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Renaître au suicide d'un être cher: Programme d'accompagnement auprès des endeuillés

Renaître au suicide d'un être cher: Programme d'accompagnement auprès des endeuillés

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Renaître au suicide d'un être cher: Programme d'accompagnement auprès des endeuillés

Longueur:
219 pages
1 heure
Sortie:
14 août 2018
ISBN:
9782924867044
Format:
Livre

Description

« Renaître au suicide d’un être cher » constitue un programme d’accompagnement auprès des endeuillés qui vivent une telle perte. Dans ce contexte de changements subits ou imposés, peu de moyens sont connus à ce jour pour prévenir par exemple une rupture d’équilibre, alors que ces endeuillés recherchent de nouvelles solutions, dont des réponses à leurs interrogations portant sur le sens de la vie, sur leur image personnelle et sur leur identité (composantes du concept de soi). Cet ouvrage propose un programme qui comprend une stratégie d’intervention spécifique (l’imagerie créatrice), orientée sur l’évolution du Soi.

Ghislaine Richard expose des chemins de développement personnel en réponse aux conflits vécus, suite au suicide d’un être cher. Ces imageries sont structurées sur un modèle du concept de soi. Elles sont faciles d’accès, décrites et adaptées à des changements en profondeur. Elles favorisent la réalisation d’apprentissages portant sur la libération ou sur la réconciliation avec le Soi, la réorganisation du Soi en maximisant son plein potentiel et la consolidation des acquis qui conduisent au dépassement de soi ou à la réalisation ou l’accomplissement de soi. Ce sont des apprentissages progressifs et soutenus qui tiennent compte des différences et des manières concrètes de réagir de chaque personne. Ces apprentissages permettent de prendre contact avec ce qui se passe intérieurement, où elle observe, regarde la situation qui est difficile à vivre, sans l’éviter ni la refouler. L’individu peut élaborer des prises de conscience qui ouvrent les portes à de nouveaux apprentissages vers une guérison, soit se réconcilier avec la perte de l’être cher et son vécu de culpabilité, de colère, d’incompréhension, etc. Ce cheminement est appréciable puisque dans ce contexte, beaucoup est à réapprendre, à reconstruire, à retrouver le sens de la vie, etc. C’est une démarche évolutive supportant la résolution de problèmes, la prise de décision, l’acquisition de valeurs spirituelles dont l’éveil de la conscience, la réflexion, la vigilance, l’autodétermination, la cohérence, etc.

Ghislaine Richard possède un doctorat et un post doctorat en éducation. Ses études et ses recherches sont spécialisées sur l’évolution du Soi, à l’aide de la stratégie d’imagerie guidée (créatrice). Elle possède de plus une maîtrise en counseling et spiritualité. Durant de nombreuses années, elle a travaillé dans les secteurs de la santé, de l’enseignement et de la coordination en santé communautaire. Elle intervient depuis une trentaine d’années dans les domaines du concept de soi et de l’imagerie créatrice pour son influence sur l’évolution du Soi.
Sortie:
14 août 2018
ISBN:
9782924867044
Format:
Livre

À propos de l'auteur

Ghislaine Richard est déjà auteure de deux publications présentant des prières. Ces prières proviennent de réflexions approfondies grâce à un long cheminement spirituel, lequel est supporté par des études et des recherches universitaires au niveau doctoral et postdoctoral, ainsi que par une maîtrise en counseling et spiritualité, et des interventions sur l’évolution du soi et sur la santé.


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Aperçu du livre

Renaître au suicide d'un être cher - Ghislaine Richard

Préface

Ce bouquin arrive à l’étape de mon réengagement social, suite au suicide de mon fils, à l’âge de 27 ans, alors qu’il était diagnostiqué schizophrène. Quinze ans après ce décès, je poursuis l’objectif d’apporter du support auprès de ceux¹ qui vivent un tel deuil en présentant un programme d’accompagnement. Je demeure persuadée que lorsque nous sommes en mesure d’agir, déjà nous sauvons des vies.

À titre d’accompagnatrice de mon fils, j’ai constaté des lacunes importantes dans les systèmes actuels, sociaux et en santé, etc., concernant l’implication d’un parent auprès d’un enfant majeur suicidaire présentant des troubles mentaux. De fait, dans ce contexte, notre implication active en tant que parents fut souvent refusée. Également, peu d’informations sont fournies sur le comment et quand agir, lorsqu’il s’agit de prendre une décision importante pour protéger cet enfant majeur en détresse.

Des données relatives à la fréquence des suicides font voir l’importance d’un programme d’accompagnement, auprès de ceux qui sont concernés ou touchés par le suicide d’un proche. D’autant plus, qu’un seul suicide peut rejoindre un entourage de 20 personnes². Les réactions des endeuillés dans un tel contexte sont différentes des autres formes de deuil du fait qu’il est prématuré, non naturel, soudain et violent³.

