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Les contrats immobiliers: Formalités et nouvelles dispositions - Loi Alur - Loi Macron

Les contrats immobiliers: Formalités et nouvelles dispositions - Loi Alur - Loi Macron

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Les contrats immobiliers: Formalités et nouvelles dispositions - Loi Alur - Loi Macron

Longueur:
390 pages
4 heures
Éditeur:
Sortie:
27 nov. 2018
ISBN:
9782895091905
Format:
Livre

Description

Un manuel pour comprendre les fondements du système immobilier.

Ce manuel a pour but de retracer le circuit d'un acte de vente immobilière depuis l'ouverture du dossier avec la mise en vente d'un bien jusqu'à la clôture du compte client après la signature de l'acte authentique et la publication de l'acte au service de publicité foncière. Tous les contrats liés au droit immobilier sont étudiés : mandat de vente, promesse unilatérale de vente, compromis, contrat de réservation, vente en l'état futur d'achèvement, contrat de vente d'un bien en copropriété, contrat de prêt immobilier, contrat de bail d'habitation ainsi que la fiscalité s'y rattachant. Ce manuel énonce les prescriptions, précautions et recommandations à observer pour sécuriser le transfert de propriété immobilière. Il recense les différentes formalités toujours plus nombreuses à accomplir par le collaborateur du notaire afin de contribuer à l'authentification de l'acte de vente ; d'autre part, il détaille les méthodes de calcul des frais générés par l'acte de vente qu'il soit ou non accompagné d'un contrat de prêt : honoraires de négociation, émoluments d'acte, émoluments de formalités, taxes, droits d'enregistrement ; enfin, il énonce les nouvelles dispositions applicables depuis la loi ALUR, notamment en matière de vente d'un bien en copropriété et depuis la loi Macron.

Au travers d'une étude des différents contrats immobiliers, découvrez les arcanes du systèmes immobilier grâce à une analyse fouillée et des conseils d'experts.

EXTRAIT

La loi Macron du 6 août 2015 a allongé la durée du délai de rétractation et du délai de réflexion qui est désormais de 10 jours. Par ailleurs, elle a clarifié les choses en précisant que « les contrats immobiliers conclus hors établissement ne sont plus dans le champ d’application de la loi Hamon » qui prévoyait un délai de 14 jours. Pour tous ces contrats, le délai de rétractation est désormais de 10 jours.
Le délai de 10 jours court à compter du lendemain de la notification de l’acte par LRAR ou le lendemain de la remise en main propre de l’acte. Ce délai expire le 10e jour à minuit, s’il s’agit d’un dimanche ou jour férié, il est reporté au jour ouvrable suivant. Les règles de calcul des délais sont prévues aux articles 641 et suivants du code de procédure civile. La faculté de rétractation n’a pas à être motivée, elle s’exerce par LRAR. Elle entraîne la résolution rétroactive de l’acte.
Le dépôt de garantie devra être restitué à l’acquéreur sous 21 jours à compter du lendemain de la date de cette rétractation.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Docteur en droit, Mélanie Geffroy est responsable du BTS Notariat de l’institut d’enseignement supérieur Sainte-Marie (Bourges).
Éditeur:
Sortie:
27 nov. 2018
ISBN:
9782895091905
Format:
Livre

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Aperçu du livre

Les contrats immobiliers - Mélanie Monteillet Geffroy

Thème 1

LA RENCONTRE VENDEUR ET ACQUÉREUR

Chapitre 1

La négociation immobilière

L’activité de négociation, activité réglementée de nature commerciale, doit être pour le notaire une activité accessoire. Son activité principale est par nature une activité civile, elle consiste à établir l’acte authentique de vente immobilière. Dans la mesure où elle accompagne son activité principale, la pratique de la négociation immobilière lui est permise. Le notaire peut donc assister le vendeur comme l’acquéreur dans l’expertise, la vente ou la recherche d’un bien immobilier.

La négociation immobilière est en revanche une des activités principales de l’agent immobilier puisqu’il agit en tant qu’intermédiaire dans les transactions portant sur des biens immobiliers. La profession d’agent immobilier est réglementée par la loi Hoguet du 2 juillet 1970 (décret d’application du 20 juillet 1972). Cette loi n’est pas applicable aux notaires, lesquels sont soumis à un arrêté du 27 mai 1982 formant une annexe au règlement national des notaires.

Certains textes sont communs aux notaires et aux agents immobiliers. On peut citer l’arrêté du 29 juin 1990 qui fixe les conditions de publicité des prix pratiqués par les professionnels en matière immobilière, ainsi que l’arrêté du 10 janvier 2017 relatif à l’information des consommateurs par les professionnels intervenant dans les transactions immobilières.

