est entrée en vigueur le 21 janvier 2013.

Section 2. Les projets de loi initiaux

2. La proposition de loi à l’origine de cette modification légale a été déposée au Sénat, le 13 janvier 2010, par les sénateurs Martine Taelman, Marie-Hélène Crombé-Breton, Guy Swennen, Céline Fremault et Yoeri Vastersavendts ¹. Elle a été redéposée pendant la session suivante, le 1er décembre 2010, toujours par Martine Taelman, sous la signature également des sénateurs Helga Stevens, Christine Defraigne, Rik Torfs, Guy Swennen et Francis Delpérée ².

3. La proposition a fait l’objet de débats intensifs au sein du groupe de travail « Droit successoral » du Sénat, surtout pendant la période de février à avril 2012. Elle a été ensuite discutée et amendée à la Commission de la Justice du Sénat, où elle a été approuvée le 12 juillet 2012. Suite à un nouvel amendement mineur, elle est revenue à la Commission du Sénat, où elle a été à nouveau approuvée ; elle a ensuite été soumise à l’assemblée plénière du Sénat, qui l’a approuvée le 19 juillet 2012. La proposition a été transmise comme projet de loi à la Chambre des représentants. La Commission de la Justice de la Chambre en a débattu le 14 novembre 2012, et l’a approuvé sans amendement. L’assemblée plénière le Chambre l’a adopté le 29 novembre 2012. Le vote, à chaque étape, était unanime : pas de voix contre, pas d’abstentions.

4. La proposition de loi visait, ainsi qu’il a été exposé dans les développements, « l’actualisation et l’harmonisation » des dispositions du Code civil sanctionnant le comportement indigne des successibles et des bénéficiaires de libéralités. Elle envisageait également l’extension de la notion d’indignité successorale aux avantages matrimoniaux et aux actions alimentaires à charge de la succession ou s’ouvrant suite à un décès.

5. Enfin, cette proposition intégrait également une autre proposition qui avait été déposée en vue de permettre la représentation d’un héritier renonçant ³. Le vieillissement la population a pour effet que l’âge moyen auquel on hérite augmente, de sorte que le souhait grandit de voir les petits-enfants hériter, plutôt que les enfants du de cujus.

6. La représentation deviendrait dès lors possible, non seulement en cas de prédécès ou de décès simultané, mais également en cas de renonciation ou d’indignité. Il y avait lieu dès lors de considérer les effets de cette représentation sur les libéralités reçues par l’héritier renonçant ou indigne.

Section 3. Les amendements

7. Madame le Sénateur Taelman a introduit des amendements à sa proposition de loi, afin d’en préciser les objectifs. En vue de la discussion au sein de la Commission de la Justice du Sénat, le texte, déjà partiellement amendé, a fait l’objet d’un amendement global, permettant ainsi d’en assurer la lisibilité et la cohérence. D’autres amendements ont encore apporté de nouvelles précisions ou corrections au texte initial, conformément au souhait de leurs auteurs.

8. Ces amendements ont eu pour but, principalement, de modifier l’intitulé de la proposition de loi, et de remplacer dans le texte français, le terme de « représentation » par celui, plus exact, de « substitution », mais surtout de réécrire l’article 727 du Code civil, la disposition principale relative à l’indignité successorale, afin d’exprimer au mieux la volonté des membres de la Commission de la Justice du Senat. Enfin, on a veillé à assurer une formulation exacte tant de la version française que de la version néerlandaise du texte, et à la concordance entre ces deux versions.

Section 4. Observation sur la terminologie

9. Outre l’introduction du vocable de « substitution » pour remplacer celui de « représentation », sur lequel on reviendra, il a été accordé beaucoup d’attention, lors de l’élaboration de la loi, à l’utilisation des termes successible et héritier. Le terme « héritier » ne devrait être utilisé que pour désigner le successible, c’est-à-dire la personne appelée à la succession qui a accepté celle-ci. Le Code civil n’est pas très attentif à cette distinction, puisqu’il dispose par exemple en son article 785 que l’héritier qui renonce est censé n’avoir jamais été héritier. Dans la loi nouvelle, la distinction est faite de manière systématique, lors de l’introduction dans chaque disposition nouvelle ou reformulée, mais les auteurs de la loi ont considéré qu’il n’était pas requis de modifier tous les autres articles existants du Code civil où se retrouve ce vocable. L’utilisation du terme « héritier » pour désigner une personne appelée à la succession et qui ne l’a pas encore acceptée ne donne en effet guère lieu à des difficultés dans la pratique – sauf à reconnaître que l’introduction de l’article 110/1 dans la loi sur le contrat d’assurance terrestre a un peu bousculé les esprits sur cette question ⁴.

1 Proposition de loi (M. 

Taelman

c.s.) modifiant le Code civil en ce qui concerne le comportement incorrect des bénéficiaires et en vue d’autoriser la représentation de l’héritier renonçant, Doc. Sénat, 2009-2010, n° 4-1569/1.

2 Proposition de loi (M. 

Taelman

c.s.) modifiant le Code civil en ce qui concerne le comportement incorrect des bénéficiaires et en vue d’autoriser la représentation de l’héritier renonçant, Doc. Sénat, 2010-2011, n° 5-550/1, cité ci-après comme la « proposition de loi

Taelman »

.

3 Proposition de loi modifiant le Code civil en vue d’autoriser la représentation de l’héritier renonçant, Doc. Sénat, SE 2007, n° 4-131/1.

4 Voy. la loi du 13 janvier 2012 introduisant cet article 110/1 dans la loi du 25 juin 1992 sur le contrat d’assurance terrestre, et insistant sur la notion précise des mots « héritiers légaux ».

Chapitre 2. Indignité successorale

Section 1. Règles antérieures

10. L’indignité est une sanction civile qui atteint le

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