Ce vécu impose la recherche de nouvelles solutions, ces endeuillés s’interrogent, par exemple, sur le sens de la vie, sur leur image personnelle et sur leur identité. À notre connaissance, peu de moyens sont mis à la disposition de ces endeuillés pour prévenir des séquelles irréversibles ou une rupture d’équilibre. Il y a de plus un manque d’accessibilité à des services répondant à de telles attentes spécifiques et des programmes d’accompagnement apparaissent inexistants. À partir de « Renaître au suicide d’un être cher », nous proposons un programme d’accompagnement auprès des endeuillés qui vivent une telle perte. Ce programme comprend une intervention spécifique en imagerie créatrice⁴, orientée sur le concept de soi⁵.

Ghislaine Richard


1Afin d’alléger le texte, le masculin comprend également le féminin.

2Télévision nationale, Radio-Canada, 29 janvier 2017. Montréal, Québec, Canada.

3M. Séguin, 2009. Le suicide. Le comprendre pour le prévenir. Montréal, Québec, Canada : Les Éditions au Carré Inc., p 105, 111.

4L’imagerie créatrice est définie au chapitre 1.

5Concept de soi : Ce concept (voir le modèle en appendice) correspond à l’ensemble des perceptions de soi (L’Écuyer, R., 1994). Il est davantage défini au chapitre 1.

Introduction

Fréquence du suicide

La fréquence du suicide détermine l’étendue du nombre d’endeuillés rejoint par le suicide d’un proche. Cette fréquence fait voir également l’importance à apporter aux effets de ce genre de deuil.

En 2017, la Télévision nationale⁶ rapporte, à l’occasion de la semaine de la prévention du suicide, le slogan que : « Le suicide n’est pas une option ». Trois personnes par jour se suicident au Québec en 2017, ce qui est plus que les mortalités dues aux accidents de la route. C’est une représentativité de 1 150 par an, sans compter les 28 000 tentatives de suicide par an, alors que 150 000 y auraient pensé de façon active. Le désarroi de ces personnes est énorme, car elles s’ouvrent davantage à des personnes non proches d’elles. Elles ne parlent pas nécessairement de cette option dont elles sont honteuses et ainsi elles en camouflent les signes. Les adolescents s’avèrent un groupe d’âge particulier à privilégier, pour ouvrir les yeux, détecter les comportements, alors qu’ils laissent des traces sur les réseaux sociaux et qu’ils passent peu de temps en famille.

Des liens très forts sont identifiés entre la santé mentale et le suicide, de sorte que la recherche montre que la maladie mentale est le facteur de risque le plus important conduisant au suicide. Ainsi, 90% des personnes qui se suicident souffrent d’un trouble mental et de dépendance⁷,⁸. Une personne sur trois présenterait un problème de santé mentale dans sa vie et 70% de ces problèmes arriveraient pour la première fois à l’enfance et à l’adolescence⁹. Des signes précurseurs annoncent des problèmes possibles en santé mentale : « En 1995, on repérait au Québec 40% d’enfants en détresse ou en malaises à l’école (contre 30% en France) »¹⁰. Le suicide constitue la 2e cause de mortalité chez les 15-19 ans après les accidents de la route, et il forme la première cause de décès chez les 15-29 ans en 2007¹¹,¹².

Une mise à jour sur la mortalité par suicide au Québec effectuée en 2016, couvrant de 1981 à 2013¹³, ne laisse pas entrevoir une baisse du suicide au Québec. De fait, 1 101 suicides sont enregistrés au Québec, soit un taux de 13,3 décès par 100 000 personnes. Avec les données disponibles, le nombre est estimé à 1 110 pour l’année 2014.

En comparaison au Canada, de 2011-2013, le Québec se range au 3e rang des provinces où le taux de suicide est le plus élevé. « Au niveau international, le taux de suicide du Québec se situerait au 9e rang parmi une sélection de 22 États membres de l’Organisation de Coopération et de Développement Économique (OCDE) »¹⁴.

En l’an 2010, près d’un million et demi de personnes se suicident chaque année dans le monde, pour 20 millions de tentatives¹⁵. Ce qui laisse beaucoup de personnes endeuillées et affectées, puisque ce nombre représente un suicide toutes les 40 secondes. « L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le taux de mortalité par suicide est plus important que celui lié aux guerres, aux actes de terrorisme et aux homicides »¹⁶. C’est aussi la 1re cause de décès traumatiques et la 3e cause de décès chez les 18-64 ans après les cancers et les maladies du cœur♥.