Pour que le notaire ou l’agent immobilier soit habilité à rechercher ou à commercialiser un bien à vendre, il est indispensable de conclure au préalable un contrat de mandat écrit.

A. Le mandat de vente

Le mandat de vente est un contrat signé entre un vendeur et un professionnel de l’immobilier à l’effet de confier à ce dernier la mission de trouver un acheteur.

1. Obligations des contractants

– Le mandant ou vendeur doit fournir toutes les pièces et documents permettant la mise en vente du bien : titre de propriété, description du bien, photos, diagnostics immobiliers.

– Le mandataire ou professionnel doit mettre en œuvre toutes les démarches nécessaires pour trouver un acquéreur. Il doit réaliser la publicité du bien à vendre, présenter le bien, c’est-à-dire le faire visiter aux personnes intéressées, et enfin mettre en relation les parties afin d’aboutir à la conclusion de la transaction.

2. Formes de mandats immobiliers

3. Contenu et durée du mandat de vente

a. Mentions obligatoires

Outre les renseignements relatifs à l’identité des propriétaires et du professionnel, à la désignation du bien à vendre, l’acte doit contenir les mentions obligatoires suivantes : type de mandat, prix de vente, rémunération du mandataire, durée du mandat (voir art. 6 loi Hoguet).

b. Durée du mandat

Le contrat de mandat est obligatoirement limité dans le temps, il doit indiquer une date précise. Dans la pratique, la durée d’irrévocabilité du mandat est généralement de 3 mois. S’agissant du mandat exclusif, sa durée initiale est limitée à 3 mois. Passé ce délai, le mandat sera tacitement prorogé généralement dans la limite d’une année. Au bout d’un an, le mandat prendra alors automatiquement fin. Reste à préciser qu’un mandat peut de toute façon être révoqué à tout moment par lettre recommandée dès lors que le propriétaire décide de ne plus vendre son bien sous réserve d’un préavis de 15 jours pendant la période de tacite reconduction.

c. Droit de rétractation

Dès la signature du contrat de mandat, le propriétaire qui devient vendeur de son logement bénéficie d’un délai de rétractation de 10 jours, lui permettant de changer d’avis (loi SRU, art. L. 121-25 Code de la consommation). Depuis la loi Macron du 6 août 2015, le délai de rétractation a été uniformisé, il est de 10 jours. La vente immobilière n’est plus soumise au droit de rétractation des ventes hors établissement (dispositif éphémère de la loi Hamon du 17 mars 2014) qui prévoyait dans certains cas un délai de rétractation de 14 jours.

d. Prix et rémunération du mandataire

Le mandat doit préciser le prix de vente du bien, hors rémunération du mandataire : prix net vendeur.

Le mandat doit également prévoir le montant de la rémunération du mandataire. Avant la loi Macron du 6 août 2015, il y avait une distinction à faire entre la rémunération de l’agent immobilier qui était libre et celle du notaire, négociateur immobilier qui était tarifée. Désormais depuis cette loi, les émoluments de négociation revenant au notaire, sont comme pour la rémunération de l’agent immobilier, libres. Ils sont calculés en fonction d’un pourcentage du prix de vente qui peut être d’un montant maximum de 10 % du prix total de la vente. La rémunération est généralement à la charge de l’acquéreur et comptée dans les frais d’acte.

B. L’estimation et la mise en vente du bien

1. Données à prendre en compte pour l’estimation

Pour réussir à vendre dans des délais raisonnables, le notaire doit proposer le bien au meilleur prix. Il doit prendre en compte les données du marché immobilier, lequel est étroitement lié à la conjoncture économique qui connaît des phases de croissance et des phases de dépression. A cela s’ajoute les conditions de financement, les taux de crédits offerts par la banque qui, dans la même logique, incitent ou freinent les ventes. Outre ces données économiques, le prix du bien va dépendre de multiples paramètres tels que sa localisation, son environnement, ses caractéristiques (maison ou appartement, ancien ou neuf, prestations…). Le négociateur immobilier de l’étude va donc procéder à l’évaluation du bien afin de proposer un prix de vente au propriétaire. Selon le cas, il rédigera un avis de valeur ou un rapport plus détaillé appelé expertise, dans lequel il énoncera les différentes méthodes d’estimation du bien telles que décrites ci-après.

2. Méthodes d’estimation

Remarque : ces deux dernières méthodes, peu fiables, ne doivent être utilisées qu’à défaut de termes de comparaison suffisamment nombreux et probants, la méthode d’évaluation par comparaison étant de loin la meilleure.

3. Mise en vente

Le notaire fait la publicité du bien à vendre, conformément aux règles de déontologie notariale. Il publie les annonces dans des magazines immobiliers ou sur internet (voir le site immonot). Il lui est aussi possible de poser des panneaux portant la mention « à vendre » avec les coordonnées du notaire. Des sites spécialisés proposent de nombreux filtres relatifs à la localisation du bien, la superficie, le prix permettant d’affiner sa sélection.

En plus des réglementations issues du code de la construction et de l’habitation, un arrêté du 10 janvier 2017 complète cette réglementation en imposant l’affichage de mentions dans les annonces de vente.

•Affichage du barème des prix : on vise le prix des prestations assurées par le professionnel. Le mode de calcul des honoraires et les modalités de répartition des honoraires doivent être indiqués (art. 2 arrêté 10/01/2017). L’annonce doit préciser le pourcentage toutes taxes comprises de ses honoraires lorsqu’ils sont mis à la charge de l’acquéreur.

•Mention du prix : le prix de vente du bien doit figurer dans l’annonce : prix hors honoraires et honoraires inclus.

•L’étiquette DPE : l’étiquette énergie issue du diagnostic de performance énergétique doit être obligatoirement affichée dans l’annonce immobilière (art. L. 134-4-3 et R. 134-5-1 du CCH). Cela permet de renseigner le client sur la consommation énergétique des logements.

•Informations relatives à la copropriété : la loi ALUR du 24 mars 2014 liste les mentions obligatoires à faire figurer dans l’annonce de vente immobilière d’un lot en copropriété. En plus des informations classiques, description du bien, prix, classement énergétique, l’annonce doit désormais préciser si le bien est soumis au statut de la copropriété et indiquer le nombre de lots et de copropriétaires. L’annonce doit aussi préciser, la quote-part annuelle des charges courantes relatives au lot vendu et le budget prévisionnel, en application de l’article L. 721-1 du Code de la construction et de l’habitation.

Suite à la publicité du bien, le négociateur de l’office recevra les clients intéressés et procédera aux diverses visites du bien. Il leur fera généralement signer un bon de visite, document permettant d’attester que bien a été visité par son intermédiaire.

Pour aller plus loin

Sur le sujet : voir G. Durand-Pasquier, « Un renforcement sensible de l’encadrement de la vente d’immeuble », JCP N 2014, n°1155.

4. Annonce de location

C. La rémunération de la négociation

Le notaire qui agit en tant que négociateur immobilier touche une commission appelée honoraires de négociation. Ce montant est dû lorsqu’en vertu d’un mandat écrit : le notaire a trouvé un acquéreur, l’a mis en relation avec le vendeur et lorsqu’il a reçu l’acte ou participé à sa réception.

Sur le plan de la terminologie, avant la loi Macron du 6 août 2015, on parlait d’émoluments de négociation, car ceux-ci étaient, comme les émoluments d’acte, tarifés. Désormais, les honoraires de négociation des notaires étant libres, ces frais sont calculés en fonction d’un pourcentage du prix de vente.

CAS D’APPLICATION

Cas 1

Rappelez les différentes étapes depuis la mise en vente d’un bien immobilier jusqu’à la découverte d’un acquéreur

Cas 2

Thomas et Caroline, jeune couple marié, ont trouvé un appartement par l’intermédiaire du service négociation de l’étude de Maître Minute, leur notaire. Le prix de vente est de 220 000 € hors frais de négociation. Il leur est indiqué que les honoraires de négociation sont de 3 % du prix de vente.

1. Le notaire va-t-il percevoir des honoraires de négociation ?

Le notaire ne percevra des émoluments de négociation qu’au moment de la signature définitive de l’acte de vente immobilière et si 3 condi-

tions sont réunies :

•Le négociateur de l’étude a recherché un acquéreur suite à la conclusion d’un mandat de mise en vente du bien confié par le vendeur.

•Le négociateur a présenté le bien immobilier et a mis en relation le vendeur et l’acquéreur.

•Le notaire de l’office établit l’acte de vente authentique ou participe à sa réception.

2. Quel sera le montant de cette rémunération ?

220 000 (prix net vendeur) X 3 % = 6 600 €

Le montant des honoraires de négociation est de 6 600 €.

Le prix de vente, frais de négociation inclus, est donc de 226 600 € (220 000 + 6 600).