Le suicide est une cause de mortalité évitable qui justifie que des efforts d’identification et de prise en charge soient accentués pour les années à venir¹⁷. Un programme d’accompagnement deviendrait donc un support appréciable. De fait, des outils sont à revoir pour viser des prises de conscience collectives et pour offrir la disponibilité de spécialistes, et pour convaincre à partir de la prévention. Également, un besoin d’identification des comportements se fait sentir, aussi d’avoir une écoute attentive et disponible sur les réseaux sociaux (Internet, Facebook, etc.), pour briser les barrières qui empêchent d’en parler et ouvrir à des échanges sur le suicide. Mettre l’emphase sur une action concertée en santé mentale et en prévention, doit être prise au sérieux, sans compter la « désinstitutionnalisation » en cours, qui augmente la probabilité que des suicides se produisent. L’action a besoin de rejoindre plus que les milieux défavorisés ou malheureux. Des « gens sentinelles » avec de la formation peuvent aider les adultes et les jeunes, là où ils se trouvent, dans les entreprises et les écoles, etc.

Effets du suicide chez les endeuillés

Un suicide produit un choc psychologique chez ceux qui restent. Le stress vécu est majeur, même si le suicide, dans certains cas, s’avérait prévisible depuis un certain temps (ex. une maladie incurable)¹⁸. Le deuil, suite au suicide d’un proche, constitue un phénomène différent, en vertu de l’intensité des réactions des endeuillés. Ainsi, l’existence de problèmes d’anxiété et de culpabilité présenterait des niveaux plus élevés. « …il a été démontré que des réactions (choc, déni, colère, honte, tristesse, gêne, abandon, culpabilité, responsabilité, réaction des proches, auxquelles réactions nous ajoutons l’amertume) prennent un tout autre éclairage et s’inscrivent de façon particulière chez les endeuillés à la suite d’un suicide »¹⁹. Dans de telles circonstances, la réaction émotive des endeuillés devient très intense, conditionnée par des mécanismes d’adaptation souvent insuffisants pour répondre à des besoins immédiats. Le suicide d’un parent ou d’un enfant rend cette famille ou les proches à haut risque²⁰. Ce vécu peut amener, outre de la culpabilité, de l’impulsivité liée à la non-compréhension et à la non- acceptation↓♥ du geste posé. Ce vécu traumatisant peut conduire à la consommation d’alcool et de drogues, il augmenterait jusqu’à six fois le risque d’un autre suicide et rendrait l’entourage vulnérable²¹.

Le suicide d’un proche provoque facilement un deuil prolongé, nommé souvent ainsi lorsqu’il se situe au-delà de six mois²², ce qui fait voir l’importance d’une prise en charge rapide²³. Les symptômes dans un tel contexte peuvent s’apparenter à ceux de l’individu qui possède des idées suicidaires. Ils peuvent ainsi produire un mal à l’Âme, une tendance à déprécier sa valeur personnelle, susciter des changements de comportements, d’attitudes, un manque d’intérêt à la vie courante, une certaine froideur, de la tristesse, de l’isolement social, une perte d’appétit, de la déprime et l’entretien d’idées sombres. Aussi, cette personne peut se sentir coupable de n’avoir pas assez aimé, de manière à ressentir cette perte comme un échec personnel. En ce sens, ces proches se ressentent souvent impuissants, désemparés et même coupables. Ils peuvent vivre ce sentiment d’échec, en s’attribuant d’avoir manqué de réceptivité, ou de n’avoir pas su créer un véritable contact qui aurait pu aider l’autre à trouver en lui ses propres ressources pour guérir²⁴. L’ensemble des complications les plus habituelles de ce genre de deuil devrait donner lieu à un accompagnement même bref²⁵.

Si la perte donne un chagrin durable plus important, c’est tout le corps qui réagit avec un dépassement des facultés de résistance au stress et cette perte submerge même les défenses naturelles. L’endeuillé recherche des explications à ce suicide qui vient de se produire. « Le suicide est un phénomène qui ne trouve sa source d’explication que dans une multitude de facteurs d’ordre biologique, génétique, psychologique, social et environnemental »²⁶. Particulièrement, certains de ces facteurs comprendraient l’échec du mariage, des difficultés financières, une détérioration de la santé physique, une perte personnelle importante (un travail) et un manque de soutien social²⁷. En d’autres termes, le suicide est perçu comme un phénomène complexe pour lequel il n’existe pas de cause unique²⁸.

Nombre de chercheurs soulignent que des efforts doivent être accentués par des programmes de prévention²⁹ en rapport au suicide. De cette manière, un programme d’accompagnement répondrait favorablement à de telles préoccupations. Ce programme pourrait tout aussi bien servir auprès de ceux qui entretiennent des idées suicidaires qu’auprès des endeuillés. Le suicide est considéré en tant que problème de santé publique³⁰, en conséquence,

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