Chapitre 2

Le montage du dossier de vente immobilière

Dès qu’un accord verbal est trouvé entre l’acquéreur et le vendeur, il est nécessaire d’acter cet accord par écrit. Des pièces sont à remettre au notaire pour que celui-ci puisse préparer la signature d’un avant-contrat. Le collaborateur de l’office va donc collecter différentes pièces et procéder à l’ouverture d’un dossier qui aboutira à la signature d’un compromis ou d’une promesse de vente chez un notaire. Il faut savoir qu’un certain nombre de compromis de vente sont signés en agence immobilière. Dans ce cas, il s’agit d’un acte sous seing privé qui ne requiert aucun formalisme particulier. A l’inverse, un avant-contrat notarié requiert des pièces justificatives relatives aux parties (A) et au bien (B) permettant au notaire d’attester l’exactitude des informations contenues dans l’acte et de rédiger notamment les clauses comparution des personnes et désignation du bien.

A. Les demandes de pièces relatives aux parties

1. Pièces usuelles

•Une copie de pièce d’identité des parties et des intervenants : la pièce d’identité doit être en cours de validité.

•Le questionnaire d’état civil de l’étude dûment complété.

•L’adresse et la profession des parties.

•Si l’avant-contrat revêt la forme authentique, il y a lieu de requérir un extrait d’acte de naissance du chef des parties et des intervenants datant de moins de 2 mois, lequel est à demander à la mairie du lieu de naissance. Pour les Français nés à l’étranger, l’extrait d’acte de naissance est à demander au service central de l’état civil à Nantes. Et pour les étrangers, cet extrait est à demander directement aux parties ou au consulat. L’extrait d’acte de naissance permettra de vérifier l’âge et la capacité à contracter des parties. Il faut être attentif aux mentions « Répertoire civil » ou mention RC qui peut cacher une incapacité ou un changement de régime matrimonial (voir ci-dessous). L’acte de naissance permet également d’avoir des renseignements sur la situation matrimoniale de l’intéressé. Ce qui entraînera la demande d’autres pièces s’il y a lieu.

2. Autres pièces si nécessaires

a. Vente d’un bien par une personne sous tutelle ou curatelle

Sur la copie de l’acte de naissance, il convient de regarder s’il est révélé ou non l’existence d’une inscription au répertoire civil. Lorsque l’acte de naissance d’une personne porte en marge l’indication : « mention RC. N°… portée le… », cela révèle l’existence d’une inscription au Répertoire civil. Pour connaître le contenu de la mesure, il faut demander au greffe du TGI du lieu de naissance, la copie du jugement ou de l’acte relatif à la mesure de protection (tutelle, curatelle, sauvegarde de justice) ou la mesure du changement de régime matrimonial. Il suffit de rappeler le numéro de la mention et sa date. Un acte de vente dont le vendeur est un majeur protégé est risqué et nécessite des pièces supplémentaires. Aussi, selon le cas, si on découvre qu’un majeur placé sous un régime de tutelle, est intéressé à la vente, il conviendra de veiller à ce que cette partie soit représentée à l’acte par son tuteur. Il faudra également se procurer la décision du juge des tutelles au greffe du TGI lui donnant l’autorisation d’agir. S’il s’agit d’un majeur placé sous un régime de curatelle, il faudra veiller à ce qu’il soit assisté de son curateur. La double signature du majeur et du curateur est requise.

b. Vente d’un bien par un mineur

Le consentement des deux parents est obligatoire car le mineur n’a pas la capacité juridique, il doit alors être représenté pour procéder à la vente du bien qui lui appartient. En cas d’administration légale, le consentement du juge des tutelles est aussi requis car il s’agit d’un acte de disposition ou acte grave. Dans l’hypothèse où l’enfant ne peut bénéficier des formules d’administration légale parce que ses parents sont décédés ou privés de l’autorité parentale, l’enfant, placé alors sous tutelle, sera représenté par son tuteur lequel devra obtenir l’autorisation du conseil de famille pour procéder à la vente d’un bien immobilier. Il est fortement conseillé d’obtenir l’autorisation du juge des tutelles avant la signature du compromis plutôt que de le mentionner en condition suspensive.

c. Vente par des époux

Il est indispensable de demander un extrait d’acte de mariage à la mairie du lieu de mariage, lequel nous indiquera si un contrat de mariage a été conclu. Si c’est le cas, il faut demander copie dudit contrat au notaire rédacteur de l’acte, afin d’analyser les clauses relatives aux pouvoirs des époux. Enfin, il faut se procurer le jugement de divorce si les propriétaires sont ex-époux. Cela permettra de connaître la répartition du prix de vente du bien. En outre, il est essentiel de savoir si le bien vendu constitue ou non le logement de la famille,

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